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vendredi 3 mai 2019

Les attentats contre les églises du Sri Lanka : le terrorisme géostratégique et la drogue dans l’Empire du chaos



Les catholiques du Sri Lanka mènent la lutte contre la mondialisation. C'est dans ce contexte que l'on doit considérer les récentes attaques terroristes.

Les attentats à la bombe qui ont tué 290 personnes et ont blessé des centaines d'autres marquent l'intensification de la guerre mondiale contre le christianisme. Le jour de Pâques, neuf détonations ont secoué les villes de Negombo, Colombo, Kandy, Nuwara Eliya et Batticaloa. Quatre églises catholiques et une église protestante ont été visées, ainsi que trois hôtels.

Les catholiques constituent plus de 6% de la population du Sri Lanka. Negombo est une ville extrêmement pieuse. On se réfère souvent à elle en tant que "Petite Rome".

C'est la première fois que la minorité chrétienne du Sri Lanka, qui constitue 7% de la population, a été visée par le terrorisme.

Qui mène cette guerre et pourquoi ? Dans les dernières années, le Sri Lanka - un atout stratégique clé pour les Etats-Unis en Asie - a expérimenté une vague massive d'immigration musulmane. Le pays est principalement bouddhiste et beaucoup de bouddhistes se sont plaint qu’il y ait un accord concerté par les Nations Unies pour subvertir la culture dominante du pays par l'immigration massive pour le rendre plus malléable aux intérêts américains et mondialistes.

Le problème du nationalisme

Les empires ne peuvent régner que sur des peuples divisés. Les empires décadents aux ambitions irréalistes de former un gouvernement global centralisé sont les plus prédateurs. Les nationalistes bouddhistes du Sri Lanka sont injustement diabolisés pour simplement défendre leur patrie contre le néocolonialisme américain. L'organisation du Bodu Bala Sena (BBS) est traitée de "fascistes" de façon routinière par la presse internationale. Même les soi-disants "anti-impérialistes", c'est à dire, des marxistes ratés du siècle dernier rejoignent le chorus de harcèlement et de diabolisation.

L'organisation du BBS est plus probablement manipulée par les renseignements indiens, selon des analystes du Sri Lanka mais ils n'ont pas de grief légitime : des musulmans attaquent de façon routinière des temples bouddhistes et attaquent des moines bouddhistes. Nombreux sont ceux qui ont été tués et hospitalisés. Comme les bouddhistes du Rakhine au Myanmar, ils sont les victimes d'une conspiration internationale.

Les bouddhistes se sont aussi plaint de l'influence de l'Église catholique au Sri Lanka. Ils disent que la mission globale du catholicisme du pays se fait au détriment de leur culture. il n y a pas d'allusion ici à une quelconque responsabilité de la part de bouddhistes extrémistes derrière les attaques d'aujourd'hui. Le BBS n'est pas une organisation terroriste et ils ont condamné ces attaques.

Les musulmans ont-ils mené ces attaques ? Treize musulmans ont été arrêtés. Les gens qui sont novices quant au terrorisme doivent comprendre de quoi il s'agit et ce qui se passe. Pendant des siècles, les élites financières ont cherché à avoir le pouvoir central mondialisé. Au siècle dernier, ils ont centralisé leur pouvoir plus que jamais auparavant. Ces élites financières gèrent la presse internationale. La presse internationale est un moyen par lequel ils communiquent avec le public.

Samuel Huntington, un universitaire américain, a écrit un livre appelé "Le choc des civilisations" dans lequel il affirme que l'islam et l'occident sont incompatibles et que cela mènerait à un conflit, résultant en une mondialisation de la guerre. C'est ce qui s'est passé.

Mais les gouvernements occidentaux veulent-ils arrêter ces musulmans coupeurs de têtes ? Non. L'OTAN et Israël les entrainent, puis les envoient dans des pays cibles pour des opérations secrètes. Les fous hirsutes et lanceurs de fatwas que vous voyez à la télévision ne sont rien d'autres que des marionnettes du complexe militaro-industriel, des médias et du renseignement.

Depuis que l'ancien conseiller en sécurité américain, Zbigniew Brzezinski, a crée le Moudjahidine islamiste en Afghanistan dans les années 80, pour, comme il l'a souligné, "donner à l'Union Soviétique son propre Vietnam", le terrorisme djihadiste est un outil de l'impérialisme américano-israélien.

Bien des attentats terroristes dans le monde sont coordonnés avec attention avec des opérations hautement complexes qui impliquent des centaines de personnes et de la technologie sophistiquée. En Europe, pendant les années 70 et 80, des milliers d'attentats terroristes ont été menés par un groupe secret travaillant pour les agences de renseignement européennes et américaines. Les cellules "stay-behind" avaient été mises en place après la Deuxième Guerre Mondiale comme une résistance souterraine possible contre une invasion soviétique de l'Europe occidentale. Les terroristes ont infiltré les groupes d'extrême droite et d'extrême gauche. La loge P2 était une loge maçonnique en Italie où de nombreuses atrocités se sont produites. Elle était composée de membres des médias, de la politique et de la finance.

Les attentats terroristes sous faux drapeau sont une partie de l'initiative militaire américaine appelée "stratégie de la tension". Le but de la campagne terroriste était de forcer les citoyens d'Europe à rechercher la protection de l'Etat, par conséquent renforcer son pouvoir. La conspiration a été révélée par l'ancien président italien Francesco Cossiga et a été soumise à enquête par le parlement européen.

Daniele Ganser était le premier universitaire d'Europe à écrire une thèse de doctorat sur cette affaire. Il a été surpris de constater qu'aucun universitaire d'Europe n'était au courant de l'Opération Gladio. Cela donne une idée du degré d'information qu'ont nos si estimés professeurs !

La politique étrangère façon combat de coq d’Israël

En 1983, les Tigres de libération de l’Îlam tamoul (LTTE) a initié une guerre civile au Sri Lanka pour avoir leur indépendance. Le gouvernement cinghalais a fait venir 50 officiers du Mossad pour entraîner les militaires pour une contre-insurrection. En 1984 et 1985, les Israéliens ont entrainés les deux côtés dans la guerre civile dans des bases militaires près de Tel-Aviv. Le Mossad a utilisé le renseignement indien, le Research and Analysis Wing (RAW) comme intermédiaire. L’argent était acheminé via la tristement célèbre banque BCCI - une source majeure de financement du terrorisme international. Le trafic de drogue international était une source clé de financement de la guerre civile dans un pays en développement organisé par les puissances mondiales.

La compagnie maritime ZIM, propriété d’Israël - l’une des plus importantes du monde - était un instrument de transit maritime d’armes aux terroristes.

Comme je l’ai expliqué dans mon précédent article l’an dernier, le Sri Lanka est un atout stratégique clé pour les États-Unis pour son pivot vers l’Asie.

Maintenir une stratégie de la tension est essentiel car la seule façon pour les États-Unis, controlés par les Israéliens, de dominer l’Asie, c’est par les musulmans - les côtes peuplées des pays du sud et du sud-est de l’Asie, le Myanmar, le sud de la Thaïlande, le sud des Philippines, l’Indonésie, la Malaisie et la province chinoise du Xinjiang sont toutes des zones ciblées pour la déstabilisation islamiste, la balkanisation et le prétexte toujours récurrent pour l’ 
« intervention humanitaire » mondialiste.

Les États-Unis d’Israël essayent d’encercler et de contrôler la Chine. Le Sri Lanka est l’élément clé dans cette stratégie. Cependant Israël joue sur tous les tableaux - contrôler la perception et la sécurité américaine tout en vendant de la technologie volée aux États- Unis à la Chine. Israël fonctionne comme une colle de la mondialisation - un état international opérant par tous les états du monde.

Donc, est-ce que les musulmans ont mené cet attentat ? Nous devons tout d’abord comprendre ce point important : bien des victimes du terrorisme dans le monde sont des musulmans décents, paisibles, honnêtes et travailleurs et une grosse partie du terrorisme vient de l’Occident sous la forme de guerres génocidaires déguisées en « intervention humanitaire » ou des pigeons musulmans au service de l’impérialisme.

Ainsi, posons-nous encore la question : est-ce que les musulmans ont mené ces attentats ? Nous devons, je le répète, nous rendre compte qu’une branche de l’islam, entièrement soutenue par les États-Unis et les États-Unis, le wahhabisme pour ne pas le nommer, est un ardent défenseur de ce genre de terrorisme et ses quartiers généraux européens sont désormais à Londres et à Dublin.

Faux drapeaux et guerre de la drogue



(REUTERS/DINUKA LIYANAWATTE)

Il a été rapporté que la police Sri lankaise a été informée d’une attaque imminente le 11 avril. Le premier ministre Ranil Wickremesinghe a dit qu’il n’avait pas été informé. Wrickremesinghe est connu comme étant un proche collaborateurs avec les intérêts américains au Sri Lanka.

Une agence de renseignement dont le nom n’a pas été révélé a informé la police. Certains font des spéculations comme quoi cela pourrait être les Services secrets australiens (ASIS), qui collaborent étroitement avec le MI6 et la CIA. Pourraient-ils aussi les avoir informé sur l'agence de renseignement qui est derrière ces attentats ? En 2007, le Corriere della Sera a interviewé l’ancien président italien Francesco Cossiga sur les attentats du 11 septembre aux États-Unis. Il a expliqué :

« (Ben Laden est supposé s’être confessé) à (l’attaque) de septembre à El Qaïda des deux tours de New-York (proclamant être) l’auteur de l’attaque du 11, alors que (les services de renseignement) d’Amérique et d’Europe... Désormais savent bien que la désastreuse attaque a été planifiée et réalisée par la CIA américaine et le Mossad avec l’aide du monde sioniste pour mettre en accusation les pays arabes et pour pousser les puissances occidentales pour prendre part... en Irak (et) en Afghanistan. »

Beaucoup d’officiers du renseignement dans le monde entier savent qui sont les vrais terroristes. Il est possible qu’Israël soit attentivement observé par des officiels de haut niveau.

Bon nombre d'officiers du renseignement à travers le monde savent qui sont les véritables terroristes. Il est possible qu'Israël soit surveillé de près par d'autres officiels de haut niveau. Mais il est impossible de dire qui exactement a informé la police du Sri Lanka. Cela aurait pu être aussi le fait du Mossad. Après tout, la meilleure façon d'attaquer un pays et de se poser comme protecteur. Après l'attaque d'hier, Israël était en première ligne pour apporter son aide à l' "enquête". Un groupe lié à ISIS (DAESH) appelé le Thowheed Jamaath National (NJT) a été accusé des attaques. L'organe de presse fondé aux Etats-Unis Groundviews avance l'idée que le président Maithripala Sirisena a échoué à réagir de façon adéquate au renseignement qu'il était censé avoir eu avant les attentats. 

Dans mon analyse précédente sur le Sri Lanka, J'ai montré comment Sirisena a été aussi accusé d'incompétence dans la protection des musulmans de la violence bouddhiste. Nous devons garder à l'esprit certaines informations qui pourraient être importantes. L'implication du Mossad au Sri Lanka a été lourdement financée par le trafic de drogue international.

Les leaders qui combattent la drogue reçoivent rarement des félicitations des agences mondialistes. Thaksin Shinawatra de Thaïlande et Duterte des Philippines sont accusés de mesures lourdes dans leur guerre contre la drogue.

Le 24 février dernier, la plus grosse livraison de drogue illicite de l'histoire du pays a été saisie par la police du Sri Lanka. Le 25 mars, 107 kilos de drogue ont été saisis par les militaires. Le 1er avril, 769 kilos de drogue illicite ont été saisis à Colombo. Le président Sirisena a lancé une guerre contre la drogue et son modèle est le philippin Duterte. Le 3 avril, le Bakmaha Divuruma, la campagne nationale anti drogue a été lancée. Sirisena regarde des pays comme Singapour comme modèle parmi ceux qui ont complètement éradiqué la drogue.

Depuis la guerre britannique de l'opium, le trafic de drogue est une caractéristique majeure de l'impérialisme occidental. L'opium a drogué la moitié de la Chine et a enrichi les oligarques britanniques. En fait, beaucoup d'universités prestigieuses aux Etats-Unis ont été construites avec l'argent du trafic de drogue.

Dans son article The Opium War's Secret History (l'histoire secrète de la guerre de l'opium), Karl E. Meyer a écrit :


" Parallèlement au trafic d'esclaves, le trafic d'opium était la face cachée infâme d'une économie d'échange en évolution. En Amérique comme en Europe, pratiquement tout avait sa juste valeur dans la poursuite du profit."

Pourquoi devrions nous penser que les choses soient différentes aujourd'hui ?

James Petras a démontré que l'argent de la drogue était une source majeure de liquidité pour les banques américaines depuis la crise de 2008. Si nous avons une épidémie de drogue dans le monde c'est parce que des gens puissants ont un intérêt dans sa perpétuation. Depuis l'invasion américaine de l'Afghanistan en 2001, la production d'héroïne a été multipliée par 40. Il écrit :

"Le blanchiment de l'argent de la drogue est l'une des sources les plus lucratives de profit pour Wall Street ; les banques facturent des lourdes commissions sur le transfert des profits de la drogue, qui ensuite les prêtent à des institutions d'emprunt à des taux d'intérêt bien plus haut que ce qu'ils auraient payé à des déposants de trafiquants de drogue. Inondés en profits épurés de la drogue, ces titans américains du monde de la finance peuvent facilement acheter leur propres officiels élus pour perpétuer le système."

Sirisena est un ancien communiste qui a exprimé de l'admiration pour le président Poutine de Russie. Il a aussi émis le souhait de rendre le Sri Lanka autosuffisant en nourriture. L'Inde pense qu'il un est agent chinois. Cela pourrait aussi faire de lui une cible de la part de la déstabilisation occidentale.

La guerre civile catholique






On pourrait être tentés de voir une connexion entre l'incendie de la cathédrale Notre-Dame à Paris et les attaques au Sri Lanka. Y a t il un lien ? Il n y a pas de lien direct autre que le fait que historiquement, Francis Xavier, le grand jésuite espagnol, a évangélisé Goa alors portugais en Inde et l'évangélisation de Goa a amené à l'expansion du christianisme au Sri Lanka. Francis Xavier a été éduqué à Paris, la Fille Aînée de l'Église. Le catholicisme au Sri Lanka est traditionnel.

L'archevêque de Colombo, Malcolm Ranjith, est un critique des réformes de Vatican II. Il défend un retour à la messe en latin et le retour de la tradition liturgique et sacramentelle

C'est aussi un cardinal. Il a été l'un des cardinaux préférés pour succéder au pape Benoît XVI.

Le culte homosexualiste et sorosien a mis en place le pape François et les éco-fascistes New Age haïssent des gens comme le cardinal Ranjith. Ils veulent détruire l'Église. Le fait que les catholiques du Sri Lanka sont traditionalistes auraient fait d'eux la cible du Nouvel Ordre Mondial. Le cardinal Ranjith est non seulement un champion de la tradition catholique mais aussi un anti-capitaliste convaincu. Il a été largement impliqué dans des programmes anti pauvreté. Le cardinal Ranjith est aussi profondément impliqué dans la guerre contre la drogue de Sirisena. Il a soutenu des mouvements pour imposer la peine de mort pour la revente de drogues - déclenchant de la critique de la part d'organisations mondiales comme Amnesty International.

Le cardinal Ranjith a mené des marches anti drogue à Colombo et est un allié clé du président Sirisena dans la guerre contre la drogue. Le clergé Sri lankais a monté une association caritative Seth Sarana en 1986. Ils ont construit plusieurs milliers de maisons de qualité pour les pauvres du pays. Ranjith est aussi le leader du dialogue inter- religion au Sri Lanka.

Le cardinal Ranjith est attaqué par le lobby LGBTQP pour son opposition au mariage gay - un élément clé de la subversion impérialiste américaine à travers le monde.

Ceux qui soutiennent le pape François aimeraient que des clercs comme Ranjith soient mis hors jeu pour qu'ils puissent remplacer l'Eglise catholique par un culte de la terre basé sur des anciennes religions occultes.

Le cardinal Ranjith ne croit pas aux Droits de l'Homme. Il a appelé les Droits de l'Homme la "nouvelle religion des nations occidentales".

Il dit que l'Occident essaye d'imposer les droits humains pour contrôler les pays en voie de développement et que les pays qui suivent des principes religieux n'ont pas besoin des Droits de l'Homme. Les idées du cardinal Ranjith sont extrêmement hérétiques dans le cadre du culte occulte mondial en émergence.

Le cardinal Ranjith a dit que la liturgie et l'amour des pauvres sont la boussole de sa vie. Cela contraste de façon remarquable avec le pape François, dont les critiques du capitalisme servent seulement à renforcer les arguments pour un gouvernement mondial et dont le populisme factice comprend la subversion de la doctrine de l'Eglise.

Le terrorisme est un état international

Au XVIIIe siècle, l'Empire britannique s'est allié avec Abdoul Al Wahab, un clerc extrémiste dans la péninsule arabique, les extrémités sud de l'ancien Empire ottoman. Al Wahab était le fils d'un Juif converti à l'islam. Il a crée un culte extrémiste qui cherchait à renverser l'empire. Le plan a échoué et Al-Wahab et ses suiveurs ont été écrasés par l'armée ottomane.

Ibn Saoud a été installé en Arabie saoudite par les Britanniques. La Grande Bretagne, et par conséquent les Américains, sont devenus les protecteurs du clan wahhabite Al-Saoud. Le culte de mort wahhabite a été ravivé par les Américains pendant la Guerre Froide pour saper les régimes laïcs indépendants comme l'Egypte de Nasser.

Le roi Abdoul Aziz Ibn-Saoud, le premier monarque du royaume d'Arabie saoudite descendait de Mordechaï bin Ibrahim bin Moische, un marchant juif de Bassorah.

Le régime Saoud est un allié clé d'Israël car il sert à empêcher l'unité arabe et le progrès.

Les escouades de la mort wahhabites sont l'armée secrète des Américains et des Israéliens depuis la création de l'état. Ils ont commis un génocide en Libye, un génocide en Syrie, un génocide au Yémen, des attentats terroristes en Iran, des attentats terroristes au Liban - tous les pays que les élites mondialistes veulent déstabiliser.

Ainsi, la question est que si les musulmans ont organisé les attaques d'aujourd'hui, cela revient à demander à des briqueteurs irlandais s’ils ont conçu l'Empire State Building : les réseaux derrière le terrorisme djihadiste global sont intrinsèquement lié au forces d'état.

Nous sommes rentrés dans une période particulièrement fratricide de guerre de religion. Lorsque la cathédrale Notre-Dame à Paris a été incendiée, la mosquée Al Aqsa à Jérusalem a été incendiée au même moment. Dans les heures qui ont suivies l'incendie à Paris, l'élite franc-maçonne a appelé à "reconstruire le temple". Le public, ignorant de l'histoire et au cerveaux lavés par des mensonges outranciers et des déclarations à l'emporte pièce de la part de médias à sensations insignifiants, n'ont aucune idée de ceux qui dirigent vraiment le monde. Ils ont été poussés dans une guerre mondiale orchestrée par des malfaisants, et ils se tournent vers les mêmes malfaisants pour leur "protection".

Les attaques terroristes peuvent renforcer des éléments anti populaires dans l'armée Sri lankaise et la faction autour du premier ministre Wickremesinghe tout en affaiblissant la conduite du pays pour se débarrasser de la drogue, de la pauvreté et des conflits civils.

Il y a un état dans le monde qui entoure chaque pays de ses tentacules, un état international qui n'a pas caché son désir de diriger le monde. C'est un état dont on ne peut pas mentionner le nom. Comprendre pourquoi et comment cet état international a gagné tant de pouvoir est l'objet d'une grande partie de mon travail. J'ai trouvé ses tentacules dans chaque état du monde qui a expérimenté le terrorisme "djihadiste". Comprendre ce qu'est cet état, pourquoi il a gagné autant de pouvoir et pourquoi nous ne sommes pas autorisés à en parler est la clé qui met fin à la fausse "guerre contre le terrorisme".

Article source : http://www.gearoidocolmain.org/sri-lankas-church-bombings-geostrategic-terrorism-and-drugs-in-the-empire-of-chaos/

Rétrolien :

https://reseauinternational.net/les-attentats-contre-les-eglises-du-sri-lanka-le-terrorisme-geostrategique-et-la-drogue-dans-lempire-du-chaos/

https://philippehua.com/2019/05/04/les-attentats-contre-les-eglises-du-sri-lanka-le-terrorisme-geostrategique-et-la-drogue-dans-lempire-du-chaos/

http://www.w41k.com/155806

mercredi 21 juin 2017

Bouddhisme de pacotille

Aujourd'hui, j'ai trouvé des liens très instructifs sur un phénomène qui m'agace et qui m'intrigue à la fois depuis maintenant un certain temps : le mélange des genres religieux, la médiation de "pleine conscience" et le bouddhisme en particulier.... L'engouement est tel que j'ai vu récemment dans un hypermarché des statuettes en vente, on peut parler donc de "bouddhisme de supermarché", je ne suis pas sûre que cette vieille tradition spirituelle orientale soit au final bien respectée....







Soumission, dévotion et abus sexuels : j'ai enquêté sur le bouddhisme en France



Par 
Anthropologue


 Alors que le dalaï-lama est en visite en France, l’anthropologue Marion Dapsance sort ce 15 septembre "Les dévots du bouddisme" (Max Milo). Pendant sept ans, elle a enquêté sur les centres Rigpa, un réseau international dirigé par un proche du dalaï-lama. Elle dresse aujourd'hui le portrait d’une organisation sectaire, dont le maître, le lama Sogyal Rinpoché, serait le gourou. Témoignage.


Dans l’esprit des Occidentaux, le bouddhisme est une "spiritualité laïque", une "science de l’esprit". Bref, quelque chose de tout à fait rationnel.

J’ai commencé il y a quelques années à lire des ouvrages sur la méditation, avant de vouloir aller plus loin. Je me suis rapprochée d’un centre bouddhiste tibétain.

J’habitais sur la Côte d'Azur à l'époque, et je me suis rendue dans une structure de l’association Rigpa, à Nice. Il s’agit d’un réseau international dirigé par Sogyal Rinpoché – "Rinpoché" est un titre qu’on donne à plusieurs lamas et signifie "joyaux très précieux" –, un maître bouddhiste tibétain soutenu par le dalaï-lama. Il est l'auteur du best-seller "Le livre tibétain de la vie et de la mort".

Ce que j’ai découvert dans ce centre était aux antipodes de ce que nous, Occidentaux, connaissons du bouddhisme pratiqué à des fins de développement personnel. Les maîtres asiatiques proposent des rituels très compliqués et en tibétain. Ils font intervenir des divinités et demandent une soumission absolue au maître.

J’ai réalisé que je me retrouvais face à un choc des cultures qui pouvait donner lieu à des quiproquos et des désillusions. J’ai continué à aller suivre les enseignements bouddhistes, mais pour mener mon enquête.



Sept ans d'enquête

J’ai décidé que ce sujet ferait l’objet de ma thèse de doctorat en anthropologie, à l’École pratique des hautes études. J’y ai consacré sept ans. Les deux premières années, je me suis inscrite comme "étudiante"  – c’est comme ça qu’on appelle les disciples – au centre de Levallois pour suivre des cours de méditation, des retraites spirituelles et des enseignements publics.

Après mon enquête de terrain, j’ai entamé une série d’entretiens avec des personnes beaucoup plus avancées que moi dans la voie proposée, et qui m’ont fait part de leur expérience.

Puis il a fallu que j’acquière des connaissances sur le bouddhisme tibétain et la culture tibétaine, mais aussi sur les religions occidentales, qui ont permis de récupérer le bouddhisme pour l’ériger au rang de "religion laïque".

Méditer devant une vidéo du maître

Mes premières séances de méditation étaient fidèles à l’idée que je m’en étais faite. En tailleur, le dos droit, les étudiants concentrent leur esprit sur un point.

Sauf que, rapidement, on bascule dans un autre registre. On conseille aux étudiants de méditer devant l’image du maître, Sogyal Rinpoché, voire devant une vidéo de lui. Sa présence, même à travers l’écran d’une télévision, apporterait des bénédictions.

On nous enseigne ensuite que, ce qui est vraiment efficace, c’est d’avoir de la dévotion pour le maître et d’assister à ses enseignements. Le centre principal de retraite du réseau international Rigpa se trouve en France, près de Montpellier. Il a été inauguré en grandes pompes en 2008 par le dalaï-lama. Carla Bruni, Bernard Kouchner, Rama Yade et d’autres personnalités étaient présentes ce jour-là.

Branle-bas de combat pour trouver un trône

J’ai assisté à des enseignements de Sogyal Rinpoché au centre de Levallois-Perret. Il arrive généralement avec une demi-heure, trois quarts d’heure, voire deux heures de retard. Dès son entrée en scène, il s’adresse aux gens au premier rang et leur reproche de ne pas avoir fait leur travail. Les étudiants reconnaissent avoir mal agi, et se confessent publiquement.

Outre ses plaisanteries bas de gamme, il arrive au lama d’être violent. J’ai pu le voir empoigner quelqu’un par les cheveux et le traiter de "yak". Je l’ai également vu se mettre en colère car il n’avait qu’un siège basique. Branle-bas de combat pour lui trouver un trône. Les gens qui avaient payé pour assister à son "enseignement" ont dû prendre leur mal en patience.

Enfin, toute une organisation est dédiée au bien-être personnel du maître. J’ai eu accès aux guides qui recensent les procédures à suivre pour satisfaire Sogyal Rinpoché. Parmi les recommandations, il lui faut une piscine chauffée à proximité, un lit double, une marque de thé spéciale, des repas à base de bœuf et une Mercedes de fonction avec chauffeur. Il doit également pouvoir capter la chaîne CNN partout où il va, disposer d’une cuisinière et d’une masseuse 24 heures sur 24. Surprenant, pour une spiritualité qui rejette le matérialisme. 

Abus sexuels et violences

Lorsque j’ai commencé ma thèse, j’ai rencontré Olivier Raurich, ancien directeur de Rigpa France et traducteur de Sogyal Rinpoché, pour l’informer de ma démarche. Je lui ai dit que je voulais enquêter sur la façon dont les lamas tibétains transmettaient le bouddhisme aux Occidentaux. Je lui ai également précisé que j’avais entendu des rumeurs sur des abus sexuels dans les centres Rigpa. J’ai joué cartes sur table. Quelques années plus tard, en 2015, Olivier Raurich a démissionné en dénonçant les pratiques sectaires du groupe.

Sogyal Rinpoché a eu des démêlés avec la justice en 1994 aux États-Unis. Une jeune femme avait porté plainte pour abus sexuels et violences dans un centre Rigpa. Mais la justice américaine permet la signature de conciliations. Le maître avait sorti une grosse somme d’argent pour que l’ancienne dakini arrête les poursuites.

Le terme tibétain dakinis désigne des divinités féminines. Celles-ci détiendraient des enseignements secrets qu’elles transmettraient au lama dans un langage codé. Mais il semblerait que dans ces centres, les dakinis ne soient ni plus ni moins que des partenaires sexuelles. 

J’ai rencontré certaines d’entre elles au cours de mon enquête. Notamment une Franco-japonaise qui a réussi à quitter le groupe. Elle a même entamé une procédure judiciaire, avant d’arrêter les poursuites. C’était la parole du maître contre la sienne. Elle a préféré passer à autre chose.

"Folle sagesse"

La force de Sogyal Rinpoché, c’est d’avoir diffusé le concept de "folle sagesse" : sa folie ferait de lui quelqu’un de sage. Plus il se comporte de manière inattendue, violente, agressive et irrespectueuse, plus cela prouve qu’il est un être éveillé, omniscient, au-dessus des contraintes sociales. Si vous ne voyez en lui qu’un gars qui se comporte mal et abuse de son pouvoir, c’est que votre esprit est "obscurci".

Deux options s’offrent alors à vous : soit vous finissez par comprendre que votre maître agit par compassion, soit vous êtes exclu du groupe. Nous sommes dans un système incritiquable, basé sur la foi totale et absolue en Sogyal Rinpoché.

Le dalaï-lama ferme les yeux

Un peu plus de la moitié des étudiants de ces centres bouddhistes ne souhaitent pas aller plus loin que la méditation. Mais beaucoup continuent, s’investissent et passent à une autre forme de bouddhisme.

Certains d’entre eux décrochent en cours de route et réalisent qu’il y a quelque chose qui ne va pas. Qu’ils soient allés trop loin ou qu’ils aient su s’arrêter à temps, la désillusion reste grande.

Je suis évidemment allée à la Miviludes – Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires – pour les informer de mes recherches. L’organisme m’a avoué être déjà au courant de ce qui se tramait dans les centres Rigpa… Mais il n’a, pour l’heure, pas réagi, malgré le caractère très discutable de ces pratiques.

Quant au dalaï-lama, il est lui-aussi au courant du comportement de Sogyal Rinpoché. Après le scandale de 1994, il a pourtant refusé de signer une charte de bonne conduite pour les lamas qui enseignent en Occident. Depuis, il ferme les yeux. Certainement pour ne pas donner une mauvaise image du bouddhisme tibétain.


Propos recueillis par Julia Mourri



Marion Dapsance a aussi donné une conférence pour le Cercle de l'Aréopage tout récemment où elle explique très clairement la différence qu'il y a entre le "vrai" bouddhisme pratiqué en Asie et en particulier au Tibet et l'ersatz de bouddhisme qui a été popularisé en Occident. Puis elle aborde l'origine de cet engouement suivi par des réactions et des questions du public. Son exposé est d'une grande clarté et d'une grande sobriété et m'a appris énormément sur cet engouement qui ne m'a jamais touché personnellement mais qui touche pas mal de gens autour de moi.







Heureusement, cet engouement pour les religions lointaines qui sent quand même bon l'exotisme de pacotille a été tourné en dérision avec talent il y a soixante de ça 😸









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