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jeudi 18 novembre 2021

Síol na hÉireann n° 8 - Août/octobre 2021


Rappel : Síol na hÉireann est un journal papier publié par le parti du même nom qui revendique l'indépendance nationale irlandaise, la réunion avec l'Irlande du Nord, son opposition à la bureaucratie étrangère et le gauchisme. Le mouvement se revendique catholique et pro-vie. Voir aussi ici, ici et ici.

Je pense - et ce mouvement aussi - que le nationalisme n'est pas le repli complet sur soi mais l'alliance de mouvements de plusieurs nations contre le mondialisme. Le leader de Síol na hÉireann s'est d'ailleurs déplacé à Rome à la conférence de l'APF (Alliance for Peace and Freedom - alliance pour la paix et la liberté) dont le président actuel est un Italien, Roberto Fiore, qui a été jeté en prison suite au mouvement de protestation contre la tyrannie covid en Italie. 

Un heureux hasard a fait que j'ai tissé des petits liens avec le mouvement anti mondialiste irlandais. Mon travail de traduction est ma modeste contribution à une alliance internationale contre le mondialiste et la tyrannie covid. J'enjoins tous lecteurs partageant cette vision à essayer de faire de même. L'union fait la force.




Le numéro d'août-octobre dernier explique la politique de la terre brûlée du faux nationalisme de gauche du Sinn Fein, avec la complicité du gouvernement britannique et de l'UE, envers l'Irlande du Nord, en rétablissant une frontière artificielle (suite au Brexit) et en poussant les protestants d'Irlande du Nord, horrifiés par l'agenda mondialiste (LGBT, agenda climatique etc) à la guerre. On apprend d'ailleurs qu'un timbre LGBT va être édité par la poste irlandaise (An Post). Le timbre aux couleurs arc-en-ciel porte la mention Bród (fierté en gaélique). On va dire qu'on a affaire à des timbrés !! Il est d'ailleurs piquant que le gauchisme local utilise la langue gaélique, la vraie langue des Irlandais, dont la préservation a toujours été une préoccupation majeure des vrais patriotes irlandais catholiques, comme Patrick Pearse. Chez nous, ce même paradoxe désigné à tromper, est utilisé par le mouvement en faveur des langues régionales, récupéré par EELV, probablement pour préparer la fragmentation des nations en euro-régions.

On apprend aussi qu'une loi récente, le Climate Action Bill va tuer les petites fermes locales en réduisant le nombre de tête de bétail. Les pécheurs ont protesté à cause de la politique de l'UE dont la conséquence est qu'on permet aux pécheurs irlandais à prendre seulement 16% des réserves halieutiques du pays. Enfin, j'ai appris qu'un programme ignoble va être imposé dans les écoles à base de "bestialité, de torture et de pédophilie." Après vérification sur internet, j'en conclus qu'il semble bel et bien que ce soit vrai ! 

N'ayant pas lu de publication de Síol na hÉireann depuis avril dernier, je remarque que les articles se focalisant sur la doctrine catholique tiennent encore plus de place. Le leader du mouvement, Niall McConnell affirme que jusqu'ici, 100.000 exemplaires du journal, tous numéros confondus, ont déjà été distribués. Je pense que l'Église conciliaire a été la voie principale vers l'évolution de la société irlandaise vers la « culture Woke » et LGBT, sans doute plus qu'en France, menant à la confusion des esprits. Et d'un autre côté, l'Église est aussi considéré comme un institution corrompue et criminelle à cause d'affaires montées en épingle et déformées, telle celle des « fosses communes » de Tuam, comme il est expliqué dans ce numéro. Cela va être difficile comme ici en France, de réorienter la population vers l'Église de toujours.


Persécution de chrétiens en France

Par Gearóid Ó Colmáin

On nous a dit que la France est la nation de la liberté, de l'égalité et de la fraternité mais quiconque est en désaccord avec cela va en prison actuellement. On entend souvent parler de prisonniers politiques dans des pays totalitaires comme la Chine mais l'Europe a aussi ses prisonniers politiques. En France, Johan Livernette, un auteur catholique traditionnel qui écrit des livres sur la franc-maçonnerie et l'infiltration juive dans l'Église, est en prison pour avoir écrit la vérité. (1)

Hervé Ryssen, auteur d'un certain nombre de livres sur les intellectuels juifs, vient d'être libéré après 9 mois de détention à l'isolement pour avoir écrit la vérité. Alain Soral, essayiste et éditeur, est en exil en Suisse. Il fait face à une peine de cinq ans de prison. Boris Le Lay, un blogueur de droite influent, est aussi en exil. Jérôme Bourbon, rédacteur en chef du journal catholique Rivarol, a eu une peine de prison avec sursis. La liste des gens persécutés pour leurs opinions en France dépasserait le rapport écrit de cet article mais les patriotes irlandais devraient en prendre note !

Marx a expliqué que le slogan des droits de l'homme qui guidait la Révolution française était véritablement une façade pour les capitalistes juifs. Les droits de l'homme étaient les droits de la bourgeoisie financière composée en grande partie de Juifs. Les Juifs souffrent d'une énorme mal : ils rejettent le Christ. En rejetant le Christ mais se voyant pourtant comme les « élus, » les Juifs pensent qu'ils ont une mission, celle d'amener une utopie sur la terre. C'est pourquoi ils sont attirés par des idéologies comme le communisme et d'autres formes de capitalisme.

Néanmoins, ces dernières années, les gens ont commencé à voir les effets de la déchristianisation : immigration de masse, LGBTQPZ et autres formes de psychose ont mené à la destruction de la civilisation.

Le laïcisme a été mis en avant par les Juifs pour affaiblir l'identité catholique de la France qui avait été la garde armée de l'Église depuis le Moyen-Âge. La Révolution française a aussi ouvert la porte à l'islam qui désormais, s'empare rapidement de la France et de l'Europe.

Mais de nombreux rabbins de premier plan expliquent que les Juifs promeuvent l'islamisation de l'Europe car ils veulent fragmenter les nations européennes. Par exemple, le rabbin David Touitou dit que l'islam est le balai d'Israël. C'est pourquoi des agences tel que IsraelAid financent le trafic de migrants vers l'Europe.

C'est le problème, la réaction et la solution de l'ordo ab chaos. Les commentateurs juifs dans les médias accusent désormais les musulmans pour tout. La réalité, c'est que Dieu punit l'Europe pour son apostasie. Il est vrai que l'Église catholique est à genou, avec le pape François qui cherche à interdire la messe en latin, mais elle durera jusqu'à la fin des temps et c'est le meilleur moment pour être catholique !

Il est temps pour les catholiques traditionnels de grandir et de se rendre compte que les sédévacantistes ont probablement raison : un pape catholique ne peut pas être contre le catholicisme ! Mais les traditionalistes qui reconnaissent Bergoglio comme pape prennent en compte que Rome est un mystère. Puisque l'Église catholique est divine, nous ne pouvons simplement pas savoir ce qui se passe actuellement avec certitude.

Il est important d'être sans peur dans notre défense de la chrétienté, comme les écrivains français que j'ai déjà mentionné. En Irlande, nous avons l'exemple du Père Fahey et du Père Dillon, deux grands théologiens qui ont démontré comment la philosophie totalement stupide du naturalisme est enracinée dans le judaïsme et la franc-maçonnerie.

L'enseignement catholique sur les Juifs a été expliqué par le saint pape Grégoire Ier au Vie siècle. Il a expliqué que les Chrétiens devaient aimer et respecter les Juifs mais qu'également les Juifs n'avaient aucun droit de nuire aux chrétiens ou de corrompre leur moralité. Nous devons prier pour la conversion des Juifs et pour omnia instaurare in Christo, toutes les choses seront renouvelées dans le Christ.

(1) Johan Livernette a été libéré le 6 octobre 2021

Gearóid Ó Colmáin est un journaliste et analyste politique irlandais catholique résidant en France. Plusieurs traductions de ses articles sont disponibles sur ce blog.


Mgr Lefebvre en Afrique. Source Le Real TV

Confronter l'impiété

Par le Père Patrick Williams

Étant donné la tyrannie mondiale et l'accélération vers un nouvel ordre mondial sans dieu où « seul la science peut nous sauver, » de plus en plus manifeste en ces temps de soi-disante crise sanitaire avec des restrictions sur les libertés les plus fondamentales, y compris d'aller à la messe, la question de la réaction à l'agenda impie demeure aussi pertinent que jamais.

Désormais, quelques personnes essayent de faire au mieux pour s'opposer à cette nouvelle tyrannie techniquement sophistiquée, mais le plus souvent les mesures sont incomplètes car ils sont restreintes à des tentatives humaines et échouent à voir que l'impiété peut seulement et totalement être surmontée par la piété.

« Confronter l'impiété » est le titre d'une lettre pastorale donné à Dakar au Sénégal en février 1949. Elle a été écrite par l'archevêque français Marcel Lefebvre, qui était également le représentant du pape, ou délégué apostolique, pour quelques dix-huit pays francophones en Afrique.

Plus tard, l'archevêque allait mener l'effort pour maintenir la tradition catholique face aux réformes du Concile Vatican II (1962-1965). En tant que Supérieur général de la plus grande congrégation missionnaire dans l'Église, les Pères du Saint-Esprit (1962-1965), il avait aussi un lien particulier avec l'Irlande, elle même le berceau de nombreuses vocations missionnaires.

La lettre a été composée dans le contexte des persécutions communistes en Hongrie, en Roumanie, en Sibérie et en Chine contre tous ceux qui s'opposaient aux régimes sans dieu. « Nous sommes profondément consternés par les horribles événements en court... et avec l'impiété et la haine contre le Saint Nom de Dieu qui sont leurs racines et leurs causes. »

L'emprisonnement du cardinal Josef Mindszenty dans la Hongrie communiste est une illustration particulièrement terrifiante de ce que des milliers de gens continuent à endurer pour avoir ouvertement défendu la civilisation.

Par conséquent, le premier appel fait par la lettre pastorale, c'est que nous devons venger l'honneur de Dieu en menant une vie chrétienne plus fervente. « Par votre adoration rendez à Dieu la louange que les impies devraient offrir. »

« Et que les actes extérieurs de dévotion soient accompagnés par une adoration ou une dévotion intérieure qui maintient nos âmes dans un état continu de prière. »

« Que chaque homme essaye de surpasser en zèle son voisin pour la défense du nom de Dieu que les anges eux-mêmes révèrent en tremblant... et combattons ceux qui insultent la Majesté Divine avec la détermination la plus vigoureuse à aimer et prêcher le nom de Dieu. » (Pape Pie XII)

« A un niveau pratique, je vous enjoins à visiter vos églises et y passer quelques moment lorsque c'est possible. Le saint cardinal Mercier a dit que quiconque passe simplement cinq minutes par jour en invoquant avec sincérité l'assistance et la direction de Dieu et du Saint Esprit, et être rempli de ses dons, est virtuellement assuré de son salut ! »

La seconde exhortation, c'est de faire réparation pour les péchés des impies par une vie de pénitence.

Un exemple pratique, c'est la pénitence légère de l'abstinence de viande du vendredi dont la pratique a été restaurée par le pape après la guerre et qui devrait être acceptée dans un esprit de foi.

En plus de l'abandon du superflu pour le Carême et de pratiquer l'aumône, l'archevêque a mis en lumière l'importance de la vertu de tempérance dans l'alimentation, la boisson et la dépense.

« Avec la paix qui suit la guerre, il y a aussi le retour d'une certaine prospérité, plus apparente que réelle, avec les plaisirs qui l'accompagne et les gratifications de la passion, qui mène trop facilement à l'oubli de Dieu aussi bien que les devoirs de l'homme envers lui. »

Et donc c'est le désir actuel de retourner à la vie avant les confinements qui est trop souvent motivé par le consumérisme et la complaisance.

« La tempérance aide aussi l'esprit à percevoir les choses de Dieu. »

On peut dire que cette vertu existait bien avant le mouvement écologique quasiment religieux mais anti-surnaturel des temps récents !

«  Encore une fois, par la pénitence nous invoquons la miséricorde de Dieu sur les impies et le blasphème qui affiche de façon si terrible l'exécration pour le saint nom de Dieu. »

En troisième lieu, arrive l'appel à aspirer avec toute notre force à l'établissement du règne du Christ dans la société, dans ses institutions, et dans la vie familiale, pour que des catastrophes similaires ne s'abattent pas sur nous et nos demeures.

« Aucun homme de bon sens et de bonne volonté ne verra les maux qui nous affligent, ce sera long avant qu'on se rende compte que les sources de ces calamités reposent sur la négligence et le déni officiel de Dieu par des sociétés entières, souvent même au niveau de la famille. »

« Aucune société civile ne sera apte à survivre en bannissant Dieu, car les principes sacrés de la seule religion est un juste équilibre des droits et des devoirs des citoyens, et régulent les actions des hommes par des lois salutaires, les dirigeant d'une manière ordonnée vers la vertu. »

Ainsi, c'est en aspirant à l'extension du royaume de Notre Seigneur que nous contribuons à la grandeur de l'état et de la famille, et en proportion diminuons les dommages des maux effroyables qui reposent sur les gens qui ont rejeté le Christ et supprime la religion.

Aucune fausse charité était utilisée pour dissimuler cet enseignement au nom d'un faux œcuménisme.

La lettre se conclue avec les paroles du pape Pie XII :

« Bien que l'athéisme est la haine de Dieu et constitue un péché monstrueux qui profane notre siècle et cause la peur d'un terrible châtiment, le Sang du Christ est cependant une source de purification, grâce à laquelle nous pouvons enlever ce crime odieux, et ayant sollicité le pardon pour le coupable, nous pouvons oblitérer ses conséquences et se préparer au triomphe magnifique de l'Église. »

Le Père Patrick Williams est un prêtre de la Fraternité St Pie X, vicaire général du diocèse de la Nouvelle-Orléans

(à suivre)


mardi 22 décembre 2020

Síol na hÉireann - Trump et Vigano, l'infiltration marxiste de l'IRA, une sainte et des puits sacrés



Avec beaucoup de retard (en partie parce que j'ai attendu un mois et demi avant de recevoir ce numéro...), voici la traduction de trois articles du numéro de septembre/octobre de Síol na hÉireann, un journal irlandais nationaliste et catholique (voir aussi ici


Make The Vatican Great Again! La lettre de Vigano à Trump


Par Gearóid Ó Colmáin



Que doit-on faire de Donald Trump ? N'est-ce pas étrange que désormais pour la première fois dans l'histoire moderne, dire quelque chose de positif sur le président américain en bonne compagnie est sujet à controverse ? Ne sommes-nous pas supposés détester ou haïr Trump ? Vous avez entendus toutes les accusations et les commentaires indignés sur son sujet. 

Sans aucun doute, vous avez entendu que Trump est raciste mais vous n'avez rien appris sur le fait que le chômage parmi les communautés noires aux États-Unis n'a jamais été aussi bas avant « qu'arrive le fléau venu de Chine. » comme Trump l'a relevé. Vous n'avez rien entendu non plus de la part des médias irlandais sur les milliers d'enseignants noirs qui apprécient le fait que Trump a sécurisé un financement décent pour leurs facultés.

L'un des plus grands scandales de l'histoire de l'Église s'est produit en 2018 lorsque l'ancien nonce apostolique des États-Unis, l'archevêque Carlo Maria Vigano a accusé le pape François de couvrir des abus d'enfants faits par des prélats au sein de l'Église.

Les accusations de Vigano contre le pape François ont été une bombe et auraient du être le centre d'attention de tous les organes d'information. Mais quand on l'a interrogé sur les allégations à une conférence de presse, le pape François a dit qu'il ne ferait aucun commentaire mais ferait confiance aux médias pour faire un travail professionnel sur le sujet. C'est ce qu'ils ont fait promptement : Vigano a été immédiatement accusé d'homophobie, de faire partie de l' « alt-right » et d'être indigne de considération.

Une grosse partie de la crise des abus sexuels dans l'Église est due au fait que des sodomites l'ont infiltré dans les années 1930 et 1940 dans le cadre du plan communiste de subversion de l'Église. Ce plan a été révélé plus tard par Bella Dodd, une activiste du Parti communiste américain. L'infiltration sodomite de l'Église a permis à des individus malsains comme le cardinal McCarrick de s'élever au sommet.

Les communistes ont utilisé la franc-maçonnerie pour infiltrer et corrompre l'Église. Des papes successifs, de Clément XII à Pie X, ont averti des dangers de la secte perfide de la franc-maçonnerie. Les catholiques d'aujourd'hui n'ont probablement jamais entendu parler du terme. C'est largement du au concile pastoral qui s'est tenu à Rome de 1962 à 1965, connu sous le nom de Vatican II. Ce que l'Église avait condamné depuis plus d'un siècle, à savoir le modernisme et le libéralisme, sont devenus la « nouvelle normalité » après Vatican II.

En conséquence, les vocations sont parties en fumée partout en Europe, et le nombre de pratiquants a décliné dramatiquement. L'Église est devenue de plus en plus laxiste et efféminée, alors que les standards éducatifs en philosophie, en théologie et en études de l'Histoire sainte dans les séminaires ont aussi décliné. Le latin, la langue choisie pour être le véhicule de la vérité de Dieu dans le monde, a été aussi supprimé des écoles – avec la pensée critique et l'argumentation logique.

Dans une lettre récente adressée à Trump, l'archevêque Vigano a déclaré son soutien au président américain. Vigano a expliqué que le monde est désormais divisé entre les enfants de la lumière et les enfants des ténèbres. Désormais, Les enfants des ténèbres ne cachent plus le fait que l'arnaque du coronavirus était simplement un outil pour faire tomber Trump. Mais lorsqu'ils ont échoué, ils se sont tournés vers la manipulation et Black Lives Matter a été mobilisé.

BLM a été créé par des agents du milliardaire gauchiste George Soros pour diviser comme outil de guerre raciale et de division sociale, un phénomène qui a toujours bénéficié au capitalisme.

BLM veut faire la promotion de la confusion de genre parmi la classe ouvrière noire. Ses membres fondateurs étaient des lesbiennes qui ont admis que leur but était de détruire la famille, la famille noire, le dernier rempart contre le nouvel asservissement des masses noires en Amérique.

Trump peut-il sauver l'Amérique ? La mère de Trump était une Écossaise de l'île de Lewis (Hébrides Extérieures – NDLT) dont la langue natale était le gaélique. Trump n'a jamais été un homme particulièrement religieux. On lui a une fois demandé s'il priait et il n'a pas été capable de faire croire que oui. Donald Trump, l'homme d'affaires, tient de son père allemand. On dit qu'il avait une relation orageuse avec sa mère, Mary McLeod. Les tantes de sa mère étaient des chrétiennes ferventes qui ont prié pour le renouveau du christianisme. Elles ont envoyé à Mary un exemplaire de la Bible en Amérique. Elle a appelé son second fils Donald d'après le pasteur local à Lewis qui y avait mené le renouveau du christianisme, le révérend Donald Campbell.

L'offensive vers la dictature du monde unifié et sous une religion mondiale est le fer de lance du pape François et de ses complices corrompus dans la hiérarchie. En tant que catholiques, nous devons montrer du respect pour le Saint Siège mais la doctrine de l'infaillibilité papale signifie simplement que les doctrines définies par le pape ex-cathedra ont autorité dans l'Église. Cela veut aussi dire que s'il publie des hérésies, nous devons nous demander s'il est ou non réellement le pape. Nous avons aujourd'hui deux papes : le pape Benoît XVI qui a démissionné mais affirme toujours qu'il est le pape « emeritus. »

« Make America Great Again » veut dire en fait « Make America Christian Again. » Nous ne devons pas avoir foi en Trump, puisque dans les derniers jours, même l'élu sera trompé par des faux porteurs de lumière et des charlatans. Mais, en tant que catholiques, nous devons reconnaître que Trump, un président ardemment pro-vie, est notre allié dans la guerre contre « l'ennemi invisible » à ce temps précis. 

En tant que catholiques, nous devons reconnaître la corruption au sein de l'Église. Il est de notre devoir sacré d'y riposter et de rejoindre une résistance de plus en plus forte au libéralisme au sein du Vatican.


Le marxisme et l'IRA : une union naturelle ou marxiste ?

Par Pádraic Mac Aodhagáin




Trahison. Comment le nationalisme irlandais a trahi le Vert pour le Rouge ? L'histoire secrète de l'infiltration marxiste dans l'IRA, par Pádraic Mac Aodhagáin

Cela pourrait surprendre de nombreux électeurs du Sinn Féin que les nationalistes irlandais considèrent Sinn Féin comme leur ennemi principal, mais c'est le cas en 2020. Sinn Féin et leurs alliés de l'IRA ont rejeté le terme de « nationaliste » pour « nationaliste progressiste. » Pourquoi ? Parce qu'ils ont adopté une idéologie marxiste, athée, internationaliste et d'extrême gauche. Ils sont désormais loyaux envers l'UE, des pro-avortement et des extrémistes des frontières ouvertes. 

Le républicanisme a toujours eu son aile gauche. Ils suffit de considérer les années 1930 lorsque les socialistes, menés par Frank Ryan, ont abandonné un IRA affaibli et largement conservateur pour former le Republican Congress (Congrès républicain). La division entre les socialistes et les nationalistes catholiques continuent de semer la discorde jusqu'à ce jour parmi les rangs des partis républicains les moins connus. Pour ceux qui savent, le Republican Sinn Féin et les organisations de 1916 (1) ont été déchirés par une scission idéologique d'origine ancienne.

En 1963, les corps de deux républicains irlandais ont été rapatriés d'Angleterre pour un enterrement républicain traditionnel. Jimmy Steele, un vétéran de la Border Campaign (campagne des frontières), a eu la tâche de prononcer l'oraison funèbre. Il a saisi l'opportunité pour tancer le nouveau leadership mené par Cathal Goulding et Sean Garland, tout en réitérant l'attitude républicaine vers la lutte armée, opposée aux politiques de gauche qui avaient consumé l'IRA.

La prise de contrôle de l'IRA de la part de Goulding a été un moment déterminant de son histoire. Son insistance sur les principes socialistes et l'agitation sociale mènerait finalement à une scission au sein de l'IRA alors que le Belfast catholique était en feu.

« The Defenders » (les défenseurs), ceux au sein de l'IRA qui avaient rompu avec le courant principal allaient continuer en former l'IRA provisoire (Provisional IRA - PIRA). C'est là où l'histoire devient un peu blasée. Le conseil armé de l'IRA provisoire, à sa formation, était composé d'hommes – largement du sud mais pas totalement – fermement anti socialistes.

Joe Cahill, commandant en second de Billy McKee, officier commandant du bataillon de Belfast et membre fondateur du Provisional Army Council (conseil militaire de l'IRA provisoire) a résumé sa pensée des années plus tard dans un interview avec le journaliste de la BBC Peter Taylor : « J'avais le sentiment que les politiques d'ultra gauche étaient neutralisées. En ce qui me concerne, le but principal de l'IRA et du Sinn Féin était de briser le lien avec la Grande Bretagne et de se débarrasser des Britanniques d'Irlande. »

John Kelly faisait partie du cercle interne du leadership de l'IRA provisoire en 1969. Interviewé par la chaîne de télévision PBS sur son rôle dans la formation de l'IRA provisoire, il n'a rien caché : « Et bien, comme beaucoup de gens sortant de prison, on essayait de faire notre vie, et donc on avait aucune opinion particulière je suppose. Et en y pensant puisque vous avez abordé le sujet, particulièrement lorsqu'est advenue l'année 69 (2), on a vu que la ligne militaire avait été négligée en faveur d'une approche plus socialiste et marxiste-léniniste avec laquelle bon nombre de républicains traditionnels était en désaccord, ce qui a amené à la rancœur au sein du mouvement républicain, la désaffection de bon nombre de traditionalistes au sein du mouvement. »

Le slogan « plutôt mort que rouge » est devenu une vision familière sur les murs de Derry et de Belfast alors que chaque faction rivalisait pour les cœurs, les esprits, et de doigts sur la gâchette envers la population catholique. 

L'IRA provisoire a pris avec elle bon nombre des opérateurs expérimentés, les membres les plus jeunes de l'IRA et son aile jeune Na Fianna Éireann. Donc, comment cela se fait-il qu'en moins d'une décennie, l'IRA provisoire et Sinn Féin allait passer sous l'influence des mêmes socialistes avec qui ils avaient rompu plusieurs années auparavant ?

La réponse se trouve dans le cessez-le-feu de 1975. Pendant que le cessez-le-feu de l'IRA provisoire contre le personnel de sécurité était suspendu, les loyalistes et les républicains se sont engagés dans des folies meurtrières en représailles, faisant de 1975 l'une des années les plus sanglantes du conflit. Sortis de prison en 1977, Gerry Adams et ses suiveurs ont prétendument commencé à sortir les membres les plus âgés et ceux venant du sud du Conseil militaire et du leadership du Sinn Féin. 

La campagne sectaire et le conflit avec l'IRA officielle ont été utilisés pour détrôner des nationalistes républicains comme Billy McKee de sa position. Les premiers signes de la prise de pouvoir peuvent être vus au Ard Fheis de 1979, lorsque la politique du Éire Nua a été abandonnée, et qu'un programme socialiste a été adopté. A partir de 1982, le Conseil militaire de l'IRA a été supposément sous le contrôle ferme de l'aile communiste de Gerry Adams. On suppose qu'Adams a été l'officier général pendant les grèves de la faim. L'autorité du Conseil militaire a été ralentie petit à petit et le pouvoir est passé aux comités nouvellement crées, tous supposément dirigés par Adams.

Ce qui restait des vieux membres nationalistes catholiques a été doucement poussé vers la sortie après le cessez-le-feu de 1998. La bête que nous voyons devant nous aujourd'hui est exclusivement une création d'Adams et de ses soutiens. Se draper dans le drapeau tricolore tout en faisant de la retape pour leur socialisme ne va jusqu'ici uniquement récupérer le ramassis d'imposteurs actuels. Mary Lou (3) peut bien être le prochain Taoiseach (4) en lice, mais l'Irlande du Sud va bientôt apprendre que, contrairement à Mao : « Ce n'est pas mieux de mâcher les mauvaises herbes du socialisme que les récoltes du capitalisme. »

Il est temps de faire revivre le véritable esprit du mouvement Fenian et reprendre le nationalisme irlandais. 

  1. 1916 a été l'année où a débuté la guerre d'indépendance irlandaise avec l'Insurrection de Pâques.

  2. 1969 a été l'année où a débuté la guerre civile nord-irlandaise (connue aussi sous le nom de  « Troubles »)

  3. Mary Lou McDonald, leader du parti Sinn Féin

  4. Premier ministre de la République d'Irlande


Noamh Adhrachta : une dévouée à Saint Patrick




Noamh Adhracht (Attracta) est la sainte patronne de la paroisse de Lough Gara et l'homonyme de la ville de Cill Athracht (Killaraght) où St Patrick a fondé un couvent pour elle.

Sa fête est le 11 août. On dit qu'elle a été une contemporaine de St Patrick qui l'a nommée première abbesse du couvent de Cill Adhracht. Elle a été dévouée à St Patrick et son couvent avait la réputation d'être hospitalier et charitable envers les pauvres.

Le couvent était en fait situé dans ce qui est aujourd'hui le vieux cimetière de Killaraght entre Monasteraden et Boyle. C'est dans la paroisse de Gurteen, dans le comté de Sligo, et il existe des références historiques à ce sujet du Ve siècle jusqu'en 1594. Tout comme le village de Killaraght, de nombreux autres endroits dans la région sont nommé d'après Attracta.

Un puit de guérison qui porte son nom survit à Clogher, Monasteraden qui a la réputation d'avoir des pouvoirs spéciaux contre les verrues et le rachitisme et un pattern (1) se tient à cet endroit chaque année pour le jour de sa fête, le 11 août. 

Une autre tradition est celle de son demi-frère l'évêque Conall qui avait une église à Drum (Drumconnell), près de Boyle. Il a refusé de la laisser s'installer près de lui car il s'était résolu à éviter la compagnie des femmes. On dit qu'en retour elle l'avait maudit avec des termes forts.

Tous les deux sont mentionnés dans le martyrologe irlandais. Tobar Adthracht, son puit sacré, a été utilisé comme rocher de messe à l'époque des Lois pénales et est utilisé aujourd'hui en souvenir de l'incroyable foi et de la détermination de nos ancêtres. A l'époque des lois pénales, il n y avait pas d'évêque à demeure et c'était les gens qui gardaient la foi par des pèlerinages et des « patterns » aux puits locaux comme celui de St Attracta, aussi bien qu'avec les messes à la maison, les confessions, les baptêmes, les mariages et les veillées. 

  1. Pattern (Pátrún en gaélique) est un terme typique du catholicisme irlandais : un moment de dévotion pour un saint dans la paroisse dont il est le patron. Cela peut être associé à la présence d'un puit sacré (Wikipédia)

Un lien sur les puits sacré d'Irlande (en anglais car en français, je n'ai trouvé que des sites fantaisistes et néo-païens...) :https://www.libraryireland.com/HealyEssays/Wells2.php



vendredi 9 octobre 2020

Síol na hÉireann - un journal antisystème

 

Rassemblement pro-vie du mouvement Síol na hÉireann  Source: youtube.com


Síol na hÉireann (graine de l'Irlande) est un mouvement politique nationaliste irlandais de sensibilité catholique. Pour sensibiliser le public à leurs idées et leur programme, ils ont eu l'idée de créer un journal qui est diffusé de manière participative : chaque personne achète un certain stocks d'exemplaires, entre 5 et 500 pour le distribuer à leurs amis, voisins, etc. ou glissés dans des boîtes aux lettres ; Une « bonne vieille méthode » qui leur permet d'éviter la censure en ligne. Ils ont néanmoins leur propre site internet. Le premier numéro est sorti l'hiver dernier. A l'heure où j'écris cet article, ils viennent de sortir le 4ème numéro. 


Contrairement aux médias « mainstream » locaux qui ressemblent à des copier-coller des notres, le ton est authentiquement local et une connaissance minimum de l'histoire du pays est recommandée pour le lecteur non-irlandais car les auteurs des articles s'y réfèrent énormément mais – mondialisme oblige – les problèmes auxquel fait face le pays ressemblent énormément aux notre : effondrement du catholicisme, immigration de masse, corruption, dictature du covid, mal-logement, chomâge etc etc


J'ai choisi de traduire 3 articles du n°2, un qui dénonce l'arnaque du faux nationalisme, le « grand remplacement » de la nation irlandaise, et la gauche qui trahit le peuple, toutes choses que l'on connait aussi que trop bien en France et bien ailleurs. 


Le mouvement libertarien irlandais. Source : spunout.ie


Ouvrez les yeux ! Les enthousiastes de la 

« libre expression » sont-ils vraiment nationalistes ?


« L'ennemi de mon ennemi n'est pas toujours mon ami » ce vieux proverbe judicieux fonctionne, et il nous vient à l'esprit quand on voit de sincères patriotes irlandais participer à des manifestations pour la « libre expression. »


Oui, nous aussi, nous nous opposons à la censure politiquement correcte ; nous aussi, nous alertons au sujet des termes en vogue de propagande tels que « racisme » et « islamophobie » pour mettre un terme à un débat indispensable sur l'assombrissement de l'Irlande. 


Nous comprenons pourquoi beaucoup de gens biens vont à ces manifestations, mais lorsqu'ils se trouvent exposés avec des portes-paroles qui sont ouvertement homosexuels, ils devraient penser qu'il y a aiguille sous roche.



Lorsqu'on cherche ce qu'il y a derrière bon nombre de ces protestations pour la « libre expression », on ne trouve pas de nationalistes concernés par l'avenir de l'Irlande et des Irlandais, mais des intellectuels libertariens, principalement motivés par le fait que les musulmans n'acceptent pas que l'homosexualité soit enseignée aux enfants.


Ces libertariens critiquent la corruption de l’État irlandais – et bien entendu la corruption est un vrai problème. Mais cherchez plus avant et vous trouverez que ces gens ne sont pas vraiment préoccupés par la corruption elle-même ; il s'emparent juste de ce problème pour avancer leur véritable agenda : une hostilité à l’État lui-même.


Ce poison intellectuel ne vient pas de nos traditions locales irlandaises, mais est importé des États-Unis, où l'hyper individualisme du gourou capitaliste Ayn Rand est utilisé par des sociétés cupides pour fournir un vernis intellectuel à leur frénésie de pillage pour une privatisation mondiale.


C'est là que les vrais nationalistes comme nous doivent prendre leurs distances avec les soutiens de la libre expression d'autant plus que les libertariens se font eux-même les tenants des « droits gays .»


Car en se faisant les chantres du rétrécissement de l’État et de la « liberté » du « big business », ils se démarquent comme les ennemis des millions d'Irlandais qui sont terrassés par l'austérité néo-libérale et la mondialisation.


Les libertariens sont dans une guerre idéologique avec les idéaux communalistes, sociaux et nationaux qui ont toujours été au cœur du véritable nationalisme irlandais. 

« La liberté nationale implique le contrôle des choses matérielles qui sont essentielles à la vie physique continue et la liberté de la nation, » écrit Pearse, continuant pour spécifier ce qu'il veut dire : « le sol et les ressources de la nation, toutes les richesses et tout ce qui produit des richesses à travers la nation. »


Plus tard, il qualifie cela en affirmant l'égale importance d'un peuple libre comme étant enraciné dans l'institution de la propriété privée dans la ferme familiale mais, au final, l’État est le garant de l'Irlande matérielle comme spirituelle.


L’État irlandais et non pas quelque société mondiale immonde ou une banque de Wall Street. Par conséquent, le nationalisme irlandais et l'individualisme libertarien sont dans un monde à part. 


Finalement, que penser de la « libre expression » ? Síol na hÉireann croit-il à la libre expression ? Non, nous n'y croyons pas.


Car la libre expression pour les pédophiles, cela signifie le « droit » d'enseigner le LGBTQ et la perversion aux enfants de six ans.


La libre expression pour les islamistes, cela signifie le « droit » de prêcher la haine et le meurtre de chrétiens.


Pour les militants athées, la libre expression signifie le « droit » de blasphémer et de saper les fondations morales d'une société décente.


La libre expression pour les avorteurs signifie le « droit » de répandre une propagande pour ceux qui font du commerce avec des membres de bébés massacrés.


De telles idées et activités posent un danger mortel à la nation irlandaise, elle ne méritent pas la liberté. Et elles ne méritent certainement pas le soutien des nationalistes. 


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Le retour du « An Spailpín »


L'économie néolibérale irlandaise actuelle ne sert pas le travailleur irlandais, elle bénéficie aux plus riches.


Pendant des siècles, les Irlandais sont partis à l'étranger pour gagner leur vie. Connus sous le nom de « Spailpini », les travailleurs migrants fuyaient la pauvreté pour trouver un travail temporaire à l'étranger, faisant des allers et retours comme travailleurs saisonniers.


Aujourd'hui, nous sommes le pays cible de travailleurs migrants cherchant un revenu plus élevé, mais « An Spailpín » est toujours forcé de fuir le pays.


Depuis la crise de 2008, plus de 384.900 travailleurs irlandais sont partis pour trouver du travail à l'étranger, quittant ce qui est supposé être une économie riche et vibrante pour trouver des conditions de travail décente.


Une moyenne de 39.200 travailleurs quittent le pays chaque année depuis 2010 avec seulement 23.700 qui reviennent année après année.


Chaque année, l'Irlande perd ses docteurs, infirmières, commerçants et entrepreneurs les plus productifs pour le marché étranger de cette façon.


Pourquoi vont-ils à l'étranger aujourd'hui ? Pour les mêmes raisons que dans le passé, mais la cause de leur fardeau est différent.


Selon des chiffres du CSO, un nombre stupéfiant de 491.639 travailleurs étrangers ont un emploi dans l’État Libre en 2018.


Avec la loi de l'offre et de la demande, le prix du travail baisse et plus importante est l'offre. Plus il y a de travailleurs, plus le salaire est bas, ainsi avec presque un demi million de travailleurs étrangers en Irlande, est-ce surprenant que des jeunes Irlandais soient forcés de partir à l'étranger pour trouver un emploi rémunéré ?


Selon des chiffre du CSO pour 2018, des jeunes Irlandais qui recherchent leur premier emploi se trouve en compétition avec 82.635 immigrants pour des emplois dans les secteur de l'hôtellerie et de la restauration, et 68.478 le commerce de gros et de détail.


Nos infirmières et médecins, hautement qualifiés et dont nous avons fortement besoin sont forcés d'être en compétition avec 33.724 immigrants employés dans le secteur de la santé et du social en 2018, menant en partie à des conditions de travail horribles et les salaires injustes dont ils souffrent.


Les maux séculaires de l'émigration auraient pu avoir un terme dans ce pays si ce n'est pour ce que la Banque centrale irlandaise appelle « l'effet modérateur du salaire » de l'immigration de masse.


L’État Libre a pris une position pro-marché, soutenant l'immigration de masse pour écraser les salaires irlandais, Síol na hÉireann croit en des emplois irlandais pour les travailleurs irlandais. 


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Source : amphoblacht.com


Tout ça pour ça ?


Est-ce que des générations de rebelles irlandais ont donné leurs vies pour « l'égalité » et les « droits » LGBT, ou pour la liberté nationale et l'identité irlandaise ? Se demande Keith Woods


Sinn Féin s'attend a ce que vous croyez que la campagne menée par l'IRA, les attentats à la bombe, les fusillades et les grèves de la faim ont été effectuées pour l'égalité. Ils nous disent que Bobby Sands s'est laissé mourir de faim pour que les gens puissent être plus égaux. Les sentiments ethno-nationalistes exprimés par les révolutionnaires sont discrètement glissés sous le tapis – il ne s'agissait pas d'être irlandais. Il s'agissait d'être égaux devant la loi.


Le problème avec le récit de Sinn Féin, c'est que tout le monde sait que c'est erroné. Personne ne s'est laissé mourir de faim pour l'égalité, la justice et les droits, mais l'histoire nous démontre que dans les moments les plus difficiles, c'est Dieu, le sang et le sol qui sont capables de conduire les hommes vers l'héroïsme le plus extrême.


C'est pourquoi Staline, faisant face à l'invasion de la Wehrmacht, a appelé le conflit la « Grande Guerre Patriotique », ce qui était attrayant pour le nationalisme des Russes de souche, et il a décrit la lutte comme faisant miroir à la lutte contre l'invasion napoléonienne un siècle auparavant. 


Tout fanatique qu'il était quant à sa vision du monde, Staline a néanmoins reconnu que ce n'était pas le communisme mais le nationalisme qui unirait son peuple et encouragerait le plus grand sacrifice de soi.


En ré-écrivant la lutte du nationalisme irlandais contre la Couronne britannique comme étant une lutte pour réaliser les valeurs universelles de justice et d'égalité, plutôt qu'une lutte ethno-nationaliste pour la liberté et le droit à l'auto-détermination pour les Irlandais. Non seulement Sinn Féin présente sous un faux jour la nature de la lutte, mais ils font une injustice à chaque Irlandais et Irlandaise qui a contribué à cette lutte.


Il doivent le faire car ils ont adopté des positions politiques internationalistes qui sont entièrement incompatibles avec le désir de la survie et la liberté de l'Irlande.


« Qui contrôle le passé, contrôle le futur » a écrit Orwell, et c'est pourquoi nos leaders ont l'intention d'abâtardir l'histoire et la nature du nationalisme irlandais pour en faire quelque chose que rares sont ceux qui l'ont propagé historiquement arriveraient même à le reconnaître.


Par conséquent, la question pour le Sinn Féin d'aujourd'hui, est : à quoi cela rime ? En voulait-on en arriver avec les attentats à la bombe, les assassinats, l'internement, les grèves de la faim, le souffrance d'innombrables Irlandais ? Est-ce quelqu'un peut sérieusement dire que le point culminant de cette lutte est l'Irlande d'aujourd'hui ?


Une Irlande dans laquelle les Irlandais sont réduits au silence par une loi draconienne contre les discours de haine que Sinn Féin a applaudi ? Une Irlande qui va assister au fait que les Irlandais vont devenir une minorité ce siècle-ci si les tendances actuelles continuent ? Une Irlande qui a abandonné ses traditions et a adopté l'évolution vers une autre vassalité sans identité du néo-libéralisme économique et de l'internationalisme ? Ce sont ces choses, de façon implicite ou explicite, que Sinn Féin applaudit. En faisant cela, il piétine les tombeaux de nos héros nationaux.


En septembre 1913, W.B. Yeats se lamentait sur la mort du nationalisme romantique irlandais : 


Was it for this the wild geese spread

The grey wing upon every tide...

Romantic Ireland's dead and gone,

It's with O'leary in the grave.


Était-ce pour cela que l'oie sauvage a étendu

Son aile grise sur chaque marée... 

L’Irlande romantique est morte et s'en est allée, 

C'est avec O'Leary dans le tombeau.


A différentes époques, l'Irlande a fait face à une quasi extinction d'un idéalisme national qui renaît toujours grâce à quelques idéalistes dévoués. Aujourd'hui, se lamenter sur la mort de l'Irlande Romantique est sûrement plus approprié qu'à l'époque de Yeats. 


Aussi bien qu'il a décrié l'attitude matérialiste et à courte vue des hommes de son temps, il n'auraient sûrement pas pu concevoir les maux d'un gouvernement indépendant irlandais – avec le soutien total de chaque parti politique important – qui non seulement permet, mais est activement participant dans le remplacement des Irlandais dans leur propre pays.


En tant que véhicule historique d'un authentique sentiment nationaliste, c'est Sinn Féin plus que quiconque, qui doit porter le fardeau de la honte pour cette tragédie.



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