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dimanche 20 mars 2022

La guerre russe en Ukraine est-elle légale ?

Dans le cas de l'Ukraine, la guerre a été déclenchée par les États-Unis en 2014 lorsqu'ils ont renversé le gouvernement légitime en mobilisant les protestataires de rue et les snipers.

De nombreux activistes anti-guerre condamnent les actions du Kremlin en Ukraine. Ils affirment que la guerre n'est pas en conformité avec la loi internationale. Ils soutiennent également que la guerre n'est jamais justifiée. Ces deux assertions sont fausses. L'intervention de l'armée russe en Ukraine est un acte d'auto-défense.

La République Populaire du Donetsk et la République Populaire de Lougansk ont demandé une assistance militaire au gouvernement russe. Le régime ukrainien soutenu par les États- Unis commettent un génocide contre eux depuis huit ans. Des massacres de femmes et d'enfants sont la norme et non l'exception. Des familles dans la région du Donbass sont forcées de vivre dans des caves. Des enfants, abandonnées dans des orphelinats, sont morts de faim.

Dans son documentaire de 2015, la journaliste française Anne-Laure Bonnel a montré des preuves approfondies du sort des populations dans cette région, qui sont soumis à des bombardements quotidiens et des assassinats de la part de snipers. Bonnel s'est rendue en Ukraine en s'attendant à trouver des meurtriers russes. Elle s'est rendue compte qu'en fait c'était le régime soutenu par l'Occident à Kiev qui commet un génocide et des crimes contre l'humanité.



L'intervention russe est conforme à l'article 51 de la Charte des Nations-Unies qui stipule que :

« Aucune disposition de la présente Charte ne porte atteinte au droit naturel de légitime défense, individuelle ou collective, dans le cas où un Membre des Nations Unies est l’objet d’une agression armée, jusqu’à ce que le Conseil de sécurité ait pris les mesures nécessaires pour maintenir la paix et la sécurité internationales. «

Pour valider la demande d'intervention, l'état qui fait la demande doit être attaqué. C'est clairement le cas en Ukraine. Le régime de Kiev soutenu par les États-Unis viole en permanence tous les accords de paix négociés sur le plan international dans le cadre du processus de paix de Minsk. La seule possibilité de défendre les populations du Donbass était de déclarer l'indépendance vis-à-vis de Kiev et de solliciter la protection russe.

Il y a de nombreux analystes qui affirment défendre la Russie mais qui condamnent la guerre sur des bases légales. Ils n'ont manifestement pas compris la loi internationale.

Le pacifisme est une illusion libérale

Mais ces analyses mal structurées posent un autre problème : le pacifisme. Le pacifisme est l'idée que la guerre est toujours injustifiée. Un pacifiste est essentiellement « anti-guerre. » C'est l'idée qui prédomine dans les cercles de gauche.

Mais l'état-civilisation russe est fondé sur les principes chrétiens. Et on ne trouvera nul part dans le christianisme une quelconque justification du pacifisme. Lorsque le Christ dit dans Matthieu 5:38 : « Et moi, je vous dit de ne pas résister à l'homme qui vous maltraite ; mais si quelqu'un vous frappe sur la joue droite, présentez-lui encore l'autre. » Ici le Christ encourage Ses disciples à endurer la souffrance avec patience. Le passage se réfère explicitement à la disposition chrétienne correcte ; cela n'implique pas qu'on ne doit pas se défendre, si nécessaire par la force. Le Christ ne réprimande pas le centurion pour le fait d'être un soldat lorsque dans Marc 15:39, il demande au Christ de guérir son esclave. Le Christ ne demande pas au centurion de changer d'emploi ; au contraire, il le félicite !

Dans l'Évangile de Luc, les soldats demandent conseil à Jean-Baptiste. Jean leur demande d'être satisfaits de leur paye et de se repentir de leurs péchés. Il ne leur dit pas de quitter l'armée.
La guerre doit être évitée lorsque c'est possible. Mais ce n'est pas toujours possible. En tant qu'état-civilisation chrétien, la Russie n'a pas seulement le droit de se défendre et de défendre ses alliés, c'est un devoir absolu.

Des crimes de guerre américains en Ukraine

Dans le cas de l'Ukraine, la guerre a été déclenchée par les États-Unis en 2014 lorsqu'ils ont renversé le gouvernement légitime en mobilisant les protestataires de rue et les snipers. Ivan Katchanovski de l'université d'Ottawa a dirigé une enquête approfondie sur les massacres qui se sont produits lors du coup d'état du Maidan en 2014. En effet, un procès s'est tenu en Ukraine après le coup d'état où des preuves que des snipers intervenaient parmi les protestataires du Maidan ont été dévoilées. La CIA a une longue histoire d'utilisation de snipers pour des opérations secrètes de changements de régime.

Les grands médias français comme allemands ont admis à l'époque que des mercenaires étrangers, dont de nombreux Américains, intervenaient en Ukraine.

Le journaliste et activiste pour les droits de l'homme canadien Dimitri Lascari affirme « Bien que les souffrances des populations de la région du Donbass sont très réelles, l'affirmation qu'ils aient été soumis à un génocide est, au mieux, ténue. Il y a très peu, si ce n'est aucun preuve crédible que le gouvernement ou ses mandataires possèdent – comme cela est exigé par la convention sur les génocides – une « intention de détruire, complètement ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux. » C'est faux, il y a une preuve probante que c'est précisément le cas.

Des preuves de génocide

Voici ce qu'a déclaré Petro Porochenko, l'ancien président ukrainien et agent de la CIA, le 23 octobre 2014 à Odessa :

« Nous aurons du travail et ils en auront pas. Nous aurons des retraites et ils en auront pas. Nous aurons des avantages pour les retraités et les enfants et ils en auront pas. Nos enfants iront à l'école et en crèche. Leurs enfants resteront dans les sous-sols. Parce qu'ils sont inutiles. Et comme cela, précisément comme cela, nous gagnerons cette guerre. »

C'est une intention évidente de commettre un génocide et des crimes contre l'humanité. Porochenko insinue que le régime ukrainien va bombarder les demeures des familles qui ne se soumettent pas à leur domination. Et c'est exactement ce qu'ils font depuis huit ans. Un journaliste, sur la chaîne de télévision ukrainienne Hromadske, qui est financée par les gouvernements américain, canadien et néerlandais, a donné une explication claire des intentions de Porochenko lorsqu'il a expliqué :

« Vous me demandez pourquoi cela arrive. Cela arrive car le Donbass en général n'est pas simplement une région dans une grande condition de crise, il y a une foule de problèmes, le plus grand tous, c'est que il est sévèrement surpeuplé avec des gens inutiles. Croyez-moi, je sais ce que je dis. Si l'on prend par exemple, l'oblast de Donetsk, il y a environ quatre millions d'habitants. Au moins 1,3 millions d'entre eux sont superflus. Nous n'avons pas besoin de comprendre le Donbass, nous avons besoin de comprendre les intérêts nationaux ukrainiens. Le Donbass doit être exploité en tant que ressource. Mais la chose la plus importante à faire – qu'importe que cela semble cruel – est d'exterminer une certaine catégorie de gens. »

Alors que les gouvernements occidentaux bloquent les médias russes en Occident, c'est le genre de fléau qu'on trouve en Ukraine.

Gearóid Ó Colmáin

Source : https://english.almayadeen.net/articles/opinion/is-the-russian-war-in-ukraine-legal

Ping : https://reseauinternational.net/la-guerre-russe-en-ukraine-est-elle-legale/

https://ns2017.wordpress.com/2022/03/21/la-guerre-russe-en-ukraine-est-elle-legale/

https://jeune-nation.com/kultur/culture/la-guerre-russe-en-ukraine-est-elle-legale


lundi 7 mars 2022

La question ukrainienne

 

Odessa 2014. 38 manifestants anti-gouvernement protestant au siège du syndicat contre le coup d'état de Kiev : ils seront massacrés, le bâtiment incendié, les survivants tentant de se sauver à l'extérieur du bâtiment abattus par les équipes du Pravi Sektor, l'aile néo-nazie d'ultra-droite des forces armées ukrainiennes.


Prologue

De nombreux experts en géopolitique ont écrit ou réalisé plusieurs vidéos/conférences intéressantes, dans lesquelles ils ont expliqué - bien mieux que moi - les raisons pour lesquelles la responsabilité de la guerre actuelle entre la Russie et l'Ukraine ne retombe pas entièrement sur Poutine.

Dans cet article, je vais tenter de résumer brièvement les raisons pour lesquelles la Russie a empêché l'OTAN (poussée par les États-Unis) d'entrer en Ukraine pour ensuite attaquer la Russie elle-même.

Tout d'abord, je vais donner les principes d'une philosophie correcte et d'une théologie saine sur la question d'une guerre juste, afin que le lecteur puisse ensuite se faire une opinion sur le caractère juste ou non de cette guerre.

Première partie : la théorie

La guerre de Poutine est-elle une guerre juste ?

Une guerre juste est une intervention armée d'un État contre un autre État. Il s'ensuit qu'un citoyen privé n'a jamais le droit d'organiser ou de faire la guerre ; donc (1) la première condition pour qu'une guerre soit appelée juste est qu'elle soit menée par un État contre un autre État ; (2) toutes les voies d'une solution pacifique du conflit doivent avoir été explorées ; (3) il doit y avoir une cause juste, c'est-à-dire une faute proportionnellement grave et responsable à réparer ; (4) enfin, il doit y avoir un manque de volonté de réparer le tort causé par l'État agresseur, ce qui rend indispensable une réaction aussi grave que la guerre de la part de l'État attaqué.

1. Augustin d'Hippone a posé les premières bases pour résoudre le problème de la guerre juste. Le saint a enseigné que la fin de toute guerre est la paix. En outre, il a esquissé la théorie des trois conditions d'une guerre juste : 1) elle doit être déclarée par l'autorité compétente. 2ª) Celui qui est attaqué doit avoir commis une faute pour être puni. 3) La guerre doit être menée non pas par haine, mais pour éviter un mal plus grand et obtenir un bien.

2. Thomas a affiné ces fondements augustiniens dans la Somme théologique (II-II, q. 29). Le Docteur Angélique explique : "Il faut une cause juste pour que ceux qui sont attaqués méritent de l'être en raison d'une faute grave. [...]. Si une nation a négligé de venger ce qui a été fait injustement par un de ses membres, ou de rendre ce qui a été volé injustement par un de ses citoyens, c'est une faute contre la justice qui peut être punie par la nation lésée".

Par conséquent, une guerre d'expansion ou de conquête est une agression injuste, alors qu'une guerre d'autodéfense est juste. En bref, ce qui rend la guerre juste, c'est la légitime défense (comme pour l'individu) : vim vi repellere licet.

Il peut y avoir le cas d'une guerre apparemment offensive, mais en réalité défensive, comme lorsque, par exemple, une guerre "offensive" est motivée par une faute contre la loi, commise par l'État attaquant.

"Car un État qui laisserait impunément commettre contre lui toutes les injustices possibles s'engagerait fatalement sur la voie du déclin et de la ruine, et ce serait un mal plus grand que tous les maux qu'une guerre entraînerait.

Cependant, si l'État qui a attaqué de manière juste voulait dépasser les limites de la culpabilité dans sa répression et infliger une punition disproportionnée, la guerre qui était initialement juste deviendrait injuste.

De plus, la guerre étant une intervention armée d'un État contre un autre, pour résoudre - par la force - un problème survenu entre les deux États, il s'ensuit que l'essence du conflit consistera à proportionner le mode d'intervention à la nature du conflit. Le but est de réduire l'Etat considéré comme "agresseur injuste" à accepter, par la force, les conditions de justice qu'il n'a pas voulu accepter librement et pacifiquement. Ainsi, on a le droit de faire la guerre de manière à ce que l'État lésé soit réduit - par la lutte - à la soumission à l'État injustement attaqué. Il ne s'agit pas d'un acte de prédation, ni d'un acte du bourreau qui doit anéantir la victime, comme la guerre l'est devenue depuis la Première Guerre mondiale (1914-1918) ; par conséquent, l'acte violent ou la guerre doit être honnête, c'est-à-dire que le droit naturel doit être respecté dans la lutte, en évitant de tuer délibérément - si possible - des innocents, des femmes, des enfants et des personnes âgées. En outre, il n'est pas juste de faire de l'État vaincu une tabula rasa, alors que l'on peut récupérer les biens mal acquis par une punition partielle ; aujourd'hui (après 1914/18), la guerre est malheureusement devenue une action non plus de force, mais d'anéantissement, dans laquelle tous les moyens sont nécessaires pour détruire l'ennemi, même l'innocent !

Par conséquent, "dans la lutte, il y a des règles de justice et de moralité naturelle auxquelles on ne peut renoncer. On ne peut donc pas frapper un ennemi désarmé qui se rend, d'autant plus s'il est blessé". Donc tout n'est pas nécessairement juste dans une guerre juste.

Pour faire apparaître clairement cette division, le droit de la guerre italien du 8 juillet 1938 et les annexes de la Convention de La Haye du 18 septembre 1907 peuvent servir d'exemples. Le principe directeur est le suivant : " aucune souffrance ou dommage inutile ne doit être infligé à l'ennemi dans le cadre d'une destruction inutile ".

Les applications concrètes de ce principe sont celles qui interdisent 1) d'utiliser des poisons et des armes empoisonnées ; 2) d'user de violences perfides, c'est-à-dire de tuer ou de blesser un ennemi par traîtrise, ou lorsque celui-ci, ayant déposé les armes ou n'ayant plus aucun moyen de se défendre, s'est rendu à son gré ; 3) de tirer sur les naufragés en mer ou dans les airs ; 4°) de déclarer qu'il n'y a pas de quartier ; 5°) d'employer des balles explosives ; 6°) d'employer des balles qui se dilatent ou s'écrasent facilement dans le corps humain ; 7°) de piller des localités ; 8°) de détruire les biens de l'ennemi ou de les saisir".

La « justa vindicatio »

Le père Antonio Royo Marin a écrit : "Le but de la vengeance est de punir l'offenseur pour le péché qu'il a commis. Deux vices s'opposent à cette vertu : l'un par excès, la cruauté, l'autre par défaut, l'indulgence excessive, qui peut encourager le coupable à poursuivre ses mauvaises actions ".

Il cite la Somme théologique de saint Thomas, qui explique que l'instinct de vengeance d'un mal, comme mouvement de répulsion à son égard, est bon ; par conséquent, la juste vengeance qui vise à réparer l'ordre violé par le délinquant en faisant le mal et à amender le coupable est bonne et juste ; il faut préciser que l'élément primaire de la punition est vindicatif (rétablir l'ordre et punir le mal), tandis que l'élément secondaire est médicinal (aider le coupable à se racheter). Aujourd'hui, cependant, le châtiment n'est considéré que comme médicinal et son côté afflictif, correctif, réparateur ou "vindicatif" est ignoré.

En outre, il faut connaître le sens étymologique du mot "vengeance", qui n'a rien à voir avec la haine, le ressentiment ou le fait de se faire justice soi-même, comme on le croit aujourd'hui. Se venger signifie protéger, libérer. Le mot est composé de "VIM" (force) et de "DICARE" ou "DICERE" (proférer, dire, offrir), c'est-à-dire dénoncer ou menacer de violence.

Ainsi, la vengeance est l'acte de rédemption ou de libération ; et le vengeur ou le justicier est celui qui rachète ou libère l'opprimé et punit l'agresseur injuste, afin qu'il puisse ensuite également l'amender.


Donbass 2017 : des enfants cherchent à se protéger du bombardement des villages du sud de l'Ukraine par les forces armées de Kiev.


Conclusions sur la guerre

Deux extrêmes doivent être évités lorsqu'on parle de guerre : l'erreur par excès et l'erreur par défaut.

a) Erreur par excès

Le darwinisme politique applique aux peuples le principe de la survie des plus aptes. Les peuples sont nés pour se battre entre eux et pour que le plus fort l'emporte sur le plus faible.

En outre, la philosophie politique, avec Machiavel et Nietzsche et les adorateurs de la raison d'État, les partisans de la théorie du surhomme et du super/État ou de la super/race, fait l'éloge de la force comme seul fondement des relations entre États.

b) Erreur par défaut

La guerre est toujours illégitime. L'humanitarisme, le philanthropisme, la mondialisation et le globalisme voudraient que les divisions nationales disparaissent, afin de donner aux peuples la "paix" perpétuelle dont rêvait aussi Kant. A ces "idéalistes" et philanthropes succèdent les pacifistes, et enfin la parade des "chrétiens pour la paix" qui, s'appuyant à tort sur certains passages mal interprétés de l'Evangile, concluent que la guerre est toujours immorale, même s'ils mènent des actions de guérilla "urbaine" !

c) la doctrine catholique

En moyen et en aboutissement entre ces deux erreurs se dresse la doctrine catholique, comme un pic entre deux ravins.

La doctrine catholique a toujours considéré la guerre comme un fléau et a donc cherché à la rendre aussi absente que possible. À la base de la conception catholique de la guerre, il y a le dogme du péché originel, qui pousse l'homme, sans détermination, à la violence, aux instincts brutaux, à l'orgueil et à la volonté de puissance ; néanmoins, l'homme reste libre et maître de ses actes, dont il est donc responsable.

La paix est donc un bien à maintenir autant que possible. Mais ce n'est pas un bien à maintenir à tout prix au sacrifice du droit et de la justice, qui doivent plutôt être défendus. Le but de l'utilisation de la force et de la guerre est la paix, l'ordre de la société civile, et elles peuvent être utilisées contre les perturbateurs. La doctrine catholique est pacifique mais pas pacifiste, elle est humaine mais pas humanitaire.

Cette approbation de principe du recours à la force n'est pas contraire aux enseignements de l'Évangile. En effet, "l'Évangile est un code de vie dicté pour la sanctification de l'individu, auquel sont adressés les conseils de non-résistance au mal [...] Les mêmes préceptes et conseils ne peuvent être transférés à la vie collective, sans que s'ensuivent l'impunité des méchants et la désintégration sociale".

Une objection : la guerre totale ou nucléaire

La guerre totale ou mondiale moderne, qui impliquerait toute la nation dans les hostilités, y compris les innocents, femmes, vieillards et enfants, ne brouille-t-elle pas la distinction entre guerre juste ou défensive et guerre injuste ou offensive ?

Les théologiens catholiques accrédités répondent que la guerre défensive est toujours un acte licite et juste, puisque le droit permet à l'État injustement attaqué d'exercer la faculté naturelle de légitime défense, en repoussant la force par la force (vim vi repellere licet).

Le Père Angelo Brucculeri écrit : "Tout le monde n'admettra certainement pas cette autre attitude de pensée, par laquelle on affirme qu'actuellement la guerre est toujours illégitime. Le 19 octobre 1931, certains théologiens sont arrivés à la conclusion suivante : "La guerre moderne ne peut être une procédure légitime. En raison de sa technique, elle engendre une si grande ruine matérielle, spirituelle, individuelle, familiale, sociale et religieuse, et devient une telle calamité mondiale qu'elle cesse d'être un moyen proportionné à la fin, à savoir l'établissement d'un ordre et d'une paix plus humains". Selon ces théologiens, la guerre moderne apparaîtrait toujours comme illicite. Que faut-il répondre ? [...] Si l'on entend par ces propositions que le déclenchement de la guerre ne peut jamais être licite de nos jours, [...] nous ne saurions pour notre part souscrire à une thèse aussi absolue. Dans la civilisation actuelle, il est encore concevable qu'un État soit obligé de mener une guerre juste, même une guerre d'extermination. On ne peut donc pas affirmer de manière absolue que la guerre à notre époque est toujours illégale. On peut - même aujourd'hui - supposer qu'un État, par exemple l'Union soviétique, mène une guerre avec l'intention expresse de détruire les principes juridiques et moraux de notre culture chrétienne. Il est alors de notre devoir d'affronter tous les maux de la guerre, qui sont toujours moins que la ruine de la civilisation chrétienne. [...] Un nouveau problème est apparu à propos de l'application de l'arme atomique. Certains moralistes pensent que l'utilisation de la bombe atomique ne peut être absolument condamnée, car elle constitue un moyen sûr et rapide de détruire les forces militaires et économiques de l'ennemi et de le convaincre de mettre fin au conflit armé. La mort de tant d'innocents serait justifiée pour les mêmes raisons que lorsqu'elle est produite par d'autres armes. D'autres suivent un cours intermédiaire, une discrimination basée sur les circonstances et les objectifs de l'attaque à la bombe atomique. C'est une chose, par exemple, de l'utiliser contre des escadrons ennemis au milieu de l'océan, c'en est une autre de l'utiliser contre de grands centres industriels ou de population".


(la maison d'une famille de Donetsk est bombardée par le bataillon Azov, les forces armées ukrainiennes de Kiev)


La fin de la guerre : la paix

Thomas affirme que "même ceux qui font la guerre ne doivent la faire qu'en vue de la paix".

Il est donc extrêmement important, lorsque la guerre est déclarée, qu'elle se termine comme il se doit, c'est-à-dire par une paix honorable, qui harmonise les volontés des États déjà opposés. Sinon, la guerre ne serait pas vraiment terminée et on ne ferait que se préparer à la recommencer (comme ce fut le cas pour la Seconde Guerre mondiale après l'inique pacte de "paix" de Versailles qui a "mis fin" à la première).

Il est vrai qu'une paix absolue, parfaite et perpétuelle sur cette terre est une chimère ; mais nous devons essayer de ne pas permettre ou créer des causes de nouveaux conflits par le biais de traités de paix, lorsque ceux-ci dépendent de nous.

Il est également dangereux et inconvenant d'exiger une reddition inconditionnelle au lieu de s'efforcer d'exiger une reddition honorable, car face à une reddition inconditionnelle, on est souvent contraint à une résistance inconditionnelle.

Deuxième partie : l'actualité

Les guerres de l'OTAN de 1991 à aujourd'hui

L'OTAN a bombardé l'ex-Yougoslavie en 1991, causant des centaines de milliers de morts. En 1999, l'OTAN a participé à la guerre au Kosovo. L'Italie, avec Sergio Mattarella comme ministre de la défense, a participé à la guerre contre la Serbie. En 2011, l'OTAN a de nouveau mené une intervention militaire internationale en Libye, créant une déstabilisation qui dure encore. En 2011, l'OTAN a de nouveau soutenu Isis pour dévaster la Syrie, causant plus d'un demi-million de morts. En 2014, l'OTAN a de nouveau dirigé un coup d'État en Ukraine, ce qui a déclenché une guerre civile rampante qui n'a jamais cessé et a conduit à la guerre actuelle (2022). En 2015, l'OTAN a de nouveau, apporté son soutien à la guerre menée et dirigée par l'Arabie saoudite contre le Yémen, avec des centaines de milliers de victimes.

En commençant par la Palestine (1948) et en terminant par la Russie (2022).

Si l'on étudie la question du Proche et du Moyen-Orient - en commençant par la Palestine (1948), l'Irak (1990/2003), les "révolutions orange" en Tchétchénie (1990), les "printemps arabes" en Égypte, en Libye et en Tunisie (2011) et surtout en Syrie (mars 2011) - on constate que le "Nouvel Ordre Mondial" est en train (voir Ukraine 2022) de lancer son assaut final sur la partie du monde qui n'a pas encore été absorbée dans l'orbite Atlantique/Ukraine. Ukraine 2022) lance son dernier assaut sur cette partie du monde qui n'a pas encore été absorbée dans l'orbite atlantique/américaniste, qui n'a pas connu la révolution des Lumières (XVIIIe siècle) et la révolution nihiliste (XXe siècle) à leur plus haut niveau, comme en Occident et dans la vieille Europe américanisée en 1968.

Agressions idéologiques contre la Russie en 2014

En janvier 2014, il y a eu une attaque "idéologique" de l'Occident, pendant les Jeux olympiques en Russie, contre Poutine parce qu'il était contre le principe des unions homosexuelles publiques légalisées et de la pédophilie, un principe qui comprend un cours d'"éducation sexuelle/occidentale" pour les enfants de 4 ans, qui doivent fréquenter les jardins d'enfants d'État et dans lequel ils sont aussi pratiquement initiés à la masturbation solitaire et en compagnie d'enfants du même sexe, même seulement âgés de 4 ans : un cours de "dépravation" qui, depuis 2010, à partir de Munich (Allemagne), touche 53 pays européens et l'Italie. Poutine n'a pas cédé. Ainsi, en février 2022, la deuxième phase a commencé : l'attaque physique et guerrière de l'intérieur, alimentée par les USA, provoquant la Russie, afin que sa réaction éventuelle passe pour une agression afin de justifier une guerre contre elle.

2008 et 2014 : la révolution "ukrainienne

Avant la "révolution ukrainienne" (2008), il était clair pour tous les anti-mondialistes que le plan des néo-conservateurs américains était d'attaquer la Syrie comme tremplin pour envahir le Liban et l'Iran et ainsi encercler la Russie et contenir la Chine. Il me semble donc que la réaction de la Russie en février 2022 est une guerre défensive et non offensive.

En effet, la Russie de Poutine pour des raisons de survie géopolitique ne pouvait pas permettre aux USA d'étendre leur puissance à ses frontières (Iran, Afghanistan, Pakistan et encore moins en Ukraine après avoir " occupé " les pays de l'ancien Pacte de Varsovie), de même la Chine pour des raisons économiques n'aimait pas cette expansion atlantique dans le Moyen-Orient asiatique et donc les deux géants russe et chinois se sont rangés du côté de la Syrie et de l'Iran et ont jusqu'à présent empêché leur invasion.

Or, dès février 2014, quelque chose de nouveau s'était produit en Ukraine : une nouvelle Révolution " spontanée " à la frontière avec la Russie. L'Ukraine demandait déjà à rejoindre l'Europe, à adhérer à l'OTAN et à quitter la Russie.

Il s'agissait encore d'une autre révolution mondialiste explicitement financée et soutenue par les États-Unis et l'UE. Une révolution bien conçue et bien préparée, non seulement "idéologique" mais aussi bien armée (voir Ukraine, février 2022), dans laquelle nous avons revu un scénario déjà connu en Égypte, en Tunisie, en Libye et en Syrie : des tireurs d'élite armés sur les toits tirant sur la foule, les médias occidentaux les accusant d'être des soldats russes, alors qu'il s'est avéré qu'il s'agissait de guérilleros tchétchènes qaidistes/djihadistes et de mercenaires à la solde de "l'Oncle Sam", reprenant l'assaut en Ukraine et en Crimée après la défaite en Tchétchénie en 1990.

Matteo D'Amico écrit à juste titre : " Le geste de Poutine [février 2022, ndlr] n'est pas offensif, il est défensif : la recherche de cette profondeur stratégique qui freinera la tentation américaine de porter un premier coup nucléaire aux structures militaires russes " (La bataille de l'ours, in @matteodamico).

En effet, si l'OTAN, après s'être emparée de tous les pays de l'ancien Pacte de Varsovie, était également entrée en Ukraine, elle aurait également atteint le cœur de la Russie.

Je ne veux pas dire que Poutine est l'Immaculée Conception, ni que les Russes sont tous totalement bons et que les "Occidentaux/Atlantes" sont tous totalement mauvais, mais il est indéniable que Poutine a défendu sa patrie d'une agression injuste qui avait déjà commencé avec la chute du mur de Berlin et qui, depuis l'Allemagne de l'Est, avait progressé dans l'Europe du Pacte de Varsovie pour atteindre l'Ukraine et ensuite Moscou.

Nous sommes enfin arrivés au choc titanesque et global entre le colosse atlantique USA/Australie/Royaume-Uni et l'UE (cette dernière servant de base aérienne pro-américaine pour les approvisionnements nécessaires, étant donné la distance entre l'Ouest et l'Est) et le colosse euro-asiatique (Russie et Chine).

En bref, nous assistons au dernier acte du drame de la "terreur infinie" (qui a commencé en Irak en 1991) de la mondialisation mondialiste, d'où devrait émerger soit le "Nouvel ordre mondial" sioniste/américain, soit sa disparition de la primauté hégémonique qu'il a jouée - surtout depuis la Première Guerre mondiale jusqu'à aujourd'hui - sur la scène de ce monde.

Comment cela va-t-il se terminer ? Dans les moindres détails que seul Dieu connaît, nous ne pouvons que prévoir un très probable conflit universel et nucléaire vers lequel le monde postmoderne et nihiliste se dirige à pas de géant, surtout depuis 1968, pour atteindre son apogée avec la guerre bactériologique de l'automne 2019 et enfin avec la guerre (peut-être) atomique qui a commencé en février 2022.

don Curzio Nitoglia

Source : https://doncurzionitoglia.wordpress.com/2022/03/05/la-questione-ucraina-1-febbraio-2022/

Don Curzio Nitoglia est un prêtre traditionnaliste italien né à Rome en 1957. Il a étudié la philosophie avant d'entrer au monastère d'Écône et d'être ordonné prêtre en 1984. C'est un proche de Mgr Williamson.

lundi 7 février 2022

Les marionnettistes de l'OTAN préparent une guerre mondiale

Bien que les forces américaines soient déjà sur le terrain en Ukraine, entraînant, armant et offrant une assistance dans des opérations de combat, la réalité c'est qu'une guerre généralisée contre la Russie détruira l'Europe.

La guerre contre la Russie est-elle inévitable ? En lisant la presse occidentale, on a l'impression que les Russes sont, non seulement sur le point « d'envahir » l'Ukraine, mais aussi prêts à envoyer des bombes nucléaires dans toute l'Europe. Mais quelle est la gravité de la « menace russe » ? Y a-t-il même une menace russe ? La Russie menace t-elle quelqu'un ? Si ce n'est pas le cas, qui est derrière les menaces et pourquoi ?

Pour répondre à ces questions, on doit considérer quelques constantes de la géopolitique anglo-saxonne. Alfred Mackinder, le géographe britannique qui a inventé la discipline, a expliqué que si les Britanniques allaient dominer le monde, ils allaient d'abord devoir « diviser l'Île-Monde. » l'Île-Monde c'est l'Eurasie et l'Afrique. Si on regarde une carte, on peut voir une masse terrestre continue. L'Ukraine représente une cible stratégique fondamentale pour diviser la masse terrestre eurasiatique, coupant net la péninsule européenne de l'intégration avec la Russie.

Les intérêts anglo-américains ont initié la Première Guerre Mondiale

Au début du XX siècle, la domination industrielle de l'Allemagne en Europe menaçait l'hégémonie mondiale britannique. Le chemin de fer Berlin-Bagdad aurait permis à l'Allemagne un accès aux réserves de pétrole de la Mésopotamie, obtenant un avantage significatif sur les Britanniques. L'alliance allemande avec l'Empire Ottoman était propice à cette fin. Pour affaiblir et finalement briser l'Empire Ottoman, les Britanniques ont soutenu le séparatisme ethno-nationaliste ; pour détruire l'Allemagne, ils devaient la forcer à s'impliquer dans une guerre prolongée. Et une fois la guerre déclenchée dans les Balkans, les plans allemands pour le chemin de fer Berlin-Bagdad allaient être réduits à néant.

Le résultat d'un système largement orchestré par les Britanniques faits d'alliances fragiles fut la Première Guerre Mondiale. La guerre a mené à la mort de plus de 40 millions d'hommes. La France a perdu plus d'un million de ces jeunes hommes les plus courageux et les plus aptes. L'Europe ne s'est jamais vraiment relevée de la Première Guerre Mondiale.

Les grands médias ont toujours glorifié les « Années Folles » comme une époque de « libération » et d’innovation artistique. Mais le monde de l'après-guerre c'était l'enfer sur terre pour la classe ouvrière, en particulier en Allemagne qui devait payer pour une guerre qu'elle n'avait initialement jamais voulu, et en réalité, n'avait pas perdu militairement parlant. L'Allemagne avait signé un armistice en 1918, et non une capitulation inconditionnelle.

Et ce fut l'entrée de l'Amérique dans la guerre qui a forcé les Allemands à signer l'armistice, dans l'espoir d'une paix durable. Ce n'est qu'après le Traité de Versailles que les Allemands ont commencé à se rendre compte que des sionistes comme Lord Rothschild avait persuadé les Britanniques de donner la Palestine aux Juifs, en échange d'une entrée de l'Amérique dans la guerre sous contrôle sioniste.

Les banquiers sionistes ont été les véritables vainqueurs de la guerre. Non seulement ils ont profité des prêts à la Grande-Bretagne et la France pendant la guerre, mais ils ont touché le jackpot avec les plans Dawes et Young pour les réparations allemandes pendant les années 1920.

Dès les années 1930, tout le monde savait que la démocratie libérale et le capitalisme étaient morts. Et il semblait que seul le fascisme ou le communisme pouvaient sortir l'Europe du cauchemar économique.

Le fascisme et le communisme sont passés par là mais désormais, les intérêts financiers occidentaux encouragent une nouvelle guerre en Europe, cette fois-ci contre la Russie. Bien sûr, la guerre contre la Russie se déroule depuis longtemps maintenant. Le retour de la Russie en tant que puissance régionale majeure a donné à l'Occident un prétexte pour une agressivité aveugle.

Tout pays à l'est de Berlin ne se soumettant pas à une hégémonie euro-atlantiste totale est diabolisé, soumis et, le plus souvent, attaqué par des forces par procuration. L'OTAN veut la guerre contre la Russie car la nation russe est un obstacle à son action pour contrôler toute l'Europe de Lisbonne à Vladivostok. Les Atlantistes ont renversé le gouvernement ukrainien en 2014 car son président n'était pas préparé à devenir un ennemi invétéré de Moscou. En 2006, les Américains avaient installé un régime fantoche en Ukraine après la Révolution Orange. Mais cela n'avait pas duré longtemps. Par conséquent, ils avaient du recruter des types plus résistants pour réussir une deuxième fois : plus précisément, des néo-nazis tatoués et endurcis.

Les Nazis ukrainiens, qui se faisaient appeler Pravy Sector, ont semé la mort sur leur chemin. Ils ont marché à travers Kiev en brandissant des drapeaux de criminels nazis comme Stefan Bandera. C'était tout bénéfice pour les États-Unis et l'Union Européenne. Les Américains ne s'inquiétaient pas du fait de soutenir des Nazis, du moment qu'ils étaient en Europe. La diplomate américaine de haut rang Victoria Nuland, qui avait contribué à orchestrer le coup d'état de Kiev, savait qu'elle allumait les flammes de la guerre civile. Tout le monde savait alors que la guerre civile fomentée par les États-Unis allait finalement engloutir toute l'Europe. Mais l'attitude tristement célèbre de Nuland envers cela fut : « Fuck the EU. » Désormais le régime de Biden – probablement l'un des plus impopulaires de l'histoire américaine – est déterminé à provoquer la Russie pour qu'elle fasse la guerre contre l'Europe. En effet, bien que les forces américaines soient déjà sur le terrain en Ukraine pour former, armer et aider aux opérations de combat, la réalité est qu'une guerre totale avec la Russie détruirait l'Europe.

Qui sont les nazis ?

L'élite occidentale et leurs médias aux ordres adorent accuser quiconque en désaccord avec eux d'être nazi. Le reductio ad hitlerum est un maître mot habituel de nos leaders infâmes. Le Ministre de l'Intérieur français Gérald Darmanin s'est récemment ridiculisé en tweetant que les protestataires anti-pass sanitaire à Paris faisaient des saluts nazis. Le ministre a montré l'extrait d'une vidéo sur son tweet pour prouver ses affirmations.

Après que Darmanin ait demandé une enquête sur les manifestants, un journaliste d'un grand média à prouvé à sa face insolente que les protestataires ne faisaient qu'applaudir. Cela pourrait faire un parfait exemple de l'utilisation de fake news de la part des classes dirigeantes pour faire la guerre contre les masses. Mais bien sûr, cela ne fera jamais l'objet d'un cours sur les « fake news » et les « théories conspirationnistes » car les gouvernements et les médias occidentaux sont toujours infaillibles. Gérald Darmanin est un exemple flagrant de l'hypocrisie de la classe dirigeante. Il y a seulement quelques mois, il tweetait sur sa grande admiration envers le régime néo-nazi ukrainien. C'est d'une ironie toute écœurante !

« Seuls les Russes produisent des fake news. » C'est pourquoi le gouvernement allemand a interdit RT Deutsch. Le gouvernement allemand veut protéger son peuple de la version russe de l'histoire, mais celui-ci en arrive à la conclusion que c'est l'OTAN et non les Russes qui sont à l'origine de la guerre.

Les Allemands doivent être à nouveau convaincus qu'une Drang nach Osten est nécessaire. L'ennemi n'est plus le judéo-bolchévisme, mais plutôt le poutino-chauvinisme.

Partout en Europe, des centaines de milliers de gens défilent contre les confinements et les inoculations forcées. Dans de nombreux pays, l'usine à peur iatrogénique a été temporairement arrêtée. Désormais, nous pouvons nous détendre concernant l'Omicron mais nous avons de bonnes raisons de craindre d'être atomisés par les Russes ! Désormais, des spécialistes de l'armée, des professeurs de relations internationales – tous hostiles à la Russie – ont en quelque sorte pris le relais des virologues. Mais les téléspectateurs épuisés vont probablement se réjouir de haïr et d'avoir peur de Poutine plus que du virus !

La démission récente du chef de la marine allemande après ses commentaires faisant l'éloge de Vladimir Poutine est une forte indication de l'opinion au sein de nombreux cercles militaires européens. Nos soldats s'éveillent au fait que des politiciens criminels les encouragent à faire des guerres inutiles. Une troisième guerre mondiale pourrait être nucléaire. Les survivants seraient peu nombreux. Il n y a aucune raison de croire que nos politiciens feront quoi que ce soit pour empêcher une telle catastrophe.

Gearóid Ó Colmáin

Source : https://english.almayadeen.net/articles/opinion/natos-puppet-masters-are-preparing-for-world-war

Ping : https://magazinelavoixdedieu.wordpress.com/2022/02/07/les-marionnettistes-de-lotan-preparent-une-guerre-mondiale/

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http://newsnet.fr/201804

https://exoconscience.com/les-marionnettistes-de-lotan-preparent-une-guerre-mondiale/actu-politique/

http://free.niooz.fr/les-marionnettistes-de-l-otan-preparent-une-guerre-mondiale-42516973.shtml#

http://www.zejournal.mobi/index.php/news/show_detail/25116

https://fr.sott.net/article/39325-Les-marionnettistes-de-l-OTAN-preparent-une-guerre-mondiale

https://jeune-nation.com/kultur/culture/une-guerre-generalisee-contre-la-russie-detruirait-encore-une-fois-notre-europe

https://guerre-mondiale.fr/les-marionnettistes-de-lotan-preparent-une-guerre-mondiale/

https://ausouffledelesprit.org/2022/02/17/les-marionnettistes-de-lotan-preparent-une-guerre-mondiale/

http://chaoscontrole.canalblog.com/archives/2022/02/19/39353954.html


mercredi 24 mars 2021

Guerre contre la Syrie : dix ans de douleur - Janice Kortkamp

 


Guerre contre la Syrie : dix ans de douleur


Par Janice Kortkamp

American Herald Tribune

J'observe ce conflit depuis plus de huit ans, virtuellement chaque jour, tous les jours et j'ai effectué sept voyages de recherches de longue durée à travers le pays le plus souvent seule avec des amis syriens comme guides. Je n'ai aucune tendance politique d'aucune sorte, je m'auto-finance par le crowfunding pour m'aider à couvrir le coût des voyages et je n'accepte pas d'argent ni aucun type de paiement ou de salaire. Je suis devenue obsédée par la découverte de la vérité sur cette guerre en 2012 et je le suis encore.

Tout en observant la guerre de l'intérieur comme de l'extérieur de la Syrie, j'ai aussi vu les médias d'actualité agissant complètement comme un troupeau, tous atteints de la maladie de la vache folle, se précipitant tous ensemble par dessus la falaise de la vérité. Il n y a que dans de rares cas que quelque chose d'honnête a été partagé, et ensuite seulement comme des brefs aperçus. Puis, les interstices se referment rapidement pour maintenir le solide mur de pierre de fausses narrations.

Mars 2021 marque le tragique anniversaire du début de la violence en Syrie. Dix années de douleur. Mais la guerre de tentative de changement de régime fabriquée de toute pièce par les USA, le Royaume Uni, la France, Israël, la Turquie, l'Arabie Saoudite et le Qatar n'a pas commencé à ce moment-là – elle avait commencé des années auparavant...

Cet article va mettre en lumière seulement quelques unes des preuves étendues disponibles d'une alliance hostile de longue date et d'une stratégie menée par les États-Unis contre une nation souveraine ; une nation souveraine qui n'a été à aucun moment, une menace contre les États-Unis.

Si vous pensez que ce que l'on vous a raconté sur le conflit par les officiels du gouvernement et par les grands médias et qu'ils ne sont pas, après ces dix longues années, sujet à caution, alors vous fonctionnez de façon crédule et puérile comme un quadragénaire assis sur les genoux d'un père Noël de grand magasin payé 20$ de l'heure avec une barbe en plastique, et qui va réaliser tous vos rêves pour Noël.

Cela fait dix années d'un pays tabassé, torturé, violé, et pillé alors que ceux qui sont tabassés, torturés, violés et pillés sont appelés « les méchants » et ceux qui tabassent, torturent, violent et pillent sont appelés « les gentils. » Penser que ce conflit, c'est « les méchants contre les gentils, » c'est aussi tout simplement être naïf. Cette guerre, ce n'est pas celle d' « un dictateur brutal qui assassine son propre peuple. »

Les divers gouvernements, avec les grands médias, de tendance de droite comme de gauche, n'ont pas de problèmes avec les dictateurs ou la brutalité en général. Prenez les Saoudiens par exemple. Les rois et princes saoudiens sont des dictateurs absolus à vie – leur pouvoir est protégé depuis des décennies par les États-Unis et le Royaume Uni. Ils sont appelés « réformateurs » dans les médias alors qu'ils écrasent la dissidence par des décapitations, des emprisonnements et des bastonnades. Ils sont engagés dans un massacre et une famine en cours au Yémen, le pays le plus pauvre de la région. Leur système judiciaire de la Charia fondamentaliste, intolérant, sévère et religieux est similaire à ce qu'a fait le califat de DAESH à son apogée. Leur prince héritier peut tailler les journalistes en pièce (ce crime a suscité un peu d'indignation de la part de la presse). Les « réformateurs. Lorsqu'on compare les libertés individuelles, les droits humains et les structures démocratiques entre l'Arabie Saoudite et la Syrie, les Saoudiens sont facilement cent ans ou plus derrière la Syrie ; en fait, c'est similaire à la différence entre la période médiévale et la Renaissance dans l'histoire européenne.

Lorsque les néoconservateurs sont arrivés au pouvoir avec le gouvernement de George W. Bush, ils sont arrivés avec des plans, des plans au sujet desquels ils avaient été assez francs de la fin des années 1990 et dans les années 2000. Leurs plans avaient plusieurs objectifs :

1) Souder les intérêts américains et israéliens de façon permanente comme étant un seul et même intérêt et ainsi complice des ambitions israéliennes pour devenir, non seulement indépendant d'un point de vue énergétique mais aussi un exportateur – tout en brisant la résistance régionale à l'expansionnisme israélien en Palestine et dans les pays voisins ;

2) Placer les États-Unis sur une base d'une totale construction d'empire avec ce qu'ils appelaient la « guerre préventive » ;

3) Obtenir le contrôle total sur le Moyen Orient avec ses vastes ressources de pétrole et de gaz naturel, le profit et le pouvoir en découlant, l'appelant leur « nouveau Moyen Orient » ;

4) Fermer la région à la Chine et la Russie en limitant leurs accès aux négociations concernant les ressources naturelles autant que possible.

Le pouvoir quasi absolu des néoconservateurs sur la politique étrangère américaine a continué avec la même vigueur depuis 2000 sous trois gouvernements. Alors qu'Obama a fait de faibles efforts en opposition à lui, il a néanmoins agi pour leur compte. Trump a prétendu s'opposer aux guerres de changement de régime américaines et aux interventions dans la région à ses soutiens – alors que ses conseillers néoconservateurs en politique étrangère et les officiels du gouvernement lui ont fait continuer leurs efforts pour déstabiliser la région et de créer leur « Nouveau Moyen Orient. »

Voici une liste de ressources, seulement un échantillon, de quelques unes des traces laissées dans vingt ans d'effort pour saper et renverser le gouvernement légitime de la nation souveraine de Syrie qui va jusqu'à 2015, lorsque les Russes sont intervenus à la demande du gouvernement syrien. Cela inclus d'autres éléments essentiels pour comprendre le contexte syrien :

2001 : L'attentat du 11 septembre se produit. Le président syrien Assad envoie ses profondes condoléances et travaille avec le Pentagone pour leur fournir des renseignements précieux sur les agents de Al Qaïda. (i)

2001 : Alors qu'on a rapporté que presque tous les attaquants étaient des saoudiens, les États-Unis ont immédiatement mis en place les « sept pays dans un plan de cinq ans » comme l'a révélé le général américain Wesley Clark, ancien commandant suprême des forces de l'OTAN en Europe. Les États-Unis décident de « s'emparer de l'Irak, de la Libye, du Liban, de la Syrie, de la Somalie, du Soudan et de l'Iran. » (ii)

2003 : Le leader israélien Benjamin Netanyahou se présente devant le Congrès pour exhorter l'Amérique d'envahir l'Irak et de « virer Saddam, » expliquant « je garantis que si vous virez Saddam, il y aura des retombées positives dans la région. » Il avait tort. (iii)

2003 : Rapport de Charles Glass sur le désir israélien que les États-Unis affaiblissent la Syrie et et évince Bachar El-Assad du pouvoir. Il fait référence au document de Douglas Feith et Richard Perle (des néoconservateurs) nommé « A Clean Break : A New Strategy for Securing the Realm. (une rupture propre : une nouvelle stratégie pour sécuriser le domaine.) (iv)

2003 : les États-Unis envahissent l'Irak en persuadant les Américains et une grande partie du monde que Saddam à un programme d'armes nucléaires. Cette accusation sera plus tard reconnue comme fausse. Dick Cheney et d'autres néoconservateurs affirment que la guerre ne durera que quelques mois. Cela fait maintenant 17 ans et on compte plus d'un million de morts dont des milliers d'Américains et des centaines de milliards de dollars dépensés. L'Irak est dans un état chaotique. (v)

2003 : le Premier ministre Ariel Sharon a expliqué hier que l'Iran, la Libye et la Syrie seraient à leur tour dépouillés de leurs armes de destruction massive après l'Irak. (vi)

2004 : Colin Powell se rend à Damas avec une liste d'ordres implicites qu'Assad doit accepter ; Assad refuse. Les ordres, pour être considéré comme un « ami » de l'Amérique, sont de nous aider en Irak en arrêtant le flow de combattants et d'armes en Irak allant vers les forces combattant les États-Unis (Assad l'a fait), d'arrêter l'envoi d'armes au Hezbollah au Liban, de fermer les bureaux des groupes de résistance (contre Israël) en Syrie, parmi d'autres demandes. Assad, faisant allusion aux pressions américaines pour se soumettre aux ordres, explique qu'il va accepter ces conseils mais ne donne pas d'ordre dans son discours à l'Opéra de Damas en 2013.

2004 : George W. Bush est en plein dans le mode de pensée « Vous êtes soit avec nous soit contre nous. » A cause de son manque de coopération, Assad est étiqueté comme faisant partie de l'Axe du Mal. Des plans pour saper son leadership commencent sérieusement.

2004 : les États-Unis imposent des sanctions contre la Syrie.

2005 : Hariri est assassiné au Liban. L'Occident accuse Assad bien qu'un tribunal spécial mis en place pour l'enquête ne peut lier la Syrie à l'assassinat et les « témoins » soutenus par les États-Unis retirent leurs accusations (contre la Syrie). (ix)

2005 : Assad retire ses troupes du Liban

2005 : Dans une interview avec Assad, Christiane Amanpour lui explique que les États-Unis planifient un changement de régime contre lui. (x)

2006 : Israël envahit le Liban – espérant réaliser un but soutenu depuis 1948 : celui de contrôler ce pays comme l'avait affirmé son fondateur, David Ben Gourion. Le Hezbollah, armé et soutenu par la Syrie, met les troupes israéliennes en déroute dans une défaite humiliante. (xi)

2006 : le chargé d'affaires américain à Damas envoie un câble affirmant le plan pour saper le gouvernement Assad. Le câble a été récemment communiqué par Wikileaks. Plusieurs étapes sont présentées dans les grandes lignes dont la fomentation de défiance et de haine sectaire avec l'aide de l'Arabie Saoudite et d'autres alliés. Wikileaks révèle que les plans proviennent du gouvernement israélien. (xii)

2006 – 2010 : Plus de 6,3 millions de $ ont été acheminés au Mouvement pour la justice et le développement (Movement for Justice and Development), une organisation dissidente basée à Londres et qui dirige la chaîne par satellite Barada T, qui programme des informations anti-gouvernementales en direction de la Syrie. 6 millions de $ supplémentaires ont été amenés pour soutenir un éventail d'initiatives, incluant de l'entraînement pour des journalistes et des activistes, entre 2006 et 2010. (xiii)

2007 : George W Bush et Elliot Abram se sont rencontrés avec des leaders des Frères Musulmans pour discuter de la façon de renverser Assad. Cette rencontre est rapportée dans le Wall Street Journal par Jay Solomon. Bush et son gouvernement travaille étroitement avec son ami proche Bandar bin Sultan, le ministre du Renseignement saoudien. (xiv)

2007 : le lauréat du Prix Pulitzer et journaliste d'investigation Seymour Hersh décrit le changement de toute la politique étrangère américaine au Moyen Orient pour isoler l'Iran et renforcer Israël, l'Arabie Saoudite et d'autres états du Golfe dans l'article The Redirection dans le London Review of Books. (xv)

2007 : Diane Sawyer de ABC passe une semaine en Syrie et rapporte avec enthousiasme sur sa société laïque, le respect et la protection de toutes les religions, la liberté et les droits des femmes. (xvi)

2008 et 2009 : le président syrien Assad est élu leader arabe le plus populaire selon des sondages faits dans la région.

2009 : le Qatar et l'Iran partagent l'un des champs gaziers les plus étendus au monde et les deux nations ont planifié la construction d'un pipeline passant par la Syrie vers les marchés européens. Toutes les deux proposent des négociations sur le pipeline gazier à Assad. Il a accepté le deal iranien plutôt que le qatari. Les Qatari ont ensuite travaillé avec les Frères musulmans et les États-Unis pour affaiblir Assad. Utilisant leur organe de presse sponsorisé par l'état Al Jazeera, ils inondent les ondes avec de la propagande anti Assad. Google et Al Jazeera travaillaient ensemble pour aider les États-Unis à amener une « fin au régime d'Assad. » (xvii)

Le journaliste américain Charlie Rose fait une interview du président Assad. Rose partage le fait qu'Assad a soutenu l'économie syrienne et affirme que quiconque veut faire des affaires dans le monde arabe se dirige vers Damas. (xix)

2010 : un sondage de Gallup classe la Syrie comme le « 5ème pays le plus sûr » du monde. (xx)

2010 : l'émission britannique Top Gear fait un tournage en Syrie et son animateur acclame Damas comme étant parmi les 5 meilleurs villes du monde. (xxi)

2010 : Le « Printemps arabe » commence pour « amener la liberté et la démocratie » au Moyen Orient selon certaines sources.

2011 : Les États-Unis soutiennent le renversement de Moubarak et le candidat des Frères musulmans Morsi. (xxii)

2011 : Les États-Unis créent une coalition pour « abattre » Khadafi de Libye qui est torturé de façon brutale et sadique par les « rebelles modérés de la liberté et de la démocratie » que nous soutenons. L'ami « rebelle » de John McCain, Belhadj, est plus lié à Al Qaïda et DAESH en Libye. Les chefs d'état major américains sont si méfiants envers le renseignement du Département d'État qu'ils ont tenté de négocier directement avec Khadafi. (xxiii)

2011 : des manifestations appelant à des réformes gouvernementales – et non de renverser le gouvernement – sont infiltrées par des Saoudiens et d'autres moudjahidines, et des Syriens radicalisés, font feu sur les manifestants et les forces de sécurités syriennes (la police et l'armée) pour créer la panique et le chaos. Les forces de sécurités syriennes ne sont pas autorisées initialement à porter des armes, seulement des matraques. (xxiv)

2011 : L'ambassadeur américain Robert Ford soutient publiquement les « rebelles » de l'Armée syrienne libre et discute de les armer pour le compte des États-Unis. Le fondateur de l'Armée libre syrienne, Riad Al-Asaad, le commandant général de l'Armée libre syrienne Salim Idris et le commandant des opérations Okaidi sont filmés en train d'exprimer leur appréciation et partageaient des buts mutuels avec Al Qaïda (appelé Al Nosra en Syrie) et les combattants de DAESH en 2012. (xxv)

2012 : La Russie et la Chine oppose un veto à une résolution soutenue par les États-Unis à L'ONU pour créer une nouvelle guerre similaire à celle de la Libye contre le président Assad. En représailles, la France initie le groupe des « Amis de la Syrie » dominé par les États-Unis, le Royaume Uni, la France, l'Arabie saoudite, la Turquie et le Qatar pour soutenir les soulèvements de « l'Armée libre syrienne » en Syrie et le groupe d'opposition politique extérieur, le « Conseil national syrien » avec les Amis de la Syrie, proclame être la seule voix légitime du peuple syrien. En fait, aucun membre du Conseil national syrien ne vit en Syrie. Le Conseil national syrien est dominé par des membres des Frères musulmans et bon nombre de ses membres sont payés par l'Arabie saoudite et le Qatar. (xxvi)

2012 : les États-Unis commencent à armer les forces syriennes militantes avec des armes venues de Libye distribuées via la Turquie. (xxvii)

2012 : Une grande parti de Homs est prise par les rebelles du Front du Levant et Al Nosra (Al Qaïda). Le père Frans van der Lugt écrivant d'Homs en 2012, affirme que « les protestataires ont tiré en premier. » (xxviii)

2012 : Les États-Unis et l'Union européenne utilisent des entrepreneurs de la défense pour entraîner les « rebelles » en Jordanie pour la sécurisation des armes chimiques à l'intérieur de la Syrie. (xxix)

2012 : 89% des votants en Syrie ratifient la nouvelle constitution avec une participation de 57% des votants. (xxx)

2013 : le président Assad et l'ambassadeur syrien auprès des Nations Unies Bachar Al-Jaafari demande à ce qu'une équipe impartiale des Nations Unis fasse une enquête sur l'utilisation des armes chimiques en Syrie. (xxxi)

2013 : Les rebelles soutenus par l'Occident obtiennent du gaz sarin via la Turquie comme Seymour Hersh l'a expliqué dans son article « Whose Sarin ? » et « The Red Line and the Rat Line. » Alors que l'équipe de l'ONU chargée de l'enquête demandée par le gouvernement syrien défaisaient leurs valises à Damas, les rebelles ont perpétré une attaque à l'arme chimique pour faire porter les soupçons sur le gouvernement Assad et l'armée pour l'utilisation d'armes chimiques. C'était supposé amener complètement l'armée américaine en Syrie pour le compte des rebelles. Tous les médias occidentaux et les gouvernements ont appelé à un bombardement immédiat des forces syriennes dans un prétendu franchissement de la « ligne rouge. » Par chance, le bombardement a été annulé. (xxxii)

2013 : L'administration américaine est avertie de l'essor de DAESH par le chef du renseignement de la défense américaine, le général Michael Flynn. Plus tard, il a affirmé que le gouvernement traitait délibérément DAESH comme un atout dans le coup d'état de changement de régime contre Assad. (xxxiii)

2013 : Les États-Unis et l'Union Européenne avaient depuis longtemps des sanctions contre la Syrie. L'Union Européenne a levé l'embargo contre les importations du pétrole syrien dans les zones de la Syrie « tenues par les rebelles. » A l'époque, les riches champs pétrolifères syriens étaient tenus par Al Nosra. (xxxiv)

2014 : DAESH s'est déplacé en Syrie à partir de l'Irak, s'emparant des riches champs pétrolifères de Raqqa et Deir Ezzor. La Turquie se comporte comme le centre de distribution pour vendre le pétrole de DAESH qui est aussi vendu aux groupes rebelles dans le nord de la Syrie. (xxxv)

2014 : La Syrie organise des élections présidentielles avec le président Assad qui reçoit presque 90% des votes. Les élections avaient été observées par plusieurs groupes observateurs internationaux. (xxxvi)

2015 : La Russie rentre dans le conflit syrien à la demande du gouvernement syrien. (xxxvii)

Sources :

[i] http://www.lrb.co.uk/.../seymour.../military-to-military...

« Mais il y a aussi une histoire parallèle de co-opération de l'ombre entre la Syrie et les États-Unis pendant la même période. Les deux pays on collaborés contre Al Qaïda, leur ennemi commun. Un consultant de longue date au Commandement des opérations spéciales multilatérales a expliqué que, après le 11 septembre, « Bachar avait été depuis des années, extrêmement serviable envers nous alors que, dans mon opinion, nous étions revêches en retour, et maladroit dans l'utilisation que l'or nous avait donné. La coopération tranquille a continué parmi certains éléments, même après la décision de (l'administration Bush) de le diffamer. » En 2002, Assad a autorisé le renseignement syrien de remettre plus d'une centaine de dossiers internes sur les activités des Frères musulmans en Syrie et en Allemagne. Un peu plus tard cette année-là, le renseignement syrien a déjoué une attaque d'Al Qaïda sur les quartiers généraux de la Cinquième flotte de l'US Navy à Bahrein, et Assad a donné son accord pour fournir à la CIA le nom d'un informateur essentiel d'Al Qaïda. »

[ii] https://www.youtube.com/watch?v=Kd6vR1J0_6A

« Nous allons nous emparer de sept pays en cinq ans en commençant par l'Irak, puis la Syrie, le Liban, la Libye, la Somalie, le Soudan et en finir avec l'Iran.

[iii] https://www.youtube.com/watch?v=tAlxqZEqJls

Netanyahou devant le Congrès américain en 2002 : « Je garantie que si vous virez Saddam, cela aura d'énormes répercussions positives dans la région. »

[iv] https://www.lrb.co.uk/v25/n14/charles-glass/is-syria-next

Is Syria Next?” par Charles Glass, 2003.

[v] http://www.nytimes.com/.../from-the-editors-the-times-and...

"Dans certains cas, l'information qui était alors controversée, et qui semble sujette à question aujourd'hui, était insuffisamment qualifiée ou permis de rester sans récusation. Avec le recul, nous espérons que nous avons été plus agressif en réexaminant les affirmations lorsque émerge une nouvelle preuve – ou manque d'émerger."

[vi] Sharon Says U.S. Should Also Disarm Iran, Libya and Syria

http://www.haaretz.com/sharon-says-u-s-should-also-disarm...

[vii] http://edition.cnn.com/.../06/ret.bush.coalition/index.html and http://news.bbc.co.uk/2/hi/1971852.stm

[viii] http://edition.cnn.com/2004/WORLD/meast/05/11/us.syria/

[ix] http://www.voltairenet.org/article143460.html

L'assassinat de Rafik Hariri : une enquête biaisée par Silvia Cattori 

[x] From Assad Interview with CNN 2005 https://www.cnn.com/.../07/11/exp-amanpour-assad-2005.cnn

[xi] http://www.conflictsforum.org/.../how-hezbollah-defeated.../

« Depuis le début du conflit jusqu'à ses dernières opération, les commandants du Hezbollah ont pénétré les prises de décisions stratégiques et tactiques israéliennes traversant un spectre d'opérations militaires, politiques et d'opérations, avec le résultat que le Hezbollah a remporté une victoire décisive et complète dans sa guerre contre Israël.

« … Nous devrions nous préparer à passer à l'offensive dans le but d'écraser le Liban, la Cisjordanie et la Syrie... Le point faible de la coalition arabe, c'est le Liban car le régime musulman est artificiel et facile à affaiblir. Un état chrétien devrait être établi... Lorsque nous écrasons les forces des légions (arabes) et bombardons Amman, nous éliminerons la Cisjordanie également, et Le Caire. » David Ben-Gourion, mai 1948 à l'état-major. D'après Ben-Gourion, une biographie, par Michael Ben-Zohar, Delacorte, New York 1978. »

[xii] http://www.mintpressnews.com/julian-assange-us.../209493

[xiii] http://www.cbc.ca/.../u-s-admits-funding-syrian...

[xiv] http://www.wsj.com/articles/SB118530969571176579

[xv] http://www.newyorker.com/magazine/2007/03/05/the-redirecti

THE REDIRECTION, c'est la nouvelle politique du gouvernement bénéficiant à nos ennemis dans la guerre contre le terrorisme ? Par Seymour M. Hersh

[xvi] https://www.youtube.com/watch?v=AKHUpkM7P9I

Damas, Syrie vu par le reporter d'ABC Diane Sawyer (2007)

[xvii] http://www.albawaba.com/news/assad-most-popular-arab-leader

Assad – le leader arabe le plus populaire, publié le 10 juin 2009

[xviii] http://oilprice.com/.../The-Natural-Gas-War-Burning-Under...

The Natural Gas War Burning Under Syria

http://www.independent.co.uk/.../google-syria-rebels...

[xix] https://www.youtube.com/watch?v=x3G4LrDSkuA

Interview de Charlie Rose, 2010
« Bachar El-Assad est arrivé au pouvoir après le décès de son père. Aujourd'hui il met à nouveau la Syrie sur la carte après une période d'isolement. On dit que les leaders de la région se montrent à Damas pour discuter avec lui et faire des affaires. »

[xx] http://www.realclearworld.com/.../top_5.../syria.html

Le top 5 des pays les plus personnellement sûr : la Syrie n° 5

[xxi] https://www.youtube.com/watch?v=nNFcbLUaDmc

Top Gear à Damas : "Il est triste de quitter ce qui était arrivé au numéro finc dans la liste de toutes les grandes villes de tous les temps, Damas."

[xxii] https://www.gatestoneinstitute.org/.../muslim-brotherhood...

[xxiii] http://www.washingtontimes.com/.../hillary-clinton.../

[xxiv] http://www.independent.co.uk/.../robert-fisk-the-bloody...

Robert Fisk: "La vérité sanglante sur la guerre non civile de Syrie. Ceux qui essayent de renverser Assad ont surpris l'armée avec leur puissance de feu et leurs tactiques brutales."

[xxv] http://www.bbc.com/news/magazine-33997408

Armer les rebelles syriens : Quand les États-Unis se trompent. " C'est même pire, Ford a endossé une tâche apparemment désespérée : armée l'opposition en Syrie avec des armes américaines.

https://consortiumnews.com/.../how-the-us-armed-up.../

Comment les États-Unis ont armé les djihadistes syriens 

https://www.youtube.com/watch?v=eno7Y4rEW18

Armer "l'armée libre syrienne", est-ce la même chose qu'armer Al Qaïda ? 

[xxvi] https://www.theguardian.com/.../syrian-opposition-doing...

The Syrian opposition: who’s doing the talking? By Charlie Skelton

[xxvii] http://www.nationalreview.com/.../hillary-clinton...

[xxviii] https://mediawerkgroepsyrie.wordpress.com/.../bij.../

Father Frans on the Syrian Rebellion: The “Protestors” Shot First

[xxix] http://security.blogs.cnn.com/.../sources-defense.../

Sources: U.S. helping underwrite Syrian rebel training on securing chemical weapons. By Elise Labott

[xxx] https://www.rt.com/.../syria-referendum-constitution.../

89% vote in favor of new Syrian Constitution

[xxxi] http://www.timesofisrael.com/syria-asks-un-to.../

Syria asks UN to investigate chemical weapons use

https://popularresistance.org/syria-asks-un-to.../

Syria Asks UN To Immediately Investigate 3 New ‘Chemical Attacks’ By Rebels

http://www.lrb.co.uk/v35/n24/seymour-m-hersh/whose-sarin

Whose sarin? By Seymour M. Hersh

[xxxii] http://www.lrb.co.uk/v35/n24/seymour-m-hersh/whose-sarin

Whose sarin? Seymour M. Hersh

http://www.lrb.co.uk/.../the-red-line-and-the-rat-line

The Red Line and the Rat Line by Seymour M. Hersh on Obama, Erdoğan and the Syrian rebels

[xxxiii] http://www.foreignpolicyjournal.com/.../rise-of-islamic.../

Rise of Islamic State was ‘a willful decision’: Former DIA Chief Michael Flynn

The White House decided to support armed rebels in Syria despite intelligence warnings forecasting the rise of the Islamic State. By Brad Hoff

[xxxiv] https://www.theguardian.com/.../eu-syria-oil-jihadist-al...

EU decision to lift Syrian oil sanctions boosts jihadist groups

Jabhat al-Nusra, an al-Qaida affiliate, consolidates position as scramble for control of wells accelerates

https://nsnbc.me/.../fool-twice-eus-turkeys-lies-buying.../

Fool Me Twice? EU’s and Turkey’s lies about buying Oil from ISIS

[xxxv] ISIS EXPORT GATEWAY TO GLOBAL CRUDE OIL MARKETS George KIOURKTSOGLOU* Visiting Lecturer, University of Greenwich, London Dr. Alec D COUTROUBIS Principal Lecturer, University of Greenwich, London

http://www.marsecreview.com/.../PAPER-on-CRUDE-OIL-and...

[xxxvi] http://www.foxnews.com/.../syrian-election-shows-depth...

AP Syrian election shows depth of popular support for Assad, even among Sunni majority

[xxxvii] https://www.theatlantic.com/amp/article/408148/

Russia’s Expanded Role in the Syrian Conflict


Source : https://ahtribune.ca/world/north-africa-south-west-asia/syria-crisis/4579-ten-years-of-pain.html

Article originalement publié sur la page Facebook de Janice Kortkamp

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