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mercredi 22 septembre 2021

La Syrie et le droit au retour

Un droit de retour historique et symbolique s'est produit cette semaine dans les environs de Daraa en Syrie, où des milliers de Syriens sont rentrés dans leurs foyers après dix années de guerre.



Depuis l'évasion récente de prisonniers palestiniens d'une prison israélienne, de nombreux commentateurs ont fait allusion au fait évident que toute la Palestine est véritablement une prison – sous occupation sioniste. Par exemple, Omar Khalifah, écrivant pour la chaîne d'informations qatari Aljazeera, a expliqué que la Palestine est un musée vivant du colonialisme. Mais l'écrivain n'abordait pas cette question fondamentale : comme est-il possible qu'en premier lieu, un peuple entier soit asservi. Qui collabore avec les oppresseurs sionistes ?

L'écrivain cite l'ancien mandat britannique au Moyen Orient. Mais l'occupation de la Palestine faisait partie de leur stratégie globale au Moyen Orient qui avait été coordonnée avec les impérialistes français pendant la Première Guerre Mondiale.

Les impérialistes britanniques et français avaient besoin de fomenter des révoltes entre les Arabes de l'Empire Ottoman, pour qu'ils leur demandent de se soulever contre leurs oppresseurs. Ce fut la célèbre « Révolte arabe » qui n'a servi que les intérêts britanniques et sionistes. Un an après l'accord Sykes-Picot, signé par le Royaume Uni et la France pour diviser le Moyen Orient entre eux, la déclaration Balfour avait été conclue : les Britanniques s'étaient engagés à donner la terre palestinienne aux sionistes et les sionistes contrôlaient fortement les Britanniques avec les banques internationales qui avaient mis à mal les finances de l'empire.

Par conséquent, comprendre comment il est possible que la Palestine soit un musée à ciel ouvert du colonialisme, exige l'observation de l'histoire du Moyen Orient dans son ensemble. Il n y aura jamais la paix en Palestine tant que le droit de retour des Palestiniens déplacés n'est pas respecté, et une pression suffisante sur le régime sioniste ne sera jamais exercé tant que les Arabes ne sont pas capables d'agir en Arabes, plutôt qu'en fiefs belliqueux plus enclins à se tuer mutuellement plutôt que l'ennemi sioniste.

Un droit de retour historique et symbolique s'est produit cette semaine dans les environs de Daraa en Syrie, où des milliers de Syriens sont rentrés dans leurs foyers après dix années de guerre. Daraa, au sud de la Syrie, est le lieu où la guerre a commencé. Le 15 mars 2011, alors que les impérialistes et les sionistes encourageaient encore les Arabes à « se révolter, » les snipers ont ouvert le feu sur la police syrienne à Daraa, tuant huit d'entre eux. Des mercenaires, soutenus par l'alliance militaire occidentale et « Israël, » ont commencé une invasion du pays, tuant tous ceux devant eux, d'une manière qui rappelait les atrocités sionistes de Deir Yassin en 1948.

Le gouvernement syrien a été forcé de mobiliser l'armée contre les terroristes soutenus par l'impérialisme sioniste. « Israël » a fourni de l'aide aux terroristes. Certains d'entre eux ont même été soignés dans des hôpitaux israéliens. L'ancien ambassadeur d'Israël aux États-Unis a expliqué en 2014, qu'il aurait préféré voir l'État islamique s'emparer de la Syrie plutôt que d'avoir le président Assad au pouvoir.

Mais le problème est celui-ci : de quel côté étaient le Qatar et les États du Golfe ? Le Qatar était, toute honte bue, du côté des sionistes. Le media sponsorisé par l'état du Golfe était inébranlable dans son désir d'être la voix principale de la collaboration sioniste dans la région. Jour après jour, des mensonges et de la désinformation, un torrent de fake news, conçu pour provoquer une intervention impérialiste en Syrie, était la base du media sponsorisé par l'État du Golfe.

Mais en raison des efforts de l'Armée arabe syrienne et de leur alliés anti-colonialistes, les sionistes ont échoué en Syrie. Désormais, alors que les États du Golfe normalisent leurs relations avec « israël, » l'Axe anti sioniste de la résistance est plus fort que jamais. Il apparaît également que certains leaders palestiniens eux-mêmes commencent à se rendre compte qu'ils étaient du mauvais côté au cours du conflit, comme la récente rencontre entre le Hamas et le gouvernement syrien l'a démontré.

La question ici est celle-ci : si on veut s'opposer à l'oppression sioniste dans le Moyen Orient, on doit comprendre que le sionisme, c'est bien plus une force internationale que régionale. En d'autres mots, le sionisme est la force motrice de l'alliance militaire occidentale. Elle dirige l'OTAN. Elle dirige l'édifice militaire de l'UE. Et bien sûr, elle dirige les États-Unis. L'incapacité à saisir ce fait est la raison principale pour laquelle les sionistes continuent à occuper la Palestine.

En fait, il y a un zèle absolu de politique d'alimentation de la pitié sur le problème palestinien. Les États du golfe adorent publier des balivernes de gauche libérale sur la « solidarité » avec la Palestine, etc. Mais lorsque il s'agit de combattre le contrôle du Léviathan, ils sont invariablement les laquais des nationalistes juifs.

Le retour du peuple syrien à Daraa, c'est ce qui se passe lorsqu'on a le bon leadership d'une armée disciplinée et éduquée au patriotisme. Lorsqu'on permet à l'impérialisme d'envoyer en masse des étrangers dans son propre pays, on est déplacés en temps et en heure. On devient un réfugié dans son propre pays. Le problème majeur ici n'est pas nécessairement l'immigration, le problème majeur, c'est l'immigration au service de l'impérialisme. L'occupation de la Palestine, c'est le résultat direct de l'immigration massive juive. Désormais, alors que « Israël » et les médias sionistes font la promotion de l'immigration de masse en Europe, les libéraux de gauche payés par les États du Golfe, ne demandent jamais pourquoi aucun de ces états opulents ne propose la prise en charge de la plupart des réfugiés. Serait-ce parce que les sionistes veulent étendre les guerres en Europe ?

De partout, les patriotes comprennent que le calvaire des Palestiniens est le calvaire de chaque être humain qui aime son pays et qui est préparé à se battre pour lui. La victimologie de gauche libérale est plus un fardeau qu'un atout pour le mouvement de libération de la Palestine. C'est une bête aussi pernicieuse que le sionisme lui-même. Lorsqu'elle sera écrasée, les Palestiniens retourneront dans leurs foyers comme les habitants de Daraa, pendant que le libéralisme de gauche et ses sponsors néo-coloniaux seront consignés au musée.

Mais il y aura bien plus que le droit au retour. J'ai expliqué dans un autre article que, dans ce désordre mondial sioniste, nous sommes devenus en quelque sorte des Palestiniens. Ce processus de dépossession s'est accéléré avec l'hystérie du COVID. Nous n'avons pas encore perdus nos terres mais beaucoup de gens ont perdu la tête.

Il y a un désir de revenir à une certaine forme de normalité. Les gens se détournent du libéralisme pour revenir vers les vraies valeurs de Dieu, de la famille et de la nation. Ils commencent à se rendre compte que le terme de « libéral » pour le libéralisme, cela veut dire tyrannie. Les dirigeants du monde expliquent que, lorsqu'ils auront réinitialisé* nos existences, il n y aura pas de retour. Nous avons le droit au retour ! La victoire en Syrie est la preuve qu'aucune dose d'oppression ne peut empêcher de revenir vers ce qui est vrai, bon et beau.

Gearóid Ó Colmáin

Source : https://english.almayadeen.net/articles/opinion/syria-and-the-right-of-return

* reset en anglais

lundi 12 juillet 2021

Faire sortir les portes de Gaza de leurs gonds

Par Gearóid Ó Colmáin

Les Israéliens veulent affaiblir et diviser les pays européens pour proposer une solution qui instaure un état sioniste global.



L'entité sioniste veut transformer le monde en Gaza. Le bombardement israélien récent, où des centaines de civils innocents ont été massacrés, n'était pas seulement un acte criminel mais aussi un acte hautement symbolique. Dans le livre des Juges de l'Ancien Testament, Gaza symbolise le monde où les hommes sont emprisonnés par le péché. Je ne veut pas dire ici que les Palestiniens sont emprisonnés à Gaza à cause de leur péché ; en fait, la ville est elle-même un symbole de la destinée de l'homme dans un monde sans dieu. Gaza représente le sort de l'humanité dans un sens religieux.

Dans le livre des Juges, Samson arrive à transporter les portes de Gaza sur son dos pour échapper à ses ennemis.

L'entité sioniste a une réserve d'armes nucléaires qui n'ont jamais été inspectées par l'Agence internationale de l'énergie atomique, même si elle bombarde et envahit ses voisins depuis sa création en 1948. Mais c'est le développement de l'énergie nucléaire pour des objectifs civils en Iran qui menace la paix mondiale !

Selon l'universitaire israélien Martin Van Creveld, l'armée israélienne possède des armes nucléaires positionnées pour cibler des ville européennes, si une telle attaque s'avère nécessaire. On l'appelle « l'Option Samson » : si « Israël » doit être détruite lors d'une guerre, elle détruira le monde entier.

Désormais, l'Europe est plus faible que jamais. On parle beaucoup de guerre civile en France, avec une droite sioniste accusant « l'islamisation. »

Cependant, le rôle des sionistes dans le déclenchement de la crise est ignorée. Par exemple, « IsraAid » se vante ouvertement de trafic de migrants vers l'Europe. Les Israéliens veulent affaiblir et diviser pour proposer une solution qui instaure un état sioniste global. Le rabbin David Touitou explique que l'islam wahhabite est le balais d' « Israël »

Des gardiens de prison sionistes

L'an dernier, le gouvernement français a employé la société de conseils Bain & Company, pour gérer la logistique du confinement du coronavirus. L'Israélien Orit Gadiesh, qui est proche du Mossad, est le directeur de la société. L'an dernier, le destin de la nation française incarcérée a été ainsi contrôlée par les Israéliens – et ils ont été d'excellents gardiens de prison !

La plupart des scientifiques et des politiciens responsables de la dictature sanitaire en France sont juifs, ayant des liens avec « Israël. » L'extrême droite pro-israélienne se réfère au problème de la double nationalité parmi les musulmans français mais ne mentionne jamais la double citoyenneté manifeste de sa classe dirigeante, dont bon nombre d'entre eux qui ont des passeports israéliens et des liens avec le Mossad.

Le général Delawarde, un ancien chef du renseignement militaire, fait face actuellement à des accusations après avoir expliqué à CNews que les Juifs ont monopolisé les médias internationaux. La Bastille se remplit de gens incarcérés pour avoir affirmé ce fait défendu.

Jacques Attali, un membre du B'nai B'rith qui a crée le président français Emmanuel Macron, est le roi de France non officiel. Il a expliqué que dans l'avenir, ce sera un luxe si on échappe à la surveillance digitale constante. Dans un discours enregistré qu'il a adressé à ses coreligionnaires, il affirme clairement que, en tant que Juif, il ne croit pas que les Gentils sont des êtres humains. Attali n'a pas caché le fait qu'il veut voir un gouvernement mondial avec Jérusalem comme capitale. Il veut transformer le monde en Gaza !

Éric Zemmour, un essayiste, journaliste politique, écrivain et prétendu ennemi du « politiquement correct » juif est en train de devenir une force politique majeure en France. Il pourrait même se présenter aux présidentielles aux élections de l'an prochain.

Zemmour a expliqué que, contrairement aux musulmans, les Juifs ont toujours été intégrés en France. C'est une falsification historique qui profite de l'ignorance publique. Lorsque Louis IX a dirigé la France, les Juifs ont été réprimés à cause de leurs violations constantes des lois chrétiennes, comme la pratique de l'usure.

Les gens qui nous forcent à porter des « masques faciaux » dans le cadre de leur religion mondiale du Covid sont les mêmes qui persécutent les musulmanes pour le port du hijab. En France, une musulmane a été virée d'un bureau de vote le 27 juin dernier lors des élections régionales à cause de son hijab.

Le mieux que puisse faire la candidate d'extrême droite aux présidentielles, Marine Le Pen, c'est de fulminer sur la « sécurité » vis-à-vis des musulmans, alors que nombreux sont ceux qui veulent la sécurité vis-à-vis de l'État totalitaire !

Quel avenir attend nos enfants dans ce nouveau Gaza mondial ? Des milliers d'enfants palestiniens sont incarcérés dans les prisons israéliennes. Ils sont souvent torturés et agressés sexuellement. Des milliers d'enfants orphelins du Moyen Orient, victimes des guerres sionistes, sont amenés clandestinement en Europe comme esclaves sexuels pour notre malsaine élite dirigeante. Certains leaders pervers participent aux défilés de la fierté LGBTQPZ. C'est aussi illégal dans « l'Europe libre » de critiquer la brigade arc-en-ciel.

La fierté transforme le monde en Gaza. Il n'y a pas besoin des sionistes pour braquer des armes nucléaires sur l'Europe ; leurs organes de presse ont déjà lavé les cerveaux de nos peuples pour qu'ils se suicident collectivement.

Une option Samson ?

Le rêve sioniste de domination globale est un leurre. En réalité, « Israël » n'a pas d'option Samson ; car Samson est une sorte de Christ.

Lorsqu'il a transporté les Portes de Gaza sur ses épaules, il a préfiguré Jésus portant la Croix au Golgotha pour construire son Église, contre lesquelles les Portes de l'Enfer ne prévaudront pas. Golgotha signifie « crâne, » et fait référence à Samson mettant en échec les Philistins avec le crâne d'un âne.

Samson a vaincu ses ennemis en faisant écrouler les piliers du temple de Dagon, préfigurant le Christ vainquant la mort par l'auto-sacrifice de la Croix. Le Corps Mystique du Christ est le « nouveau temple. » C'est pourquoi les Juifs n'arriveront jamais à reconstruire le temple à Jérusalem : il s'écroulera sur leurs têtes comme les piliers de Dagon !

La crucifixion du Christ a inauguré un Nouvel Israël dans son corps mystique, l'Église catholique romaine traditionnelle, le royaume de Dieu sur terre. C'est pourquoi l'Église catholique pré-Vatican II condamne le sionisme. Puisque Sion appartient au Christ dont les Juifs disent qu'il brûle en enfer. La souffrance de Gaza est le symbole d'une dystopie mondiale sioniste. Mais l'étymologie de Gaza en hébreu, c'est « fort. » Savoir ces choses-là nous donne la force de faire sortir ces portes de leurs gonds !

Gearóid Ó Colmáin

Article source : https://english.almayadeen.net/articles/opinion/1491150/unhinging-the-gates-of-gaza



mercredi 24 mars 2021

Guerre contre la Syrie : dix ans de douleur - Janice Kortkamp

 


Guerre contre la Syrie : dix ans de douleur


Par Janice Kortkamp

American Herald Tribune

J'observe ce conflit depuis plus de huit ans, virtuellement chaque jour, tous les jours et j'ai effectué sept voyages de recherches de longue durée à travers le pays le plus souvent seule avec des amis syriens comme guides. Je n'ai aucune tendance politique d'aucune sorte, je m'auto-finance par le crowfunding pour m'aider à couvrir le coût des voyages et je n'accepte pas d'argent ni aucun type de paiement ou de salaire. Je suis devenue obsédée par la découverte de la vérité sur cette guerre en 2012 et je le suis encore.

Tout en observant la guerre de l'intérieur comme de l'extérieur de la Syrie, j'ai aussi vu les médias d'actualité agissant complètement comme un troupeau, tous atteints de la maladie de la vache folle, se précipitant tous ensemble par dessus la falaise de la vérité. Il n y a que dans de rares cas que quelque chose d'honnête a été partagé, et ensuite seulement comme des brefs aperçus. Puis, les interstices se referment rapidement pour maintenir le solide mur de pierre de fausses narrations.

Mars 2021 marque le tragique anniversaire du début de la violence en Syrie. Dix années de douleur. Mais la guerre de tentative de changement de régime fabriquée de toute pièce par les USA, le Royaume Uni, la France, Israël, la Turquie, l'Arabie Saoudite et le Qatar n'a pas commencé à ce moment-là – elle avait commencé des années auparavant...

Cet article va mettre en lumière seulement quelques unes des preuves étendues disponibles d'une alliance hostile de longue date et d'une stratégie menée par les États-Unis contre une nation souveraine ; une nation souveraine qui n'a été à aucun moment, une menace contre les États-Unis.

Si vous pensez que ce que l'on vous a raconté sur le conflit par les officiels du gouvernement et par les grands médias et qu'ils ne sont pas, après ces dix longues années, sujet à caution, alors vous fonctionnez de façon crédule et puérile comme un quadragénaire assis sur les genoux d'un père Noël de grand magasin payé 20$ de l'heure avec une barbe en plastique, et qui va réaliser tous vos rêves pour Noël.

Cela fait dix années d'un pays tabassé, torturé, violé, et pillé alors que ceux qui sont tabassés, torturés, violés et pillés sont appelés « les méchants » et ceux qui tabassent, torturent, violent et pillent sont appelés « les gentils. » Penser que ce conflit, c'est « les méchants contre les gentils, » c'est aussi tout simplement être naïf. Cette guerre, ce n'est pas celle d' « un dictateur brutal qui assassine son propre peuple. »

Les divers gouvernements, avec les grands médias, de tendance de droite comme de gauche, n'ont pas de problèmes avec les dictateurs ou la brutalité en général. Prenez les Saoudiens par exemple. Les rois et princes saoudiens sont des dictateurs absolus à vie – leur pouvoir est protégé depuis des décennies par les États-Unis et le Royaume Uni. Ils sont appelés « réformateurs » dans les médias alors qu'ils écrasent la dissidence par des décapitations, des emprisonnements et des bastonnades. Ils sont engagés dans un massacre et une famine en cours au Yémen, le pays le plus pauvre de la région. Leur système judiciaire de la Charia fondamentaliste, intolérant, sévère et religieux est similaire à ce qu'a fait le califat de DAESH à son apogée. Leur prince héritier peut tailler les journalistes en pièce (ce crime a suscité un peu d'indignation de la part de la presse). Les « réformateurs. Lorsqu'on compare les libertés individuelles, les droits humains et les structures démocratiques entre l'Arabie Saoudite et la Syrie, les Saoudiens sont facilement cent ans ou plus derrière la Syrie ; en fait, c'est similaire à la différence entre la période médiévale et la Renaissance dans l'histoire européenne.

Lorsque les néoconservateurs sont arrivés au pouvoir avec le gouvernement de George W. Bush, ils sont arrivés avec des plans, des plans au sujet desquels ils avaient été assez francs de la fin des années 1990 et dans les années 2000. Leurs plans avaient plusieurs objectifs :

1) Souder les intérêts américains et israéliens de façon permanente comme étant un seul et même intérêt et ainsi complice des ambitions israéliennes pour devenir, non seulement indépendant d'un point de vue énergétique mais aussi un exportateur – tout en brisant la résistance régionale à l'expansionnisme israélien en Palestine et dans les pays voisins ;

2) Placer les États-Unis sur une base d'une totale construction d'empire avec ce qu'ils appelaient la « guerre préventive » ;

3) Obtenir le contrôle total sur le Moyen Orient avec ses vastes ressources de pétrole et de gaz naturel, le profit et le pouvoir en découlant, l'appelant leur « nouveau Moyen Orient » ;

4) Fermer la région à la Chine et la Russie en limitant leurs accès aux négociations concernant les ressources naturelles autant que possible.

Le pouvoir quasi absolu des néoconservateurs sur la politique étrangère américaine a continué avec la même vigueur depuis 2000 sous trois gouvernements. Alors qu'Obama a fait de faibles efforts en opposition à lui, il a néanmoins agi pour leur compte. Trump a prétendu s'opposer aux guerres de changement de régime américaines et aux interventions dans la région à ses soutiens – alors que ses conseillers néoconservateurs en politique étrangère et les officiels du gouvernement lui ont fait continuer leurs efforts pour déstabiliser la région et de créer leur « Nouveau Moyen Orient. »

Voici une liste de ressources, seulement un échantillon, de quelques unes des traces laissées dans vingt ans d'effort pour saper et renverser le gouvernement légitime de la nation souveraine de Syrie qui va jusqu'à 2015, lorsque les Russes sont intervenus à la demande du gouvernement syrien. Cela inclus d'autres éléments essentiels pour comprendre le contexte syrien :

2001 : L'attentat du 11 septembre se produit. Le président syrien Assad envoie ses profondes condoléances et travaille avec le Pentagone pour leur fournir des renseignements précieux sur les agents de Al Qaïda. (i)

2001 : Alors qu'on a rapporté que presque tous les attaquants étaient des saoudiens, les États-Unis ont immédiatement mis en place les « sept pays dans un plan de cinq ans » comme l'a révélé le général américain Wesley Clark, ancien commandant suprême des forces de l'OTAN en Europe. Les États-Unis décident de « s'emparer de l'Irak, de la Libye, du Liban, de la Syrie, de la Somalie, du Soudan et de l'Iran. » (ii)

2003 : Le leader israélien Benjamin Netanyahou se présente devant le Congrès pour exhorter l'Amérique d'envahir l'Irak et de « virer Saddam, » expliquant « je garantis que si vous virez Saddam, il y aura des retombées positives dans la région. » Il avait tort. (iii)

2003 : Rapport de Charles Glass sur le désir israélien que les États-Unis affaiblissent la Syrie et et évince Bachar El-Assad du pouvoir. Il fait référence au document de Douglas Feith et Richard Perle (des néoconservateurs) nommé « A Clean Break : A New Strategy for Securing the Realm. (une rupture propre : une nouvelle stratégie pour sécuriser le domaine.) (iv)

2003 : les États-Unis envahissent l'Irak en persuadant les Américains et une grande partie du monde que Saddam à un programme d'armes nucléaires. Cette accusation sera plus tard reconnue comme fausse. Dick Cheney et d'autres néoconservateurs affirment que la guerre ne durera que quelques mois. Cela fait maintenant 17 ans et on compte plus d'un million de morts dont des milliers d'Américains et des centaines de milliards de dollars dépensés. L'Irak est dans un état chaotique. (v)

2003 : le Premier ministre Ariel Sharon a expliqué hier que l'Iran, la Libye et la Syrie seraient à leur tour dépouillés de leurs armes de destruction massive après l'Irak. (vi)

2004 : Colin Powell se rend à Damas avec une liste d'ordres implicites qu'Assad doit accepter ; Assad refuse. Les ordres, pour être considéré comme un « ami » de l'Amérique, sont de nous aider en Irak en arrêtant le flow de combattants et d'armes en Irak allant vers les forces combattant les États-Unis (Assad l'a fait), d'arrêter l'envoi d'armes au Hezbollah au Liban, de fermer les bureaux des groupes de résistance (contre Israël) en Syrie, parmi d'autres demandes. Assad, faisant allusion aux pressions américaines pour se soumettre aux ordres, explique qu'il va accepter ces conseils mais ne donne pas d'ordre dans son discours à l'Opéra de Damas en 2013.

2004 : George W. Bush est en plein dans le mode de pensée « Vous êtes soit avec nous soit contre nous. » A cause de son manque de coopération, Assad est étiqueté comme faisant partie de l'Axe du Mal. Des plans pour saper son leadership commencent sérieusement.

2004 : les États-Unis imposent des sanctions contre la Syrie.

2005 : Hariri est assassiné au Liban. L'Occident accuse Assad bien qu'un tribunal spécial mis en place pour l'enquête ne peut lier la Syrie à l'assassinat et les « témoins » soutenus par les États-Unis retirent leurs accusations (contre la Syrie). (ix)

2005 : Assad retire ses troupes du Liban

2005 : Dans une interview avec Assad, Christiane Amanpour lui explique que les États-Unis planifient un changement de régime contre lui. (x)

2006 : Israël envahit le Liban – espérant réaliser un but soutenu depuis 1948 : celui de contrôler ce pays comme l'avait affirmé son fondateur, David Ben Gourion. Le Hezbollah, armé et soutenu par la Syrie, met les troupes israéliennes en déroute dans une défaite humiliante. (xi)

2006 : le chargé d'affaires américain à Damas envoie un câble affirmant le plan pour saper le gouvernement Assad. Le câble a été récemment communiqué par Wikileaks. Plusieurs étapes sont présentées dans les grandes lignes dont la fomentation de défiance et de haine sectaire avec l'aide de l'Arabie Saoudite et d'autres alliés. Wikileaks révèle que les plans proviennent du gouvernement israélien. (xii)

2006 – 2010 : Plus de 6,3 millions de $ ont été acheminés au Mouvement pour la justice et le développement (Movement for Justice and Development), une organisation dissidente basée à Londres et qui dirige la chaîne par satellite Barada T, qui programme des informations anti-gouvernementales en direction de la Syrie. 6 millions de $ supplémentaires ont été amenés pour soutenir un éventail d'initiatives, incluant de l'entraînement pour des journalistes et des activistes, entre 2006 et 2010. (xiii)

2007 : George W Bush et Elliot Abram se sont rencontrés avec des leaders des Frères Musulmans pour discuter de la façon de renverser Assad. Cette rencontre est rapportée dans le Wall Street Journal par Jay Solomon. Bush et son gouvernement travaille étroitement avec son ami proche Bandar bin Sultan, le ministre du Renseignement saoudien. (xiv)

2007 : le lauréat du Prix Pulitzer et journaliste d'investigation Seymour Hersh décrit le changement de toute la politique étrangère américaine au Moyen Orient pour isoler l'Iran et renforcer Israël, l'Arabie Saoudite et d'autres états du Golfe dans l'article The Redirection dans le London Review of Books. (xv)

2007 : Diane Sawyer de ABC passe une semaine en Syrie et rapporte avec enthousiasme sur sa société laïque, le respect et la protection de toutes les religions, la liberté et les droits des femmes. (xvi)

2008 et 2009 : le président syrien Assad est élu leader arabe le plus populaire selon des sondages faits dans la région.

2009 : le Qatar et l'Iran partagent l'un des champs gaziers les plus étendus au monde et les deux nations ont planifié la construction d'un pipeline passant par la Syrie vers les marchés européens. Toutes les deux proposent des négociations sur le pipeline gazier à Assad. Il a accepté le deal iranien plutôt que le qatari. Les Qatari ont ensuite travaillé avec les Frères musulmans et les États-Unis pour affaiblir Assad. Utilisant leur organe de presse sponsorisé par l'état Al Jazeera, ils inondent les ondes avec de la propagande anti Assad. Google et Al Jazeera travaillaient ensemble pour aider les États-Unis à amener une « fin au régime d'Assad. » (xvii)

Le journaliste américain Charlie Rose fait une interview du président Assad. Rose partage le fait qu'Assad a soutenu l'économie syrienne et affirme que quiconque veut faire des affaires dans le monde arabe se dirige vers Damas. (xix)

2010 : un sondage de Gallup classe la Syrie comme le « 5ème pays le plus sûr » du monde. (xx)

2010 : l'émission britannique Top Gear fait un tournage en Syrie et son animateur acclame Damas comme étant parmi les 5 meilleurs villes du monde. (xxi)

2010 : Le « Printemps arabe » commence pour « amener la liberté et la démocratie » au Moyen Orient selon certaines sources.

2011 : Les États-Unis soutiennent le renversement de Moubarak et le candidat des Frères musulmans Morsi. (xxii)

2011 : Les États-Unis créent une coalition pour « abattre » Khadafi de Libye qui est torturé de façon brutale et sadique par les « rebelles modérés de la liberté et de la démocratie » que nous soutenons. L'ami « rebelle » de John McCain, Belhadj, est plus lié à Al Qaïda et DAESH en Libye. Les chefs d'état major américains sont si méfiants envers le renseignement du Département d'État qu'ils ont tenté de négocier directement avec Khadafi. (xxiii)

2011 : des manifestations appelant à des réformes gouvernementales – et non de renverser le gouvernement – sont infiltrées par des Saoudiens et d'autres moudjahidines, et des Syriens radicalisés, font feu sur les manifestants et les forces de sécurités syriennes (la police et l'armée) pour créer la panique et le chaos. Les forces de sécurités syriennes ne sont pas autorisées initialement à porter des armes, seulement des matraques. (xxiv)

2011 : L'ambassadeur américain Robert Ford soutient publiquement les « rebelles » de l'Armée syrienne libre et discute de les armer pour le compte des États-Unis. Le fondateur de l'Armée libre syrienne, Riad Al-Asaad, le commandant général de l'Armée libre syrienne Salim Idris et le commandant des opérations Okaidi sont filmés en train d'exprimer leur appréciation et partageaient des buts mutuels avec Al Qaïda (appelé Al Nosra en Syrie) et les combattants de DAESH en 2012. (xxv)

2012 : La Russie et la Chine oppose un veto à une résolution soutenue par les États-Unis à L'ONU pour créer une nouvelle guerre similaire à celle de la Libye contre le président Assad. En représailles, la France initie le groupe des « Amis de la Syrie » dominé par les États-Unis, le Royaume Uni, la France, l'Arabie saoudite, la Turquie et le Qatar pour soutenir les soulèvements de « l'Armée libre syrienne » en Syrie et le groupe d'opposition politique extérieur, le « Conseil national syrien » avec les Amis de la Syrie, proclame être la seule voix légitime du peuple syrien. En fait, aucun membre du Conseil national syrien ne vit en Syrie. Le Conseil national syrien est dominé par des membres des Frères musulmans et bon nombre de ses membres sont payés par l'Arabie saoudite et le Qatar. (xxvi)

2012 : les États-Unis commencent à armer les forces syriennes militantes avec des armes venues de Libye distribuées via la Turquie. (xxvii)

2012 : Une grande parti de Homs est prise par les rebelles du Front du Levant et Al Nosra (Al Qaïda). Le père Frans van der Lugt écrivant d'Homs en 2012, affirme que « les protestataires ont tiré en premier. » (xxviii)

2012 : Les États-Unis et l'Union européenne utilisent des entrepreneurs de la défense pour entraîner les « rebelles » en Jordanie pour la sécurisation des armes chimiques à l'intérieur de la Syrie. (xxix)

2012 : 89% des votants en Syrie ratifient la nouvelle constitution avec une participation de 57% des votants. (xxx)

2013 : le président Assad et l'ambassadeur syrien auprès des Nations Unies Bachar Al-Jaafari demande à ce qu'une équipe impartiale des Nations Unis fasse une enquête sur l'utilisation des armes chimiques en Syrie. (xxxi)

2013 : Les rebelles soutenus par l'Occident obtiennent du gaz sarin via la Turquie comme Seymour Hersh l'a expliqué dans son article « Whose Sarin ? » et « The Red Line and the Rat Line. » Alors que l'équipe de l'ONU chargée de l'enquête demandée par le gouvernement syrien défaisaient leurs valises à Damas, les rebelles ont perpétré une attaque à l'arme chimique pour faire porter les soupçons sur le gouvernement Assad et l'armée pour l'utilisation d'armes chimiques. C'était supposé amener complètement l'armée américaine en Syrie pour le compte des rebelles. Tous les médias occidentaux et les gouvernements ont appelé à un bombardement immédiat des forces syriennes dans un prétendu franchissement de la « ligne rouge. » Par chance, le bombardement a été annulé. (xxxii)

2013 : L'administration américaine est avertie de l'essor de DAESH par le chef du renseignement de la défense américaine, le général Michael Flynn. Plus tard, il a affirmé que le gouvernement traitait délibérément DAESH comme un atout dans le coup d'état de changement de régime contre Assad. (xxxiii)

2013 : Les États-Unis et l'Union Européenne avaient depuis longtemps des sanctions contre la Syrie. L'Union Européenne a levé l'embargo contre les importations du pétrole syrien dans les zones de la Syrie « tenues par les rebelles. » A l'époque, les riches champs pétrolifères syriens étaient tenus par Al Nosra. (xxxiv)

2014 : DAESH s'est déplacé en Syrie à partir de l'Irak, s'emparant des riches champs pétrolifères de Raqqa et Deir Ezzor. La Turquie se comporte comme le centre de distribution pour vendre le pétrole de DAESH qui est aussi vendu aux groupes rebelles dans le nord de la Syrie. (xxxv)

2014 : La Syrie organise des élections présidentielles avec le président Assad qui reçoit presque 90% des votes. Les élections avaient été observées par plusieurs groupes observateurs internationaux. (xxxvi)

2015 : La Russie rentre dans le conflit syrien à la demande du gouvernement syrien. (xxxvii)

Sources :

[i] http://www.lrb.co.uk/.../seymour.../military-to-military...

« Mais il y a aussi une histoire parallèle de co-opération de l'ombre entre la Syrie et les États-Unis pendant la même période. Les deux pays on collaborés contre Al Qaïda, leur ennemi commun. Un consultant de longue date au Commandement des opérations spéciales multilatérales a expliqué que, après le 11 septembre, « Bachar avait été depuis des années, extrêmement serviable envers nous alors que, dans mon opinion, nous étions revêches en retour, et maladroit dans l'utilisation que l'or nous avait donné. La coopération tranquille a continué parmi certains éléments, même après la décision de (l'administration Bush) de le diffamer. » En 2002, Assad a autorisé le renseignement syrien de remettre plus d'une centaine de dossiers internes sur les activités des Frères musulmans en Syrie et en Allemagne. Un peu plus tard cette année-là, le renseignement syrien a déjoué une attaque d'Al Qaïda sur les quartiers généraux de la Cinquième flotte de l'US Navy à Bahrein, et Assad a donné son accord pour fournir à la CIA le nom d'un informateur essentiel d'Al Qaïda. »

[ii] https://www.youtube.com/watch?v=Kd6vR1J0_6A

« Nous allons nous emparer de sept pays en cinq ans en commençant par l'Irak, puis la Syrie, le Liban, la Libye, la Somalie, le Soudan et en finir avec l'Iran.

[iii] https://www.youtube.com/watch?v=tAlxqZEqJls

Netanyahou devant le Congrès américain en 2002 : « Je garantie que si vous virez Saddam, cela aura d'énormes répercussions positives dans la région. »

[iv] https://www.lrb.co.uk/v25/n14/charles-glass/is-syria-next

Is Syria Next?” par Charles Glass, 2003.

[v] http://www.nytimes.com/.../from-the-editors-the-times-and...

"Dans certains cas, l'information qui était alors controversée, et qui semble sujette à question aujourd'hui, était insuffisamment qualifiée ou permis de rester sans récusation. Avec le recul, nous espérons que nous avons été plus agressif en réexaminant les affirmations lorsque émerge une nouvelle preuve – ou manque d'émerger."

[vi] Sharon Says U.S. Should Also Disarm Iran, Libya and Syria

http://www.haaretz.com/sharon-says-u-s-should-also-disarm...

[vii] http://edition.cnn.com/.../06/ret.bush.coalition/index.html and http://news.bbc.co.uk/2/hi/1971852.stm

[viii] http://edition.cnn.com/2004/WORLD/meast/05/11/us.syria/

[ix] http://www.voltairenet.org/article143460.html

L'assassinat de Rafik Hariri : une enquête biaisée par Silvia Cattori 

[x] From Assad Interview with CNN 2005 https://www.cnn.com/.../07/11/exp-amanpour-assad-2005.cnn

[xi] http://www.conflictsforum.org/.../how-hezbollah-defeated.../

« Depuis le début du conflit jusqu'à ses dernières opération, les commandants du Hezbollah ont pénétré les prises de décisions stratégiques et tactiques israéliennes traversant un spectre d'opérations militaires, politiques et d'opérations, avec le résultat que le Hezbollah a remporté une victoire décisive et complète dans sa guerre contre Israël.

« … Nous devrions nous préparer à passer à l'offensive dans le but d'écraser le Liban, la Cisjordanie et la Syrie... Le point faible de la coalition arabe, c'est le Liban car le régime musulman est artificiel et facile à affaiblir. Un état chrétien devrait être établi... Lorsque nous écrasons les forces des légions (arabes) et bombardons Amman, nous éliminerons la Cisjordanie également, et Le Caire. » David Ben-Gourion, mai 1948 à l'état-major. D'après Ben-Gourion, une biographie, par Michael Ben-Zohar, Delacorte, New York 1978. »

[xii] http://www.mintpressnews.com/julian-assange-us.../209493

[xiii] http://www.cbc.ca/.../u-s-admits-funding-syrian...

[xiv] http://www.wsj.com/articles/SB118530969571176579

[xv] http://www.newyorker.com/magazine/2007/03/05/the-redirecti

THE REDIRECTION, c'est la nouvelle politique du gouvernement bénéficiant à nos ennemis dans la guerre contre le terrorisme ? Par Seymour M. Hersh

[xvi] https://www.youtube.com/watch?v=AKHUpkM7P9I

Damas, Syrie vu par le reporter d'ABC Diane Sawyer (2007)

[xvii] http://www.albawaba.com/news/assad-most-popular-arab-leader

Assad – le leader arabe le plus populaire, publié le 10 juin 2009

[xviii] http://oilprice.com/.../The-Natural-Gas-War-Burning-Under...

The Natural Gas War Burning Under Syria

http://www.independent.co.uk/.../google-syria-rebels...

[xix] https://www.youtube.com/watch?v=x3G4LrDSkuA

Interview de Charlie Rose, 2010
« Bachar El-Assad est arrivé au pouvoir après le décès de son père. Aujourd'hui il met à nouveau la Syrie sur la carte après une période d'isolement. On dit que les leaders de la région se montrent à Damas pour discuter avec lui et faire des affaires. »

[xx] http://www.realclearworld.com/.../top_5.../syria.html

Le top 5 des pays les plus personnellement sûr : la Syrie n° 5

[xxi] https://www.youtube.com/watch?v=nNFcbLUaDmc

Top Gear à Damas : "Il est triste de quitter ce qui était arrivé au numéro finc dans la liste de toutes les grandes villes de tous les temps, Damas."

[xxii] https://www.gatestoneinstitute.org/.../muslim-brotherhood...

[xxiii] http://www.washingtontimes.com/.../hillary-clinton.../

[xxiv] http://www.independent.co.uk/.../robert-fisk-the-bloody...

Robert Fisk: "La vérité sanglante sur la guerre non civile de Syrie. Ceux qui essayent de renverser Assad ont surpris l'armée avec leur puissance de feu et leurs tactiques brutales."

[xxv] http://www.bbc.com/news/magazine-33997408

Armer les rebelles syriens : Quand les États-Unis se trompent. " C'est même pire, Ford a endossé une tâche apparemment désespérée : armée l'opposition en Syrie avec des armes américaines.

https://consortiumnews.com/.../how-the-us-armed-up.../

Comment les États-Unis ont armé les djihadistes syriens 

https://www.youtube.com/watch?v=eno7Y4rEW18

Armer "l'armée libre syrienne", est-ce la même chose qu'armer Al Qaïda ? 

[xxvi] https://www.theguardian.com/.../syrian-opposition-doing...

The Syrian opposition: who’s doing the talking? By Charlie Skelton

[xxvii] http://www.nationalreview.com/.../hillary-clinton...

[xxviii] https://mediawerkgroepsyrie.wordpress.com/.../bij.../

Father Frans on the Syrian Rebellion: The “Protestors” Shot First

[xxix] http://security.blogs.cnn.com/.../sources-defense.../

Sources: U.S. helping underwrite Syrian rebel training on securing chemical weapons. By Elise Labott

[xxx] https://www.rt.com/.../syria-referendum-constitution.../

89% vote in favor of new Syrian Constitution

[xxxi] http://www.timesofisrael.com/syria-asks-un-to.../

Syria asks UN to investigate chemical weapons use

https://popularresistance.org/syria-asks-un-to.../

Syria Asks UN To Immediately Investigate 3 New ‘Chemical Attacks’ By Rebels

http://www.lrb.co.uk/v35/n24/seymour-m-hersh/whose-sarin

Whose sarin? By Seymour M. Hersh

[xxxii] http://www.lrb.co.uk/v35/n24/seymour-m-hersh/whose-sarin

Whose sarin? Seymour M. Hersh

http://www.lrb.co.uk/.../the-red-line-and-the-rat-line

The Red Line and the Rat Line by Seymour M. Hersh on Obama, Erdoğan and the Syrian rebels

[xxxiii] http://www.foreignpolicyjournal.com/.../rise-of-islamic.../

Rise of Islamic State was ‘a willful decision’: Former DIA Chief Michael Flynn

The White House decided to support armed rebels in Syria despite intelligence warnings forecasting the rise of the Islamic State. By Brad Hoff

[xxxiv] https://www.theguardian.com/.../eu-syria-oil-jihadist-al...

EU decision to lift Syrian oil sanctions boosts jihadist groups

Jabhat al-Nusra, an al-Qaida affiliate, consolidates position as scramble for control of wells accelerates

https://nsnbc.me/.../fool-twice-eus-turkeys-lies-buying.../

Fool Me Twice? EU’s and Turkey’s lies about buying Oil from ISIS

[xxxv] ISIS EXPORT GATEWAY TO GLOBAL CRUDE OIL MARKETS George KIOURKTSOGLOU* Visiting Lecturer, University of Greenwich, London Dr. Alec D COUTROUBIS Principal Lecturer, University of Greenwich, London

http://www.marsecreview.com/.../PAPER-on-CRUDE-OIL-and...

[xxxvi] http://www.foxnews.com/.../syrian-election-shows-depth...

AP Syrian election shows depth of popular support for Assad, even among Sunni majority

[xxxvii] https://www.theatlantic.com/amp/article/408148/

Russia’s Expanded Role in the Syrian Conflict


Source : https://ahtribune.ca/world/north-africa-south-west-asia/syria-crisis/4579-ten-years-of-pain.html

Article originalement publié sur la page Facebook de Janice Kortkamp

jeudi 6 février 2020

Minces socialistes et gros mondialistes


Minces socialistes et gros mondialistes*

Le cartel narco-socialiste : le Pape et le chaos en Bolivie - cinquième partie

Le maire de Mexico, Claudia Sheinbaum, a accordé l'asile politique à Evo Morales. Elle est le premier maire juif de Mexico et une amie proche de la femme d'Andres Manuel López Óbrador (AMLO). Selon l'ancien journaliste de gauche et co-fondateur de Morena, le parti du président, Alfredo Jalife Rahme, Elle est un atout de la fondation Rockefeller et du financier George Soros. Elle a aussi des liens étroits avec la riche dynastie juive Kabbaz.

Jalife a dit qu'il est absolument scandaleux qu'une telle femme puisse être considérée comme de gauche. Elvira Daniel Kabbaz, une milliardaire juive, est une partisane clé de AMLO. Une autre femme juive puissante est Yeidckol Polevnsky qui est présidente du parti au pouvoir Morena.

Pendant la durée de son exil au Mexique, Sheinbaum va assurer la protection de Morales avec une présence policière. La police de la ville de Mexico est formée par les Israéliens. L'étendue de la pénétration israélienne à Mexico est récemment devenue visible lorsqu'on a révélé que tous les officiels de la compagnie pétrolière Pemex étaient espionnés par la société de renseignement israélienne Black Cube.

Le meurtre de deux gangsters israéliens le 30 juillet dernier par des membres du cartel Jalisco Nueva Generación (JNGC) a aussi déclenché un contrôle public des activités criminelles israéliennes au Mexique. Les mots semblaient restés coincés dans la bouche du président mexicain AMLO lorsqu'un journaliste lui a posé des questions sur les opérations d'espionnage qu'Israël menait dans son pays.

Selon Jorge Santa Cruz, le sous-secrétaire d'état Ricardo Saucedo Peralta, l'homme en charge de la sécurité mexicaine, travaillait avec une société de renseignement israélien. Les rapports du renseignement mexicain démontrent que des anciens agents du Mossad ont été fortement impliqués dans l'entrainement des cartels de la drogue et des livraisons d'armes leur étant destinées.

L'universitaire John Ackerman, un membre de l'Open Society Foundation, est un soutien majeur de Morales au Mexico. Ces universitaires gauchistes liés à des intérêts juifs puissants, sont les architectes de l'image positive de la nouvelle gauche en Amérique latine.

Les activités controversées d'Israël au Mexique ont une longue histoire. En octobre 2001, deux Israéliens ont été arrêtés après être rentrés dans le Congrès mexicain déguisés en photographes. Les Israéliens étaient armés avec des grenades à main et des explosifs. L'histoire a  largement été couverte par la presse mexicaine à l'époque et dans la Pravda de Russie, mais elle n'a jamais fait pleinement l'objet d'une enquête. Plus tard, les deux Israéliens ont été relâchés.









La Voz de Atzlan a rapporté que l'ambassade d'Israël :

« utilisait des mesures musclées pour que les deux Israéliens soient relâchés. Des rencontres en urgence au plus haut niveau ont eu lieu entre le Secrétaire d'état aux Affaires Étrangères mexicain, Jorge Gutman, le général Macedo de la Concha et un envoyé de haut niveau d'Ariel Sharon qui était venu à Mexico spécialement dans ce but. Elías Luf de l'ambassade d’Israël travaillait nuit et jour et leur porte-parole officiel, Hila Engelhart, passait à la vitesse supérieure après des heures de silence complet. Personne ne sait ce qui s'est passé pendant ces rencontres au sommet, mais ils sont nombreux à Mexico à être incrédules face à ces remises en liberté. Les armes à feu et toutes catégories d'explosifs sont hautement illégaux pour les citoyens mexicains et le fait que ces deux Israéliens en avaient à l'intérieur du Congrès mexicain rend leur remise en liberté hautement suspecte. »

Le journal a suggéré que les liens du général Macedo de la Concha avec Israël aurait été décisifs dans la libération de ces hommes. Le parallèle avec les activités suspectes d'Israéliens – dont bon nombre d'entre eux ont été arrêtés pour soupçon de terrorisme – pendant l'attentat du 11 septembre 2001 aux États-Unis est significatif. 

On doit se demander ce que signifie l'anti sionisme lorsqu'au final, on dépend d'un pays dirigé par Israël pour sa protection. Le nouveau régime sioniste sollicite désormais l'aide d'Israël pour briser la rébellion pro-Morales. Rien ne semble avoir de sens ici.

Réduire l'opposition au silence









Peu d'officiels de haut rang au Mexique osent critiquer la complicité de l'état avec le trafic de drogue. Le 24 mai 1993, le cardinal Juan Jesús Posadas Ocampo a été abattu dans sa voiture à l'aéroport international de Guadalajara avec six autres personnes. L'explication officielle du gouvernement au sujet de sa mort, c'est qu'elle aurait été causée par des tirs croisés entre gangs de la drogue rivaux mais ses avocats n'ont trouvé aucune preuve de ces tirs croisés. Le cardinal Posadas critiquait sans détour l'accord de libre échange entre les États-Unis et le Mexique et la complicité du régime du président Carlos Salinas de Gortari dans le trafic de drogue.

Il avait apparemment reçu des menaces de mort avant son assassinat L'avocat Jesus Becerra a écrit un livre en 2014 affirmant que le régime de Salinas était derrière ce meurtre. Le procureur général Raphael Macedo de la Concha était chargé de l'enquête. Il a été accusé par le successeur de Posada, le cardinal Sandoval, de manquer de volonté politique pour enquêter sur ce dossier. Le cardinal Sandoval croit qu'il s'agit d'une conspiration du gouvernement. Raphael Macedo de la Concha est actuellement l'attaché militaire de l'ambassade du Mexique à Rome. Le pape François lui a-t-il posé des questions sur ce dossier ? J'en doute fortement.

AMLO est soutenu par Slim

Nombreux sont les gens de gauche qui ont acclamé la récente élection d'AMLO comme étant une « victoire du peuple » contre le néolibéralisme. C'est aussi ce qu'on pensé les néolibéraux ! L'un des soutiens principaux d'AMLO est Carlos Slim, la deuxième fortune du monde. Le nom d'origine de Slim est Salem. Il est d'origine libanaise.

Slim s'est enrichi dans les années 1980 pendant le désastreux régime néolibéral de Salinas qui est considéré avec raison comme l'un des leaders les plus corrompus de l'histoire moderne. Salinas avec son frère Raul ont dérobés des milliards de dollars aux Mexicains alors qu'ils bradaient les entreprises d'état pendant les années 1990. Raul a été plus tard emprisonné pour meurtre et Carlos s'est exilé à Dublin en 1994.

Un reportage récent de Telesur a révélé que le secret de la réussite de Slim, c'est le commerce de la cocaïne. Encore plus embarrassant pour les fans gauchistes d'AMLO est le fait que le frère de Slim était un officier du renseignement du Département fédéral à la sécurité pendant la sale guerre des années 1970 lorsque les gauchistes étaient kidnappés, torturés, assassinés et portés disparus.

En se basant sur des mails qui ont fuités d'agents du DEA (Drug Enforcement Administration), Telesur a expliqué que « une grosse partie de la fortune qui est attribué à Slim appartient en fait à l'un des plus grands bandits du Mexique, l'ancien président Carlos Salinas de Gortari. »

Donc, Slim est la figure de proue de Salinas de Gortari. Slim n'a pas caché son soutien à AMLO. Il n y a rien de mieux pour les affaires de Slim qu'un bon petit bourgeois socialiste qui veut légaliser les drogues !

Dans un panégyrique du leader mexicain, Andre Vltchek explique : "seul un génie peut briser, sans terribles pertes, l'étreinte mortelle avec les États-Unis et beaucoup pensent que le président élu Obrador est précisément un tel leader." Non, M.Vltchek, AMLO est une marionnette ; Salinas est le génie !





Salinas et Slim

Lorsque le journaliste mexicain Diego Enrique Osorno faisait des recherches pour sa récente biographie de Carlos Slim, tous les politiciens qu'il a interviewé ont dit qu'ils ne voulaient pas être cités par peur pour leurs vies. Slim est l'homme le plus craint d'Amérique latine.

Slim possède actuellement les plus importantes participations dans le New York Times ce qui a fait de lui l'ennemi numéro un de Donald Trump. Trump a admis que Slim est derrière de nombreux mensonges contre lui. Le gangster mexicain est proche des Clinton et a été impliqué, avec Soros, dans le trafic de migrants vers l'Europe et les États-Unis. Un contrôle effectif de la frontière américano-mexicaine serait coûteux pour les cartels et leur chef Slim.

Salinas et Slim fourniront la protection à Morales et les gauchistes latino-américains avec l'aide de leur vaste fortune, un réseau d'ONG et d'idiots utiles qui feront des ravages sur tout régime qui menacerait leurs intérêts.

Le nouveau régime de La Paz demande maintenant de l'aide aux Israéliens pour vaincre les gauchistes. Que ce soit du sionisme ou de l'antisionisme, il semble ici qu'il n y ait aucun échappatoire au judaïsme politique que ce soit dans une forme ou dans une autre.


Le cardinal Juan Sandoval a expliqué sans détour à Lifesite news ce qu'il croit savoir sur le but de la mafia mondialiste. Il a expliqué :

« Une élite anglo-sioniste qui est très dominante sur des organisations comme les Nations-Unies et d'autres, ont un plan pour arriver à un ordre nouveau. Et le nouvel ordre est un gouvernement mondial : une seule économie, une seule culture et une seule religion par laquelle ils élimineront la foi chrétienne. »

AMLO est d'accord avec lui. Le 31 décembre 2016, il a tweeté qu'il avait rencontré le leader du Parti travailliste britannique, Jeremy Corbyn pour discuter de la possibilité de mettre en place un gouvernement mondial. 

Lorsque les officiels du renseignement du Pape donnent l'alerte et que des cardinaux de premier plan confirment que la théorie conspirationniste du Nouvel Ordre Mondial est un fait conspirationniste, les sages en prennent note. Mais qu'en disent les idiots ?

Impérialistes de gauche

les 850 « intellectuels » qui ont publié un texte dans le Guardian dénonçant le putsch de novembre en Bolivie, dont John Pilger et Noam Chomsky, sont des complices du mondialisme.

Mais ce ne sont pas tous des idiots. Certains savent très bien ce qu'ils font. Parmi les signataires, on trouve l'anthropologue Stuart Rockefeller, directeur du Rockefeller Philanthropy Advisors et petit fils de l'oligarque Nelson Rockefeller. Rockefeller a fait une grande partie de ses recherches en Bolivie et est un soutien essentiel du “socialiste” déchu.


* Le titre d'origine est "Slim Socialists and Fat Globalists". "Slim" (mince) fait bien sûr référence au milliardaire du même nom, un jeu de mot impossible à rendre en français (NDLT)


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