Affichage des articles dont le libellé est synode sur l'Amazonie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est synode sur l'Amazonie. Afficher tous les articles

jeudi 21 novembre 2019

Le retour de l'indigène

Par Dwight Longenecker

L'erreur essentielle des théologiens modernistes qui promeuvent leur programme au synode sur l'Amazonie est qu'ils sont tombés dans le mythe du bon sauvage. Mais le noble sauvage comme le sauvage urbain sont des généralités simplistes : ils expriment une vérité et un mensonge en même temps.



George Carlin - Wi-jún-jon, The Light Going To and Returning From Washington


Le récent synode sur l'Amazonie à Rome a révélé ce qui pourrait s'appeler "le Retour de l'Indigène" ou peut-être "le Retour du Bon Sauvage".

Le mythe du bon sauvage a une histoire intéressante vieille de cinq-cent ans. Lorsque le nouveau monde a été découvert et exploré, les Européens découvraient des peuples indigènes partout où ils allaient.

Les réactions étaient diverses.

Les catholiques s'embarquaient dans des initiatives missionnaires courageuses concernant les indigènes comme des païens qui avaient besoin d'être évangélisés. Bien des colons calvinistes de Nouvelle Angleterre, au contraire, n'ont pas évangélisé les Indiens. Selon eux, c'était sans objet parce que les sauvages ne pouvaient pas devenir membres des élus parce qu'ils n'avaient pas d'âme. Des reportages des premiers explorateurs en Afrique faisaient écho à cette opinion. Ils considéraient les Africains tribaux comme étant à peu près une variante plus élevée des chimpanzés et des gorilles qu'ils avaient aussi découvert.

Le fait de considérer les indigènes comme des sous-espèces servait de prétexte aux atrocités commises par les pouvoirs coloniaux. Les indigènes ont été éradiqués par des massacres, leurs populations décimées par des maladies transmises par les Européens contre lesquelles ils n'étaient pas immunisés. Ils ont été asservis, déportés, emmenés de leur terre et éliminés si on les trouvait gênants. 

La réponse intellectuelle aux atrocités a été d'aller à l'autre extrême. Le mythe du bon sauvage a commencé à germer dans le sol fertile de la France antireligieuse des Lumières. Les indigènes n'étaient pas des sauvages mais les enfants innocents et préservés d'Adam et Ève, vivant toujours dans le jardin d'Éden. C'était les Européens qui étaient les vrais barbares.
A la fin du XVIe et pendant le XVIIe siècle, la figure du "bon sauvage" a été brandie comme un reproche à la civilisation européenne, alors en proie aux Guerres de Religions en France et à la Guerre de Trente Ans. Dans son fameux essai, Des Cannibales, Michel de Montaigne - lui-même un catholique - a rapporté que les membres du peuple Tupinamba du Brésil mangent de façon cérémonieuse les corps de leurs ennemis morts pour une question d'honneur. Cependant, il a rappelé à ses lecteurs que les Européens se conduisaient de façon encore plus barbare lorsqu'ils se brûlaient vifs mutuellement pour désaccord religieux.
 En anglais, le terme de "bon sauvage" est apparu pour la première fois dans la pièce de John Dryden, La conquête de Grenade (1672)
Je suis d'autant plus libre que la nature a d'abord créée l'homme, 
Auparavant, les lois fondatrices de la servitude avaient commencé
Lorsque dans les bois les bons sauvages courraient en liberté.

La personne noble de basse extraction est un personnage type du théâtre depuis l'époque classique. Au XVIIIe siècle, le noble sauvage a rejoint la laitière vertueuse, le serviteur plus intelligent que le maître, et autres venus de milieux humbles, des personnages avisés ou nobles pour mettre en lumière la vertu naturelle et dévoiler l'hypocrisie.
Entre temps, dans le monde artistique du XIXe siècle, les impressionnistes ont donné une vision romantiques aux prostituées, aux artistes de cirque et aux ouvriers agricoles. Le post-impressionniste Paul Gauguin, s'est servi du rêve du bon sauvage jusqu'à son issue logique en déménageant de France pour Tahiti pour vivre parmi ceux qu'il considérait comme les enfants innocents du jardin d'Éden.
Ainsi, l'idée du noble sauvage fait écho jusqu'à nos jours. Actuellement, ce sont les écoguerriers qui ont tendance à tomber dans la notion du bon sauvage. L'orthodoxie des écoguerriers est pénétrée par l'enthousiasme sentimental pour les peuples indigènes et leur culture. De la même façon qu'à l'aube du concept du bon sauvage, cet enthousiasme est toujours la façade de la condamnation de la culture occidentale. 


Une mère et son enfant de la tribu amazonienne Yanomami
Source : Wikimedia Commons

La version contemporaine du mythe, c'est que ceux qui jouissent des bénéfices de la technologie moderne et d'une société ordonnée sont les vraies barbares parce que nous détruisons le monde naturel avec notre consumérisme et notre avidité. Les peuples indigènes nous montrent la voie. Ils sont ceux qui vivent en harmonie avec la Pachamama - la Terre Mère. Dans leur innocence édénique, ils vivent une magnifique intégration avec le monde naturel.
Mais bien sûr, ce qui étaient erroné au XVIe et XVIIe siècle, l'est autant aujourd'hui. Alors que certaines tribus étaient des chasseurs-cueilleurs pacifiques, bon nombre de peuples indigènes suivent des systèmes de croyances obscures et de coutumes abominables. 
Les sacrifices humains des Mayas et des Aztèques contredisent toute notion de sauvages simples comme admirables. Les missionnaires jésuites d'Amérique du Nord offrent une correction retentissante au mythe du bon sauvage. Saint-Jean-de-Brébeuf et ses compagnons ont gardé des témoignages détaillés de conditions réellement horribles parmi les sauvages assoiffés de sang qui étaient prisonniers de la superstition, la violence et la peur.
Le bon sauvage est toujours institué en contraste avec ce qu'on appelle de nos jours le "sauvage urbain". Tout comme Montaigne mettait l'accent sur les barbares européens de son temps, nous mettons l'accent sur le "sauvage urbain", une personne supposée être civilisée mais qui est le vrai sauvage. Derrière le vernis de ses bonnes manières et de sa vie ordonnée, se tapit le sauvage assoiffé de sang. Etant donné les bonnes conditions, nous aussi devrions revenir au tribalisme primitif. Le concept a été brillamment ranimé à la vie dans le film The Wicker Man et dans le roman de William Golding, Sa Majesté des mouches - dans lequel un groupe d'écoliers anglais échoués sur une île deviennent rapidement des barbares sanguinaires.
Mais bien sûr, les deux concepts - le bon sauvage et le sauvage urbain - sont des généralités simplistes et comme toutes les généralités, elles expriment une vérité et un mensonge en même temps. Le fait sur le sujet, c'est que  l'humain dans la jungle tout comme l'humain dans la ville sont assez semblables, et c'est uniquement l'anthropologie chrétienne traditionnelle qui peut donner un sens au dilemme.
L'erreur dans le concept du bon sauvage, c'est l'optimisme excessif. L'idée du bon sauvage est basée sur l'à-priori que les humains sont essentiellement bons. L'erreur dans le concept du sauvage urbain est que les humains sont essentiellement mauvais.
La théologie chrétienne affirme que les êtres humains ont été crées bons parce qu'ils ont été crées à l'image de Dieu et Dieu ne peut pas faire quelque chose de mauvais. L'humain de l'Amazonie et l'humain de Manhattan sont tous deux des êtres éternels qui sont par conséquent, essentiellement bons. Cependant, le sauvage dans la jungle comme le sauvage dans la ville ont chuté de cette bonté et dans leur condition naturelle, n'ont pas été rachetés et sont prisonniers du péché et de l'esclavage de la part de forces obscures.
En tant que tel, les deux figures sont nobles et ignobles. Les deux sont pécheurs. les deux peuvent être des saints. C'est seulement la foi chrétienne qui établi cette réalité et offre la rédemption nécessaire.
L'erreur essentielle des théologiens modernistes qui favorisent leur agenda au synode sur l'Amazonie, c'est qu'ils sont tombés dans le mythe du bon sauvage. Infectés par le faux optimisme de l'universalisme combiné avec un sentimentalisme naïf, ils imaginent que nous, dans le monde développé, nous sommes les véritables sauvages alors que les peuples d'Amazonie innocents n'ont pas besoin de conversion.
Ironiquement, cette attitude est condescendante et raciste en elle-même. Elle n'offre pas aux peuples indigènes la vraie dignité d'être des personnalités humaine complexes comme elle l'est comprise dans la théologie chrétienne. Au lieu de cela, la notion de bons sauvages encourage leurs admirateurs de traiter les indigènes comme des curiosités culturelles - les musées exposent ce qui est digne d'émerveiller et ce qu'on doit admirer.... avant de passer à autre chose.
Il n'est ni raciste, ni colonialiste, ni impérialiste de suggérer que les peuples indigènes d'Amazonie sont des pécheurs qui doivent être convertis, d'avoir foi en Jésus-Christ, et être baptisés.
Il doivent entendre la bonne nouvelle des Evangiles, répondre avec une foi pleine de joie, et trouver la rédemption et le chemin de la sainteté et de la plénitude... Tout comme leurs frères et leurs sœurs dans les métropoles. 


mardi 29 octobre 2019

Le pape post-chrétien et les idoles Pachamama


source : Pan-Amazon Synod Watch

Par George Neumayr - The American Spectator

27 octobre 2019

J'ai perdu le fil du nombre de fois ou le pape François a fait un doigt levé aux catholiques orthodoxes – cela va de dire aux parents de grandes familles de ne pas se comporter comme des « lapins » ou de se moquer d'un enfant de choeur parce qu'il avait joint ses mains pieusement (il a taquiné le garçon estomaqué : « sont-elles collées ensemble ? »), jusqu'à traiter les prêtres qui adhérent à la tradition de « névrosés ». Avec Jorge Bergoglio, le monde a été témoin de son premier pape post-chrétien – un relativisme religieux qui aime toutes les religions sauf la sienne.

Le synode sur l'Amazonie, hérétique de façon criante - et ses organisateurs en chef, favorisent les femmes prêtres, l'abolition du célibat des prêtres, et les droits des LGBT parmi d'autres positions – est lui-même un majeur dressé aux catholiques. Jour après jour pendant le synode, la foi est malmenée, alors que les conférences catholiques sur les vertus du syncrétisme, un multiculturalisme insignifiant qui fait étalage d'une femme amazonienne qui allaite des animaux, verse désormais dans le paganisme le plus catégorique. Dans un dernier scandale, le pape François a obtenu de la police qu'elle repêche les idoles pachamama du Tibre qu'un catholique anonyme avait enlevé d'une église située près de la Place St Pierre et les avait jeté dans le fleuve.

Les rédacteurs de l'Onion*doivent se gratter la tête pour trouver comment satiriser ceci. Leurs faux gros titres ne peuvent pas battre les vraies, comme celui ci : « le pape François demande le pardon après que les statues amazoniennes volées, aient été jetées dans le fleuve. »

Son pardon était digne du politiquement correct le plus servile qui soit : « en tant que évêque du diocèse, je demande pardon aux personnes qui ont été offensées par cela. »

Le pape post-chrétien rend Rome à nouveau païenne rapidement. On se demande si ses excuses vont aussi concerner les descendants des anciens Romains qui adoraient les dieux et les déesses. Peut-être que François va ordonner que les temples païens qui avaient été transformés en églises, reprennent leur forme ancienne. Après tout, si une déesse de la nature comme Pachamama mérite le « respect » catholique sur lequel François insiste, Zeus et Minerve méritent certainement un signe d'approbation renouvelé. 

Sous le règne d'un pape post-chrétien, le Vatican a perdu à la fois son esprit et son âme et ainsi n'a ni la rationalité ni la foi pour faire la distinction entre le bien et le mal dans la culture et la religion. Le relativisme implicite dans le refus de faire des jugement sur la culture et le mélange à tort et à travers de religions est comme un acide qui brûle tout ce qu'il touche ; l'Église s'est amoindrie proportionnellement à son exposition à cela. Incapable de prendre position pour quoi que ce soit, les relativistes se prosternent devant n'importe quoi, y compris le paganisme amazonien.

Ce qu'on présente comme étant un « respect culturel » est en fait un mépris pour la culture - la condescendance désinvolte de libéraux qui réduisent tout de la Piéta à la Pachamama au même niveau insignifiant. Il est interdit de porter des jugements sur la culture amazonienne, les multiculturalistes doivent tout considérer comme étant similaire, ce qui signifie qu'ils n'apprécient jamais vraiment ce qui y est valable.

Seul un jésuite moderne, fonctionnant en dilettante comme François, aurait pu avoir le culot de présenter ce synode, qui est un acte monumental de manipulation et de condescendance, comme étant un coup porté au « colonialisme occidental ». En vérité, c'est simplement une forme nouvelle et bien plus malsaine de cela : la croix a été remplacée par le drapeau des Nations Unies. Dans son ombre, une alliance de canailles de l'ONU et d'officiels hérétiques du Vatican laisseront les Amazoniens jouer avec leurs petites idoles Pachamama aussi longtemps qu'ils abandonneront leur politique à des bureaucrates du Nouvel Ordre Mondial. La dernière chose qu'ils veulent pour les Amazoniens, c'est de gérer leurs propres affaires. Et, contrairement aux missionnaires catholiques d'autrefois, les nouveaux colonialistes de l'ONU ne chercheront pas à libérer les primitifs de perversions telles que l'infanticide mais les introduiront dans des nouvelles – programmes d'éducation sexuelle du Planning familial, des toilettes non genrées, l'avortement à la demande, l'eugénisme, l'euthanasie, la pornographie omniprésente, et d’innombrables autres formes modernes de dégradation.

Ce synode ne porte pas sur la sainteté mais sur le pouvoir – une tentative de la part des Nations Unies et du Vatican de tailler des croupières à l'Amérique Latine avec une région qui pourra faire l'objet d'une micro gestion selon leurs prédilections totalitaires. Et pour un pape post-chrétien, le synode a l'avantage supplémentaire de servir de prétexte pour un ajustement disciplinaire et théologique, tout en scellant la direction syncrétique de l'Église depuis Vatican II. Tout en prétextant aider les Amazoniens, il les utilisent tout simplement comme une excuse pour diluer la doctrine, affaiblir la discipline et politiser l'Église.

Il y a deux semaines, la controverse au Vatican portait sur ce qu'avait dit le pape à son intervieweur préféré, qu'il ne croyait pas à la divinité de Jésus-Christ sur terre. (Le pape n'a toujours pas de façon personnelle et directe dénié ce récit). Désormais la controverse, c'est le fait qu'il ramène les idoles païennes sur la place St Pierre, dont l'homonyme a été crucifié pour avoir refusé de s'incliner devant les idoles romaines. Mais toutes ces controverses en fait n'en font qu'une – le scandale ahurissant d'un pape post-chrétien.

* équivalent américain du Gorafi




jeudi 24 octobre 2019

Pourquoi cette statue féminine indigène n'est pas catholique

Par Dwight Longenecker


Dwight Longenecker est un prêtre catholique américain



J'ai commenté ici la semaine dernière l'étrange cérémonie de la terre-mère amazonienne avec laquelle ils ont donné le coup d'envoi du synode de l'Amazonie. 

Cela m'a fait penser que le terme "Amazone" est tout à fait approprié pour le nom de ce synode, et pas à cause du fleuve. Les Amazones, si vous vous souvenez bien de la mythologie grecque, c'était les effrayantes guerrières femmes - les filles d'Arès, le dieu de la guerre et d'Harmonie - une nymphe des bois. La prédominance de la vénération de l'arbre, la révérence envers la forêt d'Amazonie et la prédominance du "ministère féminin", tout fait écho aux mystères grecs d'une époque ancestrale.

Nous avons un souvenir assez mièvre du paganisme greco-romain. Je suppose que cela est du au fait que nous avons tous lus la mythologie dans ce livre d'Edith Hamilton (1) (qui est disponible sur Amazon - ou sinon ?). En fait, alors que les mythes grecs et romains ont tout l'aspect du bas-bleuisme dans l'anthologie de Mademoiselle Hamilton, la réalité de la religion païenne n'avait rien de terne ni de chichiteux. Les temples étaient les centres de sacrifices sanglants et d'orgies effrénées. Imaginez une grotte obscure ou des temples enfumés où des sorcières infestées par le démon étaient assises, murmurant au dessus de leurs feux alors que battaient des tambours. Les bêlements et les meuglements des animaux se mêlaient aux chants répétitifs des prêtres qui retiraient les intestins hors des taureaux et les étudiaient pour pronostiquer l'avenir. Le cas échéant, après avoir payé le chaman pour jeter un sort sur votre ennemi, vous deviez vous rendre sous l'autel et rester caché dans une niche pendant que le prêtre massacrait un taureau au dessus de vous et vous pouviez être baptisé dans le sang du taureau. 

Nous aimerions tant un paganisme aseptisé, mais le prêche de Saint-François aux petits oiseaux et sa caresse sur la tête du loup de Gubbio sont très éloignés des réalités du culte païen. Prenons par exemple les religions nordiques avec leurs forêts et arbres sacrés par exemple. Les vikings n'allaient pas dans les bois sacrés pour vénérer Yggdrasil comme ceux qui câlinent les arbres de nos jours et qui vont dans la forêt pour communier avec le pin solitaire. Ils allaient dans les bois sacrés pour faire des sacrifices humains aux dieux de la terre, des arbres et de la forêt effrayante. 

Cela me ramène à cette statue d'une femme enceinte qu'ils avaient à la cérémonie où l'on plantait un arbre et où ils défilaient autour du Vatican.

Il y a eu pas mal d'agitation en ligne à propos de la statue. L'écrit de Julia Meloni ici nous explique que la statue est celle de Pachamama - la Terre Mère.

D'un autre côté, Pedro Gabriel défend la statue. Il s'en explique ici et ici que c'est simplement une représentation indigène de la Vierge Marie Bénie. JD Flynn a une autre analyse de l'image dans un contexte plus large comme faisant partie du synode de l'Amazonie. Voir ici.

C'est un débat intéressant. Je tend à croire ceux qui pensent que c'est païen. Pas parce que la statue vient de l'Amazonie ni parce qu'elle vient d'une culture indigène, ni parce que la femme est nue. 

Ce n'est pas catholique pour deux raisons. La première c'est parce que ce n'est pas la façon dont les catholiques utilisent les statues. 

Arrêtons un moment et révisons les croyances catholiques au sujet de l'iconographie. Autrement dit, que croyons nous au sujet des images et des vénérations d'images dans le culte ? 

Il y a très peu de représentations venant des premiers siècles de l'église chrétienne et pourquoi donc ? Parce que les premiers chrétiens étaient des Juifs et les dix commandements interdisaient clairement la fabrication de toute représentation gravée. En outre, les premiers chrétiens étaient entourés par le paganisme et du culte des idoles. Finalement, deux représentations dimensionnelles commencèrent à être autorisées, et ainsi, des représentations en bas-relief ont été permises et finalement - comparativement tard dans le Moyen-Âge, des statues complètes commencèrent à être acceptables.

Toutefois, la controverse sur l'iconoclasme a déchiré l'église au VIIIe et IXe siècle.

Cette controverse a aidé à clarifier ce que les chrétiens croient au sujet des images. L'explication est celle-ci : Jésus-Christ est l'image (icône) de Dieu invisible (Colossiens 1:15). Parce que nous sommes faits à l'image de Dieu et nous sommes nés à nouveau dans l'image du Christ, chacun d'entre nous qui sommes baptisés et sommes destinés à devenir des uniques images du Christ qui est l'image de Dieu. Avant l'incarnation, il n y avait pas d'image visible de Dieu. Par conséquent, toutes les images étaient interdites. Après l'incarnation, nous voyons le Christ comme l'image de Dieu. Ainsi, les images de Jésus-Christ sont permises parce qu'elles sont des images de l'Image. Parce que la Mère Bénie et tous les baptisés sont destinés à être des images de l'Image, on peut aussi permettre de produire des images de la Mère Bénie et des saints. 

Maintenant, il y a une grosse différence entre les représentations catholiques et la statue qui est promenée autour du Vatican.

C'est vraiment très simple.

Une représentation catholique authentique est une représentation d'une vraie personne, qui, par la grâce de Dieu, a été remodelée à la ressemblance au Christ.  Le saint est devenue une représentation du Dieu invisible.

Une représentation païenne n'est pas une vraie personne. Une représentation païenne est une idole. C'est même une représentation d'un démon ou un symbole d'une sorte d'esprit ou demi-dieu (ce qui est un joli nom pour un démon).

Même si la statue féminine amazonienne n'est rien d'autre qu'un symbole, nous ne vénérons pas les symboles. Nous avons des symboles dans l'église. Le chrisme est un symbole. Le triangle dans trois cercles est un symbole. L'Agneau de Dieu est un symbole, mais nous vénérons pas les symboles. Nous les promenons pas en procession. Nous n'allumons pas de cierges devant les symboles. Nous ne mettons pas de symboles au milieu de cercles de prière et nous ne inclinons pas devant eux.

Par conséquent, nous devrions regarder encore cette représentation. Est-ce une icône symbolique ou la représentation d'une vraie femme indigène ?

Pedro Gabriel, dans sa défense, affirme que la femme dirigeant la cérémonie de l'arbre planté, appelle la représentation "Notre Dame de l'Amazone." Donc, la statue est une représentation de la Vierge Marie Bénie ou une femme indigène d'Amazonie ? Ce serait bien. La Vierge Marie a été représentée dans diverses appartenances ethniques et costumes locaux. 

Mais est-ce vraiment ce qu'est cette représentation ? John Flynn démontre ce que les autorités du Vatican conteste. 

Le frère Giacomo Costa, un porte-parole du synode, dit que la représentation n'est pas la Vierge Marie, mais celle d'une figure féminine représentant la vie. Paolo ruffini, un officiel de la communication du Vatican a dit que dans son opinion personnelle, la représentation semble être celle d'un arbre, qui est, a-t-il dit, une sorte de "symbole sacré."

L'évêque péruvien, David Martinez De Aguirre Guinea était un peu plus méfiant.

Nous avons nos propres interprétations : la Vierge Marie, la Terre-Mère... Il est probable que ceux qui utilisaient ces symboles souhaitent se référer à la fertilité, aux femmes, à la vie, la vie présente parmi les Amazoniens et l'Amazonie est censée être pleine de vie. Je ne crois pas que nous ayons besoin de créer des connections avec la Vierge Marie ou avec un élément païen. "Cependant, la mission chrétienne n'est pas seulement d'inculturer l'Évangile, mais aussi de corriger ce qui est dans l'erreur dans la religion indigène.

Est-ce que la représentation est simplement celle du la Mère Bénie dépeinte en femme indigène ? Est-ce Notre Dame de l'Amazone ? Gabriel démontre qu'il y a en fait, déjà une telle représentation. Voici à quoi elle ressemble :









Cependant, on peut aussi trouver beaucoup d'images de Pachamama - la déesse mère péruvienne - en ligne. Il y en a différentes versions mais voici en une : 






Posez-vous la question. Laquelle de ces deux représentations la statue du Vatican ressemble le plus ? Absorber Marie dans la Mère Déesse ? Non. 

Ce n'est pas catholique.

Comme dans bien des conflits dans l'Église... Devinez quoi ? Nous avons déjà vu cela.

Les apôtres eux-mêmes se sont confrontés à la Grande Déesse Mère. Dans leur culture, aucune n'était aussi grande que Diane des Éphésiens.

Voilà à quoi elle ressemblait.





Considérons St Paul s'inclinant devant elle et disant : "C'est cool. Plantons un arbre et inculturons l'Évangile. Nous l'appellerons tout simplement Notre Dame d'Éphèse !"

Je ne pense pas. Vérifiez dans Actes 19.

" Il survint en ce temps-là un grand tumulte au sujet de la voie du Seigneur. Un orfèvre, nommé Démétrius, fabriquait un argent de petits temples de Diane, et procurait à ses ouvriers un gain considérable. Les ayant rassemblés, avec ceux du même métier, il leur dit : " Mes amis, vous savez que notre bien-être dépend de cette industrie ; et vous voyez et entendez dire que, non seulement à Éphèse, mais encore dans presque toute l'Asie, ce Paul a persuadé et détourné une foule de gens, en disant que les dieux faits de main d'homme ne sont pas des dieux.  Il est donc à craindre, non seulement que notre industrie ne tombe dans le discrédit, mais encore que le temple de la grande déesse Diane ne soit tenu pour rien, et même que la majesté de celle qui révèrent l'Asie et le monde entier ne soit réduite à néant." A ces mots, transportés de colère, ils se mirent à crier : "Grande est la Diane des Éphésiens !" Acte XIX - 23/29

Le fait est que Pachamama n'est pas catholique parce que Pachamama est une fausse idole, un substitut païen pour la Vierge Bénie.

Et s'ils se débarrassent de la Vierge Bénie et mettent à sa place la Terre Mère, alors je considère que le spectacle tout entier est suspect.

Au mieux, c'est un exercice de relations publiques factice qui sera bientôt oublié.

Au pire, c'est la promotion d'un faux évangile.


Article d'originehttps://dwightlongenecker.com/why-that-naked-native-lady-statue-in-the-vatican-aint-catholic/?fbclid=IwAR3Fo5DblxIh006hoMNAc-Z0s4CDorsEm5yQNazMu1mNagegEmlfcMJijMk

Cet article a été traduit le jour où les statuettes païennes de femmes enceintes ont été dérobées au Vatican et jetées dans le Tibre. Cette action audacieuse est à applaudir mais l'article est toujours d'actualité. On essaiera d'imposer ce néo-paganisme tant que le Vatican n'aura pas été drainé des ennemis de l'Église en son sein.


(1) Edith Hamilton (1867-1963) était une helléniste américaine


jeudi 4 juillet 2019

Synode sur l'Amazonie - Lorsque l'Eglise catholique devient la rampe de lancement de la religion mondiale


" Et il lui fut donné de faire la guerre aux saints, et de les vaincre. Et il lui fut donné autorité sur toute tribu, tout peuple, toute langue, et toute nation.…" Apocalypse 13:7




Rencontre Avec Les Indiens D'Amazonie Au Pérou © Vatican Media




"Roman Catholics will then have the spectacle of a Pope validly elected who cuts the entire visible body of the Church loose from the traditional unity and the papacy-oriented apostolic structure that the Church has hitherto always believed and taught was divinely established. The shudder that will shake the Roman Catholic body in that day will be the shudder of its death agony. ... Many will accept the new regime. Many will resist. All will be fragmented. There will be no one on earth to hold the fractionating members of the visible Roman Catholic body together as a living compact organization.[This will] transform the Papacy itself into a complaisant, even a cooperative, handmaiden in the service of a new creation. A new earthly habitat. A truly New World
Order.”



Les catholiques romains auront alors le spectacle d’un pape élu de façon valide qui va couper le Corps du Christ visible tout entier, privé de l’unité traditionnelle et de la structure apostolique orientée vers la papauté à laquelle l’Eglise a toujours cru jusque là et a été instruite qu’elle est établie de façon divine. La secousse qui va ébranler le corps catholique romain ce jour-là sera la secousse de son agonie fatale... Nombreux sont ceux qui accepteront ce nouveau régime. Nombreux sont ceux qui résisteront. Tout sera fragmenté. Il n y aura personne sur terre pour tenir les membres fractionnées de l’entité catholique romaine visible toute ensemble comme une organisation compacte et vivante. Cela va transformer la papauté elle-même dans une complaisante et même une servante coopératrice au service d’une nouvelle création. Un nouvel habitat terrestre. Un véritable Nouvel Ordre Mondial. »

Malachi Martin



Le pape François à Puerto Maldonado le 19 janvier 2018  ©H.ROMERO-REUTERS



"L'indigénisme devient presque une mythologie, celle du bon sauvage, qui montre pourtant une réalité inexistante. Il suffit de les observer, ces peuples autochtones, pour comprendre que la réalité est un peu différente. Cependant, le document affirme: «Les rites et les cérémonies indigènes sont essentiels pour le salut intégral parce qu'ils intègrent les différents cycles de la vie humaine et de la nature. Ils créent l'harmonie et l'équilibre entre les êtres humains et le cosmos. Ils protègent la vie des maux qui peuvent être causés à la fois par les êtres humains et par les autres êtres vivants. Ils aident à guérir les maladies qui nuisent à l'environnement, à la vie humaine et aux autres êtres vivants». Et donc ces rites devraient être intégrés dans le catholicisme: «Il est demandé par exemple de tenir compte des mythes, traditions, symboles, savoirs, rites et célébrations originels qui incluent les dimensions transcendantes, communautaires et écologiques». Malheureusement, ceci n'est pas seulement de la pacotille new-age, il s'agit d'un véritable manifeste. 

La culture indigène, s'il en existe vraiment une, est en effet non pas placée au même niveau que le catholicisme, mais à un niveau supérieur. C'est à nous, en effet, d'apprendre d'eux, tandis que la Bonne Nouvelle doit être adaptée. "

Stefano Fontana


Voir l'article en entier : http://benoit-et-moi.fr/2019/actualite/instrumentum-laboris-amazonie-suite.html




Et ce message du Pape François datant de janvier 2016 :




Les projets politiques mondialistes et les divers courants néo-spiritualistes du New-Age ne représentent qu’une mauvaise imitation de la « Tradition primordiale », en remplaçant l’unité spirituelle du genre humain par une uniformisation dégradante des corps et des âmes. On peut dire ainsi que la Jérusalem terrestre, future capitale du monde selon Jacquot, n’est qu’un pastiche grossier de la Jérusalem messianique et céleste des prophètes bibliques devant acter le retour sur terre du Paradis. " https://bouddhanar.blogspot.com/2019/06/le-paradis-parodique.html



« Sache que, dans les derniers jours, il y aura des temps difficiles. Car les hommes seront égoïstes, amis de l’argent, fanfarons, hautains, blasphémateurs, rebelles à leurs parents, ingrats, irréligieux, insensibles, déloyaux, calomniateurs, intempérants, cruels, ennemis des gens de bien, traîtres, emportés, enflés d’orgueil, aimant le plaisir plus que Dieu, ayant l’apparence de la piété, mais reniant ce qui en fait la force » (2 Timothée 3 :1-5).

Articles les plus consultés