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dimanche 7 juin 2020

Lettre au président Trump - Carlo Maria Viganò

Donald et Melania Trump au Sanctuaire national Saint-Jean-Paul II de Washington le 2 juin 2020


Dimanche 7 juin
Dimanche de la Sainte Trinité


Monsieur le Président

Ces derniers mois, nous sommes témoins de la formation de deux camps opposés que j'appellerais biblique : les enfants de la lumière et les enfants des ténèbres. Les enfants de la lumière constituent la partie la plus notable de l'humanité, alors que les enfants des ténèbres représentent une absolue minorité. Et cependant, la première est l'objet d'une sorte de discrimination qui la place dans une situation d'infériorité morale par rapport à leurs adversaires, qui occupent souvent des positions stratégiques dans le gouvernement, en politique, dans l'économie et dans les médias. D'une façon apparemment inexplicable, les bons sont gardés en otage par les méchants et par ceux qui les aident que ce soit pour leur propre intérêt ou par peur.

  Ces deux parties qui ont une nature biblique, suivent la séparation claire entre les descendants de la Femme et les descendants du Serpent. D'un côté, il y a ceux qui, bien qu'ils aient des défauts et des faiblesses par milliers, sont motivés par le désir de faire le bien, d'être honnêtes, d'élever une famille, de s'engager au travail, de donner la prospérité à leur patrie, d'aider ceux qui sont dans le besoin, et, en obéissance à la Loi de Dieu, pour mériter le Royaume des Cieux. D'un autre côté, il y a ceux qui servent eux-mêmes, qui ne possèdent aucun principe moral, qui veulent démolir la famille et la nation, exploiter les travailleurs pour s'enrichir de façon indue, fomenter des divisions internes et des guerres, et accumuler du pouvoir et de l'argent : pour eux l'illusion fallacieuse d'un bien-être temporel qui un jour – s'ils ne se repentent pas – va mener au terrible destin qui les attend, loin de Dieu, dans la damnation éternelle.
Monsieur le Président, dans la société, ces deux réalités opposées coexistent comme des éternels ennemis, simplement comme Dieu et Satan sont des ennemis éternels. Et il semblerait que les enfants des ténèbres – qu'on identifierait facilement avec le Deep State auquel vous vous opposez judicieusement, et qui mènent une guerre sans merci contre vous actuellement – ont décidé de mettre carte sur table, pour ainsi dire, pour révéler leurs plans désormais. Il semblerait qu'ils soient tellement sûrs d'avoir d'ores et déjà avoir tout sous contrôle qu'ils ont mis de côté cette circonspection qui, jusqu'ici, avait au moins en partie dissimulé leurs véritables intentions. Les enquêtes qui sont déjà en cours vont révéler la véritable responsabilité de ceux qui ont géré l'urgence du Covid, non seulement dans le domaine sanitaire mais aussi dans les domaines politiques, économiques et médiatiques. Nous découvrirons probablement que dans cette colossale opération d'ingénierie sociale, il y a des gens qui ont décidé du sort de l'humanité, en s'arrogeant le droit d'agir contre la volonté des citoyens et des représentants des gouvernements des nations.
Nous allons aussi découvrir que les émeutes de ces derniers jours ont été provoquées par ceux qui, voyant que le virus disparaît inévitablement et que l'alarme sociale de la pandémie décroît, ont du provoquer nécessairement des troubles civils, parce qu'elles seraient suivies par de la répression qui, bien que légitimes, peuvent être condamnées comme agression injustifiée contre la population. La même chose se passe aussi en Europe, en parfaite synchronie. Il est assez clair que l'utilisation de protestations de rue est fondamentale pour les desseins de ceux qui aimeraient que celui qui sera élu aux prochaines élections présidentielles, incarne les desseins du deep state et exprime fidèlement et avec conviction ces desseins avec conviction. Il ne sera pas surprenant si, dans les prochains mois, nous apprenons encore une fois, que derrière ces actes de vandalisme et de violence il y aussi ceux qui espèrent profiter de la dissolution de l'ordre social pour construire un monde sans liberté : Solve et Coagula, comme l'enseigne l'adage maçonnique.
Bien que cela puisse semble déconcertant, on peut trouver aussi dans les cercles religieux les alignements opposés que j'ai décrit. Il y a les bergers fidèles qui prennent soin du troupeau du Christ, mais il y aussi les infidèles mercenaires, qui cherchent à disperser le troupeau et livrent les brebis à la dévoration des loups voraces. Il n'est pas surprenant que ces mercenaires soient les alliés des enfants des ténèbres et haïssent les enfants de la lumière : tout comme il y a un état profond, il y aussi une église profonde qui trahit ses devoirs et renonce à ses propres engagements devant Dieu. Ainsi l'Ennemi Invisible, contre qui les bons dirigeants combattent dans les affaires publiques, est aussi combattu par les bons bergers dans la sphère ecclésiastique. C'est une bataille spirituelle, dont j'ai parlé dans mon récent Appel qui a été publié le 8 mai dernier.
 Pour la première fois, les États-Unis ont en vous un président qui défend courageusement le droit à la vie, qui n'a pas honte de dénoncer la persécutions des chrétiens à travers le monde, qui parle de Jésus-Christ et du droit des citoyens à la liberté de culte. Votre participation à la Marche pour la vie, et plus récemment à votre déclaration que le mois d'avril soit le mois national de prévention contre les maltraitances sur les enfants, sont des actions qui confirment de quel côté vous souhaitez vous battre. Et j'ose croire que tous les deux, nous sommes du même côté de cette bataille, bien qu'avec des armes différentes. 

Pour cette raison, je crois que l'attaque à laquelle vous êtes soumis après votre visite au Sanctuaire national de Saint Jean-Paul II fait partie du narratif médiatique orchestré qui cherche, non pas à combattre le racisme et à ramener l'ordre social, mais pour en aggraver les dispositions ; non pas pour amener la justice, mais pour légitimer la violence et le crime ; non pas pour servir la vérité, mais pour favoriser une faction politique. Et il est déconcertant qu'il y ait des évêques – comme ceux que j'ai dénoncé récemment – qui, avec leurs paroles, prouvent qu'ils sont alignés avec le côté opposé. Ils sont subordonnés au deep state, au mondialisme, à la pensée alignée, au Nouvel Ordre Mondial qu'ils invoquent toujours plus fréquemment au nom de la fraternité universelle qui n'a rien de chrétien, mais qui évoque les idéaux maçonniques de ceux qui veulent dominer le monde en évacuant Dieu des cours de justice, des écoles, des familles, et peut-être même des églises.
Les Américains sont adultes et ont désormais compris à quel point les grands médias ne veulent pas répandre la vérité mais cherchent à la réduire au silence et à la déformer, en répandant des mensonges qui sont utiles pour les desseins de leurs maîtres. Cependant, il est important que les bons – qui sont la majorité – se réveillent de leur morosité et n'acceptent pas d'être trompés par une minorité de gens malhonnêtes aux desseins inavouables. Il est nécessaire que les bons, les enfants de la lumière, se rassemblent et fassent entendre leur voix. Y a-t-il une façon plus efficace pour faire cela, Monsieur le président, que la prière, demander au Seigneur de vous protéger, les États-Unis et toute l'humanité de cette énorme attaque de l'Ennemi ? Avant le pouvoir de la prière, les tromperies des enfants des ténèbres vont s'effondrer, leur trahisons vont être démontrées, leur pouvoir effrayant va être réduits à néant, mis en lumière et dévoilé pour ce qu'il est : une tromperie infernale.
Monsieur le président, mes prières sont constamment tournées vers la nation américaine bien aimée, où j'ai eu le privilège et l'honneur d'y être envoyé par le pape Benoît XVI comme nonce apostolique. Dans ces heures dramatiques et décisives pour toute l'humanité, je prie pour vous et aussi pour ceux qui sont de votre côté au gouvernement des États-Unis. Je fais confiance aux Américains qui sont réunis avec vous et moi en prière au Dieu tout puissant.
Unis contre l'Invisible ennemi de l'humanité, je vous béni ainsi que la Première Dame, la nation américaine bien aimée, et tous les hommes et les femmes de bonne volonté. 
Carlo Maria Vigano
Archevêque titulaire d'Ulpiana
Ancien nonce apostolique pour les Etats-Unis d'Amérique


mercredi 13 novembre 2019

Les protestataires chiliens sont des instruments du néolibéralisme





Le soulèvement social qui s'est produit ces dernières semaines au Chili a fait l'objet d'une couverture unanime : un coût de la vie en augmentation, des inégalités qui montent en flèche, des services publics privatisés, des retraites misérables – Ce sont les raisons pour lesquelles les masses chiliennes sont dans la rue. Le salaire moyen au Chili est de 778 $ par mois, alors que le coût de la vie est comparable à celui de l'Europe Occidentale ! 1% de la population du pays possède 26,5% des richesses. Donc, il n y a aucun doute sur la nécessité de réduire radicalement les inégalités dans le pays.

Mais ce mouvement social fait-il partie d'un soulèvement révolutionnaire contre le capitalisme en Amérique Latine ? J'argumenterai ici que ce n'est définitivement pas le cas. En premier lieu, nous devons clarifier qui sont réellement les protestataires ; qu'est-ce qui motive leur courroux contre la direction du président Sebastian Piñera, et qui sont exactement leurs alliés sur le plan international. Ce qui suit n'est pas tant une défense du président Piñera qu'une critique de l'idéologie et des objectifs politiques des opposants.

Qui est l'ennemi de Piñera ?

Le président Piñera a dit que son gouvernement a été confronté à un « ennemi puissant ». A qui a t-il fait allusion ? Les médias de masse ont tous sous-entendu qu'il faisait allusion au peuple chilien. J'en doute fortement. Je suggérerais plutôt une allusion au Foro de São Paulo , ou Forum de Sao Paulo (FSP). Le FSP a été formé en 1990 en tant que think tank latino-américain qui devait promouvoir des organisations de base manifestant pour la justice sociale. Cependant, l'organisation s'est bien plus focalisée sur une opposition au libéralisme que sur la formulation d'une économie politique radicalement alternative. Bien que des critiques d'extrême droite traitent cette organisation de « communiste », c'est en fait un forum trotskiste et mondialiste de gauche : ce qui signifie qu'il utilise des slogans qui sonnent de gauche pour donner de l'avance aux intérêts de l'élite. A part le Parti communiste chilien (Action prolétarienne) qui propose la nationalisation des transports publics et une nouvelle assemblée constituante, l'idée directrice du mouvement semble être plus sur la ligne d'un agenda petit bourgeois du FSP.

Pourquoi trotskiste ? Quiconque connaît la politique latino-américaine vous dira que le trotskisme a toujours extrêmement influencé la gauche. Le FSP a été formé comme une réponse à l'écroulement du capitalisme bureaucratique d'état dans l'ancienne URSS et en Europe de l'Est. L'interprétation dominante au sujet de l'URSS et de sa contribution au socialisme est négative et est parfaitement conforme aux critiques de Trotski – qu'en fait, elle n'a jamais « vraiment été socialiste », ce qui est faux.

C'est pourquoi le FSP, contrairement à ce que pense à l'extrême droite, n'est pas techniquement une organisation communiste, ni ne propose une alternative au capitalisme. Au contraire, il se focalise sur la promotion d'un capitalisme à visage humain ou dans des termes sans doute maoïstes, un capitalisme avec des « caractéristiques sociales. » Mais même les caractéristiques sociales qu'elle proclame promouvoir n'ont rien à voir avec une alternative au capitalisme. Ces dernières années, le féminisme, la confusion des genres, l'indigénisme et l'écologisme sont devenus des discours dominants parmi la gauche latino-américaine. Ces programmes sont abondamment financés par les capitalistes les plus impitoyables et les plus ambitieux de la planète.

Pour les féministes et ceux qui soutiennent la confusion des genres, cela veut dire que la destruction de la famille naturelle est le point central de leur politique. Pour les indigénistes et les écologistes, la promotion de l'idée que les sauvages cannibales de l'Amazonie devraient être protégés de la « contamination » de la civilisation occidentale et que l'homme détruit la planète, leur sont chères. Bon nombre de ces idées viennent des écoles d'anthropologie naturelle de Franz Boas et Margaret Mead. Mead est célèbre pour avoir falsifié bon nombre de ses recherches qui ont fait le portrait de sauvages des îles Samoa comme une forme de super-utopie.

Le Pater familias

Que se passe-t-il donc au Chili ? Pourquoi Piñera a si mauvaise presse ? Les lecteurs en espagnol devraient consulter le site internet de M. Piñera et lire son programme politique. Vous remarquerez qu'il se réfère à la famille assez souvent. En fait, « familia » semble être le point central de sa rhétorique politique – accès à des crédits moins onéreux pour les familles, améliorer les revenus pour les familles, etc. Il y a là beaucoup d'images pour transmettre efficacement le message, et il ne s'agit pas seulement de familles bourgeoises heureuses ; il y a quelques images de famille monoparentales également. Piñera veut accroître le taux de natalité du pays qui est déclinant. Il s'oppose aussi à l'avortement et au mariage gay. Désormais, ceci est un problème pour le FSP. Souvenons-nous qu'ils n'ont rien de ressemblant à une analyse marxiste cohérente du capitalisme ; ils se focalisent au contraire à la promotion d'un agenda de l'oligarchie mondiale.

Par exemple, les marxistes-léninistes ont toujours considéré l'homosexualité comme une manifestation de la décadence bourgeoise ; quelque chose qui prolifère dans les sociétés capitalistes où le profit corrompt la nature humaine. C'était une vision de la sexualité qui n'était pas très différente, mutatis mutandis, de celle de l'Église catholique romaine. En Union Soviétique sous Staline et dans l'Albanie socialiste, sous Hoxha, la famille, bien que non considérée comme le cœur essentiel de la société, était néanmoins protégée et l'homosexualité était illégale. Les communistes ont promu la croissance de la population parce que la jeunesse est un facteur clé pour le développement socialiste de la société. Tout cela a disparu maintenant ; désormais, ces « communistes » veulent détruire les identités de genre normales et l'idée de la famille elle-même. 

C'est de là que vient la véritable opposition à Piñera. Les opposants demandent une nouvelle constitution mais que veulent-ils vraiment ? Ils veulent changer l'article un qui dit que la famille est le cœur de la société. Ils veulent aussi enlever l'article qui protège la vie du fœtus. Certes, il y a d'autres articles dans la constitution qui pourraient probablement être modifiés pour permettre plus de liberté. Par exemple, des articles qui restreignent la diffusion d'idéologies « totalitaires » sont une violation de la liberté d'expression.

Cependant, la gauche européenne qui est alliée avec le FSP, serait probablement d'accord sur la nécessité de bannir certains types d'idéologies. Après tout, ils essayent de rendre cela illégal pour quelqu'un comme moi qui écrit effectivement ces mots, et comme tous les « radicaux » anti-néolibéraux, ils ont un soutien généreux des géants du net néolibéraux. 

Piñera est-il donc ciblé pour ses idées catholiques ? Il a été autrefois un conférencier économique dans l'Université pontificale catholique du Chili, la plus prestigieuse université d'Amérique latine. Son oncle est l'évêque Bernardino Piñera, l'ancien président de la Conférence des évêques du Chili. Malgré ses 103 ans, l'évêque Piñera fait actuellement l'objet d'une enquête pour abus sexuel par le Vatican. Mais le nonce apostolique du Chili, Ivo Scapolo, a été lui-même accusé de tentative de couvrir des faits d'abus sur enfants. Les faits qui ont été avancés contre l'évêque Piñera sont extrêmement bizarres. Apparemment, une seule personne affirme avoir été agressé il y a cinquante ans. Cela pourrait avoir une motivation politique. Piñera a institué des réformes qui faciliteraient la mise en examen du clergé corrompu. Mais est-ce vraiment ce que veut le Pape François et la mafia du Vatican ? Le cardinal Viganò a accusé le Pape François de protéger des pédophiles.

Humanisme chrétien ? 





L'évêque Piñera était un membre de l'Action catholique et un disciple de Saint Alberto Hurtado. Hurtado a écrit beaucoup d'ouvrages importants condamnant le capitalisme : Humanisme social (1947), l'Ordre social chrétien (1947), et Syndicats (1950). Bon nombre de ses œuvres sont difficiles à trouver de nos jours mais il a eu un impact considérable dans l'amélioration des existences de la classe ouvrière chilienne, en fondant des institutions importantes pour les orphelins et les sans abris. 

Le président Piñera cite Hurtado dans son programme politique et décrit sa propre philosophie comme étant de l'humanisme chrétien. Cependant, Piñera a aussi fait un discours aux francs-maçons chiliens et a loué leurs « réalisations », ce qui prouve que même s'il proclame promouvoir l'œuvre de Hurtado, il défend néanmoins les ennemis du catholicisme et de la classe ouvrière ! Cela dit, la mention même de la doctrine sociale de l'Église provoquerait une attaque chez les mondialistes de gauche. 

Le Pape François devrait faire la promotion de l'œuvre de Hurtado, étant donné le fait qu'il proclame s'opposer au capitalisme. Cependant, le Pape François soutient ouvertement la théologie de la libération qui est officiellement une hérésie. La théologie de la libération affirme que le rôle de l'Église est de libérer les masses de la pauvreté, en joignant leurs forces aux mouvements de gauche. Le rôle de l'Église est de sauver les âmes humaines, non de promouvoir une révolution sociale. 

Cela ne veut pas dire que le rôle de l'Église est de défendre la classe dirigeante contre les pauvres. Au contraire, la doctrine sociale de l'Église est radicalement opposée au capitalisme financier. Cela a été défini par les encycliques Rerum Novarum (1891) et Quadragesimo Anno (1931). Lorsque ces documents ont été publiés, leur contenu était si radicalement anticapitaliste, que bien des gens de gauche ont cru que l'Église s'était convertie au communisme. Mais ce n'est pas le programme qui est mis en avant par le Pape François. C'est un altermondialiste qui dit que les catholiques devraient obéir aux Nations-Unies et vénérer la nature !

La « justice sociale » qui est promue par le FSP n'est pas inspirée par Hurtado. En fait, le terme de justice sociale a été d'abord inventé par un intellectuel jésuite, Luigi Taparelli, au XIXe siècle. La philosophie du FSP, c'est la révolution permanente, la subversion permanente, l'opposition permanente à l'ordre naturel – le tout sous le prétexte de justice sociale et au bénéfice des oligarques financiers. 

Que pouvons nous dire alors sur le néolibéralisme ? Que le Chili soit un pays fortement inégalitaire, c'est certainement le cas et il serait absurde de suggérer que Piñera le milliardaire est une sorte d'anticapitaliste radical. En fait, les médias lui ont déjà demandé s'il avait conscience de l'existence de groupes tel que le Bilderberg, qui complotent pour installer le gouvernement mondial contre les intérêts des peuples du monde. Piñera a dit qu'il n'était pas au courant pour ce groupe mais que s'ils existaient, ils essaieraient de réduire la population mondiale en esclavage. 

Il est difficile de croire qu'un homme de cette position pourrait être ignorant de l'existence d'un tel groupe. Mais Fidel Castro a aussi affirmé ne pas être au courant de leur existence et a même invité un expert du groupe à visiter Cuba pour donner des conférences. L'existence et l'influence pernicieuse du Bilderberg dans les affaires mondiales ont fait l'objet d'une discussion dans les médias français en 1977, alors que Margaret Thatcher recevait les ordres de détruire l'industrie britannique, mais de nos jours, c'est évidemment une théorie du complot. Cependant, ce n'est pas l'opinion de nombreux officiels du Parlement européen qui ont tenu des conférences pour discuter de ce sujet

Quelque soit le véritable programme de Piñera, ce qui nous concerne, c'est l'idée de promouvoir la famille. La survivance de la famille naturelle n'est pas ce que veulent les capitalistes. La famille naturelle n'est-elle pas systématiquement dénigrée, moquée et raillée par les médias bourgeois de gauche ? Le mariage gay et la confusion des genres sont les valeurs de principe de l'ordre néolibéral actuel ; et si chacun de ces « antinéolibéraux » avait quelques notions de culture marxiste, il les considérerait comme les représentations parfaites de relations de production hyper-capitalistes, où prolifèrent le narcissisme et l'égoïsme. Mais nous n'insulterons pas ce pauvre vieux Marx en l'associant avec le FSP.

Pinochet était une marionnette désobéissante des États-Unis














Mais qu'en est-il de Pinochet et de l'horrible dictature qu'il a entraîné après son coup d'état soutenu par les États-Unis en 1973 ? Le général Pinochet a été mis au pouvoir par l'ancien secrétaire d'état Henry Kissinger avec l'aide de la CIA. Il n'y a aucune doute sur ce fait. Il n y a aucun doute non plus sur le fait que les gauchistes ont été raflés, torturés et assassinés. Je recommande fortement le livre Les guerres scélérates de William Blum pour les détails horribles des crimes contre l'humanité commis par la CIA en Amérique latine. Je suggérerais aussi d'en envoyer un exemplaire à la gauche européenne qui semble penser qu'il est parfaitement moral de soutenir la CIA lorsqu'ils proclament renverser un « dictateur assassinant son propre peuple » en Libye, en Syrie, au Burundi, en Iran et dans une foule d'autres pays.

Ainsi, la brutalité de la dictature de Pinochet ne semble pas être en doute. Mais pourquoi Pinochet n'a-t-il pas été jugé pour ses crimes supposés et pourquoi Sebastian Piñera ne s'est-il pas opposé à son extradition en Espagne pour y être jugé ? Piñera a affirmé que c'est une violation de la souveraineté du Chili ce qui est effectivement vrai. Il y a eu de nombreuses allégations de tromperie au sujet du nombre de personnes assassinées et torturées.

Le juge espagnol responsable pour l'extradition de Pinochet, Juan Guzmán Tapia, a des liens avec Amnesty International. Amnesty International n'est pas une organisation crédible. En fait, elle est l'une des principales pourvoyeuses de mensonges et de manipulations justifiant la politique occidentale dans les guerres récentes comme en Yougoslavie, en Libye et en Syrie, et a une longue histoire de lobbying pour le compte d'intérêts impérialistes.

Dans une interview qu'il a donné à la télévision chilienne vers la fin de sa vie, on a questionné Augusto Pinochet sur les meurtres brutaux qui se sont déroulés sous son règne, en particulier l'assassinat du gauchiste chilien d'opposition Orlando Letelier, qui a été tué dans l'explosion d'une voiture à Washington le 21 septembre 1976. Pinochet a nié les allégations comme quoi il aurait donné l'ordre du meurtre et a dit que le fait que les Américains aient été immédiatement au courant était curieux. Il a dit qu'ils n'avaient même pas résolu les assassinats du président Kennedy et de Martin Luther King. Le tribunal de circuit de Shelby dans le Tennessee en 1999 a jugé que les agences américaines ont ordonné le meurtre de King.

Le fils de Letelier a dit aux médias chiliens en 1995 qu'il n y avait pas de preuve impliquant les services secrets chiliens (DINA) dans le meurtre de son père. Il y a bien d'autres accusations contre Pinochet dont la véracité ne peut pas être déterminée ici. 

Mais certaines choses doivent être clarifiées. L'économie chilienne a crû de façon exponentielle pendant la dictature de Pinochet. Pinochet a permis aux économistes de l'École de Chicago de privatiser l'économie entière de façon impitoyable. Cela a crée une oligarchie dirigeante et des inégalités massives. Par exemple, avant la fin de son règne, plus de 40% de la population vivait dans la pauvreté comparé à tout juste 20% en 1970.

C'est le « grand succès » dont les reaganiens aiment se gargariser mais ce fut la façon dont Pinochet a géré le désordre qu'il avait crée qui a fait de lui un ennemi de Washington, qui allait utiliser son soft-power pour le renverser en 1990. 

Pinochet avait mis en prison bon nombre d'oligarques financiers après le crash financier de 1981. Rares sont les gens qui sont au courant de ce fait. C'était la même oligarchie qui a soutenu son renversement en 1990. Il a alors réussi à agir, du moins aux yeux de Washington, comme un « communiste ». 

« Pour sauver le système des retraites de la nation, Pinochet a nationalisé des banques et des industries sur une échelle que le communiste Allende n'avait pas imaginé. Le général a exproprié à volonté, offrant peu ou pas de compensation. Alors que bien de ces entreprises ont été finalement privatisées à nouveau, l'état a conservé son contrôle sur une industrie : celle du cuivre. »

Ainsi Pinochet, comme beaucoup de leaders historiques, démocratiques ou non, est complexe. On a aussi cru qu'il avait été un membre de la franc-maçonnerie chilienne de droite.

Depuis la chute de l'Empire espagnol et peut-être longtemps avant, la politique en Amérique latine a été une guerre constante entre la franc-maçonnerie de droite et la franc-maçonnerie de gauche, au détriment des pauvres, dont bon nombre étaient catholiques. Cela montre qu'il n y a jamais eu de séparation de l'Église et de l'État. Au contraire, l'Église catholique romaine a été remplacée par un culte hideux et superstitieux dont le dieu est le pouvoir et l'argent.

Un dictateur démocratique ?

On a aussi souligné que Pinochet a demandé aux chiliens de voter pour le maintenir ou non en tant que dictateur ou pour avoir une démocratie. 44% ont voté pour que Pinochet reste. Les États-Unis avaient fortement investi pour son éviction, en utilisant la Fondation nationale pour la démocratie (National Endowment for Democracy), une organisation paravent de la CIA, pour orienter le vote en sa défaveur.

Dans l'interview mentionnée plus haut, Pinochet a dit qu'il croyait que les partisans d'Allende allaient assassiner leurs opposants de droite avant le coup d'état. C'était sa justification pour prendre le pouvoir. Encore une fois, ces allégations doivent faire l'objet d'une enquête. Je ne cherche pas à défendre les actions de Pinochet, mais nous devons essayer d'être objectifs en évaluant les actions des leaders politiques, et les idéologues de droite et de gauche n'accordent que rarement de la valeur à l'objectivité. Allende était proche de Castro qui avait exécuté des milliers de partisans de Battista après la révolution cubaine. Par conséquent, ce ne serait pas judicieux de suggérer que les partisans de Pinochet ne craignaient pas le même traitement. Les soutiens pro-Pinochet ont souligné que les guérillas marxistes ont été très actives pendant cette période et que c'était la raison des couvre-feux. Cela est aussi vrai, et ce n'est jamais mentionné par les analystes de gauche. Ni qu'ils ne mentionnent jamais le fait que Salvador Allende était un franc-maçon. La franc-maçonnerie a été mise hors la loi en URSS et personne n'avait le droit de devenir un membre du Parti communiste français s'il était franc-maçon parce que la franc-maçonnerie, comme l'intellectuel français Vincent Peillon l'a expliqué, est la religion de l'état bourgeois. Tout gauchiste qui défend la franc-maçonnerie est un imposteur !

Néanmoins, le legs d'Allende n'est pas mauvais non plus. Une grosse partie est très bon. J'ai visité l'hôpital Salvador Allende au Venezuela en 2010 et j'ai parlé à des médecins sur place. J'ai constaté par moi-même les excellents services offerts aux pauvres par un état socialiste. Le problème avec la droite, c'est qu'ils ne comprennent pas que le socialisme fonctionne sous bien des aspects. Le problème avec la gauche, c'est qu'ils ne comprennent pas que le socialisme ne fonctionne uniquement quand lorsque les sociétés maintiennent la famille traditionnelle. On peut construire tous les hôpitaux et les écoles qu'on veut, on aura une société malsaine et pauvrement éduquée si on s'oppose à la loi morale. 

Michelle Bachelet et la mafia des Droits de l'homme












L'ancienne présidente du Chili, Michelle Bachelet, est désormais commissaire aux droits de l'homme à L'ONU. Ancienne membre de la guérilla gauchiste, elle a fait l'objet d'une enquête au Chili pour meurtre. Un témoin clé de l'affaire a été retrouvé mort dans des circonstances extrêmement suspectes. Son frère a dit que ce n'était définitivement pas un accident. Madame Bachelet est désormais « préoccupée » par les violations des droits humains au Chili. Bachelet a des liens avec le financier milliardaire George Soros et la famille Rockefeller – des combattants indéfectibles de la classe ouvrière ! Elle a aussi fait un discours aux francs-maçons au Chili en leur assurant sa fidélité à leur cause.

La nature anti catholique des protestations est prouvée par le fait que les émeutiers ont pris d'assaut une église catholique, pillant ses statues, réduisant en pièce une statue du Christ et brûlant des meubles d'églises dans les rues. Ces hooligans trotskistes devraient être raflés et emprisonnés. 

Les protestataires ont aussi mis le feu à une université. Cela montre qu'ils ne sont rien d'autre que des instruments de l'oligarchie mondialiste. 

L'aspect inepte des analyses politiques actuelles soi disant « anti-impérialistes » est bien démontré par un article du journal iranien Kayhan International qui affirme que les États-Unis soutiennent Piñera contre les « protestataires pacifiques ». De quel côté se situent les États-Unis n'est pas clair, étant donné le fait qu'on dit que Piñera est pro-Bolsonaro et pro-Trump et que l'État profond américain fait tout pour saper la présidence Trump.

Des éléments de l'État profond américain doivent être impliqués dans la fomentation des protestations. Les discussions importantes sur le commerce entre les États-Unis et la Chine qui devaient se tenir à Santiago ce mois-ci ont du être annulées à cause de l'agitation. Cela ne va pas aider le calendrier électoral de Trump. Il préférerait avoir un succès cosmétique en traitant avec la Chine avant sa campagne pour les élections présidentielles.

Le sus-mentionné Kayan International accuse même l'organisation de propagande financée par Soros, Human Right Watch de ne pas en faire assez pour mettre en lumière les abus contre les émeutiers. La réalité cependant, c'est que le directeur des droits humains Kenneth Roth a été occupé à poster et à pontifier sur les médias sociaux, condamnant la violence contre les « protestataires pacifiques ». 

Nous sommes désormais informés que deux féministes « communistes » du même acabit qu'Alexandria Ocasio-Cortez, mettent en place l'agenda au Chili

Ce sont des mondialistes qui vont amener le pays à l'arrêt. Elles sont simplement en train d'ouvrir un boulevard à la destruction du dernier obstacle à un gouvernement mondial qui est la famille naturelle. Oubliez toute cette rhétorique creuse sur l'inégalité, le mouvement de protestation sert à mettre des altermondialistes au pouvoir pour qu'il y ait plus de discussion sur l'avortement et moins sur l'accroissement de la natalité ; plus de discussion sur la légalisation des drogues et moins sur l'exécution de ceux qui poussent à la consommation de la drogue ; plus de discussion sur l’homosexualisme et l'écologisme, etc...





Les protestataires cherchent un président du style à José Mujica. José Mujica, le président de l'Uruguay, est en faveur de l'avortement, il a légalisé les drogues, on dit de lui qu'il vit dans la pauvreté lui-même (bien que j'en doute fort) et, ce qui est le plus important, il ne porte pas de cravate ! Il a dit que Piñera manque de glamour. En d'autres mots, piñera est tout simplement pas cool ! C'est un des préférés de l'école de Soros des sociétés ouvertes, droguées et nivelées par le bas. Les émeutiers veulent que Piñera démissionne, les médias libéraux bourgeois également, et leurs opposants factices « de gauche radicale."

Le même jeu, les mêmes joueurs, la même destruction gauchiste

En l'espace de plus d'une décennie à constater de quelle façon des pays comme le Venezuela, la Biélorussie, l'Érythrée, la Libye ou la Syrie ont été agressés ou détruits, j'en suis venu à reconnaître les signes et les symboles annonçant l'idéologie la plus dégénérée portant le masque de « révolutionnaire » et de « radical », tout en cachant des myriades de comptes dans la haute finance. La dérision et la destruction du Christ au Chili est symptomatique de tout ce que la gauche bourgeoise défend ; elle prouve que la plus grande réalisation du néolibéralisme, c'est l'opposition qu'elle a crée pour sa perpétuation.

Le Pape François et le culte homosexuel qu'ils protège au sein du Vatican ont protesté il y a quelques semaines lorsque un catholique autrichien vraiment héroïque et révolutionnaire, est entré dans une église à Rome, s'est emparé des statues de l'idole Pachamama et les a jeté dans le Tibre. De façon prévisible, le Pape François n'a eu aucun mot sur la profanation des églises de Santiago. La jeunesse d'aujourd'hui a été nourrie de force avec l'idéologie ratée du siècle dernier, qu'ils appellent de façon risible, « progressiste ».

Le mouvement de protestation au Chili a été initié par des lycéens qui ne sont en aucun cas affectés par la maigre augmentation du coût des transports en commun. Comme la secte de Greta Thunberg l'a bien montré, la jeunesse ignorante à travers le monde est utilisée par les élites pour laver les cerveaux des masses pour s'assujettir à la carbonocratie mondiale où le CO2, la base-même de la vie, pourra être mesuré et faire l'objet de tractations commerciales. Étant donné le fait que des milliers de scientifiques dans le monde ont dévoilé la tromperie derrière le réchauffement global et le culte religieux qu'il a engendré, les banquiers sont se maintenant tournés vers une enfant mentalement malade pour faire leurs basses besognes. Quelque chose de très similaire est en train de se produire au Chili.

Le pôle névralgique latino-américain de la Chine

La Chine est le leader mondial de production de cuivre avec 28% de la production mondiale. La Chine en est la principale consommatrice. Le chaos dans le pays va grandement réduire la production de cuivre, provoquant une pression supplémentaire à la fois sur le Chili et la Chine. Étant donné le fait que l'apparente défense de la Chine par Piñera contre les protestations soutenues par les États-Unis à Hong Kong n'est pas passée inaperçue pour Washington, et que les pourparlers commerciaux entre les Américains et les Chinois ont été annulés, cui bono n'est peut-être pas une question inappropriée. La Chine a proposé de faire du Chili son pôle économique en Amérique latine. Piñera a dit, lors d'un forum sur l'investissement en Chine en avril dernier, que « nous voulons transformer le Chili en centre d'affaire pour les sociétés chinoises, pour que du Chili, vous puissiez avoir accès à toute l'Amérique latine". 

Pour conclure, le chaos chilien concerne un humaniste chrétien douteux faisant face à des « socialistes » encore plus douteux. Lorsque les gauchistes auront fini de fracasser le pays, la classe ouvrière va nettoyer le désordre avec peu sinon aucun gain salarial. Si les gauchistes prennent le pouvoir, la classe ouvrière chilienne sera « libérée » de l'Église, elle pourra fumer du haschich, manger des plantes, tuer ses bébés, rejoindre le cortège gay et vénérer la mère nature. « ¡Viva la revolución! »

mardi 3 septembre 2019

Le problème chinois


Par Gearóid Ó Colmáin





Quelle est l'importance du mouvement de protestation de Hong Kong et comment doit-on comprendre le rôle de la Chine dans l'ordre mondial en émergence ? Quels intérêts géopolitiques sont en jeu à Hong Kong ?

Le totalitarisme chinois est de retour dans l'actualité. La République Populaire de Chine n'avait pas été le sujet d'un examen aussi minutieux et d'une telle condamnation pour sa « répression » sur des manifestants « pacifiques » depuis le soulèvement de la place Tian'anmen en 1989.

Ah oui, nous adorons entendre parler de répressions brutales contre des manifestants pacifiques lorsqu'ils ne portent pas de gilets jaunes et ne protestent pas contre nos propres leaders !

Les récentes protestations à Hong Kong ont commencé lorsque la chef de l'exécutif, Carrie Lam, a proposé d'amender la loi pour permettre l'extradition de criminels vers le sol chinois après qu'une jeune Chinoise ait été brutalement assassinée par son petit ami de Hong Kong. Le meurtrier a été mis en prison par le gouvernement de Hong Kong pour d'autres crimes et doit être libéré en Octobre. C'est une situation intolérable pour la famille de la jeune fille assassinée et c'est aussi intolérable pour Pékin.

Est-ce que le gouvernement britannique accepterait que si un citoyen britannique était assassiné à Gibraltar, le meurtrier ne soit pas extradé en Grande-Bretagne pour le procès ? Est-ce que les États-Unis tolérerait une situation similaire à Puerto Rico ? La proposition d'extradition est parfaitement normale et raisonnable mais pas aux yeux de la politique étrangère américaine. 

Oncle Sam est promptement intervenu pour protéger le meurtrier sous prétexte que Pékin utilisait l'incident pour conquérir un contrôle totalitaire sur Hong Kong. Quand les Etats-Unis se sont-ils vraiment préoccupé des libertés individuelles des citoyens ou qu'ils soient ? Aux États-Unis, un excès de vitesse ou un vol de biscuit peuvent vous valoir la prison à vie et il y a bien plus de prisonniers par habitant aux Etats-Unis qu'en Chine. En fait, le taux de criminalité à Hong Kong a atteint le palier le plus bas depuis 36 ans en 2015. Cela veut dire que les citoyens de Hong Kong n'ont pas besoin de craindre d'être violés, agressés, volés ou assassinés comme bien des citoyens dans des villes américaines comme Los Angeles ou Baltimore. Il y a aussi beaucoup de choses qui ne vous valent aucune poursuite si vous les dites en Chine. On peut critiquer la politique d'immigration des Nations Unies en Chine. Les Chinois comprennent pourquoi Trump veut construire un mur : la Chine a justement été fondée sur un mur ! 

Donc, que se passe-t-il vraiment à Hong Kong ? Pourquoi la ville est-elle devenue le point de focalisation de l'attention des médias internationaux et quel est l'agenda qui mène vraiment le mouvement de protestation ? 

La Révolution des Parapluies de 2014

Le mouvement de protestation de Hong Kong a démarré en 2014 et a été nommé la « Révolution des Parapluies » parce que des milliers de manifestants avaient des parapluies. Le litige était la pré-sélection des candidats décidée par Pékin pour l'élection du chef de l'exécutif prévue pour 2017.

Les autorités chinoises ont accusé les États-Unis d'inciter les manifestations pour des raisons géopolitiques. Le conseiller en chef et stratège pour la Chine, Michael Hillbury, a confirmé à Fox News que la Fondation nationale pour la démocratie (National Endowment for Democracy - NED) était derrière le mouvement de protestation. Le NED est une organisation paravent de la CIA.

Michael Hillbury a contribué à lancer la Fondation nationale pour la démocratie en 1983. Parlant le mandarin couramment, Hillbury est l'architecte de la politique américaine actuelle envers la République Populaire de Chine. Les Américains ont cinq stratégies géopolitiques principales en Chine qui sont essentielles à souligner si l'on doit comprendre pourquoi il y a en ce moment un mouvement de protestation majeur là-bas.

1. Soutien au séparatisme tibétain.

Le Dalaï-lama est un agent de la CIA depuis de nombreuses années et les Etats-Unis ont soutenu des soulèvements violents au Tibet contre le gouvernement chinois. Les médias américains et européens font une guerre de l'information sur le Tibet mais en ignorant le fait que : 

a) le Tibet lamaïque était le régime le plus despotique et le plus tyrannique que le monde n'ait jamais connu, où une grosse partie de la population étaient des serfs.

b) La politique du Parti Communiste Chinois (PCC) de la « terre à ceux qui la travaillent » dans les années 1950 a signifié que des milliers de serfs parmi les plus pauvres ont obtenu le droit de labourer leur propre terre pour la première fois.

c) Le PCC a mis fin à la torture au Tibet qui avait été largement utilisée avant la libération par l'Armée Populaire de Libération en 1952. L'une des formes de torture les plus courantes était d'écorcher les gens vif. Il y a de larges indices historiques qui le prouvent.

d) Le Tibet fait partie de la Chine depuis plus de mille ans et jouit de certains privilèges en comparaison avec d'autres régions de Chine. Par exemple, la politique de l'enfant unique ne s'y s'applique pas parce que la Chine cherche à accroître la population qui y est très faible. 

e) la vraie raison du soutien occidental aux séparatistes tibétains est de couper l'accès de la Chine à l'eau. La Chine tire 80% de son eau du Tibet. Un Tibet « indépendant » aurait besoin de l'OTAN pour sa sécurité. Cela donnerait à l'alliance militaire occidentale un pied à terre en Chine et un accès à ses riches ressources. Le Dalaï Lama est et a toujours été un laquais de l'impérialisme occidental.

2. Soutien à l'indépendance ouïgoure

La Province du Xinjiang ou Turkestan de l'Est à l'Ouest de la Chine est peuplée d'Ouïgours, un peuple turc. Une minorité de Ouïgours veulent l'indépendance vis-à-vis de la Chine. Nombre d'entre eux sont des djihadistes radicalisés qui ont combattu dans la guerre en Syrie et ailleurs. En 2010, ils ont organisé un violent soulèvement contre l'état chinois. Les médias occidentaux ont qualifié ce soulèvement de « pacifique » en ignorant le fait que les djihadistes terrorisaient la population locale. Depuis lors, la province du Xinjiang est le sujet de l'attention de bien des médias occidentaux. Des déclarations violentes, dénuées de tout fondement et absurdes ont été faites contre les autorités chinoises – avec l'absence de vérification habituelle. Ils ont été accusés de forcer délibérément les musulmans à manger du porc, etc. 

Les militaires chinois ont pris les choses en main avec un haut degré de professionnalisme et ont réussi jusqu'ici à réprimer le Djihad ouïgour. Le Congrès Mondial Ouïgour est basé en Allemagne. Son leader, Rebiya Kadeer a publiquement déclaré que les Chinois Han sont une race inférieure aux Ouïgours. Elle a le soutien total de l'Union Européenne et des États-Unis. Un Xinjiang indépendant dépend de l'Occident pour sa sécurité. C'est pour cela qu'aucune objectivité n'est jamais demandée aux médias occidentaux lorsqu'ils font des reportages sur place. 

3. Soutien à l'indépendance taïwanaise

Au XIXe siècle, la Chine est passée sous le contrôle des puissances occidentales. Les Britanniques, les Portugais (qui étaient arrivés bien avant), les Allemands, les Russes et les Français ont tous dominé l'Empire du Milieu. Pendant la Seconde Guerre Mondiale, les États-Unis se sont opposés aux forces communistes de Mao et ont soutenu le Kuomintang nationaliste.

Lorsque les communistes ont pris le pouvoir en 1948, les nationalistes se sont enfuis à Formose (Taïwan) où ils ont établi une dictature militaire sous contrôle américain. Alors que les États-Unis imposaient un blocus contre la Chine de Mao, le pays déchiré par la guerre devait compter sur l'URSS pour son développement d'après-guerre. Avec la mort (meurtre ?) de Joseph Staline en 1953 cependant, les révisionnistes soviétiques sous Nikita Khrouchtchev, ont négocié avec la Chine sur une base capitaliste ce qui a conduit à un refroidissement des échanges avec l'URSS.














La République Populaire de Chine se retrouva obligée de se développer par elle-même. Il y a eu beaucoup de catastrophes dues au mauvaises conditions météo et à de l'incompétence, ce qui a amené à la mort de millions de personnes à cause de la famine. Mao a déclaré que le parti avait pour but de développer le capitalisme en Chine et que le pays devait passer par du développement capitaliste pendant longtemps avant de faire sa transition vers la production socialiste. 

Mais le pays était tiré en arrière car il mettait trop l'accent sur la démocratie ce qui a résulté dans la Grande Révolution Culturelle Prolétarienne. Comme l'a bien démontré de façon judicieuse le leader albanais Enver Hoxha, la révolution n'était ni grande, ni culturelle, ni prolétarienne ; c'était une tentative de la part de Mao et de la bourgeoisie compradore de se maintenir au pouvoir contre d'avantage d'éléments nationalistes dans le parti comme Liu Shaoqi. 

Dans le même temps, Taïwan s'est industrialisé grâce à des ateliers de misère et une main d'œuvre asservie. Dès le milieu des années 80, Taïwan a cependant produit une classe moyenne nombreuse mais l'autoritarisme du régime militaire a été considéré par Washington comme un obstacle au capitalisme financier. 

Par conséquent, la CIA a lancé une opération de changement de régime sous l'apparence d'un mouvement pro-démocratie. Le mouvement a conduit à un soulèvement estudiantin en 1986. Les États-Unis voulaient lever les droits de douane aux importations et libéraliser les codes moraux pour encourager le consumérisme. Des mouvements féministes et de révolution sexuelle on joué un rôle clé dans la déstabilisation qui avait été modelée après l'opération de changement de régime américain qui avait été achevée avec succès aux Philippines. 

Aujourd'hui, Taïwan est lourdement armé par les Etats-Unis et est considéré comme un parangon de démocratie et de droits humains. Le pays a récemment approuvé le mariage gay et héberge les défilés LGBT les plus importants d'Asie. Taïwan est une Chine à l'image américaine mais la Chine du continent est difficile à changer.

4. La militarisation du sud de la mer de Chine

Les États-Unis ont des bases militaires tout autour de la Chine. Le but de la politique étrangère américaine est d'empêcher la souveraineté de la Chine. Les États-Unis proclame que la Chine cherche à devenir une thalassocratie mondiale mais la réalité est que l'expansion chinoise se fait réellement dans le but de protéger la souveraineté du pays contre le militarisme américain dans la région. 

5. Les protestations de Hong Kong

En 1989, les États-Unis ont tenté de renverser le gouvernement chinois par un soulèvement mené par des étudiants. 

Les protestataires chinois voulaient une société de marché libre consumériste comme les États-Unis et avaient des sacs remplis de dollars venant de l'ambassade et d'agences américaines pour les aider à réussir leurs buts. Les émeutes de 1989 furent extrêmement violentes ; des soldats ont été enflammés et pendus à des bus

L'image iconique d'un étudiant faisant face à une rangée de tanks militaires était de la pure propagande de la CIA. Ce qui se mettait en place en fait, c'était une opération de changement de régime de la part de la CIA. Le consultant de la CIA, Gene Sharp, l'architecte des mouvements de protestation « people power » (pouvoir du peuple, NDT), était à Pékin et dirigeait le mouvement. 

Le gouvernement chinois a été forcé d'envoyer des tanks pour mater l'insurrection soutenue par des étrangers. Si les insurgés avaient réussi, il y avait eu peu de chance que la Chine devienne la puissance qu'elle est aujourd'hui. La clé du succès de la Chine a été la capacité de l'état bureaucratique de contrôler les leviers de commande de l'économie et de faire capoter chaque tentative pathétique faite par des croisés américains de la « démocratie » de saboter leur développement.

Les émeutes de Hong Kong font partie des mêmes outils de soft-power pour un changement de régime que les États-Unis ont utilisé à travers le monde depuis des décennies désormais. Les États-Unis est dans une guerre commerciale avec la Chine. Les Américains se rendent compte qu'ils ont fait une grosse erreur en permettant à la Chine de se développer aussi rapidement en devenant le créditeur des États-Unis et fournisseur de biens bon marché. Désormais, les États-Unis devient un état tributaire de la Chine.

L'administration Trump essaye de renverser le déclin des États-Unis en élevant les droits de douane sur les importations chinoises et en contrôlant le marché mondial du pétrole, pour ainsi compliquer l'approvisionnement en pétrole, en gaz et en ressources naturelles. Bien des guerres secrètes qui sont menées actuellement contre la Chine se déroulent en Afrique. A chaque fois que vous entendez parler d'un dictateur africain assassinant son propre peuple, cherchez s'il ne fait pas beaucoup d'affaires avec la Chine et la Russie. Les nations africaines ont de bonnes raisons de préférer la Chine : ils payent plus pour les ressources naturelles ; ils construisent des infrastructures et ne cherchent pas à promouvoir la décadence morale. 

Le réalisateur de films et ancien stratège en chef à la Maison Blanche, Steve Bannon, dit que la Chine a trompé le monde avec un plan sinistre pour le gouvernement mondial et est de mèche avec ce qu'il appelle les élites de Davos. Est-ce une accusation plausible ?

Steve Bannon est un penseur brillant qui a produit des films qui frappent fort et qui contiennent beaucoup de vérité. Bannon dit que le président de la Chine Xi Jinping s'est éloigné de l'ouverture vers l'Occident du président Deng mais les États-Unis ont tenté de renverser le régime de Deng aussi. Il est difficile de dire jusqu'à quel point Bannon est impliqué dans ce projet de déstabilisation américain à Hong Kong, mais un proche associé de Trump et Bannon, Kyle Bass, directeur d'un fond spéculatif,  encourage les investisseurs à se procurer des dollars américains là-bas. 

Bannon est apparu avec Bass à la CNBC pestant contre la collaboration de la Chine avec Wall Street contre Trump mais le National Endowment for Democracy a toujours encouragé les intérêts de Wall Street et Bannon est totalement derrière ces protestations de Hong Kong soutenues par la Fondation nationale pour la démocratie.

Bannon et le président Trump ont peu de chance d'avoir une réelle sympathie pour les protestataires étant donné le fait qu'ils ont des liens forts avec le Parti Démocrate américain et ont sollicité l'aide du pédophile Joe Biden mais dans la politique étrangère américaine, rien ne change vraiment ; l'establishment impérial continue sa route en pilotage automatique. 

Il est aussi possible cependant que Trump veut mettre la pression sur le président Xi Jinping pour qu'il coopère avec les États-Unis et tente donc de se mettre à distance avec le soulèvement de Hong Kong, qu'il a correctement décrit comme étant des émeutes

Trump semble se réjouir de narguer les libéraux. Par exemple, sa suggestion que les États-Unis devrait suivre la Chine en permettant au président d'être réélu indéfiniment a dérangé les libéraux mais la couverture toute entière des médias occidentaux sur les protestations est une fausse nouvelle et l'administration Trump partage le même lit que CNN, le New York Times et tous les pourvoyeurs habituels de la propagande impériale. 

Bannon a appelé le mouvement de protestation de Hong Kong "l'une des plus grandes démonstrations de liberté et de patriotisme que j'ai jamais vu." Il a dit aussi "que la bataille pour le capitalisme de libre marché se déroule désormais en Extrême Orient." Mais n'est-ce pas ce que le gouvernement chinois prêche désormais, le libre marché et le libre échange ? Le problème pour Bannon et son label de "nationalisme économique" est que les Chinois sont également des nationalistes économiques. 

Ainsi, ce qui se passe à Pékin est-il un grand jeu d'échec géopolitique, impliquant comme d'habitude une jeunesse de la classe moyenne aisée et pauvrement éduquée, heureuse de collaborer avec les intérêts impérialistes américains contre Pékin ? Bannon croit que si les protestataires de Hong Kong utilisent la même force contre le PCC comme ils l'ont fait à Tiananmen en 1989, le PCC va s'effondrer. Les États-Unis s'étaient trompés en 1986 et se trompent encore aujourd'hui. Le gouvernement chinois devrait projeter le film de Bannon Occupy Unmasked et montrer comment ils sont manipulés par les même forces qui ont manipulé Occupy Wall Street aux Etats-Unis. 

La Chine a beaucoup de défis devant elle. Les protestataires de Hong Kong mettent en lumière le système de surveillance totalitaire du crédit social. En un sens, Bannon est correct au sujet de la Chine : c'est un état totalitaire et mercantile avec une vision matérialiste de l'avenir étouffante, mais c'est ainsi que sont les États-Unis !

Le dragon vert


La Chine ne prenait pas la théorie du réchauffement climatique au sérieux jusqu'à l'Accord de Paris sur le climat de 2016. En fait, il y avait plusieurs ouvrages de bonne facture en chinois qui débusquait la pseudo-science et qui déclarait que le but était de garder la Chine et l'Afrique éloignés du développement. Ils n'avaient pas tort bien sûr. Alors pourquoi la Chine a changé d'avis ? Avec l'Accord de Paris sur le climat, la Chine s'est rendue compte que les élites occidentales voulaient démanteler la civilisation occidentale pour créer les conditions d'un Régime Vert mondial. Les classes dirigeantes occidentales ont proposé à la Chine une offre qu'elle ne pouvait pas refuser : la Chine allait continuer à produire autant de CO2 qu'elle voulait, à condition qu'elle fabrique toute la technologie "d'énergie verte" toxique dont l'Occident avait besoin pour leur transition énergétique. Les Chinois ont compris qu'ils n'avaient pas d'autres choix que de s'exécuter. Le marché vert est désormais le seul vrai marché qui existe et la Chine continue sa croissance tout en aidant l'Occident à se suicider. L'arrivée de Trump a perturbé les plans des mondialistes verts mais la décision de la Chine de participer à la révolution verte va détruire la santé de la classe ouvrière. L'image ci-dessus est extraite d'un reportage du Daily Mail sur la ville de Baotou en Chine où des champs de blé ont été transformés en lacs toxiques alors que la ville fabrique des éoliennes pour l'Occident. 
Dans le passé, la Chine a payé le prix pour sa coopération avec la politique étrangère américaine. Par exemple, dans les années 1980, la Chine a vendu des armes aux Moudjahidines d'Afghanistan pour plaire en soutenant l'invasion djihadiste de ce pays dont le but était d'affaiblir l'Union Soviétique. Hillbury, déjà cité, était une figure centrale dans l'implication de la Chine. Désormais la Chine fait face à une insurrection au Xinjiang soutenue par l'Occident. 
Sous bien des aspects, la Chine résiste à l'agenda du Nouvel Ordre Mondial. Les Chinois croient que les hommes et les femmes sont différents ; la pornographie est illégale et l'idée d'immigration de masse de gens de cultures et de races différentes en Chine déclencherait des éclats de rire chez le citoyen moyen chinois. A l'inverse des pays occidentaux qui inondent l'Afrique d'ONG et de faux idéal humanitaire qui souvent s'accompagne de bombardements massifs d'Africains, pour ensuite les amener clandestinement dans les pays européens pour qu'ils soient utilisés comme armes d'ingénierie sociale par des kakistocrates mondialistes, la Chine construit des infrastructures en Afrique et forme des élites africaines dans ses universités. 
Les catholiques traditionnels ont de bonne raison de dénoncer la récente capitulation honteuse du Vatican face à Pékin concernant la nomination d'évêques mais ils seraient bien inspirés de se focaliser sur les évêques financés par Soros en Afrique, qui utilisent la fausse théologie de la libération pour faire les exécutants géopolitique de l'Occident dans ses myriades de guerres par procuration contre la Chine, au détriment des Africains pauvres.
La Chine a réussi à maintenir son équilibre social et sa grande civilisation par une censure robuste contre la souillure et  la décadence occidentale mais désormais, c'est la capacité de la Chine de contrôler et de censurer qui est ironiquement ce que les mondialistes verts recherchent. Ainsi, la Chine du XXIe siècle ne représente pas un modèle alternatif pour le développement humain mais illustre plutôt l'étrange paradoxe de la mondialisation. Les remarques de Fulton Sheen sur la différence entre l'URSS et les Etats-Unis pendant la Guerre Froide pourrait être transposées aujourd'hui à la guerre États-Unis/Chine : les communistes chinois veulent la Croix sans le Christ alors que les États-Unis veulent le Christ sans la Croix. L'humanité a besoin des deux !
Ce qui se passe à Hong Kong est une guerre hybride menée par une superpuissance contre une autre dans le but du profit et du pouvoir. L'administration Trump affirme s'opposer au mondialisme mais cependant appuie le mondialisme en Chine. La Chine affirme maintenir le socialisme mais cependant s'acoquine avec les éléments les plus dégénérés du capital financier occidental et ses activistes verts. Ce qui se passe à Hong Kong est une lutte acharnée entre différentes factions de l'élite mondialiste. Cela n'a rien à voir avec les intérêts du travailleur de base et c'est vraiment quelque chose que nous devons savoir sur ce sujet. 

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