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samedi 11 septembre 2021

Big Pharma doit-il partager sa technologie vaccinale avec l'Afrique ?

Une partie considérable de la gauche pense qu'il y a une conspiration de Big Pharma pour priver les pays pauvres de vaccins


Une partie considérable de la gauche pense qu'il y a une conspiration de Big Pharma pour priver de vaccins les pays pauvres. Selon cette théorie, les sociétés pharmaceutiques les plus puissantes du monde, de mèche avec les élites occidentales, sont parfaitement satisfaites de laisser les gens mourir du Covid-19 en Afrique, alors que les Occidentaux bénéficient de la thérapie de modification génétique ARN messager.

L'organe de presse « alternatif » américain Democracy Now! explique qu'on devrait forcer Big Pharma à « partager la technologie » avec l'Afrique. Les journalistes de cette chaîne de télévision affirment que des millions d'Africains pourraient mourir si l'Occident n'intervient pas pour rendre ces vaccins largement disponibles. C'est une opinion qu'a couramment la gauche privilégiée et, si j'ose dire, blanche. Mais ce n'est pas ce que l'on entend lorsqu'on parle à des Africains – quelque chose que les gens de gauche font rarement. Ils expliquent qu'il y a une conspiration visant à utiliser les Africains comme cobayes pour tester des vaccins potentiellement mortels. Le nombre officiel de morts par les vaccins approche les 20.000 en Europe, alors que les effets secondaires, souvent invalidants, se comptent désormais en millions.

En règle générale, la gauche se compose de diplômés de la classe moyenne, pauvrement éduqués, avec des manières arrogantes et de l'indigence en guise de rationalité. C'est pourquoi la CIA, l'Agence Internationale Capitaliste, s'assure qu'ils sont bien nourris avec ce genre d'absurdité. Quiconque lit attentivement la presse sait que plusieurs leaders africains ont dénoncé un type différent de complot occidental. Par exemple, l'ancien président tanzanien, John Magufuli avait expliqué avoir prouvé que les tests PCR ne fonctionnent pas. Magufuli était un scientifique expérimenté, l'un des premiers de sa génération à effectuer des études dans son pays. Le président tanzanien ne disait pas que le COVID-19 était un canular, mais il a refusé de confiner son peuple.

Le scepticisme de Magufuli a provoqué l'ire des dirigeants mondiaux, dont nombreux sont ceux qui sont rémunérés par la galaxie de fondations privées de Big Pharma. Magufuli n'a jamais accusé Big Pharma de ne pas vouloir « partager la technologie. » Il les a accusé de fraude criminelle. Maintenant il est mort. Est-il mort du coronavirus ? C'est en tout cas ce que les grands médias ont expliqué, et qui en douterait ? Magufuli a dit aux Africains de faire leurs propres recherches et ne pas suivre servilement les élites occidentales et les organisations internationales qu'ils contrôlent.

En 2017, Magufuli a tenté de forcer Acacia Mining, une filiale de Barrick Gold, de payer 190 milliards de dollars d'amendes pour évasion fiscale. Barrick Gold pille impunément le pays depuis des décennies.

Magufuli a également forcé des compagnies minières d'employer de la main d'œuvre locale avec des salaires compétitifs. Rien de tout cela n'a fait les gros titres de la presse occidentale, ni intéressé un seul des petits bourgeois gauchistes qui désormais favorisent les vaccins en Afrique avec le prétexte de la « solidarité. »

Désormais, Magufuli est mort et le pays « se soumet » à la campagne vaccinale. De nombreux Africains pensent que Magufuli a été assassiné car c'est ce que fait l'impérialisme depuis l'époque de Patrice Lumumba.

On dit aussi que Pierre Nkurunziza, l'ancien président du Burundi – une figure extrêmement populaire qui aidé à mettre fin à la guerre civile dans le pays – est mort du coronavirus. Le gouvernement du Burundi a expulsé l'OMS pendant la soi-disante « pandémie » pour s'être mêlé des affaires internes du pays. Il est rapidement mort peu après. La presse internationale n'hésite pas à laisser entendre qu'il cela pourrait être du coronavirus. De nombreux Africains croient qu'il a été également assassiné.

Bien que Nkurunziza avait quitté le pouvoir, il devait devenir un guide suprême de la nation, une position qui lui aurait permis de continuer à influencer la politique du pays. Depuis 2015, l'UE et les États-Unis tentaient d'évincer le leader récalcitrant, en soutenant des groupes terroristes basés au Rwanda et à l'Est du Congo. Le nouveau président, Évariste Ndayishimiye est plus intéressant pour l'Occident. On dit qu'il serait intéressé par « sortir le pays de l'isolement » de la communauté internationale en forçant les gens à, euh, s'isoler à la place. Le gouvernement du Burundi a également complètement renversé les anciennes politiques anti-COVID de Nkurunziza.

La réussite scientifique probablement la plus significative de l'histoire du continent africain, a été vécu au Madagascar où des chercheurs ont produit COVID Organics, un traitement à base de plantes contre le coronavirus fabriqué à partir de l'armoise.

Mais l'OMS n'a fait preuve d'aucun intérêt, ni la gauche soi-disante « antiraciste. » Le président Andry Rajoelina a expliqué à la télévision française que les préjugés anti-africains étaient la raison pour laquelle COVID Organics était ignoré.

Le président Rajoelina hésitait aussi à acheter des vaccins étrangers pour son pays mais des pressions de la part de l'OMS l'a forcé à changer d'avis. Une tentative d'assassinat récente l'a aussi persuadé à « se conformer aux directives. » Personne ne sait avec certitude si les mercenaires envoyés pour le tuer étaient financés par les intérêts de Big Pharma mais personne ne peut nier non plus que COVID Organics représente une menace majeure pour les perspectives de l'industrie multi-milliardaire du vaccin en Afrique.

On pourrait citer d'autres cas de leaders du Sud morts mystérieusement ou, dans le cas de l'ancien président haïtien Jovenel Moïse, assassiné par un commando aux possibles liens avec la CIA. Le président Moïse avait aussi refusé de vacciner son peuple. Y a-t-il un lien ? Nombreux sont ceux qui contestent ces faits dans les réseaux sociaux mais avec un peu de chance, nous aurons des multitudes de « fast-checkers » pour nous rassurer et nous aider à museler tout questionnement !

Le Sénégal utilise l'hydroxychloroquine pour soigner le COVID-19 depuis le début de la pandémie, avec un succès stupéfiant.

Il y a une multitude de traitements bon marchés et efficace contre la « grippe chinoise. » Ces traitements menacent les profits de Big Pharma. Cependant, une partie considérable de la gauche pense actuellement que les sociétés pharmaceutiques vont sauver le monde en préparant la dictature du prolétariat ! Il n y a pas d'inoculation contre la stupidité de la gauche. Comme d'habitude, l'Érythrée montre actuellement le leadership sur ce sujet. Ils n'ont importé aucun de ces poisons étrangers.

Les préjugés qui animent la gauche libérale plongent dans le racisme : ils ne peuvent pas imaginer que les nations du Sud aient la capacité de penser et d'agir pour eux-mêmes. Les nations africaines, ciblées par une propagande hostile et au final raciste, menée par la presse occidentale, a bien agi pour ignorer l'hystérie du COVID. Le défi sanitaire principal du continent, c'est le manque d'accès à de l'eau potable, souvent aggravé par les guerres « humanitaires » promues par des gens de gauche libérale obsédés par la « protection » des faibles. La seule conspiration contre l'Afrique, c'est la même conspiration contre toutes les autres nations : l'asservissement par une oligarchie cosmopolite sans racine et leurs acolytes de gauche libérale !

Gearóid Ó Colmáin

Source : https://english.almayadeen.net/articles/opinion/should-big-pharma-share-vaccine-technology-with-africa

Rétrolien : https://jeune-nation.com/actualite/geopolitique/big-pharma-doit-il-partager-sa-technologie-vaccinale-avec-lafrique


dimanche 25 juillet 2021

Les États-Unis et "Israël" organisent-ils des guerres par procuration en Éthiopie ?

Par Gearóid Ó Colmáin

Les sionistes ont contribué à la division du Soudan et sont toujours impliqués dans la tentative de détruire l'Éthiopie et l'Érythrée.



Le 4 novembre 2020, le Front de libération du peuple du Tigré (FLPT) a attaqué le commandement nord de l'armée éthiopienne, déclenchant un conflit majeur dans le pays. Le FLPT est un groupe irrédentiste et ethno-nationaliste basé dans l'état du Tigré en Éthiopie. Ils veulent rompre de l'état multi-ethnique. La violence déclenchée par le FLPT menace également la sécurité de l'Érythrée voisine. Le FLPT a le soutien des États-Unis et d' « Israël. »

La Corne de l'Afrique est une région stratégique clé pour le Commandement des États-Unis pour l'Afrique (AFRICOM). Son importance est démontrée par le fait que la Chine a actuellement une base militaire à Djibouti. Comme la Corne de l'Afrique est une plaque tournante du transit connectant l'Océan Indien à la Mer Rouge, le conflit a des ramifications géopolitiques importantes.

En dépit du fait que les leaders du FLPT ont admis avoir attaqué l'armée éthiopienne, les médias internationaux ont présenté le conflit comme étant un « génocide » perpétré par les gouvernements éthiopiens et érythréens contre le peuple du Tigré.

Il n'est pas difficile de comprendre pourquoi tous les reportages de la presse servent l'agenda des combattants du FLPT qui sont décrits comme des victimes innocentes, alors que les forces armées éthiopiennes et érythréennes sont le plus souvent accusées pour des atrocités commises par le FLPT lui-même.

L'Érythrée contre l'Africom

L'Érythrée a obtenu son indépendance vis-à-vis de l'Éthiopie en 1993. Le Front populaire de libération de l'Érythrée (FPLE) a combattu deux empires, l'Union Soviétique et les États-Unis, pour obtenir la victoire. Depuis son indépendance, l'Érythrée est dirigée par le président Isaias Afwerki, président du Front populaire pour la démocratie et la justice (FPDJ). Les buts de ce parti sont l'indépendance nationale, l'auto-suffisance et la justice sociale. Sous le leadership d'Afwerki, l'Érythrée a connu un développement économique impressionnant, devenant l'une des nations les plus indépendantes du continent africain.

Le gouvernement érythréen refuse de permettre à des ONG étrangères financées par l'élite d'interférer dans les affaires internes du pays. Et cette détermination souverainiste a fait de lui un ennemi de l'impérialisme, en particulier des États-Unis. Les groupes de droits humains proches du Département d'État ont donné de la voix pour condamner la « Corée du Nord » africaine.

Il est presque impossible de lire quoi que ce soit n'importe ou dans la presse internationale qui s'approcherait, même vaguement, de la réalité de la politique érythréenne. Des reportages en permanence sur des camps de concentration, la torture, la famine, la pauvreté dramatique et de millions de réfugiés fuyant la tyrannie, ont donné l'impression que le gouvernement érythréen s'implique exclusivement dans l'oppression envers son peuple.

Il n y aucun reportage sur les réalisations héroïques comme les mesures d'éducation et de santé gratuits ; rien non plus sur les efforts du gouvernement érythréen pour susciter le respect et la paix entre les neuf ethnies et langues de la nation ; rien non plus sur le miracle économique, unique dans l'histoire de l'Afrique.

L'indépendance de l'Érythrée est une menace pour l'AFRICOM, les plans militaire américain pour installer des bases partout en Afrique, recolonisant dans les faits le continent. Les sanctions, la diabolisation et les menaces d'une intervention militaire sont des outils réguliers des États-Unis contre l'Érythrée.

La déstabilisation de l'Éthiopie

Mais les Érythréens ont résisté et par conséquent, les États-Unis ont tourné leur attention vers une autre problématique : l'Éthiopie. L'Érythrée avait sécurisé son indépendance du régime communiste Derg de Mengistu Haile Mariam qui avait instauré l'hégémonie ethnique Amhara dans le pays. Cela a contrarié les Tigréens qui ont joint leurs forces à l'Érythrée pour renverser le régime en 1993. Une fois au pouvoir, le FLPT a gouverné l'Éthiopie sur une base fédérale ethnique : chaque groupe ethnique avait son propre état.

Mais sous la présidence Meles Zenawi, les Tigréens ont dominé la politique éthiopienne. Cependant, le pouvoir d'une minorité convenait aux soutiens américains de Zenawi qui avait fait de l'Éthiopie un acteur dans la stratégie de la Corne de l'Afrique. Le régime du FLPT à Addis-Abeba était vigoureusement hostile à l'Érythrée. La guerre a éclaté entre les deux pays en 1998.

Néanmoins, Washington avait un problème avec le régime Zenawi : des armes américaines avaient été livrées aux soldats éthiopiens pendant que la Chine continuait à construire l'économie du pays, obtenant une implantation dans la région. Par conséquent, le gouvernement américain a décidé d'utiliser une stratégie impériale éprouvée et testée pour évincer les rivaux chinois du pays : la déstabilisation.

En 2015, les protestations d'Oromo ont éclaté contre la minorité au pouvoir du FLPT. Le peuple d'Oromo avait certainement une cause légitime, étant un groupe ethnique majoritaire dans le pays mais les groupes de droits humains financés par les États-Unis ont commencé à utiliser les protestations d'Oromo comme moyen d'embraser les séparatismes ethniques dans le pays.

En 2018, Ahmed Ali Abiy, un Oromo, a été élu président de l'Éthiopie. Il a été largement loué par les organisations de droits humains car il a été un porte-étendard pour une nouvelle Éthiopie démocratique.

Abiy a signé un accord de paix avec l'Érythrée en 2018. Le Prix Nobel de la Paix a été attribué en 2019 à Abiy et tout semblait idyllique. Mais le problème avec les impérialistes, c'est que ce qu'ils donnent avec une main, ils le reprennent souvent avec l'autre. Deux ans plus tard, les séparatistes du FLPT, financés par les États-Unis, ont lancé une guerre contre le gouvernement Abiy.

Le FLPT s'est considéré comme la caste légitime en Éthiopie, injustement détrônée par d'autres groupes ethniques. Désormais le président Abiy est accusé de la violence au Tigré. Puisque l'Érythrée partage une frontière avec le Tigré, Asmara a envoyé des troupes pour assister l'Éthiopie pour la défense de sa souveraineté.

De fausses allégations de « génocide »

Il n y a pas de preuve de génocide éthiopien-érythréen au Tigré. Il y a par contre des preuves que les réfugiés érythréens au Sud Soudan sont massacrés par le FLPT. Mais il n y a rien sur le sujet dans la presse internationale.

En janvier 2021, on a rapporté que les forces armées érythréennes avaient massacré 750 chrétiens orthodoxes dans l'église de Notre-Dame de Sion (Axum Tsion St. Mary) mais aucune preuve n'ont été produites pour prouver que le massacre avait eu lieu. Aucun corps n'a été retrouvé, aucun témoin oculaire n'a été identifié. L'événement était supposé s'être produit en novembre 2020.

La fête de St Marie de Sion s'était tenue le jour qui a suivi le massacre supposé, mais personne n'a remarqué les centaines de corps. Selon Amnesty International et Human Right Watch, des cadavres jonchaient les rues.

Il y a désormais un flot constant de fake news débitées par les agences de presse de l'empire contre les gouvernements érythréens et éthiopiens. Tesfazion Gerhelase est un leader clé du FLPT, un nationaliste tigréen. Il se décrit comme un sioniste. Des vidéos postées en ligne ont montré des activistes du FLPT manifester contre le gouvernement éthiopien tout en brandissant des drapeaux d' « Israël. » les sionistes ont contribué à la division du Soudan et sont toujours impliqués dans la tentative de détruire l'Éthiopie et l'Érythrée.

Les tactiques sont toujours les mêmes : commettre un génocide et accuser les victimes, puis appeler à une intervention internationale pour protéger les droits humains. Une nouvelle guerre sioniste, basée sur des mensonges et de la haine, a été ouverte dans la Corne de l'Afrique. Une fois encore, les médias ont été leurs armes principales. En évoquant l'Érythrée, l'ancien journaliste de la BBC Martin Plaut a dit récemment : « Nous avons besoin de faire l'information. Et ce n'est pas aussi difficile que cela en a l'air. Mais c'est vraiment important. Et donc, vous fabriquez les informations. Mais vous devez penser à l'angle de vue. Ne manifestez pas à l'extérieur de l'ambassade d'Érythrée à moins que vous y mettiez le feu. » Ces faux journalistes et ces va-t-en-guerre menteurs doivent rendre des comptes pour crimes contre l'humanité.

Source : https://english.almayadeen.net/articles/opinion/1494594/are-the-us-and-israel-mounting-proxy-wars-in-ethiopia 


jeudi 26 septembre 2019

La France abandonne-t-elle l’Afrique pour des objectifs européens?




Une rencontre secrète s’est tenue entre le secrétaire général de l’Elysée Alexis Kholer et son homologue camerounais Ferdinand Ngoh Ngho





Le 19 août dernier, Alexis Kohler, le secrétaire général de l'Élysée, a rencontré son homologue camerounais Ferdinand Ngoh Ngoh, tout en prétendant être en vacances en Suisse.

La rencontre aurait été organisée par l’un des amis et conseiller du secrétaire général de la présidence Camerounaise le député européen Jean-Luc Schaffhauser. Ce dernier, lors des élections présidentielles françaises, était intervenu pour l’obtention des prêts russes en faveur de la candidate Marine le Pen.

Il serait surprenant que le ministre des Affaires Étrangères Jean-Yves Le Driant ait été informé d’une telle rencontre au préalable. Très impliqué depuis des mois dans les méandres de la diplomatie africaine, le ministre tente de trouver au sein de la famille présidentielle ou dans l’entourage proche de celle-ci un successeur acceptable au Président Biya et à son épouse Chantal qui parait régir le pays de fait depuis des mois à travers Ferdinand Ngho Ngho.

Affaires de famille

Au cours de ce discret entretien, la discussion aurait porté sur la succession du président camerounais en cas de décès de ce dernier ainsi que sur la prise de contrôle du port de Douala par la Mediterranean Shipping Company (MSC) et sa filiale, le TIL).

La MSC est la propriété du milliardaire italo-suisse Gianluigi Aponte, dont on dit qu’il fait partie des 200 personnes les plus riches du monde. Sa femme Rafaela, la fille d’un riche banquier suisse, est la cousine germaine de la mère d’Alexis Kohler. Discrets et distants quant à leurs négociations avec le public, les Aponte sont très fiers de l’aspect familial de leurs affaires. Mais se pourrait-il que leurs « valeurs familiales » cachent une connexion de relations plus sinistre ?

Peu de temps après la rencontre entre Kohler et Ferdinand Ngoh Ngoh, le choix porté et la désignation officielle du groupe  MSC/ Til comme gestionnaire du port de Douala est annoncée.

La MSC soutenait pourtant de longue date  le candidat de l’opposition anglophone au président Paul Biya, Maurice Kamto, un ancien officiel de l’ONU. Le Cameroon Renaissance Movement (MRC) (Mouvement de Renaissance au Cameroun – NDT) de Kamto à lancé des protestations violentes affirmant qu’il y avait eu des fraudes du gouvernement après avoir perdu les élections présidentielles face à Biya en 2018.

Kamto, défendu par les avocats William Bourdon et Eric Dupont-Moretti l'ont dit proche du couple présidentiel français, avec un groupe d’autres avocats, ils ont rédigé et fait publier un courrier à l’intention du président Macron demandant la libération immédiate de Kamto et des opposant emprisonnés.

William Bourdon, d’ordinaire publiquement plutôt scrupuleux sur les procédures dites « BMA » ne semble pas avoir montré le moindre intérêt pour la corruption de Ferdinand Ngoh Ngoh dont il est avéré qu’il a amassé des fortunes dans des tractations douteuses et fait l’objet de nombreuses enquêtes.

En se référant à des marches de protestations soutenues par les États-Unis, les auteurs de la lettre disent notamment que les intérêts à long terme de la France ne doivent pas aller contre la « marche de l’histoire. »

Que veulent dire les avocats précisément lorsqu’ils parlent d’intérêts français ? La lettre sera publiée peu de temps après l’entrevue entre Alexis Kohler et Ferdinand Ngoh Ngoh. Les avocats français ont t-ils, sans en avoir conscience, influé sur les décisions qui ont modifié les rapports de force au Cameroun, l’arrivée de la MSC favorable à Kambo et aux anglo-saxons?

Fin juillet, à la suite de l’audience accordée par le président Paul Biya, malade convalescent, à l’ambassadeur de France, le diplomate français sera rapatrié et remplacé sur instruction discrète de l’Élysée car jugé comme trop proche ou favorable aux positions de la famille Biya. Dès lors, un axe et une stratégie semble se dessiner dans le contexte de cette fin de régime considérée comme imminente au Cameroun. C’est dans cet environnement manifestement très particulier que l’Élysée parait avoir validé le remplacement de l’exploitant français du port stratégique de Douala, Vincent Bolloré.

Le 16 Septembre 2019, soit trois jours après l’attribution officielle du port de Douala à la compagnie Italienne MSC, hasard du calendrier, Emmanuel Macron relance la diplomatie européenne par un voyage largement médiatisé en Italie, pour établir de nouvelles relations de partenariat dans la construction européenne avec le nouveau gouvernement Italien..

Un empire fragilisé ? Des intérêts stratégiques sacrifiés ?

La prise de contrôle par la MSC écarte le milliardaire français Vincent Bolloré du port de Douala lui faisant perdre son monopole sur le commerce africain dans un contexte international très agressif qui ne parait pas poser de problème à la présidence française en ces circonstances. MSC ne cache pas son ambition de s’emparer de tous les ports africains et communique de façon permanente ses intentions et les pays ciblés comme les 16 ports aujourd’hui en exploitation par le groupe français.

Ce n’est pas la première fois qu’Alexis Kohler a utilisé sa position publique pour ses propres intérêts privés. Il a été auparavant sanctionné par la commission de déontologie pour avoir conseillé STX France dans ses négociations avec la MSC.

Une grande partie de l’économie française étant liée aux intérêts africains, la chute de l’empire Bolloré pourrait avoir des effets catastrophiques à long terme sur l’économie française et son influence géopolitique en Afrique. Bien que Vincent Bolloré ait espéré maintenir son influence dans la politique française en soutenant Macron, ce dernier en bon élève qu’il fut de la banque Rothschild, semble prêt à sacrifier les intérêts stratégique français en faveur de la haute finance et ses réseaux nébuleux, pour peu que cela cadre de façon circonstantielle avec ses propres urgences que parait lui imposer son agenda européen et ses ambitions très personnelles.

La MSC un choix hasardeux ?

L’actuel directeur de la MSC, Diego Aponte, a nommé Ammar Kanaan comme PDG de la TIL en 2018. Kanaan est un diplomé saoudien du MIT dont le père est un investisseur majeur dans la MSC. La MSC aime garder les choses « en famille. »

Mais l’acquisition camerounaise ne bénéficie pas vraiment à l’Italie ; la MSC n’est pas une société d’état. Gianluigi Aponte aurait à l’origine des racines napolitaines mais il n’a pas fait grand chose pour le bénéfice des Italiens. Sa société a fait une vaste utilisation des paradis fiscaux à travers le monde pour éviter l’impôt. La deuxième plus grande société de navigation du monde, qui n’est pas répertoriée au marché boursier, refuse de publier son chiffre d’affaire annuel. Elle possède 510 navires qui couvrent 200 routes maritimes et dessert plus de 500 ports à travers le monde.

En fait, la société semble avoir des liens troublants avec la mafia italienne la plus notoire, la ‘Ndrangheta. La ‘Ndrangheta est établie en Calabre. 80% de la cocaïne en Europe transite par le port de Gioia Tauro en Calabre – la plus grande partie étant importée de Colombie. Désormais, la MSC est la seule compagnie de navigation majeure présente dans le port. La ‘Ndrangheta a saboté le développement industriel en Italie du sud.

Emmanuel Macron essaye-t-il de mener l’Afrique française à sa fin ? Alors que rares seront ceux qui regretteront la fin du néo-colonialisme français, une forme de domination différente et plus bien impitoyable prend sa place : le colonialisme des intérêts de Wall Street et la criminalité mondialiste. Le 17 juin dernier, l’une des plus importantes saisies de drogue dans l’histoire américaine a eu lieu à Philadelphie lorsqu’un navire exploité par la MSC et propriété de la J.P. Morgan Chase, a été inspecté par les autorités américaines. Le procureur américain William M. McSwain a dit :

« C’est l’une des plus grosses saisies de drogue de l’histoire des États-Unis. La quantité de cocaïne aurait pu tuer des millions – des MILLIONS – de personnes. »

La drogue saisie avait une valeur marchande de 1,3 milliards de dollars et devaient être réexpédiée en Europe.

Maintenant que Salvini est temporairement hors jeu, les relations entre la France et l’Italie ont été réparées et l’avenir semble prometteur pour l’élite dirigeante italienne, dans un pays où 3% de son PIB vient de ce qui est considéré comme la plus grande corporation non-officielle d’Europe : la ‘Ndrangheta.

L’impérialisme de l’Union Européenne

C’est une nouvelle forme d’impérialisme, parce que ni l’État français, ni l’État italien n’a obtenu d’implantation au Cameroun. En fait, les intérêts impérialistes français ont été supplantés par un réseau opaque qui fonctionne comme un état international et qui ne rend de compte à personne.

L’ancien commissaire européen, Xavier Solana, a une fois expliqué que l’Union Européenne est le « laboratoire du gouvernement mondial. » Le gouvernement mondial pourrait être un développement positif, mais quel type de gouvernement ? La négociation de Kohler concerne avant tout la préservation de l’Union Européenne qui ressemble de plus en plus à un syndicat du crime avec des ambitions globales.

En fait, l’UE se conduit de plus en plus comme la ‘Ndrangheta, en utilisant un discours sur les droits de l’homme et la démocratie pour piller et détruire d’autres pays, tout comme la mafia utilise des organisations catholiques de façade en guise de couverture.

A Lomé au Togo, où la MSC et la TIL gèrent l’activité portuaire, les travailleurs l’ont décrit comme le « port de la mort. » Il a été rapporté des conditions de travail d’esclaves, des maladies chroniques et de multiples décès dus à l’épuisement et à des empoisonnements.

Les médias français ont souvent décrié les relations de Vincent Bolloré avec des leaders africains « autoritaires » et sur des concessions portuaires douteuses mais ils feraient mieux de se focaliser sur les conflits d’intérêt au sein même du Palais de l’Élysée. Macron semble par les faits, brader le pays et ses intérêts stratégiques sans vergogne ni réserve.

Une simple rencontre fortuite en apparence à l’occasion des vacances en suisse parait être l’un des éléments clefs par lequel Paris aurait laissé tomber son influence sur un état africain d’importance économique et stratégique d’une part mais aussi trahi l’un des fleurons de ses entreprises agissant à l’international dans un contexte où la France a sabordé la plus grande part de sa production industrielle pour favoriser pendant des décennies le service comme l’ultime et providentiel recours.

A présent il semble bien que les alliances qui prévalaient au temps de la campagne électorale aient vécu, que même les amis sont sacrifiés à l’autel d’une Europe malade que seul le docteur Macron pourrait sauver d’elle-même quel qu’en soit le prix.

Article paru également ici : 
































jeudi 5 juillet 2018

La maison battue par les vents (Windswept House) - projet eugéniste et surpeuplement







   Le thème de la surpopulation est, au moins depuis Thomas Malthus et David Ricardo dans la tête des élites, maçonniques, protestantes et anglo-saxonnes en particulier. Il est vrai que depuis l'époque de Malthus et des pionniers du libéralisme, on serait passés de 900 millions à 7 milliards d'habitants aujourd'hui. La croissance mondiale de la population mondiale est donc régulièrement montrée comme un véritable défi pour l'avenir de l'humanité et a fait l'objet de plusieurs plans, en particulier depuis les années 70 et est souvent le fait des Américains. La croissance démographique est vu comme un facteur de troubles et de désordres et de l'une des causes de la raréfaction des ressources naturelles. 





   Parmi l'une des causes avancées de ce boum démographique, hormis le progrès de la médecine et donc du recul de la mortalité, en particulier infantile, on avance le dogmatisme religieux, où la contraception et l'avortement sont condamnés comme crimes contre  le Créateur. C'est le cas bien sûr du Catholicisme. Il fallait donc essayer d'influer le Saint Siège pour qu'il revienne - du moins en grosse partie - sur le dogme catholique sur les questions liés à la procréation. 

   Ce qui est certain, c'est que les taux de natalité des pays catholiques d'Europe se sont effondrés depuis 50 ans, en Italie, en Espagne, au Portugal et dans une moindre mesure en France et en Irlande. La toute remise en cause de l'interdiction de l'avortement dans ce dernier pays, ne ferait-elle pas aussi partie du plan ?


"every perm is sacred" la grande peur de la natalité galopante catholique, très ancrée dans la tête des élites anglo-saxonnes


   Le problème est que l'effondrement du nombre de naissances dans ces pays de tradition catholique d'Europe s'accompagne depuis quelques années d'une accroissement de l'immigration et nous assure que la natalité s'effondrant, il faut compenser la stagnation - voire la baisse - de la population par l'installation d'immigrés dans ces pays où le nombre de naissances a chuté... Et certains craignent une volonté de "métissage" dans les pays européens.

   Malachi Martin, irlandais, avait peut-être en tête qu'une politique malthusienne brutale a été instaurée dans son pays d'origine à la faveur de la maladie de la pomme de terre au XIXe siècle, les grands propriétaires et les politiques anglais de l'époque - dans la lignée de Malthus - avaient vu une bonne occasion de mettre un terme à une véritable explosion démographique en Irlande grâce à la famine et de se débarrasser des "classes dangereuses" (pauvres et catholiques...). Au fond, ce sont les pauvres qui sont visées par ces mesures venues de pays très riches. Plus exactement : de décideurs très riches de pays riches.... 

   Aujourd'hui, ce sont des populations asiatiques et africaines qui sont vues comme une menace... Et la volonté de réduire drastiquement la population est gravée dans le marbre sur le monument des "Georgia Guidestones" aux Etats-Unis 






"maintenir l'humanité sous les 500 millions en perpétuel équilibre avec la nature" (Georgia Guidestones)



pages 509 à 511 EUGÉNISME

   Officiellement intitulé National Security Study Memorandum 200 : Implications of Worldwide Population Growth for U.S. Security and Overseas Interests(1), mais connu de tous sous le sigleNSSM 200, le mémo du Conseil National de Sécurité – daté de 1974 – avait fixé la politique des Etats-Unis pour les trente années suivantes.

   Ce document fondamental désignait treize pays ayant un rôle stratégique à jouer comme sources de matières premières vitales pour la sécurité des Etats-Unis et comme débouchés importants pour les biens et services occidentaux. Les pays en question étaient l'Inde, le Pakistan, le Bangladesh, le Nigeria, le Mexique, l'Indonésie, le Brésil, les Philippines, la Thaïlande, l'Égypte, la Turquie, l'Éthiopie et la Colombie. Selon la préoccupation exprimée par le mémo, les taux de croissance démographique de ces pays étaient considérés comme trop élevés pour offrir des garanties de stabilité.

   Le NSSM 200 était simple et franc dans ses recommandations : il préconisait l'octroi d'une assistance financière systématique du gouvernement américain à ces pays comme à d'autres, afin d'y favoriser l'usage des contraceptifs, de l'avortement et de la stérilisation des deux sexes, afin que d'y promouvoir la recherche sur l'embryon humain. En d'autres termes, le NSSM 200 partait du principe selon lequel le contrôle de la démographie à l'étranger présentait pour les Etats-Unis la même importance stratégique que l'intégrité de leur territoire et leur stabilité en tant que nation souveraine.

   Le NSSM 200 fut rapidement intégré dans la politique étrangère des Etats-Unis. Le 26 septembre 1976, par un autre mémo – en bref, le National Secouriste Décision Memorandum 314 -, le Président Ford fit du NSSM 200 le principe directeur contraignant de toutes les agences gouvernementales américaines, y compris le Département d'Etat, les Départements du Trésor, de la Défense, de l'Agriculture, ainsi que de la Santé et des Services humains, ou encore l'Agence pour le Développement international et le Conseil économique du Président. Cela amena les États-Unis à dépenser, au cours des années suivantes d'avantage que tous les autres pays réunis dans le but de mettre en oeuvre cette politique de contrôle démographique. Mais à leur tour, d'autres pays jugèrent bon d'adopter celle-ci à un degré ou à un autre. Avec les États-Unis, ils octroyèrent des subventions dans ce sens par le biais du Fonds des Nations Unis pour la Population (FNUAP), du Fonds Monétaire International (FMI), de la Banque Mondiale (BM), de la Fédération Internationale du Planning Familial (IFFP) et d'une foule d'organisations privées.

   A l'aube des années quatre-vingt-dix, néanmoins, et en dépit d'indéniables progrès, le temps était venu de lancer une vaste politique mondiale de contrôle démographique. Le Président suivant, quel qu'il dût être, allait devoir assurer l'approvisionnement régulier des États-Unis en ressources venant des pays non encore industrialisés, ainsi que la viabilité d'autres pays en tant que débouchés pour les géants industriels du G-7. Afin de rendre possible ce prochain bond en avant, les planificateurs américains durent toutefois surmonter les réticences de certains membres du G-7 aux yeux desquels le contrôle démographique restait un sujet politique tabou. Pour dire les choses simplement, quel que fût leur dédain officiel vis-à-vis de la Rome pontificale, les politiciens locaux firent de l’acquiescement du Souverain Pontife une condition sine qua non pour que les partenaires de l'Amérique au sein du G-7 pussent souscrire à la politique de contrôle démographique dans la mesure jugée nécessaire par les planificateurs américains.

   Au vue de cette politique désormais sacro-sainte qui liait la sécurité nationale de l'Amérique à un contrôle systématique de la démographie ; au vu également du calendrier de la prochaine élection présidentielle, il fallait que s'engagent de nouveaux pourparlers de fond entre le gouvernement américain et le Pape slave. Le choix de Gibson Appleyard pour conduire ces pourparlers – en tant que fer de lance de l'effort américain visant à faire changer le Pape slave d'état d'esprit – avait suscité une controverse.
Du côté négatif, le principal facteur avait été la philosophie personnelle d'Appleyard. Si l'on voulait persuader à ce Pape de mitiger l'opposition traditionnelle de son Église aux méthodes de contrôle démographique favorisée par la politique officielle du gouvernement américain il n'était peut-être pas indiqué de s'en remettre à un homme dont les principes rosicruciens le mettaient en délicatesse avec ces méthodes.

   Mais Vance s'était montré intraitable. Étant aussi américain que le drapeau étoilé, Appleyard comprenait comme n'importe qui d'autre que les planificateurs américains ne pourraient trouver de soutien plus puissant que le Pape slave pour leur politique de limitation des naissances. Il comprenait également qu'aucune organisation n'était aussi universelle que l'Église Catholique. Il comprenait enfin qu'il n y avait pas d'autres organisations qu'elle – y compris la Loge – qui fut officiellement opposée aux méthodes de contrôle démographique américaines.






  

    Dans la droite ligne de ce sujet, il est question de dépopulation dans ce dialogue entre Appleyard (homme de main rosicrucien mais qui a de la sympathie pour le Pape) et le Souverain Pontife. Si on veut pousser le Pape slave à la démission, c'est parce que ses discours anti-contraception, anti-avortement et pour les familles nombreuses représente un obstacle pour le projet mondialiste de dépopulation, projet qui s'appuie sur les théories de Thomas Malthus et qui a été plusieurs fois mis sur le devant de la scène comme par exemple ici en 2009. voir aussi mon article "eugénisme" qui évidemment recoupe le même sujet traité ici.




Page 615/616 et 617 SURPEUPLEMENT

   « Je serai franc avec vous, Père. » Appleyard espérait que Gladstone percevrait la sincérité de ce qu'il disait là. « En ce qui me concerne, je ne partage pas les craintes démographiques de nos contemporains. D'une part, l'inefficacité crasse de l'être humain semble toujours venir en aide à la nature pour redresser tout excès de déséquilibre démographique. D'autre part, je crois qu'on a gonflé les statistiques du surpeuplement et que les craintes d'un danger démographique imminent pour la planète sont alimentées par l'idéologie plus que par des faits scientifiques établis. A cet égard, je mets des organisations telles que Planned Parenthood International à peu près dans le même sac que le Club de Rome, déjà discrédité depuis les années quatre-vingt à cause du tapage faussement scientifique qu'il avait fait alors en annonçant un refroidissement planétaire.

    « En outre, le paysage économique mondial a entièrement changé depuis l'époque du Président Nixon, où a été publié la directive en question. Je ne vois aucune donnée scientifique sérieuse prouvant qu'il y a pour les États-Unis une nécessité stratégique légitime à imposer le contrôle des naissances et l'avortement aux pays du tiers monde. »

    Appleyard se pencha en avant. « Ce que je suis en train de vous dire là, c'est que j'aime à entendre quelqu'un d'aussi éminent que Sa Sainteté élever sa voix. C'est mon sentiment personnel. Néanmoins, je suis ici pour appliquer les instructions de mon gouvernement. Nul ne s'attend à ce que Sa Sainteté s'abstienne de protester contre le projet de contrôle démographique mondial. Mais son opposition frontale aux États-Unis en la matière, c'est autre chose. C'est la guerre. Et les guerres tuent, même quand elles ne sont pas militaires ; généralement, des innocents.
« Je suis venu ici pour vous demander de contribuer à éviter la mort d'innocents. »

   Le silence qui tomba entre les deux hommes était celui de la compréhension mutuelle. Peut-être même celui de la confiance. Pourtant, Christian n'était pas sûr de pouvoir jamais s'habituer à de tels chocs. Il n'avait guère eu le temps de regarder en face l'éventualité d'une démission papale ; et voici qu'une éventualité encore plus impensable venait de lui être agitée sous le nez.
« Je vous suis reconnaissant, Monsieur Appleyard, dit Gladstone en se levant. Soyez assuré de ma coopération. J'ai la certitude que le Saint Père comprendra mieux, désormais, la position du
Président. L'annonce publique officielle des invitations formelles de Moscou et Kiev rejeta dans l'ombre les activités du jour à Rome et dans beaucoup d'autres capitales. Lorsque Appleyard pénétra dans le bureau pontifical en milieu de matinée, le Pape slave avait déjà été submergé de communications qui reflétaient toute la gamme des réactions prévisibles, depuis les félicitations jusqu'aux plaintes.

    « Nous savons que Votre Sainteté désirait depuis longtemps se rendre en visite dans ces deux pays. » Gib se rangeait aux côtés des sympathisants. « J'espère vivement que ce voyage satisfera Votre Sainteté. »
Le Souverain Pontife perçut la sincérité des sentiments personnels de l'émissaire, le remercia de ses voeux et entra aussitôt dans le vif du sujet. « Monsignore Gladstone m'a permis de comprendre et d'apprécier la position de votre Président, Monsieur Appleyard. Et c'est extrêmement important. » Le Saint Père prit place dans un fauteuil près de la fenêtre et fit signe à son visiteur de s'asseoir à son tour. « Il est tout aussi important à mes yeux d'obtenir des éclaircissements sur les niveaux de gestion du gouvernement américain. Ce que j'appelle la macrogestion, par opposition à la microgestion. Naturellement, je sais que ces deux niveaux se rejoignent sur le plan de l'administration pratique. Mais ils n'en restent pas moins séparés.

   Appleyard sourit. Gladstone avait manifestement compris tout ce qu'il lui avait dit et en avait rendu compte au Saint Père de façon exhaustive. Cela facilitait maintenant aux deux hommes leur discussion sur les dures réalités de la diplomatie. « Oui, Sainteté. Je dirai les choses ainsi. Et le fait est que la politique de contrôle démographique relève en toute rigueur de la macrogestion. »
« Et à la prochaine conférence internationale, celle qui doit avoir lieu au Caire ? Elle aussi, elle relève de la macrogestion ? »
« Bien sûr, Sainteté. »
Les deux hommes causèrent un peu des protagonistes les plus évidents à ce niveau, ainsi que des principes généraux qui les guidaient. Mais le Souverain Pontife en vint assez rapidement à sa préoccupation principale. Il l'exposa du reste avec une franchise et une clarté que Gib rencontrait rarement ailleurs et qu'il appréciait tant chez cet homme. « Monsieur Appleyard, je veux que vous- même et votre Président compreniez la politique et l'opinion qui sont les nôtres. Dans son dernier message, votre Président proposait que lui et moi convenions de faire une déclaration commune tendant à l'adoption d'une règle universelle à l'usage des Catholiques comme des non-Catholiques. Une règle ou une norme préconisant que chaque couple ait au maximum deux enfants. Bien entendu, j'ai refusé. »
« Sainteté, le Président s'exprimait à ce moment-là au point de vue de la macrogestion. »
« Et moi, je m'exprime du point de vue du Christ, véritable gouverneur et gestionnaire de ce monde. Depuis une telle perspective, il semble aller de soi que la politique américaine de contrôle des naissances telle qu'elle est énoncée dans la directive NSSM 200 résulte de l'impérialisme culturel nord-américain imposé aux nations du tiers-monde, dont les États-Unis convoitent les ressources naturelles pour leur stratégie de survie en tant que superpuissance. En outre, le soutien apporté par les États-Unis au dernier document émanant du Fonds des Nations Unies pour la Population représente une cause de honte pour les Chrétiens et un grave recul pour l'humanité. Car ce document aurait pour effet de légitimer l'avortement sur demande, la promiscuité sexuelle et de fausses notions de famille. En un mot comme en cent, il préconise que la société des nations prenne pour normes fondamentales des modes de vie libertins et individualistes.





Banques et libertarisme font bon ménage....


Addendum du 05/07/18 : j'ai écouté cette analyse de Michel Drac sur l'Afrique et l'émigration vers l'Europe. On aurait une explosion démographique effrayante sur ce continent avec une population jeune et déracinée qui a pris des valeurs américaines.... Si cela est vrai, cela veut bien-dire que les politiques eugénistes sont un échec total... Elles ont par contre été très efficaces dans une Europe, destination principale des migrants africains!






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