Bien que la famine en Ukraine et dans d'autres parties de l'Union soviétique, ait été
causée en partie par l'échec des politiques de collectivisation agricole et que l'URSS ait
tenté d'y remédier, c'est l'Union qui a été accusée, créant ainsi un mythe qui est
devenu l'histoire fondatrice du nationalisme ukrainien : l'Holodomor.
Le gouvernement soviétique a beaucoup fait pour atténuer la famine en Ukraine, en réduisant
drastiquement les exportations de céréales et en suspendant les achats de céréales dans les
zones les plus touchées.
L'une des croyances répandues parmi les « nationalistes » ukrainiens, est que le
gouvernement soviétique a délibérément affamé le peuple ukrainien dans les années 1930,
ils ont donné un terme prétentieux à cet événement : l'Holodomor. L'Holodomor est un
mensonge.
Il n y a pas de preuve soutenant l'affirmation que le gouvernement soviétique aurait
délibérément affamé à mort des millions d'Ukrainiens comme forme de répression
politique. Au contraire, il y a des preuves considérables prouvant que la famine s'est
produite dans de nombreuses régions d'Union Soviétique entre 1932 et 1933. Le
Kazakhstan, la région de la Volga et même des parties de la Sibérie ont fait l'expérience de
la famine à cette époque.
Le mythe ukrainien du Holodomor est utilisé par des voyous pseudo-nationalistes contre la Russie dès la Guerre Froide depuis que l'agent du MI6 et pseudo historien Robert Conquest
a travaillé comme propagandiste pour le « Bureau de recherche d'informations »
britannique.
Conquest est devenu l'historien officiel de l'URSS et a été libre d'implanter n'importe quel
récit dans la presse qui attaquerait ou diffamerait l'Union Soviétique. Conquest n'a jamais
apporté des preuves à ses affirmations, sinon les affirmations de collaborateurs anciens
nazis et criminels de guerre en exil aux États-Unis et au Canada.
Le professeur Mark Tauger est un historien de l'Université de Virginie-Occidentale. C'est un
expert mondial de l'histoire agricole. Il a conduit des recherches importantes sur le supposé
Holodomor. Sa conclusion est que les affirmations de génocide sont simplement fausses. Il
démontre en fait que le gouvernement soviétique a beaucoup fait pour atténuer la famine
en Ukraine, réduisant drastiquement les exportations de céréales et suspendant les achats
de céréales dans les zones les plus touchées.
Le mauvais temps a été un facteur majeur dans la mauvaise récolte de 1932-33. Tauger ne
tente pas de défendre le gouvernement soviétique. Il pense que la famine venait en partie
de l'échec de la collectivisation de l'agriculture dans l'Union Soviétique.
On peut lire une grosse partie du travail de Tauger sur la famine ukrainienne sur internet,
et les sources sont vérifiées. Il a pu se tromper. Staline aurait vraiment eu un plan pour
assassiner des millions de gens mais en absence de preuve, c'est extrêmement peu probable.
Mais l'absence de preuve n'est jamais une preuve d'absence pour les historiens du
collectorat occidental libéral et conservateur.
La popularité du mythe du Holodomor en occident est tout simplement alarmante. Des
libéraux anti-communistes aux patriotes de droite, l'Holodomor est désormais pratiquement
une idée reçue.
Cependant, de nombreux dissidents en Occident affirment que la bureaucratie veut cacher
l'Holodomor. Ils affirment que nos élites « communistes » ne veulent pas qu'on en sache plus sur le sujet.
Rien n'est plus éloigné de la réalité. Depuis de nombreuses décennies désormais, l'Holodomor
est régulièrement abordé par la grande presse mensongère, du Monde au Washington Post.
L'hypocrisie des dissidents de droite
De nombreux historiens et activistes de droite contestent des crimes qui sont officiellement
attribués aux régimes fascistes et nazis des années 1930 et 1940. Parmi ces historiens,
nombreux sont ceux qui ont été mis en prison car leurs recherches ne corroboraient pas
l'opinion officielle de l'État. Rien que cela indique ce qu'on doit savoir sur la liberté
d'expression en Europe. On est libre d'exprimer des opinions « reçues » et sanctionnées par
l'État et rien d'autre.
Mais un grand nombre de ces historiens «de droite » et leurs lecteurs n'ont pas de problème
pour accepter l'opinion répandue sur l'Holodomor. Ils ne semblent pas voir la contradiction dans le fait que le Parlement européen, l'Organisation pour la sécurité et la coopération en
Europe (OSCE), et d'autres organisations mondialistes, ont toutes publiquement reconnu
l'Holodomor, comme un génocide stalinien. C'est quelque chose d'assez étrange de la part
d'un régime qu'on dit « communiste » tel que l'Union européenne, n'est-ce pas ?
En fait, c'est fort probable maintenant que « sauver l'Ukraine » est devenu le mot de passe
pour le politiquement correct, mais cela ne semble pas troubler les commentateurs de
droite sur le mythe de l'Holodomor car la complexité n'a jamais d'importance pour bon
nombre d'entre eux. La psychopathologie de l'histoire qui considère chaque désastre,
injustice, ou crime perpétré en URSS comme « faisant partie du plan de Staline » est bien
trop confortable pour être délaissé au profit de choses aussi gênantes que les faits.
Le totalitarisme français
Les Français mènent la danse en matière de transformation de l'histoire en sujet de
jurisprudence. Ils ont déjà adopté des lois célèbres sur l'Holocauste. Ici, il faut admettre que
les Russes eux-mêmes ont suivi le mouvement.
Depuis Janvier 2017, c'est un crime en France de questionner le récit officiel sur le génocide
rwandais de 1994. Quiconque est accusé de « négationnisme » peut aller en prison pendant
un an et avoir une amende de 45.000 euros. L'opinion officielle du génocide, c'est que les
Tutsis ont été victimes des Hutus et que les États-Unis ne sont pas intervenus pour
empêcher un massacre de masse. Cependant, des historiens comme Charles Onana et
Bernard Lugan contestent cette opinion. Ils expliquent que des guerriers tutsis entraînés par
la CIA et le Mossad ont envahi le Rwanda à partir de l'Ouganda, pour fournir l'accès aux
ressources aux société minières occidentales. L'opinion officielle accuse les Français d'avoir
aidé le régime hutu à se défendre contre les envahisseurs. Aucun historien respectable nie
qu'un génocide a eu lieu. Ce qui est en question, c'est simplement ce qui s'est passé
exactement et qui était responsable. L'opinion du gouvernement français est désormais
l'opinion américaine ; tous les autres opinions sont illégales.
C'était l'opinion officielle, c'est à dire l'opinion de la CIA, qui a été utilisée par l'ancien
Secrétaire général des Nations-unies Kofi Annan pour développer la doctrine de la
responsabilité de protéger, qui permet une intervention militaire pour empêcher un
génocide. Cette doctrine a été utilisée par l'OTAN pour bombarder la Libye en 2011 et a été
invoquée depuis lors, dans la poursuite des intérêts occidentaux impérialistes. Des histoires
officielles sont nécessaires pour la manipulation de la perception du public, si nécessaires
en fait, que des lois doivent être adoptées pour criminaliser ceux qui les contestent.
A peu près à la même époque que la catastrophe soviétique, il y a eu une famine majeure au Niger. De nombreux historiens pensent que le gouvernement français n'en avait pas fait
assez pour atténuer cette famine. En fait, nombreuses sont leurs politiques coloniales qui
ont pu y contribuer. Mais cela n'est pas encore devenu une question légale. Les « historiens »
de la cour ne s'en sont pas encore occupé.
Cependant, des juristes ont parfois leur utilité. Prenons par exemple, le juriste français P.
Guiboud-Ribaud qui avait visité les prisons soviétiques dans les années 1930 et les avait
comparé avec les prisons françaises. Il a narré cette expérience dans son livre Où va la
Russie ?
Son livre était populaire au sein des gens de gauche des années 1930, qui s'intéressaient au
changement des relations sociales de production.
La conclusion de Guiboud-Ribaut, c'était que les conditions de vie dans les prisons et
goulags soviétiques étaient meilleures qu'en France. Sans doute que ce livre rare devrait aussi être mis à l'Index Librorum Prohibitorum de l'orthodoxie libérale. Après tout, il est
assez inacceptable de soutenir qu'à l'époque, la terre des « Droits de l'Homme » ait eu des
standards de vie plus bas que chez ce bon Uncle Joe !
L'holodomor qui vient ?
L'histoire ne devrait pas devenir un outil politique. Si on ne nous permet pas de questionner
le passé, on ne nous permettra pas de questionner le présent. C'est ce que veulent les
législateurs de l'histoire. Ils veulent utiliser l'histoire pour mettre en place l'idéologie
officielle de l'État.
Emmanuel Macron et Joe Biden ont déclaré qu'une crise alimentaire mondiale s'approche.
Nous ne devrions pas ignorer les avertissements.
Le mythe de l'Holodomor va probablement devenir un sujet majeur cette année, alors que
le ravitaillement en céréales va se réduire en résultat de la guerre en Ukraine. Le mythe de
l'Holodomor va être utilisé pour faire survenir la dernière psychopathologie occidentale de
conflit géopolitique : Poutine est le méchant dictateur.
Mais lorsque la nourriture va se raréfier en Occident, les gens intelligents sauront qui seront
responsables : les élites malthusiennes réchauffistes mondiales qui sont obsédées par le
contrôle et la réduction de la population.
Et si l'Ukraine devient la cause d'une famine globale vraiment horrible ? Que tout le monde
emploie un mot ukrainien pour le décrire – l'Holodomor – serait dévastateur.
Et si nos leaders, pour détourner l'attention du fait qu'ils ont causé la guerre en Ukraine, et
qu'ils veulent éliminer des portions entières de la population mondiale, commencent à
prêcher sans cesse sur l'Holodomor de Staline pour accuser Poutine pour la famine
mondiale ?
Éteignez vos écrans de télévision et produisez votre nourriture car bientôt le monde
pourrait apprendre la véritable signification de ce mot ukrainien.
Sans surprise, la récente consécration de la Russie par le pape a provoqué de la polémique à cause de l'utilisation d'un terme souvent associé avec une déesse païenne. Mais si Dieu avait permis cette ambiguïté pour centrer notre attention au premier Samedi saint lorsqu'il est descendu aux enfers ?
« Terre sainte, sainte épouse de Dieu, terre non labourée sauvant le monde. » Canon pour la Sainte communion, ode une, Théotokos
Il y a eu une polémique concernant la formulation de la récente « consécration » de la Russie au Cœur Immaculé de Marie par le pape François dans la basilique St Pierre à Rome lors de la fête de l'Annonciation.
Queen of Heaven (Reine du Ciel) est la traduction en anglais de tierra del cielo en espagnol. Tierra del cielo se traduit par « terre de Ciel ». Que cela veut-il dire exactement et pourquoi cela n'a pas été correctement traduit en anglais ?
Écrivant dans Vatican News, Andrea Tornielo explique que l'expression a été tirée d'un hymne byzantin-slave d'Akathistos. Il serait intéressant de trouver l'expression originale en slavon d'église. Elle daterait semble-t-il du VIIe siècle. Cependant, le Vatican n'a donné aucune explication sur le fait que ce terme a été mal traduit en anglais.
Dans ce qui va suivre, je vais soutenir que le seul bien que l'on peut espérer de cette récente consécration, c'est que la secte moderniste soit annihilée et que la tradition catholique soit restaurée.
La confusion linguistique est une signe que Dieu s'oppose au plan du Nouvel Ordre Mondial pour une nouvelle tour de Babel. Elle souligne aussi la nécessité absolue du latin comme langue universelle de l'Église.
Je proposerai que la version en latin de tierra del Cielo devienne le slogan des traditionalistes.
Je conclurai que la géolâtrie néo-païenne peut paradoxalement susciter en nous la méditation sur la Sainte Mère comme terre pure et édénique, mais le plus important, c'est aussi ce qu'il y a sous la terre, les quatre parties de l'enfer, et par conséquent la dévotion du premier samedi.
« L'œcuménisme » d'Enzo Bianchi
L'inspiration de cette description inhabituelle de Marie vient probablement de l'écrivain italien Enzo Bianchi qui a fondé la communauté monastique de Bose en 1965. Bianchi est un laïc catholique, son monastère comprend des religieuses et accueille également des membres des clergés protestants et orthodoxes dans « l'esprit œcuménique » de Vatican II.
Dans un interview pour KTOTV, Bianchi a utilisé le terme de « terre-ciel » en référence à la tradition italienne de placer des statues de la Sainte Mère portant le Christ mort dans ses bras dans les jardins à l'extérieur des églises. La dévotion de Bianchi pour la Sainte Mère semble sincère. Il s'est exprimé sur son sentiment d'adoption lorsque sa propre mère est décédée.
Le mystique italien a passé quelques années dans un monastère orthodoxe en Serbie. Si Bianchi est à l'origine de cette expression, il est fort probable qu'il soit tombé dessus dans cet endroit. Sur le site du monastère, il y a une belle traduction de cet hymne mais il n y a pas de lien au texte original en serbe.
Bianchi a été impliqué dans le retour de l'icône de Notre-Dame de Kazan en Russie. Si on peut trouver la source originale de l'hymne, cela prouvera au moins la catholicité de l'intention. Sur le site du monastère de Bose, Bianchi explique la signification de terra del cielo :
« Parmi les chrétiens, orientaux comme occidentaux, dans des formulations différentes, l'Assomption-Dormition de Marie est un signal de « réalités ultimes, » de ce qui va se passer dans l'avenir, non seulement au sens chronologique mais aussi au sens figuratif, un signe de plénitude vers laquelle aspirent nos limites : nous sentons intuitivement la glorification qui attend tout le cosmos à la fin des temps, lorsque « Dieu sera tout en tous »(1 Cor. 15:28) et en tout.
Elle est la partie de l'humanité qui a déjà été rachetée, une figure de cette « terre promise » vers laquelle nous sommes appelés, une part de cette terre transplantée aux Cieux. Un hymne de l'église orthodoxe serbe chante à l'attention de Marie « Terre de Ciel, » terre, à partir de laquelle nous sommes formés comme Adam et elle (Gen.2:7) mais terre rachetée, christianisée, transfigurée par les énergies de l'Esprit Saint, terre par conséquent présente en Dieu pour toujours, l'anticipation de notre destin commun. »
Bien sûr, le terme tierra del cielo évoque de façon suspecte la géolâtrie païenne de la papauté bergoglienne : la Pachamama, la déesse païenne sud américaine à qui ont sacrifie des enfants. Mais il pourrait y avoir un autre sens dans lequel le terme terre-Cieux pourrait, deo volente, indiquer notre avenir.
Ce retour à la terre, à la « mère-nature, » l'écologie, l'anti-consumérisme, la fausse solidarité, et l'organicisme : ces mouvements sociaux sont révélateurs d'un désenchantement humain général vis-à-vis du monde post-industriel et technologique.
Alors que le mouvement écologique New-age est manifestement une forme dangereuse de gnosticisme, le mouvement agraire et du « retour à la terre » catholique est réel et important. Néanmoins, l'omniprésence croissante de l'idéologie de la déesse pourrait paradoxalement préparer l'humanité à la maternité divine de la Sainte Vierge.
Le monastère de Bianchi est plutôt symbolique de notre condition et de celle de l'Église. Le cardinal Parolin lui avait demandé de quitter le monastère en 2017, mais il a refusé de partir. Dans l'interview mentionnée plus haut, Bianchi a dit que son saint préféré c'est Jean-Baptiste car c'est lui qui ressemble le plus à l'homme moderne : il échoue à reconnaître le Christ incarné, en dépit du fait qu'il ait préparé l'humanité à son arrivée. C'est une hérésie sur laquelle nous reviendrons dans un moment. Mais tout d'abord, examinons la piété. C'est la vertu qu'on demande dans le premier mystère joyeux du Rosaire : pietatum petimus, nous prions pour la piété.
La mort de la piété
Il convient de remarquer ici que le thème de la Pietà correspond à la sixième douleur de Marie lorsque son Cœur Immaculé est tout ce qu'il reste du Christ dans ce monde. Dans mon article précédent, j'ai fait allusion à la théorie du Père Holzhauser des sept âges de l'Église. Le cinquième âge est caractérisé par le triomphe du pouvoir de l'argent et l'hypocrisie de l'Église, représentée par l'église de Sardes dans le Livre de l'Apocalypse. La théorie de Holzhauser c'est juste cela. C'est l'une des nombreuses façons plausibles de réfléchir sur le monde en terme d'histoire ecclésiale. Personne ne veut insinuer que ce soit sans faille.
Lorsque le Christ est enlevé de la croix, tout ce qu'il reste de Son cœur, c'est le Cœur Immaculé de Sa mère qui est devenue la mère de toute l'humanité.
Lorsque on contemple la Pietà, nous voyons le corps du Christ, après que Son âme descendit in Inferos – soit descendue aux enfers. Mais qu'est-ce que cela signifie ? Le Christ a-t-il souffert en enfer ? Les catholiques récitent cela dans le Credo à la messe, mais cependant peu nombreux sont ceux qui comprennent ce que cela veut dire. Ici, je vais essayer de montrer que la raison pour laquelle personne ne comprend cette expression, c'est parce que l'église moderniste nie la réalité physique de l'enfer.
Descendit ad Inferos
Le deuxième jour de sa mort, le Christ est « descendu en enfer. » Selon St Thomas d'Aquin, il y a quatre niveaux de l'enfer : la Géhenne, le purgatoire (purgatorio), le limbe des patriarches (Limbus Patrum) et le limbe des enfants (Limbus Infantum). Jésus descend dans le limbe des patriarches, celui de tous les justes qui sont morts avant Sa Crucifixion, ouvrant les portes du Paradis.
Bien que le limbe des patriarches est techniquement une partie de l'enfer, c'était l'équivalent du paradis sur terre, mais pas du paradis. En d'autres mots, les justes qui sont morts avant le Christ n'ont pas souffert des tourments de l'enfer et du purgatoire mais il ne jouissait pas de la Vision béatifique qui est le paradis.
Ainsi, alors que les âmes des justes ne souffraient pas du tourment de la Géhenne, ils se languissaient d'être réunis avec Dieu. Par conséquent, Inferos en latin fait allusion à quatre différentes sortes d'enfer.
Jean, celui qui doute ?
J'ai évoqué Enzo Bianchi disant que son saint préféré c'est Jean-Baptiste car ressemblant le plus à l'homme moderne : il manque de reconnaître le Christ incarné, malgré le fait qu'il ait préparé l'humanité à son arrivée. Alors que c'est certainement vrai des modernistes, ce n'est pas vrai de St Jean-Baptiste. Cette hérésie remonte au pape Jean-Paul II, qui manifestement ne comprenait pas le passage dans l'Évangile de Matthieu où St Jean-Baptiste, emprisonné, pose des questions sur le Christ.
Le pape St Grégoire le Grand (604) explique ce passage ainsi :
« Il semble ignorer celui qu’il a lui-même manifesté au peuple, et ne pas connaître le Sauveur qu’il a proclamé si hautement dans ses prédictions, lors de son baptême, et quand il le voyait venir à lui. On peut donner à cette question une solution différente en réfléchissant sur le temps où ce fait s’est passé. Sur les bords du Jourdain, Jean-Baptiste a déclaré que Jésus était le rédempteur du monde; mais dans sa prison il envoie demander s’il doit venir. Ce n’est pas qu’il doute que Jésus soit le Rédempteur promis, mais il demande si celui qui est venu sur la terre en se faisant annoncer par lui, suivra le même ordre pour descendre dans les enfers.
Car Celui que Jean a déjà annoncé au monde en tant que précurseur, il le précède encore aux enfers par sa mort. C’est comme s’il disait : “De même que Tu as daigné naître pour les hommes, fais-nous savoir si Tu daigneras aussi mourir pour eux, de sorte que, précurseur de ta naissance, je le devienne aussi de ta mort et que j’annonce au séjour des morts que Tu vas venir, comme j’ai déjà annoncé au monde que Tu étais venu”.
Jean n'avait aucun doute concernant le Christ mais il s'est rendu compte que son propre martyre était proche et qu'il allait probablement mourir avant le Christ. Il voulait que ses propres disciples voient par eux-mêmes que le Christ était le Messie.
L'offrande de St Jean-Baptiste de descendre dans les limbes des Patriarches démontre sa foi absolue, et non son incertitude. Personne n'avait plus de foi que St Jean-Baptiste. C'était le seul être humain à être né sans péché originel, puisqu'il avait été baptisé dans le ventre de sa mère où il avait tressailli pendant la Visitation de Marie à sa mère Élizabeth.
Ver. 3. Es-tu celui qui doit venir ? (grec : qui vient ?) c'est-à-dire le Messie. Jean le Baptiste avait déjà, à plusieurs reprises, déclaré que Jésus était le Messie. (Jean i). Il ne pouvait donc en douter lui-même, mais il envoya ses disciples pour leur ôter le doute. (Witham) - Saint Jean-Baptiste envoya ses disciples non pas pour satisfaire ses propres doutes, mais pour le bien de ses disciples, qui, aveuglés par l'amour qu'ils portaient à leur Maître, et par une certaine émulation, ne voulaient pas reconnaître que le Christ était le Messie. (Saint Chrysostome dans Baradius) - Cette expression de saint Jean est très remarquée, comme véhiculant une question très particulière. "Dis-moi, dit saint Jean, maintenant que je m'en vais de ce monde, si tu viens pour racheter les patriarches et les saints pères, ou si tu en enverras un autre ?" (saint Thomas d'Aquin). (Saint Thomas d'Aquin) - Et saint Chrysostome l'explique aussi ainsi : " Es-tu celui qui doit venir aux limbes ? " Mais le Baptiste, omettant ce dernier mot, indiqua suffisamment à notre Sauveur quel était le sens de cette question. Saint Jérôme et saint Grégoire disent que, par sa mort, il allait prêcher aux saints pères que le Christ, le Messie, était venu. Jean ne propose pas ici cette question comme ignorant le cas réel, mais de la même manière que le Christ demandait où était couché Lazare. Ainsi Jean envoie ses disciples vers Jésus, afin que, voyant les signes et les miracles qu'il faisait, ils croient en lui. Aussi longtemps que Jean est resté avec ses disciples, il les a constamment exhortés à suivre Jésus ; mais maintenant qu'il va les quitter, il insiste davantage pour qu'ils croient en lui. (Saint Thomas d'Aquin)
Par conséquent, il semblerait qu'il y a ici un double mouvement. Jean envoie ses disciples s'instruire eux-mêmes sur le Messie. Mais la question semble également contenir une signification plus profonde : celle que Jean demande à Jésus s'il va aller ou non avant lui au Limbus Patrum, le limbe des patriarches. Par conséquent, l'emprisonnement de jean pourrait être une préfiguration de l'emprisonnement en enfer.
Les quatre parties de l'enfer
La tradition catholique enseigne qu'il y a quatre parties de l'enfer ou de « l'au-delà » : la Géhenne, le purgatoire, le limbe des enfants et le limbe des patriarches. Limbus Patrum était la partie de l'enfer où allaient les âmes des justes qui mourraient avant la mort du Christ.
Mais lorsque le Christ est descendu dans les limbes des patriarches après sa mort, il est devenu l'équivalent d'un paradis terrestre. C'est pourquoi le Christ dit au bon larron sur la croix : « Aujourd'hui, tu seras avec moi au paradis. »
Le limbe des enfants (Limbus Infantum) est destiné aux enfants non-baptisés qui meurent avant l'âge de raison. Ils vivent dans une extase parfaite mais n'ont pas la vision béatifique. Le limbe des enfants a été défini par plusieurs pères et théologiens de la scolastique de l'Église. Nier les limbes, c'est nier l'importance du baptême, qui est la négation du rôle essentiel joué par St Jean-Baptiste.
De nombreuses personnes soupçonnent une tricherie moderniste avec l'utilisation du terme tierra del cielo pendant la consécration. Ce terme a été utilisé en référence à la déesse de la culture mapuche et autres traditions païennes. Cela semble vrai et cela a pu être une motivation pour cette incorporation.
Mais il y a également une tradition au sein des pères de l'Église qui considèrent l'Incarnation en tant que Verbe prenant racine dans le sol de Marie. Puisque les humains sont faits d'argile, alors le Christ est devenu argile en Marie. En fait, c'est l'une des explications qui ont été données pour le mystère des « vierges noires » vénérées dans plusieurs pays catholiques.
St Jean-Baptiste est l'opposé de l'homme moderne puisque l'essence du modernisme, c'est la négation de l'enfer. Dans son interview avec KTOTV, Bianchi explique que s'il allait au paradis, il demanderait à Dieu pourquoi il fait souffrir des gens innocents sur terre. Mais cela a été expliqué dans le Livre de Job. Tous les catholiques comprennent le paradoxe de la souffrance dans le christianisme, et la raison pour laquelle Dieu fait souffrir le plus ceux qui l'aiment le plus. La tentative de minimiser l'horreur nécessaire de la croix est un autre aspect de l'hérésie moderniste.
Néanmoins, l'idée d'un paradis terrestre a quelque chose d'une séduction captivante. N'est-ce pas l'illusion de tous les gauchistes ? L'illusion de l'utopie ? L'illusion que « un autre monde est possible, » un paradis sur terre ?
Mais il y a une autre possibilité : la destinée de l'Église est de devenir l'Église de toute la terre. L'incorporation de thèmes et de motifs venant des cultures païennes n'a rien de nouveau. L'Église catholique a toujours incorporé des cultures dans laquelle elle avait pris racine.
Il pourrait y avoir une signification dans le retour de la vénération de la déesse, de la géolâtrie, c'est un signe que la terre, le royaume de Satan, est en train de faire une transition vers l'ère mariale, le sixième âge de l’Église, l'âge de la consolation. Dieu va transformer la grande apostasie en grand retour.
Mais le mal invétéré qui s'infiltre dans la hiérarchie de l'Église catholique devra être réduit en cendres. Il est difficile de voir comment des grâces pourraient advenir de cette consécration, ou encore une fois, la confusion, l’ambiguïté, et l'arrogante altération du langage va laisser tant de fidèles dans un état d'anxiété.
Cela dit, il y a eu des moments de beauté : les lignes de Notre Dame de Guadalupe à Juan Diego : « Ne suis-je pas votre mère ? » devraient nous donner du réconfort alors que nous faisons face à la Grande tribulation de la vaccination forcée, des camps de concentration, de la famine, de la guerre et de l'anarchie sociale car il ne peut y avoir de rédemption de l'homme sans souffrance.
En tant que Mère du Christ, Notre Dame est aussi la Mère de l'Église. En tant que chair dans laquelle le Verbe s'est incarné, elle est la co-médiatrice de la grâce. Sans aucun doute, aucun artiste n'a jamais capturé le sens de la tragédie dans le christianisme mieux que la pietà de Michel-Ange. C'est sans doute une image de l'Église de Sardes, où le fils de l'homme est de la matière morte mais Son cœur battant, c'est Sa mère. Cependant, son Cœur Immaculé était le moyen par lequel le Verbe est devenu chair, et l'Eden terre, paradis terrestre.
L'Ukraine renferme 25% des terres noires mondiales (tchernoziom). C'est pourquoi on appelle l'Ukraine le « grenier à blé du monde. » Alors que les perspectives de famine globale ont été confirmées par les présidents américains et français, à cause de la guerre provoquéepar l'OTAN en Ukraine, la dévotion à la Sainte Mère comme médiatrice de toutes grâces va s'accroître.
Notre seul espoir est que Notre Dame comprenne tierra del cielo au sens de terre noire dans laquelle le Fils de l'Homme et la lumière du monde sont greffés, et non de démons tel que Pachamama à qui on a sacrifié des enfants. En Espagne, il y un livre appelé La tierra del cielo, lecturas de mitos chilenos sobre los cuerpos celestes – Terre du Ciel, discours sur les mythes chiliens concernant les corps célestes.
Dans la mythologie mapuche du Wenu mapu, wenu signifie cieux où vivent les déesses, alors que mapu signifie terre où vivent les hommes. Si c'est ce que le pape avait à l'esprit, attendez-vous à une colère divine imminente sur la terre maudite !
Terra del cielo est aussi le nom d'un album du producteur de musique électronique argentin Gabriel Epstein, qui se fait appeler Janax Pacha, le terme quechua pour terre de ciel. La musique d'Epstein est dédiée au démon Pachamama.
Mgr Athanasius Schneider a précisé que plusieurs saints ont utilisé la métaphore de la terre pour décrire la Vierge Marie. St Éphrem de Syrie chante dans ses hymnes de Noël : « La terre vierge d'autrefois a donné naissance à Adam qui est le seigneur de la terre, mais aujourd'hui une autre vierge a donné naissance à l'Adam qui est le seigneur du ciel. »
Saint Jean Chrysostome explique dans De Mutatione Nominum que : « Le mot Eden signifie terre vierge. Or, tel était ce territoire dans lequel Dieu a implanté le paradis. Désormais, la terre vierge est un modèle de la vierge. Puisque la terre, sans avoir reçue aucune graine, a fleuri en paradis pour nous ; alors Marie aussi sans avoir été conçue d'homme a fleuri pour nous le Christ. »
Puisque notre Sainte Mère est la terre dans laquelle le grain pour le pain de la vie va pousser, elle doit être noire. En ces temps sombres, le Saint Esprit veut sans doute nous faire méditer sur le miracle de la photosynthèse, comment la lumière transforme la terre sombre donnant la vie une fois que la graine est plantée.
Pour survivre à la catastrophe qui vient, nous devrons retourner à la terre, produire notre propre nourriture et vivre dans des communautés de type monastiques simples et auto-suffisante, pour que nous, morceaux de terre, obtenions le paradis.
Et si Dieu avait permis à cette polémique de se produire pour que nous nous centrions sur l'idée de la Sainte Mère comme terra celestis ? Que Mgr Schneider ait du fournir une clarification à partir de St Damien, puisque ce grand saint a fait de l'expulsion de tous les sodomites de l'Église sa mission. Il est paradoxal qu'un pape accusé de protéger des pédérastes fasse écho de la description de Marie en tant que terre céleste.
Dans la traduction en français de la prière de consécration publiée sur le site Étoile Notre Dame, « terre de ciel » et « Reine du Ciel » ne sont pas mentionnées. Dans le texte en français, la ligne « Toi, “terre du Ciel”, ramène la concorde de Dieu dans le monde.» manque. C'est une omission curieuse. Cependant, le texte en français posté sur le site du Vatican stipule clairement « terre du ciel. »
Des différentes versions du texte ont-elles circulé avant la consécration ? Les évêques français ont-ils tous reçu la même traduction ? Ici, le problème évident, c'est qu'il n y a pas de version officielle en latin de la prière. L'espagnol a beau être la langue natale du pape et l'italien, la langue de travail du Vatican, le latin est la langue officielle de l'Église. Pourquoi la prière n'a pas été rédigée en latin et récitée dans cette langue par le pape ?
La tour de Babel
Le texte en allemand donne ceci : « ‘Führe, „du Irdische im Himmel“, die Welt wieder zu göttlicher Eintracht.- Dirigez, Ô vous bout de terre au Ciel, le monde de retour à l'accord divin. Il ne dit pas Erde von Himmel qui serait une traduction plus précise de l'espagnol. Les textes en norvégien et en danois suivent le sens de l'allemand mais le texte en suédois fait la même erreur que l'anglais : du Himlens drottning, ce qui signifie « Toi Reine des Cieux. »
Le texte en roumain nous donne : « Pāmānt ridicat la Cer » - la terre élevée aux Cieux. C'est plus clair qu'en espagnol. Le russe « Небесная земля « signifie littéralement « des Cieux la terre. » les autres langues slaves suivent le même schéma.
Il est évident dans mon esprit que, à partir de certaines de ces traductions, tierra del Cielo est conforme à la tradition de Marie terra celestis mais on doit examiner attentivement toutes les traductions postées sur le site du Vatican pour en arriver à une conclusion finale sur le texte.
Sans doute qu'il y a une autre signification que nous pouvons récolter de tout cela. Dieu n'a-t-il pas embrouillé les langues de l'homme lorsque celui-ci a tenté de construire une tour montant vers les Cieux ? Le rêve de reconstruire la tour de Babel n'est-il pas le projet du Nouvel Ordre Mondial ?
En tant que terra celestis, Marie est le seul « bout de terre » qui ne soit jamais allé directement au paradis et aucun terrien n'entrera au paradis sans son intercession.
Samedi saint
Nous avons mentionné le fait qu'Enzo Bianchi, l'homme qui a inventé l'expression « terre de Ciel, » a répandu l'hérésie, suivant en cela le pape Jean-Paul II, que St Jean-Baptiste avait une crise de la foi alors qu'il était emprisonné par Hérode.
On néglige souvent le fait que le message fondamental de Fatima, c'est la réalité de l'enfer. Le premier secret qui a été révélé aux trois enfants Francisco, Lucia et Jacinta, c'était une vision de l'enfer. Notre Dame a assuré aux enfants qu'ils avaient été sauvés avant de leur montrer la vision, pour qu'il ne meurent pas de peur. Notre Dame a expliqué que de nombreuses âmes iraient en enfer. C'est pourquoi elle a demandé qu'une réparation soit faite pour les cinq premiers samedis. Nous devrions nous demander pourquoi ces « premiers » samedis de chaque mois ? Il me semble qu'il y a ici une référence à la descente de son fils dans les limbes des patriarches après Sa mort – le premier Samedi saint.
L'enfer n'est quasiment jamais mentionné par les catholiques modernistes. Des démarches récentes ont été faites pour nier l'existence des limbes, qui ont été définis par les pères de l'Église et des scolastiques pendant des siècles. Le pape François a même nié l'enfer.
Dans son œuvre Le dogme de l'enfer, le père François-Xavier Schouppe donne plusieurs preuves angoissantes de l'existence de l'enfer. Quiconque ne croit pas à l'enfer devrait lire Schouppe ! Le Christ nous alerte sur l'enfer plus de quinze fois dans les Évangiles.
La négation de l'enfer fait partie du caractère efféminé du modernisme, l'idée que Dieu est gentil. Dieu n'est pas gentil ; Dieu est juste. Dieu vomit le catholicisme gentil et tiède de sa bouche ! L'Église a toujours insisté sur la médiation des quatre dernières choses : la mort, le jugement, le Ciel, et l'enfer.
Il y a cinq péchés contre la Sainte Mère, pour lesquels on demande au croyant réparation les cinq premiers samedis : les blasphèmes contre l'Immaculée conception, les blasphèmes contre la virginité perpétuelle, les blasphèmes contre sa maternité divine, et les blasphèmes contre ceux qui cherchent à détourner les enfants de la dévotion envers elle, et les offenses contre sa sainte image.
Le blasphème contre l'Immaculée conception de Marie n'exige pas d'action de réparation puisqu'elle était la receveuse passive de ce don mais les quatre autres blasphèmes restants exige la confession, la communion, le Rosaire et quinze minutes de méditation pendant les cinq premiers samedis.
Pendant la confession, on purifie l'âme, réparant ainsi le blasphème contre sa virginité perpétuelle. La confession prépare également l'âme pour la première dernière chose : la mort.
Dans la communion, on rencontre le Christ comme Pain de la vie. Jésus a été « mis au tabernacle » dans les entrailles de la Sainte Mère. La communion honore la maternité divine de Marie. La deuxième dernière chose, c'est notre rencontre avec la deuxième personne de la Sainte Trinité : le Christ dans le jugement.
En récitant le Rosaire, nous nous engageons activement dans la guerre spirituelle contre le diable, par la dévotion à la Sainte Mère. Le troisième acte peut réparer la lâcheté et l'aspect efféminé de l'athéisme. La récitation du Rosaire construit la puissance spirituelle nécessaire pour combattre dans des possibilité du paradis, la troisième dernière chose.
Finalement, le quatrième acte de réparation exige la méditation. Nous devrions méditer sur toutes ces âmes tombant comme des confettis dans les feux de la Géhenne. Nous devrions nous souvenir des milliards de nourrissons tombant le paradis indolore du Limbum Infantum, mais privés de ce pour quoi leurs âmes avaient été créées : la vision béatifique.
Conclusion
Nous ne devrions rien attendre de la dernière consécration ratée de la Russie par le Vatican. Nous pouvons uniquement espérer que les Cieux vont punir les réprouvés dans l'Église et purifier la terre. Nous devrions participer à cette lutte par les dévotions des premiers samedis.
Les modernistes ont fait depuis longtemps une dérision des samedis depuis longtemps, en célébrant la messe les samedis soir, pour que les gens puissent faire des choses plus importantes le dimanche. Les talmudistes veulent que les chrétiens deviennent noachides, soumis à leurs lois sataniques. Pour eux, les Juifs vont se reposer les samedis mais les chrétiens n'auront aucun repos le dimanche.
Les talmudistes sont les enfants de samedi, le jour où le corps du Christ repose dans la tombe après l'avoir assassiné. Nous disons à eux et aux « œcuménistes » modernistes que les samedis seront des jours supplémentaires de pénitence pour nous pour leurs péchés et leurs blasphèmes contre l'unique véritable Église de Dieu.
Le samedi, nous penserons à la foi inébranlable de St Jean-Baptiste, pré-baptisé par la terra celestis, Jean-Baptiste qui, emprisonné ensuite par la tyrannie, est allé heureux dans les limbes des patriarches, pour amener la Bonne-Nouvelle.
Les modernistes ont enfermés les croyants dans un Limbus Patrum spirituel, où ils attendent une intervention divine. Ils tordent et manipulent le langage, participent régulièrement aux cinq péchés contre notre Sainte Mère, et semblent déterminés à amener un châtiment de l'humanité sans doute jamais connu « depuis les jours de Noé. »
Pourquoi la Russie est-elle la Troisième Rome ? Quels sont les erreurs de la Russie ? Le pape François va-t-il consacrer la Russie au Cœur Immaculé de Marie ? Quel est le message caché dans le drapeau ukrainien ?
En 1198, lorsque les Mongols commencent leur invasion du territoire du Rus' de Kiev, une flamme jaune et brillante est apparu dans le ciel bleu au dessus de la colline de Potchaïev en Ukraine.
Les Moines de Potchaïev fuyaient l'invasion tatare. S'agenouillant devant la flamme, les moines ont discerné l'image de la Sainte Mère.
Elle est descendu dans une colonne de feu et a laissé sur un rocher une empreinte du pied de la Sainte Mère. Un monastère a été construit à cet endroit et de nombreux miracles venant de l'eau qui s'en écoulait ont été constatés.
L'empreinte de pied de Notre Dame dans la roche est encore visible aujourd'hui au monastère de Potchaïev.
Dans ce même monastère, l'icône de Notre Dame de Potchaïev est suspendu. L'icône a été offerte par un métropolite grec de Constantinople au monastère en 1559. Plus de 539 miracles ont été attribués à l'icône.
Le miracle associé à l'icône le plus spectaculaire s'est produit pendant l'invasion turque de 1675. La population locale a trouvé refuge dans le monastère et a prié pour l'intervention de Notre dame de Potchaïev. Elle est apparue au dessus du monastère, le protégeant des flèches turques avec son manteau bleu et blanc. Elle était accompagnée par Saint Job de Potchaïev et une armée d'anges brandissant des épées.
Nombreux sont ceux qui se sont référés à Notre Dame comme la Voïvode, ou seigneur de guerre, et l'hetman, ou gouverneur. L'une des nombreuses étymologies du nom Marie est rebelle. Car c'est par elle que les hommes vont se rebeller contre la tyrannie de Satan.
Une célèbre ballade russe raconte cette histoire :
Oh la rose de l'étoile du soir,
Elle reste au dessus de Potchaïev
Au loin, une fière horde turque s'est rassemblée
Cernant la Lavra comme un nuage noir.
Les Turcs et les Tatars ont assiégé les portes,
pour faire la guerre contre le monastère, pour envahir,
« Notre Dame de Potchaïev va nous sauver ! »
Les chrétiens espéraient et priaient.
Le père Zalilo s'est levé de sa cellule,
Il pleurait à chaudes larmes :
« Sauvez Ô Mère de Dieu ! Sauvez-les !
Le monastère se meurt ! »
Elle est venue ! Elle est venue ! La Mère de Dieu !
Elle a éclipsé le soleil,
elle a renvoyé les balles, et a châtié les Turcs,
Elle a sauvé le monastère, les chrétiens avaient gagné.
Nous tous, chrétiens,
Nous consacrons de nouveau nos vies à Dieu,
Et à Notre Dame de Potchaïev,
Pour toujours nous ferons les louanges.
En Occident, peu nombreux sont ceux qui ont entendu parler de l'Empreinte de Potchaïev ; et ceux qui savent quelque chose de l'histoire de la Russie sont encore moins nombreux. L'histoire de l'Ukraine, c'est l'histoire de la Russie. La nation russe s'est formée à Kiev. L'Ukraine pourrait-elle être le lieu où Notre Dame écrasera la tête du serpent?
Russie, la troisième Rome
La Russie, en tant qu'état-civilisation chrétien, a commencée avec le baptême de Vladimir le Grand en 987. En 988, Vladimir a exhorté ses sujets à demander le baptême. Ils ont été des milliers à se faire baptiser dans le Dniepr. Kiev a toujours été le siège de la Rus'. Quiconque laisse entendre autre chose ne connait rien sur la région frontalière, la périphérie de la Russie, l'Ukraine.
Dans son articleSur l'unité historique des Ukrainiens et des Russes, le président Poutine explique que la Russie est pour l'essentiel trinitaire : la Velikorossiya (Grande Russie), Belorossiya (Russie Blanche) et Malorossiya (Petite Russie, Ukraine). Ces trois pays sont russes, bien que chacun soit distinct.
Poutine admet que l'Ukraine fait l'objet d'une lutte acharnée entre la Russie à l'Est et les Polonais, les Lituaniens et les Allemands à l'Ouest.
Lors des apparitions de Fatima en 1917, Notre Dame a averti que si le monde ne se détournait pas du péché, la Russie « répandrait ses erreurs à travers le monde. » Les erreurs de la Russie n'étaient pas uniquement la révolution communiste qui était sur le point de se produire cette année-là, mais c'était aussi les erreurs du matérialisme et de l'athéisme en général.
Mais la première grande erreur de la Russie, c'était le refus d'être assujetti à l'autorité du pape comme vicarius Christi.
Une autre erreur de la Russie qui s'est répandue parmi les cercles catholiques traditionnels, c'est l'idée que si on a une messe en latin valide, tout ira bien.
L'église orthodoxe russe est impressionnante extérieurement, avec beaucoup de faste, de cérémonie et de dévotion sincère, mais cela ne change ni expie les erreurs fondamentales de doctrine. La véritable Église, c'est le véritable dépôt de la foi.
Au XXe siècle, c'était bien sûr les erreurs de Lénine, Bakounine et Trotsky mais ces dernières ont eu l'impact le plus profond en constituant ce à dont on se réfère désormais sous le nom de « gauche. »
Ces erreurs se sont répandues à travers le monde, inspirées par une longue liste de charlatans et de pseudo-philosophes de Darwin à Dawkins.
Au XIXe et au XXe siècles, de nombreux russes ont émigrés aux États-Unis, amenant leurs erreurs avec eux. Le linguiste américain Noam Chomsky en est un bon exemple. Son père William était un savant talmudiste et linguiste. Noam a simplement continué sur les idées de son père, mais dans une forme nouvelle : le gauchisme petit-bourgeois, ou « activisme » comme il est convenu de l'appeler. Le genre d'activisme qui permet de continuer à enseigner dans une université respectable une vie entière tout en étant appelé « le plus important penseur d'Amérique » par le New York Times.
Il y a seulement quelques mois, Chomsky a déclaré que les gens qui refusent les inoculations de Big Pharma devraient être envoyés en camps de concentration. Au final, c'est la seule idée que l'histoire retiendra de Chomsky.
Saul Alinsky est un autre exemple de Russie répandant ses erreurs. Gourou d'Hillary Clinton et de Barack Obama, Alinsky est l'architecte de la gauche woke américaine actuelle.
On se souviendra d'Alinsky pour ceci :
« De toutes nos légendes, de notre mythologie et de notre histoire (et qui peut savoir où s'arrête la mythologie et où commence l'histoire), ou qui est quoi, c'est le tout premier radical connu de l'homme qui s'est rebellé contre l'ordre établi et l'a fait si efficacement qu'il a au moins gagné son propre royaume. »
Qui peut douter de cela désormais ? Par conséquent, quelle est la signification de cette tragédie en Russie ? J'hésite à dire « Ukraine » car une telle entité n'existe pas ; il y a seulement une Russie trinitaire.
Rome s'est séparée en deux sous Constantin. La capitale orientale de l'empire, c'était Constantinople. Au Ve siècle, l'Empire d'Occident est tombé mais l'Empire Romain d'Orient a subsisté.
Avant la conversion des Russes au christianisme au Xe siècle, Vladimir le Grand avait envoyé des émissaires dans la Chrétienté latine en Occident et dans la Chrétienté grecque ou byzantine en Orient. Les émissaires ont rapporté qu'ils n'avaient jamais expérimenté quelque chose d'aussi beau que le rite byzantin.
La Russie s'est convertie et a adopté les traditions byzantines, Ivan le Terrible (1530-1584) s'est donné le titre de Caesar (tsar) des Russes. En conséquence, la Russie allait être à Byzance ce que la France était au catholicisme romain, c'est à dire l'armée de la Chrétienté.
Les tsars de Russie ont emprunté à l'Empire byzantin tardif le symbole de l'aigle à double tête.
Si Byzance était la deuxième Rome, la Russie allait être la troisième. Parmi tous les leaders occidentaux, le président Macron a eu le plus proche contact avec le président Poutine depuis le début de la crise ukrainienne.
Ici, symboliquement, nous pourrions avoir à l'esprit les origines du Grand Schisme dans l'Église catholique lorsque les Francs ont commencé à exercer leur autorité sur la péninsule italienne, au grand dam des exarques byzantins.
Les luttes géopolitiques entre les Francs et les Byzantins ont été exacerbées par la crise de l'autorité entre le pape évêque de Rome et le Patriarcat de la « nouvelle Rome » Constantinople. En 1054, les catholiques orientaux ont commencé à se nommer les vrais chrétiens, ceux qui avait le « juste dogme, » l'orthodoxie.
Bien que les différends concernant la nature de la Sainte Trinité sont fondamentaux pour comprendre la différence entre l'orthodoxie et le catholicisme, l'erreur fondamentale de la Troisième Rome, c'est la subordination de l'Église à l'État.
A Byzance, l'empereur avait plus de pouvoir pour nommer et déposer le patriarche de l'Église.
Dans le Saint empire romain d'Occident reconstitué, la question de la suprématie papale a été résolue de façon spectaculaire en 1077 lorsque Henri IV s'est prostré devant le pape Saint Grégoire VII au château de Canossa. L'empereur du Saint-Empire était vêtu en tenues jaunes pour manifester sa pénitence.
A l'époque, il y avait eu de nombreuses controverses sur la validité du pontificat du pape Grégoire VII. Il avait été le premier pape a être élu suite à une acclamation publique. De nos jours, il y a quelque chose qui ressemble à un mouvement massif appelant l'archevêque Vigano à être pape.
On peut s’interroger si le nom de « Ukraine » qui signifie « périphérie » en Russe, désigne le site où la bataille humaine historique et terrestre contre le mal passe par le domaine spirituel, et si l'Ukraine ne serait pas, en un sens, la frontière finale de l'humanité.
Pour le père de la géopolitique Halford Mackinder, l'Ukraine était le point stratégique essentiel divisant la masse continentale eurasienne de la péninsule européenne. Par conséquent, il est essentiel pour les Anglo-Américains de diviser l'Île-Monde à cet endroit.
Mais ici, ce qui m'intéresse le plus, c'est d'explorer la signification de la crise ukrainienne au niveau eschatologique plus qu'au niveau géopolitique, étant donné que le pape François va consacrer, Deo volente, la Russie au Cœur Immaculé de Marie ce vendredi (25 mars - NdlT).
La secte jaune et bleue
De nombreux analystes ont remarqué que le thème du bleu et du jaune a en fait commencé en 2020 pendant les confinements du COVID-19. Par exemple, un bon nombre de symboles officiels en Grande-Bretagne et en Irlande étaient bleus et jaunes. Est-une coïncidence ou est-ce que quelque chose de spirituel se produit ici ? Cette vidéo prouve exactement que ce bleu et ce jaune étaient omniprésents tout au long de l'année passée dans les reportages des grands médias sur le Covid-19.
La preuve indique fortement que les organisateurs de la secte covidienne avaient anticipé la guerre en Ukraine deux ans en avance.
En Irlande notamment, où des prêtres catholiques déments ont attaqué l'ambassade de Russie et ont appelé à la violence contre les Russes, c'est comme si le bleu et le jaune étaient devenus les symboles d'une secte pernicieuse. L'Irlande est désormais prête à accueillir 200.000 migrants ukrainiens, plus que n'importe quel autre pays d'Europe.
La franc-maçonnerie est souvent appelée « la loge bleue de la franc-maçonnerie. » Pour les francs-maçons, le bleu représente la fraternité spirituelle et le « Grand Architecte » de l'univers. Mais le dieu de la franc-maçonnerie n'est rien d'autre que Satan. Le compas et la règle jaunes représentent l'orgueil et la perversion de Satan qui est incapable de repentance pour sa rébellion contre Dieu.
La couleur de la perdition
Au XVIe siècle, l'Église catholique a mis en place l'Inquisition pour juger les hérétiques et les Conversos. Les Conversos étaient des Juifs qui prétendaient être chrétiens mais pratiquaient en secret le culte talmudique. Nombre d'entre eux avaient infiltré l'Église et l'État, corrompant la société. Une grande partie de ce que les gens pensent savoir sur l'inquisition espagnole est un mensonge écrit par des protestants, des libéraux et des Juifs.
L'Église devrait mettre en place une autre Sainte Inquisition car il y a bien trop de satanistes aujourd'hui qui souillent le Corps Mystique du Christ. Pendant la Sainte Inquisition, des hérétiques et des Conversos étaient vêtus de robes jaunes appelées Sanbenitos.
Le jaune servait à leur rappeler les feux de l'enfer. Pendant le confinement du coronavirus (couronne empoisonnée), le bleu et le jaune étaient les couleurs de notre nouvel asservissement sous le Royaume de la Couronne empoisonnée.
Assez curieusement, le seul pays occidentaux à n'a pas avoir succombé à la tyrannie du coronovirus était la Suède avec sa croix jaune sur fond bleu !
Mais le thème du bleu et du jaune est resté une fois que les restrictions aient été levées.
Cette fois, c'est un pays dont le nom désigne étymologiquement la condition humaine de notre temps. L'homme a traversé la frontière et est entré dans l'abysse. Et quels gens ce meilleur des mondes a en lui !
Mais le jaune n'a pas toujours un sens. Par exemple, le jaune dans le drapeau du Vatican se réfère tout simplement aux couleurs du Sénat romain. Nous y reviendrons.
Comédiens, ventriloques, travestis et mignons : l'Ukraine est un cauchemar post-moderne et post-humain où des acteurs qui jouent au président sur l'écran bondissent des téléviseurs et commencent à donner des ordres.
C'est un monde où les néo-nazis sont main dans la main avec des sionistes, tous animés par une haine débordante contre la Russie.
L'Ukraine, c'est l'anti-inquisition : tous les hommes sains et honnêtes sont jugés par le diable.
La couleur de la foi
Qu'en est-il du bleu ? Si le jaune est la couleur de notre honte, de la pénitence et des flammes de l'enfer, alors le bleu est la couleur de la vraie religion. Le bleu est la couleur de notre espérance.
Voici ce qu'explique le père Hardon dans son Modern Catholic Dictionary : « Il indique la constance, la fidélité, la sincérité et l'aspiration. C'est la couleur qui est particulièrement associée avec la Sainte Vierge. » Le bleu est vita dulcedo spes nostra – notre vie, notre douceur, et notre espoir.
Voici ce qu'a écrit l'artiste Yves Klein, qui a dédié toute son œuvre à la couleur mariale : ‘‘Le bleu n’a pas de dimension, il est hors dimension, tandis que les autres couleurs, elles, en ont. »
Le philosophe Gaston Bachelard a déclaré : « D'abord il n y a rien, ensuite il y a un rien profond, puis une profondeur bleue. »
L'homme, asservi par l'irrationalité, va-t-il finalement faire un saut dans la foi, du rien vers le bleu ? Le salut viendra-t-il, pour ainsi dire, du bleu ?
L'armée bleue de Marie
En 1918, dans la Russie bolchévique, l'une des icônes les plus importantes du christianisme russe a été perdue : Notre Dame de Kazan. L'icône a été retrouvée en 1970 par l'Armée bleue de Notre Dame de Fatima, une organisation dévouée à répandre le message de Fatima à travers le monde.
Elle a été conservée à Fatima et devaient être retournée en Russie après qu'elle ait été convertie à la vraie foi, mais elle a été donnée au pape Jean-Paul II en 1993, qui l'a rendue à l'église orthodoxe.
L'armée rouge de Joseph
Datant du XIIIe siècle, la Kazanskaya a été souvent transportée sur les champs de bataille par des prêtres russes accompagnant les soldats.
Avant les batailles de Stalingrad et de Leningrad, les soldats priaient devant une reproduction de l'icône de Kazan et les prêtres les transportaient sur les champs de bataille. Il y a des récits de soldats allemands voyant des images de la Sainte Mère dans le ciel au dessus de Stalingrad.
Selon son garde du corps Yu Sololiev, Staline avait une reproduction de l'icône de Kazan dans son bureau au Kremlin devant laquelle il priait seul.
A partir du milieu des années 1930, la politique soviétique envers la religion a commencé à changer. Les églises ont commencé à ouvrir et le gouvernement soviétique a recherché la compréhension avec la hiérarchie orthodoxe. Le 4 septembre 1943, Staline a rencontré le patriarche de l'Église orthodoxe russe Serius Stragorsky et a promis le soutien total du gouvernement soviétique à l'Église. Pâques a été de nouveau célébrée en Union Soviétique dès 1944.
Persécution religieuse en Russie
On a beaucoup écrit sur la persécution des chrétiens de la part des Bolchéviques mais rares sont ceux qui se rendent compte que l'une des raisons pour laquelle le pape Benoît XV n'avait pas consacrée la Russie au Cœur Immaculé de Marie, c'est qu'il croyait que les communistes aideraient l'Église catholique à prendre pied en Russie orthodoxe.
En fait, Lénine avait été initialement bon pour le catholicisme. Les catholiques avaient le droit de tenir des processions pour la Fête dieu pour la première fois sous Lénine. C'est seulement lorsque la question de la loyauté à l'état s'est crispée avec la montée du fascisme en Europe, et la politique amicale du Vatican envers ces régimes, que l'Église a commencé à dénoncer l'oppression.
L'oppression des prêtres russes s'est bien produite en URSS mais le compte-rendu du père jésuite Edmund Walsh est extrêmement sujette à caution. Walsh allait ensuite fonder l'École des affaires étrangères de l'Université de Georgetown. On peut voir les fruits de l'œuvre de Walsh dans les desseins malfaisants des diplômés de cette école : le directeur corrompu de la CIA George Tenet, Bill Clinton, Madeleine Albright et Carrol Quigley.
On pourrait soutenir que, avec le pontificat de Benoît XV, la principale erreur de la Russie, celle du matérialisme, avait déjà pénétré dans l'Église. Benoît XV aurait pu effectuer la consécration mais il a opté pour des manœuvres géopolitiques, puis a accusé les bolchéviques lorsque les activités douteuses du « Black International » jésuite ont été dévoilées.
Pour ceux qui croient que je suis dur avec l'Église catholique : y a-t-il une quelconque preuve que le père Walsh a eu des ennuis avec les autorités américaines pour s'être levé pour le travailleur et les pauvres contre les intérêts capitalistes ?
Cependant, il y a eu des universitaires jésuites à l'époque qui pensaient que ce que les Soviétiques essayaient de réaliser était plus proche de la vision sociale catholique que n'importe quoi d'autre en Occident. Par exemple, le père Devane en Irlande admirait les mouvements de jeunesse soviétique qui promouvaient le sport, la santé physique et le patriotisme.
Il est peut-être possible que si Staline, ou le « prêtre » comme ses camarades l'appelaient, n'avait pas été assassiné par le complot d'un docteur juif en 1953, la Russie se serait convertie plus tôt. Mais si Staline était déjà en train de revenir vers la foi dans les années 1940, le Vatican allait dans la direction opposée.
En 1950, le pape Pie XII a publié l'encyclique Humani Generis qui prétendait défendre la doctrine contre les erreurs du modernisme mais en fait a fait l'opposé : elle permettait la possibilité d'une évolution corporelle. Bien que ce soit nié par ses défenseurs de nos jours, elle a ouvert la porte à l'obscurantisme mystique de Teilhard de Chardin et l'apostasie évolutionniste ultérieure des modernistes de Vatican II.
Le sixième âge de l'Église
Pourquoi le Cœur Immaculé de Marie est-il important ? Lorsque Jésus est apparu à Sainte Marguerite Marie-Alacoque au XVIIe siècle, il a demandé que la France soit consacrée au Sacré Cœur de Jésus par le roi Louis XIV. Cette consécration n'a jamais été effectuée. Cent ans plus tard, le roi Louis XVI a été décapité. La nation des Francs avait été essentielle dans la résurrection de l'Empire Romain d'Orient. La France avait été le bras armé de l'Église depuis le baptême du roi Clovis en 496.
Jésus a expliqué à Sainte Lucie de Fatima qu'il demandait au pape de consacrer la Russie au Cœur Immaculé de Marie pour que le monde l'honore comme la chair dans laquelle le Verbe est devenu homme.
Lorsque le Christ est descendu de la croix, Marie endure la sixième de ses sept douleurs. Mais la sixième douleur de Marie correspond à sa sixième joie à la Pentecôte, la venue du Saint-Esprit. Jésus appelle le Saint-Esprit le Paraclet, qui est le grec pour consolateur. Le sixième âge de l'Église sera l'âge de la consolation et de la confraternité globale.
Dans son livreL'histoire des sept âges de l'Église catholique, le père Holzhauser a démontré que les sept églises d'Asie mentionnées dans le Livre de l'Apocalypse représentent les sept âges de l'Église catholique. Chaque âge a un thème particulier. En suivant le schéma d'Holzhauser, nous arrivons actuellement à la fin du cinquième âge, qui correspond à l'Église de Sardes.
Sardes était renommé pour sa richesse, tel une cité de Lydie où la monnaie a été inventée. On pense ici à la collusion du Vatican avec la Cité de Londres et le District de Columbia. Pour expliquer la signification possible du livre de l'Apocalypse pour l'Église, voici ce qu'écrit Patrick Coon :
« L'Église devenant souterraine correspond beaucoup à la fin du cinquième âge de l'Église comme l'a prophétisé le Vénérable Père Holzhauser »
Apoc. 3 1-5 « Écris encore à l'ange de l'Église de Sarde : Voici ce que dit Celui qui a les sept Esprits de Dieu et les sept étoiles : Je connais tes œuvres : tu as le nom de vivant, mais tu es mort. (Modernisme, Vatican II, « Rome a perdu la foi »). Sois vigilant et affermis le reste qui allait mourir (la tradition catholique et ceux qui subsistent). ; car je n'ai pas trouvé tes œuvres parfaites devant mon Dieu (le missel de 1962 de l'archevêque Bugnini et les traditionalistes convenables qui ont quitté le champ du combat). Souviens-toi donc de l'enseignement que tu as reçu et entendu ; garde-le et repens-toi (l'archevêque Lefebvre transmettant ce qu'il a reçu, les traditionalistes restants qui n'ont pas quitté le champ du combat). Si donc tu ne veilles pas, je viendrai à toi comme un voleur, sans que tu aies su à quelle heure je viendrai à toi (les traditionalistes se compromettant avec la Rome apostate). Pourtant tu as à Sardes quelques hommes qui n'ont pas souillé leurs vêtements ; ils marcheront avec moi en vêtements blancs, parce qu'ils en sont dignes. (Évêques, prêtres et fidèles de la résistance demeurant dans le champ du combat et allant en clandestinité). Celui qui vaincra sera ainsi revêtu de vêtements blancs ; je n'effacerai point son nom du livre de la vie, et je confesserai son nom devant mon Père et devant ses anges. (Gloria Nostra est in Cruce, Deo Gratias). »
Le sixième âge amènera l'église de Philadelphie, d'amour fraternel. Holzhauser croyait que ce serait l'âge d'or de l'Église correspondant à l'homme tel que Dieu l'avait conçu, crée le sixième jour.
Le sixième âge amènera l'église de Philadelphie d'amour fraternel. Holzhauser croyait que ce serait l'âge d'or de l'Église correspondant à l'homme tel que Dieu l'avait conçu, crée le sixième jour. Depuis la création, c'est le but de Satan d'empêcher l'homme d'entrer dans le septième jour où il entre en communion avec le Christ.
Holzhauser a expliqué que le sixième âge réconcilierait la foi et la raison, la science et la religion. En d'autres mots, le sixième âge sera technologique (dans le vrai sens du terme) plutôt que technocratique.
Si nous observons avec honnêteté les sacrilèges et l'apostasie de l'Église depuis Vatican II, il serait malhonnête d'écarter la validité de l'argument sédévacantiste : puisque les catholiques doivent obéir au pape, et puisque le pape en tant que vicarius Christi ne peut pas se tromper, on peut uniquement conclure que le siège de Pierre est vide. Bien sûr, ce n'est pas une hypothèse satisfaisante.
Mais les sédévacantistes n'affirment pas que c'est satisfaisant. La vérité, c'est qu'on ne peut tout simplement pas comprendre ce qui arrive à l'Église car personne n'a une compréhension totale du Corps Mystique du Christ.
Les défenseurs de Vatican II ont évoqué une « nouvelle évangélisation » et une « Pentecôte nouvelle. » Cependant, c'est l'inverse qui s'est produit. Désormais le pape François parle de fraternité. Et si Dieu a permis Vatican II de se produire pour que la signification profonde d'une nouvelle Pentecôte et un nouvel âge de confraternité survienne par la Seconde Passion de l'Église ?
La consécration
Plusieurs tentatives ont été faites pour consacrer la Russie au Cœur Immaculé de Marie. Elles ont toutes échoué. Dans chacun de ces actes verbaux, quelque chose d'essentiel manquait. Le pape Jean-Paul II a consacré le monde à Marie en 1984 mais n'a pas mentionné la Russie en particulier. Il suivait le pape Pie XII qui avait consacré le monde en 1942 mais n'a pas mentionné la Russie.
Satan ne veut pas que la Sainte Mère ait l'initiative en Russie car il sait qu'en Russie, la dévotion au Theotokos est profonde, et plus de bébés sont tués dans les ventres de leurs mères en Russie que dans n'importe quelle autre nation sur terre. En théorie, la Russie est un état-civilisation chrétien et la Vierge Marie est, historiquement et au niveau mystique, sa tsarina, mais la consécration de la Russie doit être effectuée correctement pour que la Russie devienne pleinement chrétienne.
Le pape François a promis de consacrer la Russie et l'Ukraine au Cœur Immaculé de Marie ce 25 mars ; mais notre Dame n'a pas parlé de l'Ukraine. Est-ce que cela a de l'importance ? Elle a aussi demandé que le pape ordonne à tous les évêques du monde de se joindre à lui dans la consécration au même moment. Le pape François a « invité » les évêques à la faire. Est-ce cela un ordre ?
Le pape François est-il même le véritable pape ? Est-il anti-pape ? Le siège pontifical est-il vacant ?
Le pape explique désormais qu'il va consacrer « l'humanité » et en particulier la Russie et l'Ukraine au Cœur Immaculé de Marie ; mais elle n'a pas demandé la consécration de l'humanité ! Pourquoi ces hommes arrogants ne peuvent-ils pas faire ce qu'on leur a demandé ? Sont-ils autant stupides et incompétents qu'ils ne peuvent suivre des ordres simples ? Ou cela sera-t-il un autre farce ? Si c'est une farce, le ciel bleu pourrait devenir jaune lorsque le feu tombera des Cieux. Cela a été prédit par de nombreuses prophéties.
Si la consécration est réalisée de façon valide, la Russie ne peut pas se soumettre à l'autorité du pape s'il ne défend pas la vraie foi. Rome corrigera-t-elle ses propres « erreurs de la Russie » et restaurera, pour ainsi dire, « l'orthodoxie » ?
Les catholiques craignent que la consécration soit encore bâclée, cela pourrait entraîner la perte de la foi chez de nombreuses personnes. Si le pape François est un anti-pape, alors réaliser une autre consécration erronée va servir à se moquer de Notre Dame de Fatima, et les catholiques traditionnels qui lui sont dévoués.
Le Père Kramer a affirmé qu'en 2013, le président Poutine a demandé au pape de consacrer la Russie mais le souverain pontife a refusé.
Poutine est-il réellement chrétien ? Est-il franc-maçon ? Il semble souvent être les deux. Il semble être, comme Churchill l'a dit de la Russie : « La Russie est un rébus enveloppé de mystère au sein d'une énigme. »
La crise en Ukraine concerne la construction d'un super-état européen. Xavier Solana a affirmé que l'UE est un « laboratoire en vue d'un gouvernement mondial. » Le bleu et le jaune sont les couleurs du drapeau de l'état-mondial Union Européenne.
Mais aucun homme ne va défier la volonté des Cieux. L'inspiration du drapeau de l'Union Européenne est venu du catholique français Arsène Heitz. Le fond bleu et la couronne de douze étoile symbolisent Notre Dame de l'Apocalypse.
Si la Russie est consacrée, l'humanité entrera dans ce que le père Holzhauser appelait le sixième âge de l'Église, l'âge de Philadelphie, de la fraternité universelle.
Se pourrait-il, par quelque rebondissement de la providence, que la récente encyclique du pape François, Fratelli Tutti, aille dans cette direction ?
Allons-nous être témoins de ce que le pape François aime appeler une « surprise de l'Esprit Saint?
Les réflexologues explique qu'on peut tout dire d'un corps humain à partir des pieds. Dans les Écritures, le lavement des pieds représente l'acte ultime d'humilité et de charité : le Christ lave les pieds des apôtres.
Le pape François a causé beaucoup de scandale en brisant les règles du lavement de pieds. Il a mis un point d'honneur à apparaître comme un grand ami des pauvres et des nécessiteux : détenus, migrants, handicapés, etc.
Cette image franciscaine contraste visiblement avec l'homme qui semble le plus chez lui en compagnie de milliardaires athées et de dictateurs mondialistes.
John Allen a déclaré sur CNN que « François est tellement identifié dans l'esprit populaire avec ce type d'amour pour les gens ordinaires, et en particulier, l'amour pour les gens brisés et blessés, qu'avoir un besoin spécial pour un goût de l'amour de Dieu que ce genre de choses leur offre est devenu, si je peut dire cela, l'un des gestes significatifs de son pontificat. »
Je n'essaye pas de vous convaincre que parfois il puisse y avoir quelque chose d'équivalent à un minimum de vérité quelque soit le sujet sur CNN ! Mais je conseille de garder un esprit ouvert. Cela ne signifie pas qu'il faille oublier tout ce que l'archevêque Vigano a révélé sur les crimes de ce pontificat.
Nous ne nous faisons pas d'illusions sur Jorge Bergoglio, mais le diable lui-même pourrait consacrer la Russie si Dieu le lui commande.
Sans doute que nous sommes dans l'espace frontalier entre ratio et fides, raison et foi. Le monde est devenu une Ukraina infernale. Et si les moines russes sur le Mont Potchaïev avait vu l'avenir ? Et si la flamme jaune dans le ciel bleu avait présagé le feu descendant des Cieux et le pied sacré qui écrase la tête du Serpent ?
Nous ne nous méritons pas la paix. Nous méritons le feu des Cieux. Mais le 25 mars, les catholiques vont se vêtir spirituellement dans un jaune de pénitence, saisir leurs chapelets et prier en bleu.
Conclusion
Les démonologues expliquent que, lorsque la Vierge Marie apparaît, elle montre toujours ses pieds. Cela remonte au récit de la Reine de Saba dans l'Ancien Testament. Le roi Salomon regardait ses pieds pour être sûr de ne pas être trompé par un démon. Dans les fausses apparitions de Garabandal et de Medjugorje, les démons déguisés en Notre Dame ne montrent jamais leurs pieds.
L'empreinte de pied de Notre Dame à Potchaïev est « l'empreinte carbone » qui fait réellement peur aux oligarques. Il est dit dans Genèse 3:15 : « Et je mettrai une inimitié entre toi et la femme, entre ta postérité et sa postérité ; celle-ci te meurtrira à la tête, et tu la meurtriras au talon. »
La mystique Bienheureuse Elena Aiello a prophétisé que la Russie envahirait l'Europe et placerait son drapeau sur le Vatican. Depuis la création du Vatican en 1929, l'Église est sur une pente descendante.
En fait, nombreux sont ceux qui pensent que la Cité du Vatican forme un pouvoir avec la Cité de Londres et le District de Columbia. On dit que le drapeau jaune et blanc du Vatican remonte au Sénat romain. Il n'a apparemment pas de signification religieuse. Il est sans doute approprié pour le Vatican actuel, qui est la force motrice du Nouvel Ordre Mondial sans dieu.
Le Vatican n'est pas l'Église. L'Église est le Corps Mystique du Christ ; le Vatican est l'entité politique et exécutive qui date seulement de 1929. Sous bien des aspects, il est devenu une entité démoniaque tourmentant l'Église.
Le drapeau russe blanc, bleu et rouge est plus pertinent pour une Église de la vraie foi. Le blanc représente la franchise et la noblesse, le bleu signifie la fidélité et la chasteté et le rouge le courage et la charité. Si les diables dans le Vatican se moquent encore des Cieux avec une consécration bâclée, alors la tâche historique de la Russie sera de ressusciter l'Église catholique romaine. Cela viendra seulement par une guerre mondiale.
Pour le moment, le bleu et le jaune devrait nous rappeler Notre Dame et la pénitence mais bientôt, une fois commencé la Grande Tribulation, le bleu marial sera rejoint par le rouge sang du sacrifice et du martyre.