Mgr Cristián Roncagliolo, évêque auxiliaire de Santiago, donne la messe pendant la Journée nationale de solidarité (photo de l'auteur)
Par Ignacio Gallardo
De mon point de vue, il semble que le catholicisme traditionnel est en plein boom en Europe et aux États-Unis.. Des messes, remplies de jeunes paroissiens (et de prêtres), sont données tous les dimanches dans de nombreux endroits et il y a même quelques évêques qui donnent la messe pré-conciliaire de temps en temps. L'avenir de l'Église semble lumineux (au moins à long terme) mais est-ce ainsi en dehors de ces pays ?
Hélas, non. Au Chili, cela ressemble à une totale dévastation. Même si de la sympathie pour la sainte tradition est présente chez certains jeunes prêtres, un manque de connaissance, d'intérêt et d'action sur le sujet a laissé la restauration de l'Église pratiquement morte partout. Pour vous donner un exemple chilien, j'ai discuté avec le prêtre de ma paroisse au sujet de la messe pré-conciliaire et même s'il aimait l'idée, il l'a évacué comme « quelque chose d'inadapté pour nous. » Il y a la crainte généralisée que, si on abandonne l'espagnol, les applaudissements, les guitares, les pianos et les percussions avec la musique des années 1960, l'Église périra. Mais la réalité dit tout autre chose. L'âge moyen des catholiques pratiquants (au moins où je vis) est de plus de 60 ans, et les églises sont presque toujours à 20 ou 30% de leurs capacités avec bon nombre de jeunes catholiques abandonnant la foi avant leur vingtième anniversaire. Le pourcentage de catholiques dans mon pays a diminué de 58% en 2018 à 45% en 2019. (1) pour rendre les choses encore pire, mon diocèse n'a pas de séminaristes et d'autres diocèses se retrouvent dans la même situation. L'Église est pratiquement morte et on pense toujours que les réformes du Concile Vatican II étaient fabuleuses et le seul chemin à suivre ! (« Le Concile est l'humanité ensemble pour un avenir meilleur ! » dit la vieille affiche de propagande).
En tant que catholique âgé de 20 ans, je n'ai pas d'attachement émotionnel au Concile ou ses réformes, et pour être honnête, je les trouve assez contreproductives. Le catholicisme post-conciliaire n'a jamais eu de sens pour moi, ni n'a de sens pour mes amis qui ont quitté l'Église il y a des années, et qui se moquent en permanence des chansons insupportables de style boomer qu'on nous obligeait à supporter ! La situation ici est si désespérée que la Fraternité St Pierre et l'Institut du Christ-Roi n'existent quasiment pas, ni la messe pré-conciliaire diocésaine. La Fraternité St Pie X, bien qu'elle existe (dans quelques grandes villes), est très petite, et par conséquent presque impossible à trouver, et ils sont injustement rejetés comme « secte schismatique. » Pour aggraver les choses, les gens obéissent aveuglement au pape, qu'ils approuvent ou non ce qu'il fait. Mais je pense que si les Latino-Américains étaient exposés à la beauté de la tradition, ils réagiraient très favorablement comme n'importe qui.
Même les adultes semblent commencer à se rendre compte que sans doute les réformes n'ont pas amené de « printemps, » un rajeunissement du Peuple de Dieu, une « nouvelle Pentecôte. » Nombreux sont ceux qui sont assez inquiets de l'état de l'Église (bien qu'ils n'accusent sous aucun prétexte le Concile ou ses réformes). Il semblerait que certains commencent à contempler leurs années d'adolescence ou d'enfance avant le Concile comme inspiration. Par exemple, dans ma paroisse, deux vieilles dames ont soudainement commencé à mettre des voiles, et il y a quelques semaines, il y a eu une tentative d'avoir un orgue (qui a malheureusement échoué). Un couple a commencé à s'agenouiller lorsque le prêtre a donné sa bénédiction à la fin de la messe. Sans le savoir, les gens ont faim de la Sainte Tradition ! Le problème c'est que même les prêtres ne semblent pas avoir conscience des différences théologiques et pratiques entre les messes d'avant et d'après le Concile, et l'idée générale, c'est que seuls la langue et la direction du prêtre ont changé. Par conséquent, rien n'est fait.
Mais le plus gros problème de tous, c'est que la majorité des fidèles sont toujours sous « l'esprit de Vatican II, » en particulier la hiérarchie qui agit comme si elle était toujours en 1972. Par exemple, en 2008, quelques prêtres de l'Institut du Bon Pasteur sont allés à Santiago (la capitale du Chili – ce qui se passe décide de ce qui se passe partout ailleurs) et ont tenté de rallumer les flammes de la Tradition. Mais le cardinal Francisco Javier Errázuriz Ossa, l'archevêque d'alors, leur a interdit de faire quoi que ce soit. (2) Il leur a donné six mois pour partir et ils ont de toute évidence quitté le pays pour ne jamais revenir. (3) Ensuite, la hiérarchie a commencé une persécution inquisitoriale contre tous les « lefébvristes » ou « crypto-lefébvristes » (oui, Summorum Pontificum a été « supprimé par les évêques pour des « raisons pastorales »). Tous les espoirs de la Tradition sont morts ce jour-là.
Qu'importe ce que nous faisons, la hiérarchie nous écrase sans pitié. En guise de comparaison, tous les ans, les Juifs, les anglicans, les luthériens, les méthodistes et d'autres non-catholiques sont invités à un événement national dans la cathédrale métropolitaine de Santiago nommé « Te Deum Ecuménico » pour offrir leurs prières et faire leurs cérémonies religieuses. (4) L'évènement est si important qu'il est retransmis par toutes les chaînes de télévision et stations de radio mais l'occasion d'évangéliser manque toujours, l'évènement est toujours un spectacle honteux et insensé plein de « justice sociale » et de « miséricorde » et beaucoup de trucs bizarres.
La situation est similaire dans d'autres pays d'Amérique Latine. Par exemple, que la hiérarchie mexicaine persécute la Fraternité St Pierre qui essaye de s'établir au Mexique, n'est pas un secret. (5) Dans les Antilles, le Père Sixto Eduardo Varela Santamariá au Costa Rica a été suspendu et envoyé dans un hôpital psychiatrique par son évêque pour avoir tenté timidement la « réforme de la réforme » dans sa paroisse. (6) (La tradition est une maladie mentale pour la hiérarchie). Et cette persécution inquisitoriale s'est tout simplement aggravée après Traditionis Custodes, en particulier au Costa Rica où les traditionalistes ont droit à de la « miséricorde » à mort de la part de leurs évêques. Néanmoins, dans des endroits comme le Mexique, le Pérou et l'Argentine, la foi traditionnelle continue même sans la messe en latin – elle brûle jusqu'au fond du cœur de chaque mestizo (métis) par Notre Dame de Guadalupe, Impératrice des Amériques.
Mais pourquoi dites-vous que la tradition sauvera l'Église ? Est-ce vraiment si important ? Oui ça l'est, car « le dépôt de la foi tout entier a été confié à l'Église par Jésus-Christ Notre Seigneur – Écritures sacrées et Tradition divine – ont été préservées, gardées et interprétées. » (7) C'est pour cette raison que l'Église « qui négligera une recherche plus profonde dans le dépôt de la foi (Écritures et Tradition), se révélera stérile. (8) La foi n'est pas seulement contenue dans les Écritures comme l'affirment les protestants et les modernistes, mais dans les Écritures Saintes et la Sainte Tradition. Négliger l'une ou l'autre c'est rendre l'Église stérile. Le Corps mystique du Christ a besoin des deux pour œuvrer correctement, de la même façon que nous avons besoin de l'eau et du vin. C'est pourquoi l'Église dans ces lieux où la Sainte Tradition a été négligée est en train de périr, et dans ces endroits où elle est respectée, elle est florissante. La seule solution à la crise actuelle est un retour complet vers la Tradition. Après tout, les réformes se sont révélées être un échec important. Mais cela ne devrait surprendre quiconque. Pour citer le pape St Célestin Ier, « l'Église universelle est affectée par n'importe quelle nouveauté. » (9) « n'importe quelle nouveauté » incluent des changements mineurs, et si un changement mineur est dommageable à l'Église, il faudrait être un idiot pour ne pas se rendre compte que la nouvelle messe, les sacrements, le bréviaire, etc allaient provoquer une catastrophe. Pourquoi essayer d'être « moderne » puisque cela devient démodé année après année ? A la place, obéissons à St Paul l'Apôtre qui nous a commandé de « demeurez fermes, et retenez les enseignements que vous avez reçu, soit de vive voix, soit par notre lettre. » (10)
S'il vous plait, arrêtez avec les innovations.
La seule voie à suivre, c'est la tradition.
“Encuesta Nacional Bicentenario 2019: Religión.” Universidad Católica.
Le cardinal Francisco Javier Errázuriz Ossa a été nommé par le pape François en 2013 au Conseil des cardinaux. Il a été forcé de démissionner en 2018 car il faisait l'objet d'une enquête pour dissimulation de violences sexuelles. Son successeur comme archevêque de Santiago, Ricardo Ezzati Andrello (qui a été fait cardinal par le pape François en 2014), a été aussi impliqué et forcé à la démission, et Juan Barros Madrid qui avait été fait évêque d'Osorno par le pape François, a du aussi démissionner pour son implication directe dans les violences sexuelles. En essayant de les protéger, le pape a personnellement rejeté comme faux les accusations lorsqu'il s'est rendu au Chili. Mais lorsque malheureusement ces accusations se révèlent être vraies, le caractère extrêmement proche de la collaboration du pape avec ces trois évêques nuit à la réputation de l'Église.
(3) Secretum Meum Mihi. (February 23, 2008). De nuestro buzón de correo: “Peligra apostolado del IBP en Chile.”
(4) Le « Te Deum » est une tradition chilienne depuis 1811 mais avant le Concile Vatican II, il consistait à une grand-messe solennelle pontificale, suivie par le chant de la prière du Te Deum et quelques Heures canoniques du Bréviaire romain (comme les laudes) ; après le concile, il est devenu un rassemblement œcuménique pour le dialogue et la fraternité. Mais ce n'est pas le seul événement œcuménique : lorsqu'un nouveau président commence son mandat, l'archevêque de Santiago conduit une cérémonie appelée « prière œcuménique pour le Chili et son nouveau gouvernement. »
(5) Religión, la voz libre. (22 September 2021). Cardenal prohíbe apostolado a la FSSP (México).
(6) InfoCatólica. (22 Septembre 2021). Obispo de Costa Rica suspende a sacerdote por celebrar la misa «nueva» en latín y «ad orientem» como permite la Iglesia.
(7) Pape Pie XII. Humani Generis(1950), 18. (8) Ibid., 21.
(9) Pape St. Célestin Ier. Epître XXI adressée aux évêques de Gaule.
(10) 2 Thessaloniciens 2:15
Ignacio Gallardo, né en 2001, est un étudiant chilien en droit. Il a découvert les traditions de l'Église lorsqu'il était en Europe et les a aimé instantanément. Il aime lire et ses centres d'intérêt principaux sont la théologie et la Sainte liturgie.
Le cartel narco-socialiste : le Pape et le chaos en Bolivie - cinquième partie
Le maire de Mexico, Claudia Sheinbaum, a accordé l'asile politique à Evo Morales. Elle est le premier maire juif de Mexico et une amie proche de la femme d'Andres Manuel López Óbrador (AMLO). Selon l'ancien journaliste de gauche et co-fondateur de Morena, le parti du président, Alfredo Jalife Rahme, Elle est un atout de la fondation Rockefeller et du financier George Soros. Elle a aussi des liens étroits avec la riche dynastie juive Kabbaz.
Jalife a dit qu'il est absolument scandaleux qu'une telle femme puisse être considérée comme de gauche. Elvira Daniel Kabbaz, une milliardaire juive, est une partisane clé de AMLO. Une autre femme juive puissante est Yeidckol Polevnsky qui est présidente du parti au pouvoir Morena.
Pendant la durée de son exil au Mexique, Sheinbaum va assurer la protection de Morales avec une présence policière. La police de la ville de Mexico est formée par les Israéliens. L'étendue de la pénétration israélienne à Mexico est récemment devenue visible lorsqu'on a révélé que tous les officiels de la compagnie pétrolière Pemex étaient espionnés par la société de renseignement israélienne Black Cube.
Le meurtre de deux gangsters israéliens le 30 juillet dernier par des membres du cartel Jalisco Nueva Generación (JNGC) a aussi déclenché un contrôle public des activités criminelles israéliennes au Mexique. Les mots semblaient restés coincés dans la bouche du président mexicain AMLO lorsqu'un journaliste lui a posé des questions sur les opérations d'espionnage qu'Israël menait dans son pays.
Selon Jorge Santa Cruz, le sous-secrétaire d'état Ricardo Saucedo Peralta, l'homme en charge de la sécurité mexicaine, travaillait avec une société de renseignement israélien. Les rapports du renseignement mexicain démontrent que des anciens agents du Mossad ont été fortement impliqués dans l'entrainement des cartels de la drogue et des livraisons d'armes leur étant destinées.
L'universitaire John Ackerman, un membre de l'Open Society Foundation, est un soutien majeur de Morales au Mexico. Ces universitaires gauchistes liés à des intérêts juifs puissants, sont les architectes de l'image positive de la nouvelle gauche en Amérique latine.
Les activités controversées d'Israël au Mexique ont une longue histoire. En octobre 2001, deux Israéliens ont été arrêtés après être rentrés dans le Congrès mexicain déguisés en photographes. Les Israéliens étaient armés avec des grenades à main et des explosifs. L'histoire a largement été couverte par la presse mexicaine à l'époque et dans la Pravda de Russie, mais elle n'a jamais fait pleinement l'objet d'une enquête. Plus tard, les deux Israéliens ont été relâchés.
La Voz de Atzlan a rapporté que l'ambassade d'Israël :
« utilisait des mesures musclées pour que les deux Israéliens soient relâchés. Des rencontres en urgence au plus haut niveau ont eu lieu entre le Secrétaire d'état aux Affaires Étrangères mexicain, Jorge Gutman, le général Macedo de la Concha et un envoyé de haut niveau d'Ariel Sharon qui était venu à Mexico spécialement dans ce but. Elías Luf de l'ambassade d’Israël travaillait nuit et jour et leur porte-parole officiel, Hila Engelhart, passait à la vitesse supérieure après des heures de silence complet. Personne ne sait ce qui s'est passé pendant ces rencontres au sommet, mais ils sont nombreux à Mexico à être incrédules face à ces remises en liberté. Les armes à feu et toutes catégories d'explosifs sont hautement illégaux pour les citoyens mexicains et le fait que ces deux Israéliens en avaient à l'intérieur du Congrès mexicain rend leur remise en liberté hautement suspecte. »
Le journal a suggéré que les liens du général Macedo de la Concha avec Israël aurait été décisifs dans la libération de ces hommes. Le parallèle avec les activités suspectes d'Israéliens – dont bon nombre d'entre eux ont été arrêtés pour soupçon de terrorisme – pendant l'attentat du 11 septembre 2001 aux États-Unis est significatif.
On doit se demander ce que signifie l'anti sionisme lorsqu'au final, on dépend d'un pays dirigé par Israël pour sa protection. Le nouveau régime sioniste sollicite désormais l'aide d'Israël pour briser la rébellion pro-Morales. Rien ne semble avoir de sens ici.
Réduire l'opposition au silence
Peu d'officiels de haut rang au Mexique osent critiquer la complicité de l'état avec le trafic de drogue. Le 24 mai 1993, le cardinal Juan Jesús Posadas Ocampo a été abattu dans sa voiture à l'aéroport international de Guadalajara avec six autres personnes. L'explication officielle du gouvernement au sujet de sa mort, c'est qu'elle aurait été causée par des tirs croisés entre gangs de la drogue rivaux mais ses avocats n'ont trouvé aucune preuve de ces tirs croisés. Le cardinal Posadas critiquait sans détour l'accord de libre échange entre les États-Unis et le Mexique et la complicité du régime du président Carlos Salinas de Gortari dans le trafic de drogue.
Il avait apparemment reçu des menaces de mort avant son assassinat L'avocat Jesus Becerra a écrit un livre en 2014 affirmant que le régime de Salinas était derrière ce meurtre. Le procureur général Raphael Macedo de la Concha était chargé de l'enquête. Il a été accusé par le successeur de Posada, le cardinal Sandoval, de manquer de volonté politique pour enquêter sur ce dossier. Le cardinal Sandoval croit qu'il s'agit d'une conspiration du gouvernement. Raphael Macedo de la Concha est actuellement l'attaché militaire de l'ambassade du Mexique à Rome. Le pape François lui a-t-il posé des questions sur ce dossier ? J'en doute fortement.
AMLO est soutenu par Slim
Nombreux sont les gens de gauche qui ont acclamé la récente élection d'AMLO comme étant une « victoire du peuple » contre le néolibéralisme. C'est aussi ce qu'on pensé les néolibéraux ! L'un des soutiens principaux d'AMLO est Carlos Slim, la deuxième fortune du monde. Le nom d'origine de Slim est Salem. Il est d'origine libanaise.
Slim s'est enrichi dans les années 1980 pendant le désastreux régime néolibéral de Salinas qui est considéré avec raison comme l'un des leaders les plus corrompus de l'histoire moderne. Salinas avec son frère Raul ont dérobés des milliards de dollars aux Mexicains alors qu'ils bradaient les entreprises d'état pendant les années 1990. Raul a été plus tard emprisonné pour meurtre et Carlos s'est exilé à Dublin en 1994.
Un reportage récent de Telesur a révélé que le secret de la réussite de Slim, c'est le commerce de la cocaïne. Encore plus embarrassant pour les fans gauchistes d'AMLO est le fait que le frère de Slim était un officier du renseignement du Département fédéral à la sécurité pendant la sale guerre des années 1970 lorsque les gauchistes étaient kidnappés, torturés, assassinés et portés disparus.
En se basant sur des mails qui ont fuités d'agents du DEA (Drug Enforcement Administration), Telesur a expliqué que « une grosse partie de la fortune qui est attribué à Slim appartient en fait à l'un des plus grands bandits du Mexique, l'ancien président Carlos Salinas de Gortari. »
Donc, Slim est la figure de proue de Salinas de Gortari. Slim n'a pas caché son soutien à AMLO. Il n y a rien de mieux pour les affaires de Slim qu'un bon petit bourgeois socialiste qui veut légaliser les drogues !
Dans un panégyrique du leader mexicain, Andre Vltchek explique : "seul un génie peut briser, sans terribles pertes, l'étreinte mortelle avec les États-Unis et beaucoup pensent que le président élu Obrador est précisément un tel leader." Non, M.Vltchek, AMLO est une marionnette ; Salinas est le génie !
Salinas et Slim
Lorsque le journaliste mexicain Diego Enrique Osorno faisait des recherches pour sa récente biographie de Carlos Slim, tous les politiciens qu'il a interviewé ont dit qu'ils ne voulaient pas être cités par peur pour leurs vies. Slim est l'homme le plus craint d'Amérique latine.
Slim possède actuellement les plus importantes participations dans le New York Times ce qui a fait de lui l'ennemi numéro un de Donald Trump. Trump a admis que Slim est derrière de nombreux mensonges contre lui. Le gangster mexicain est proche des Clinton et a été impliqué, avec Soros, dans le trafic de migrants vers l'Europe et les États-Unis. Un contrôle effectif de la frontière américano-mexicaine serait coûteux pour les cartels et leur chef Slim.
Salinas et Slim fourniront la protection à Morales et les gauchistes latino-américains avec l'aide de leur vaste fortune, un réseau d'ONG et d'idiots utiles qui feront des ravages sur tout régime qui menacerait leurs intérêts.
Le nouveau régime de La Paz demande maintenant de l'aide aux Israéliens pour vaincre les gauchistes. Que ce soit du sionisme ou de l'antisionisme, il semble ici qu'il n y ait aucun échappatoire au judaïsme politique que ce soit dans une forme ou dans une autre.
Le cardinal Juan Sandoval a expliqué sans détour à Lifesite news ce qu'il croit savoir sur le but de la mafia mondialiste. Il a expliqué :
« Une élite anglo-sioniste qui est très dominante sur des organisations comme les Nations-Unies et d'autres, ont un plan pour arriver à un ordre nouveau. Et le nouvel ordre est un gouvernement mondial : une seule économie, une seule culture et une seule religion par laquelle ils élimineront la foi chrétienne. »
AMLO est d'accord avec lui. Le 31 décembre 2016, il a tweeté qu'il avait rencontré le leader du Parti travailliste britannique, Jeremy Corbyn pour discuter de la possibilité de mettre en place un gouvernement mondial.
Lorsque les officiels du renseignement du Pape donnent l'alerte et que des cardinaux de premier plan confirment que la théorie conspirationniste du Nouvel Ordre Mondial est un fait conspirationniste, les sages en prennent note. Mais qu'en disent les idiots ?
Impérialistes de gauche
les 850 « intellectuels » qui ont publié un texte dans le Guardiandénonçant le putsch de novembre en Bolivie, dont John Pilger et Noam Chomsky, sont des complices du mondialisme.
Mais ce ne sont pas tous des idiots. Certains savent très bien ce qu'ils font. Parmi les signataires, on trouve l'anthropologue Stuart Rockefeller, directeur du Rockefeller Philanthropy Advisors et petit fils de l'oligarque Nelson Rockefeller. Rockefeller a fait une grande partie de ses recherches en Bolivie et est un soutien essentiel du “socialiste” déchu.
* Le titre d'origine est "Slim Socialists and Fat Globalists". "Slim" (mince) fait bien sûr référence au milliardaire du même nom, un jeu de mot impossible à rendre en français (NDLT)
Dans
cette série en trois parties, je vais dévoiler les crimes du régime
de Morales en Bolivie et démontrer qu'il a été un atout de
l'impérialisme, plutôt qu'un opposant.
Partie
un : un écologiste narcotrafiquant menant une guerre contre la
classe ouvrière
L'éviction
du président bolivien Evo Morales le 10 novembre dernier par
l'opposition de droite soutenue par les États-Unis, a été décrite
comme étant un coup d'état classique de la CIA. Etant donné la
reconnaissance immédiate du gouvernement par intérim de Jeanine Áñez Chávez, le changement de régime semble être une victoire pour
l'administration Trump.
Lors
d'un discours adressé au Forum de Sao Paulo, l'ancien premier
ministre espagnol José Luis Rodriguez Zapatero l'a appelé golpe
de Estado, coup d'état. Les grands médias sont divisés sur
la question. Par exemple, certains journalistes du Washington Post
disent que c'est un coup d'état et alertent sur les dangers d'un
régime d'extrême droite s'emparant du pays. D'autres chroniqueurs
ne sont pas d'accord mais est-ce vraiment un coup d'état ?
Evo
Morales a démissionné en tant que président ; et, pour que sa
démission soit légale, une majorité de sénateurs ont du accepter
sa démission. Mais comme il avait ordonné aux autres membres du
parti MAS (Mouvement pour le socialisme) de démissionner, cela veut
dire que sa démission n'a pas été approuvée par le protocole
requis.
Ainsi,
Morales pourrait encore être décrit techniquement comme le
président de la Bolivie. Étant donné les protestations de masse
qu'il y a eu contre lui et les irrégularités aux élections dont il
a admis l'existence, Morales aurait-il délibérément conspiré pour
l'utiliser techniquement pour rester au pouvoir ?
Si
Morales avait vraiment gagné l'élection, pourquoi a-t-il
démissionné ? Il a dit avoir démissionné pour éviter un
bain de sang mais est-ce vraiment crédible ? Morales demande
maintenant le soutien de son ami le Pape François et des
Nations-Unies pour faire la médiation dans la crise bolivienne.
Comme nous le verrons dans la deuxième partie, le rôle du Vatican a
été bien plus important que ce qui a pu être révélé au public
anglophone.
Mais
tout d'abord, tournons nous vers les circonstances qui ont mené au
changement de régime et ensuite, nous observerons les aspects
troublants de l'histoire ouvrière bolivienne jusqu'ici ignorés ou
déformés par la presse bourgeoise de gauche, avant de discuter des
crimes du régime de Morales.
Morales
ne s'est pas opposé à l'accord sur le lithium avec une société
allemande
Beaucoup
de journalistes évoquent les vastes ressources de lithium du pays
comme une raison possible du coup d'état. La Bolivie possède
jusqu'à 70% des réserves mondiales de lithium dont on a besoin pour
les batteries électriques. Les défenseurs de Morales affirment
qu'il avait refusé de négocier avec des sociétés étrangères qui
cherchaient à exploiter les réserves de lithium.
Mais
le gouvernement avait déjà signé un accord avec la société
allemande ACI, malgré d'importantes protestations de travailleurs,
dont certains ont fait la grève de la faim pour protester au sujet
du manque de bénéfice pour la communauté locale.
Morales
a encore dit que c'était un complot ourdi par l'opposition pour le
discréditer avant les élections. Morales voulait clairement brader
les ressources du pays à l'ACI. Par conséquent, le fait que le
nouveau régime soutenu par les Américains a donné le feu vert à
l'ACI ne signifie pas grand chose.
Rencontres
secrètes avant le coup d'état
Quelques
mois avant le coup d'état, le chef de l'armée bolivienne, le
général William Kalimans, a rencontré l'ambassadeur cubain en
Bolivie, Carlos Raphael Zamora Rodríguez, que ses ennemis surnomment
El Gallo, le coq. Quel était l'objet de cette rencontre ?
Zamora
est considéré comme l'un des ambassadeurs cubains les plus éminents
et les plus expérimentés. Ancien officiel de haut rang du
directoire du renseignement cubain (DI), il a présenté ses
références au président bolivien le 8 mars 2019. Il a servi une
mission diplomatique cubaine pour les Nations-Unies à New York de
1974 à 1977 mais cette information est curieusement absente de son
CV.
L'ambassadeur cubain Zamora "El Gallo"
Selon la journaliste Roxana Lizárraga, Zamora a eu des rencontres avec les syndicats de cocaleros (producteurs de coca) dans la province du Chapare quelques semaines avant le coup d'état, laissant à penser que c'était douteux. Le Chapare est la principale région productrice de coca. Alors qu'il était là-bas, il a aussi rencontré le directeur de l'Organisation des états américains, Luis Almagro. Almagro est considéré comme l'homme le plus influent d'Amérique latine. Beaucoup le suspectent d'être un opérateur de la CIA. Ancien Ministre des Affaires étrangères pour le gouvernement uruguayen (2010-2015), il a été un acteur clé du comité exécutif qui a légalisé les drogues en Uruguay en 2013.
Luis Almagro
La
légalisation des drogues est soutenue par le financier milliardaire
versé dans l'ingénierie sociale, George Soros, et d'autres
oligarques importants. Comme Almagro était un médiateur important
dans l'amélioration des relations entre Washington et La Havane sous
la présidence Obama, il connaît probablement bien Zamora mais il y
a une forte présomption que les mondialistes, autrement dit les
officiels liés à la haute finance et les Nations-Unies, mettent en
avant un agenda pro-drogue. Cuba est accusé par l'opposition à
Morales d'être impliqué dans le trafic de cocaïne.
Le
général Kaliman était un participant clé dans le renversement de
Morales. C'est un diplômé de la tristement célèbre École
militaire des Amériques qui a crée de nombreux régimes militaires
de droite en Amérique latine pendant la Guerre Froide. Selon Jep Sprague, jusqu'à huit militaires majeurs ont été formés là. Mais
comment est-il possible qu'un gouvernement supposé être
« anti-impérialiste » nomme au plus haut niveau des
officiers qui ont été entraînés par les États-Unis ?
Il
semblerait évident que les États-unis veulent renverser un
président socialiste dans un pays d'Amérique latine. Le socialisme
et la démocratie populaire menace les intérêts des entreprises
américaines ; Washington a une longue histoire de renversements
de gouvernements démocratiquement élus, remplacés par des
dictatures militaires ou des régimes capitalistes impopulaires mais
il y a un autre angle dans cette histoire qui a été complètement
ignoré et qui concerne le passé nébuleux d'Evo Morales et ses
liens avec des intérêts américano-israéliens.
Ce
qui va suivre ne va pas plaire à de nombreux lecteurs. Ce n'est pas
écrit pour ceux qui divisent le monde en gentils contre les méchants ;
c'est plutôt une tentative de dévoiler la vérité sur un acteur
crucial de ce qu'on appelle la « marée rose » en
Amérique latine, des nouveaux régimes de gauche qui ont émergé
dans les dernières décennies : le président Evo Morales Ayma.
Morales
et les cocaleros
Lorsque
Morales s'est emparé du Secrétariat Général du Syndicat des Cocaleros (producteurs de coca) du Chapare en 1984, il a commencé à saboter
les efforts qui étaient en cours pour développer une agriculture
alternative à celle de la production de coca. En fait, le
gouvernement bolivien octroyait des fonds aux paysans pauvres pour
produire d'autres récoltes qui auraient aussi aidé à nourrir la
population locale.
Morales
est devenu président des six Fédérations des tropiques de Cochabamba
en 1996, et a gagné ainsi de l'influence sur les autres syndicats
importants tel que la Confédération syndicale unifiée des
travailleurs ruraux de Bolivie, Confederación Sindical Única de
Trabajadores Campesinos de Bolivia (CSUTCB).
Morales
a éloigné l'organisation de la lutte des classes pour la rapprocher
des « droits indigènes » mais son principe/programme
était de s'opposer aux efforts d'éradiquer la production de coca en
affirmant que c'était une partie de la tradition et de la culture
locales et par conséquent justifiée.
Les
paysans qui avaient obtenu du gouvernement des fonds pour des
cultures alternatives, ont reçu des menaces de mort de la part des
hommes de main de Morales. Loin du héros de la lutte de classe comme
les gauchistes aiment bien le voir, beaucoup de paysans du Chapare le
considèrent comme un agent des intérêts du trafic de stupéfiants soutenus par
l'aile libérale de gauche de l'élite américaine au pouvoir.
Selon
le journaliste Jaime Bayly, Morales a augmenté la production de coca
au Chapare après avoir pris le pouvoir en 2006. 94% du coca produit
sur place est transformé en cocaïne. Morales a utilisé l'argent du
contribuable pour construire des laboratoires de cocaïne. La cocaïne
est ensuite vendue aux cartels mexicains, en particulier le cartel de
Sinaloa du seigneur de la drogue notoire Joaquim Guzman Loeria alias
El Chapo. Bayly affirme également que Morales a vendu de la drogue
au Colombien Pablo Escobar dans les années 1980.
Dans
son documentaire Dictatura Sindical, le journaliste
d'investigation et prêtre catholique Ricard Romero Cossio interroge
plusieurs leaders de syndicat de cocaleros de la région du Chapare.
Ils évoquent des menaces de mort contre eux et leurs familles de la
part de Morales. Ils disent qu'il a complètement aboli la liberté
de parole dans les syndicats et les utilise uniquement pour obtenir
du pouvoir et du prestige tout en masquant un programme de trafic de
drogue.
Cossio
a reçu des menaces de mort de la part du régime bolivien et de la
CIA après la sortie de son film. Il dit que la CIA et la Communauté
du renseignement des États-Unis sont pleinement derrière Morales.
Franklin
Guttierez – le véritable leader des producteurs de coca
Franklin Guttierez
L'opposition
des cocaleros au régime de Morales augmente depuis quelques années.
Franklin Guttierez, le président de l'Association départementale
des producteurs de coca (Adepcoca), s'est opposé à la légalisation
par Morales des récoltes de feuilles de coca dans les zones qui
avaient été auparavant utilisées par les narcotrafiquants. Lui,
ainsi que plusieurs autres dizaines de personnes, ont été arrêtés
en 2018 lorsque le gouvernement a envoyé les militaires occuper
leurs quartiers généraux – un acte clairement illégal et non
démocratique.
L'organe
international de contrôle des stupéfiants (International Narcotics
Control Board – INCB) a demandé récemment au gouvernement
bolivien de fournir un rapport sur la production et le trafic de
stupéfiants en Bolivie. Selon Guttierez, le gouvernement s'est
emparé de l'Adepcoca pour lui faire porter la faute pour le trafic
alors qu'en fait, il fournit uniquement le marché intérieur légal
de feuilles de coca.
En
mai 2018, les cocaleros du Chapare ont décidé d'agir
politiquement : Guttierez a annoncé qu'il dirigerait un nouveau
parti populiste pour s'opposer à Morales aux élections de 2019. Son
plan n'a pas duré longtemps.
En
août 2018, un officier de police de l'Unité rurale de patrouille
mobile (Umapar), responsable de l'éradication de la cocaïne, a été
tué dans le Chapare. Guttierez et ses partisans ont été rendus
responsables du meurtre. Guttierez est désormais en prison mais il a
nié les accusations portées contre lui et affirme qu'il a été
piégé et qu'il est un prisonnier politique.
Lorsque
Unitel média a tenté de publier les dizaines d'interviews faits
avec des leaders ouvriers qui dénonçaient Morales, leurs quartiers
généraux à Yacuiba ont été bombardés. Des
documents semblent révéler que le personnel à la sécurité de
Morales a été impliqué. Un homme d'affaire local a affirmé que
l'ambassade du Venezuela a été aussi impliquée dans l'attaque. Il
serait aisé de rejeter de telles affirmations comme étant de la
propagande anti socialiste si Morales avait été vraiment un vrai
socialiste ou un opposant au mondialisme mais il y a de maigres
preuves pour cela.
La
guerre de Morales contre les coopératives
Les
coopératives financières et industrielles ont eu un rôle majeur
dans le développement de la province de Santa Cruz, la plus riche du
pays. Le maintien de leur indépendance est un facteur clé qui mène
à l'opposition au gouvernement dans cette région mais les
coopératives à travers le pays avaient eu des conflits avec le
régime de Morales.
Le
gouvernement est entré en conflit avec les coopératives financières
depuis la création de l'Autorité pour la surveillance du système
financier (ASFI) en 2008. Cela s'est effectivement traduit par une
prise de contrôle du système de coopératives de la part de l'état,
privant les travailleurs de leur autonomie et de leurs droits de
négociation des salaires. La corruption de l'ASFI s'est aussi
traduite par la perte des économies des familles à bas revenus.
Encore une fois, aucun intérêt n'a été montré de la part des
leaders acclamés du socialisme du XXIe siècle envers tout cela.
En
dépit du fait que dix fois plus de coopératives minières ont été
créées durant les sept premières années du gouvernement Morales
que les sept années qui ont précédé son élection en 2005,
l'augmentation a été due largement à une augmentation
significative du prix des minerais. Dans sa tentative de s'emparer
des coopératives profitables, Morales a été sans pitié dans son
écrasement des dissidents.
En
août 2016, cinq mineurs ont été abattus par l'armée à Potosi
après que le gouvernement ait tenté de s'emparer de la coopérative
minière. Les mineurs ont kidnappé et assassiné le Ministre de
l'Intérieur bolivien, Rodolfo Illanes.
« Les
mineurs qui travaillent dans des coopératives plutôt que dans des
compagnies privées ont été frappés par la récession des produits
mondiaux et demandaient que le gouvernement soit plus souple dans les
restrictions environnementales et augmente les subventions. »
Des
restrictions environnementales et un manque de subventions
gouvernementales : c'est l'essence de l'éco-socialisme soutenu
par l'élite.
Les
informations internationales ont fait une large couverture sur la
mort du politicien mais ont ignoré les morts de mineurs pauvres et
désespérés qui les avaient précédé.
Les
conditions dans les mines de Potosi sont parmi les pires du monde et ridiculisent l'idée que la Bolivie est un état
« socialiste ».
Vous
pouvez avoir une idée de la nature anti-ouvrière du régime de
Morales en regardant un reportage de septembre 2016 sur les meurtres
de mineurs du libéral Real NewsNetwork. Ce qui est
intéressant dans ce reportage, c'est que l'analyste américain du
média Andean InformationNetwork défend finalement
les actions du gouvernement de Morales.
La
raison principale du conflit entre les mineurs et le gouvernement
bolivien concernait les restrictions environnementales déraisonnables
que la prise de contrôle du secteur imposait.
Pour
faire plaisir à des milliardaires comme Al Gore et ses sbires, les
travailleurs boliviens vont devoir réduire leur « empreinte
carbone », par conséquent accepter d'avoir leurs revenus
réduits pour le bien de la planète.
Pour
détourner l'attention du fait qu'il est une marionnette des intérêts
mondialistes, Morales utilise l'argument comme quoi c'était, non pas
des coopératives, mais des entreprises privées. Il a ensuite
suggéré que les opposants utilisaient le conflit minier pour
organiser un coup d'état contre lui mais aucune preuve d'un tel coup
n'a jamais été produite. La motivation principale pour le contrôle
du secteur minier par l'état est sa conformité avec les régulations
environnementales internationales. Cela n'a rien à voir avec
l'amélioration des vies de la classe ouvrière.
En
URSS pendant la période stalinienne, les mineurs gagnaient les
salaires les plus élevés et étaient célébrés comme les héros
de la révolution socialiste ; dans la Bolivie de Morales, ils
sont abattus et travaillent dans des conditions qui sont bien pires
que dans les autres pays capitalistes.
En
URSS, les coopératives avaient le soutien total de l'état. Les
machines étaient fournies gratuitement par l'état. C'est comme cela
que l'URSS s'est industrialisée si vite. En Bolivie, l'état est une
mafia qui vole les ouvriers de leur moyens de subsistance.
Si
le régime de Morales aurait fait une offre que les ouvriers
n'auraient pu refuser, il n'y aurait pas eu une opposition si
violente. Les accusations comme quoi les coopératives de
travailleurs sont privées et par conséquent anti-ouvrières, est
une figure de style typiquement trotskiste utilisée pour masquer le
caractère bourgeois du narco-état bolivien.
Mais
les mineurs ne sont pas seulement une classe brutalement réprimée ;
ils sont aussi asservis spirituellement par des croyances païennes :
il est courant chez les mineurs de certaines régions de prier El
Tío, le Diable pour les aider à survivre ! La signification de
ce phénomène sera expliqué dans la partie 3.
L'opération
Naked King
En
septembre 2015, la Drug Enforcement Administration (Administration
pour le contrôle des drogues – DEA) a déposé une inculpation
contre Evo Morales et plusieurs officiels boliviens de haut niveau,
incluant le père du vice-président Alvaro Garcia Linera.
Une
opération secrète contre le président bolivien dont le nom de code
était « operation Naked King » (opération roi nu) a
été mené par Carlos Toro, l'informateur qui avait assuré
l'arrestation du leader du Cartel de Medelín Carlos Lehder dans les
années 1980 et de l'ancien dictateur du Panama, Manuel Noriega.
Noriega
avait travaillé pour la CIA. Les officiels de la DEA se sont souvent
plaint que la CIA bloquait leurs enquêtes de façon persistante. Par
exemple, pendant l'affaire des Contras, quand une organisation
internationale secrète avec sa propre armée appelée « the
Enterprise » (l'entreprise), utilisait de la cocaïne pour
financer une guerre secrète au Nicaragua, les enquêtes de la DEA
étaient souvent bloquées par la CIA.
Carlos
Lehder lui-même a accusé les élites américaines d'être le
véritable pouvoir derrière le marché mondial de la drogue.
L'ancien
président colombien Andres Pastrana Arango a publiquement accusé
Evo Morales d'être derrière l'approvisionnement de cocaïne en
Colombie. Il a dit être « absolument sûr » de la
culpabilité de Morales. Pastrana avait été un journaliste
d'investigation spécialisé dans le commerce de la drogue avant de
devenir président.
En
2011, Evo Morales a dit que la DEA a essayé de saper son
gouvernement et l'a expulsé de son pays. Si Morales avait été mis
au pouvoir par la trafiquante de stupéfiants CIA, c'est précisément ce
qu'elle aurait voulu qu'il fasse.
Democracy
Now! a interviewé Evo Morales à propos de l'accusation de la DEA.
Sa réponse a été que les États-Unis utilisaient de la drogue
comme prétexte pour le contrôle impérialiste de l'Amérique
latine.
C'est
bien sûr en partie vrai mais ce n'est pas convaincant de la part
d'un homme dont les politiques ont aidé à perpétuer l'épidémie
de drogue mondiale. Si Morales avait mentionné des sociétés
secrètes comme le Skull and Bones, fondé à l'Université de Yale
en 1832 par le trafiquant de drogue Russel Trust – l'un des clubs
les plus puissants des États-Unis – il aurait été plus
convaincant.
Tout
le monde n'est pas complice du commerce de la drogue dans le complexe
militaro-industriel américain. On doit prendre en compte les
sociétés secrètes, les loges maçonniques et les banques
corrompues qui font souvent l'objet d'une enquête de la part des
agences fédérales américaines comme la DEA.
Connections
israéliennes
Formé
à l'infiltration et au contre-renseignement à la notoire École
militaire des Amériques, le sociologue et politicien Juan Ramón
Quintana était l'un des hommes les plus importants du régime de
Morales.
Quintana
a été un officiel de haut rang au Ministère de la Défense des
régimes néolibéraux de Hugo Banzar et Carlos Mesa. En 2008, il a
été accusé de contrebande de stupéfiants lorsque 33 camions ont
été arrêtés par des officiels dans le Département de Pando.
La
contrebande a été dévoilée par le général Lopez qui demande
désormais la mise en examen de Quintana. Le président Morales a
refusé de commenter l'incident à l'époque. Cela a étéultérieurement
révélé par un proche associé de Quintana et l'ancienne amante de
Morales, Gabriela Zapata qui avait mis en place une organisation
secrète qui utilisait les agences gouvernementales pour des
extorsions, des lettres anonymes et d'autres activités criminelles.
Zapata a apparemment eu un enfant avec Morales qui par la suite est
décédé, bien que personne ne le sache avec certitude.
Alors
qu'elle dormait avec « l'antisioniste » Morales, elle
était une représentante de la société israélienne de centrales
électriques Telemenia. Elle est actuellement en prison pour
corruption mais on devrait se poser des questions sur son rôle
d'intermédiaire pour des opérations de renseignement israéliens.
Comme peut considérer « l'antisionisme » de Morales
sérieusement si sa copine était une espionne israélienne ?
Pour
avoir un vrai aperçu de l'énormité de la tromperie Morales, on
doit examiner quelques uns des crimes majeurs commis pendant son
mandat qui ont été ignorés ou déformés par les médias
progressistes.
2007
Les meurtres de Cochabamba
Lorsque
Morales a pris le pouvoir en 2006, sa base de soutien était
principalement dans la région andine de Al Alto. Les régions de la
Media Luna de Beni, Pando, Santa Cruz et Tarija étaient opposées au
nouveau régime. On doit ici clarifier que ces régions étaient
surtout métis et non pas « blanches » comme les
gauchistes aiment l'affirmer.
Dans
la région du Pando, son parti MAS n'avait pas l'hégémonie. Le
Pando et d'autres régions demandaient l'autonomie vis-à-vis du
gouvernement central. Morales a expliqué que l'autonomie aboutirait
au morcellement du pays. Le Pando avait obtenu un référendum sur
l'autonomie et l'avait perdu mais Manfred Reyes, le préfet du Pando
a affirmé que Morales avait manipulé la population en affirmant
qu'elle aurait besoin d'un passeport pour voyager dans le pays. Il a
appelé à une second référendum et a rassemblé un mouvement
civique puissant.
Le
11 janvier 2007, le président Morales a mobilisé ses partisans qui
sont entrés dans la ville, armés de bâtons et de pierres. Ils ont
attaqué les officiels élus et ont brûlé les bâtiment
gouvernementaux, blessant des centaines de gens.
Christian
Urresti, un jeune-homme de 17 ans a été battu à mort par la foule
pro-Morales. Sa mort, avec celle d'autres victimes, n'a jamais fait
l'objet d'une enquête. Morales a appelé la foule armée des
« protestataires pacifiques ».
Christian Urresti
La
mort d'Urresti a été filmée par un témoin et la vidéo amenée à un bureau
local du renseignement. Elle a disparu par la suite et il n y a
pas eu d'enquête supplémentaire
L'un
des mercenaires envoyé dans la ville, un paysan cocalero a été
aussi abattu. Son cas fait l'objet d'une enquête et le meurtrier a
été condamné à 14 ans de prison.
2008
le massacre de Porvenir
en
2008, la télévision bolivienne a publié des documents secrets
signés par le général des forces armées Freddy Mackey Peralto qui
prouvent que le gouvernement avait un plan militaire pour s'emparer
de la région du Pando qui était hostile à Morales.
Le
plan appelé « Marcha hace el Oriente – Marche vers l'Est »,
a été lancé. Le gouvernement devait mobiliser des bénévoles, des
mercenaires et des mouvements sociaux pour conduire les opposants
hors de la région. Le reportage a dit que le support international
« respaldo international » était assuré. Les médias
étatiques boliviens devaient couvrir l’événement et tous les
autres médias devaient être empêchés d'entrer dans la région.
Dans
un discours, plusieurs semaines avant l'opération, Juan Ramon
Quintana avait dit que le gouvernement allait conduire la préfecture
de Pando dans les plus bas niveaux de la terre – une déclaration de
guerre limpide.
A
3 heures du matin le 11 septembre 2008, un groupe de mercenaires
pro-Morales ont abattu un chauffeur de camion à l'extérieur de
Porvenir. Gravement blessé, il est parvenu à rejoindre un hôpital
local. Dès 6 heures, les habitants ont eu vent de la venue de
milliers de mercenaires à Porvenir. Ils ont creusé des tranchées
sur les routes pour stopper leur avance et ont tenté de les
persuader de se retirer.
Quelques
campesinos pro-Morales portaient des brassards verts pour que les
militaires puissent les protéger pendant les altercations. Bien que
les habitants aient réussi à freiner leur marche sur Porvenir à
partir d'une direction, ils n'étaient pas préparés au mouvement en
tenaille opéré par un autre groupe de mercenaires armés de gaz
lacrymogènes et de fusils d'assaut.
Ce
qui suivit a été un massacre, effectué par l'armée bolivienne
et dont la responsabilité a été portée sur les victimes. Entre 12
et 20 civils ont été tués.
Il
y a deux documentaires sur le massacre : Morir en Pando (mourir
à Pando), une version des événements du gouvernement et Sunamente Pando par Ann TV, de loin l'enquête la plus objective. Wikipedia
n'explique que la version officielle du massacre.
Le
« soutien international » envers le régime de Morales
n'a pas fait défaut : l'Union des nations sud-américaines
(UNASUR) a donné son soutien total à la version des événements
du gouvernement bolivien. En dépit des nombreuses preuves vidéo de
campesinos attaquant des civils, des interviews avec des otages
torturés, incluant une dame âgée, et la preuve du documentaire
montrant que l'opération entière a été planifiée par le
gouvernement, la version officielle reste celle que la préfecture du
Pando et non le gouvernement bolivien, était responsable du massacre.
Le
meurtre de Michael Dwyer
De
nombreux organes de presse pro-Morales parlent d'un complot supposé
contre Morales en 2009, dans lequel des fascistes croates et un
Irlandais, Michael Dwyer, avaient tenté d'assassiner le président
bolivien.
Dwyer
a rencontré un Hongrois, Tibor Révész, un membre de la légion
séparatiste hongroise de Roumanie alors qu'il travaillait en tant
que vigile pour la firme privée Risk Security Services (I-RMS), qui
protégeait la compagnie Shell dans le comté de Mayo en Irlande.
Il
a rejoint certains d'entre eux lors d'un voyage en Bolivie en
novembre 2008, pensant apparemment qu'il allait faire une formation
de garde du corps. Il a été rejoint par trois collègues du I-RMS :
Tibor Révész, Gábor Dudog et Ivan pistovcak. Il a été filmé là
en train de s'exercer dans une séance de tir. On ne va pas se filmer
soi-même dans un stand de tir dans un pays dont on veut assassiner
le président. La preuve vidéo cependant, allait servir pour vendre
cette version des faits.
A
Santa Cruz, il a rejoint Eduardo Rósza-Flores, le fils d'un Juif
hongrois qui avait vécu en Bolivie mais qui était parti après la
dictature de Banzar, pour finalement s'installer en Europe.
Rósza-Flores
avait été entraîné par le KGB pendant la Guerre Froide, avait
servi dans le renseignement hongrois et avait travaillé comme
journaliste avant de rejoindre les séparatistes croates dans la
guerre des Balkans où il a atteint le rang de colonel. Il est fort
possible que Rósza-Flores ait été connu par l'ambassadeur
américain en Bolivie (2006-2008), Philip Goldberg qui avait
auparavant servi dans les Balkans lorsque Rósza-Flores était
colonel dans l'armée croate soutenue par l'OTAN. Goldberg avait été
expulsé par Morales en septembre 2008 pour s'être prétendument
mêlé d'affaires internes boliviennes.
Il
était clair que Rósza-Flores n'était pas en Bolivie pour des
vacances. Il avait admis sa volonté de s'engager dans la « défense »
de Santa Cruz, si le régime de Morales avait utilisé les mêmes
tactiques de foule pour empêcher leur autonomie. Cependant, aucune
preuve n'a été fournie pour démontrer un complot pour assassiner
Morales et la police militaire aurait pu facilement arrêter
Rósza-Flores et Dwyer et les faire comparaître au tribunal.
Dwyer
s'est vite rendu compte que la formation qu'il était supposé suivre
n'allait pas avoir lieu. Alors qu'il demeurait à l'hôtel Las
Americas à Santa Cruz, les Forces spéciales boliviennes sont
entrées à 4 heures du matin le 16 avril et l'ont abattu, ainsi que
Rósza-Flores et le Hongrois Árpád Magyarosi.
Son
corps a été jeté à l'arrière d'un camion et a été exhibé
devant les caméras des médias. Le jour suivant, les médias
irlandais ont fait courir les histoires d'un « néo-nazi »
qui avait tenté d'assassiner le président de Bolivie. Il n y avait
pas de preuve que Dwyer faisait partie d'un complot visant à tuer
Morales, ni qu'il ait fait partie d'un groupe néo-nazi.
Le
gouvernement bolivien a affirmé qu'il y avait eu une fusillade entre
Dwyer et les militaires à l'hôtel mais une équipe d'investigation
irlandaise a démontré qu'il n y avait pas eu de fusillade. Dwyer
avait été tout simplement assassiné. Le pathologiste de l'état
irlandais a aussi prouvé que son autopsie en Bolivie avait été
incorrecte.
Morales
avait eu besoin d'un complot contre lui et il semblerait que Dwyer
avait été piégé pour jouer le rôle de la « menace
fasciste ».
Dans
le documentaire de RTE, Death of a Son : The Killingof
Michael Dwyer (Mort d'un fils : le meurtre de Michael
Dwyer), la mère de la victime parle à la copine qu'il avait
rencontré pendant son séjour en Bolivie. Apparemment, Dwyer aurait
du normalement être avec elle la nuit où il avait été tué.
Lorsque sa mère lui a demandé si cela avait été simplement une
coïncidence qu'il n'avait pas été avec elle cette nuit-là, son
langage corporel est, selon moi, étrange.
Par
exemple, elle pleure beaucoup mais on ne voit aucune larme. Elle
sourit aussi lorsque Mme Dwyer lui parle de la coïncidence puis elle
se couvre la bouche. Est-ce vraiment une coïncidence qu'elle n'ait
pas été avec lui cette nuit-là ? Le documentaire de RTE échoue à enquêter sur un suspect clé dans le dossier : le Hongrois Tibor Révész. Il avait travaillé avec Dwyer pour IRMS en Irlande. IRMS faisait de la publicité pour des formations avancées de sécurité avec utilisation d'armes à feu. Révész avait utilisé des noms de code irlandais sur un site internet en Hongrie qui proposait les mêmes genres de cours alors qu'il travaillait à l'IRMS.
Révész
semble avoir été l'organisateur de l'opération à Santa Cruz. Il a
présenté Dwyer à Rósza-Flores, puis les a quitté et est retourné
en Irlande pour finir son travail pour IRMS. La société a effacé
de nombreuses références aux formations de sécurité après le
meurtre de Dwyer. Révész a été engagé dans de nombreuses
activités illégales pour la société avant l'affaire Dwyer. Des
résidents du comté de Mayo se sont plaint d'avoir été filmés
et harcelés par lui dans le village local.
Pourquoi
le gouvernement bolivien ne demande-t-il pas une enquête sur
l'IRMS ? Pourquoi n'a-t-il pas réussi à capturer Révész ?
Est-ce que c'est parce que les opérateurs d'IRMS ont fait une faveur
à Morales en lui fournissant le complot d'assassinat dont il avait
besoin ?
Ces
journalistes des médias soi-disant « alternatifs » qui
ont simplement reproduit les mensonges des grands médias sur
l'affaire Dwyer n'ont fait aucune recherche sérieuse. Le procureur
bolivien en charge du dossier a démissionné après qu'il ait été
révélé qu'on y ait incorporé des fausses preuves. La famille de
Dwyer demande une enquête indépendante.
Le
meurtre de Roger Pinto
En
2011, le sénateur Roger Pinto Molina a accusé Evo Morales, l'ancien
chef anti-drogue René Sanabria, Juan Roman Quintana et le
vice-président Alvaro Marcelo Garcia de trafic de stupéfiants.
Sanabria
a été arrêté à l'aéroport de Panama quelques jours plus tard
par la DEA. Il a admis sa culpabilité et a eu une peine réduite de
14 ans d'emprisonnement en échange d'une collaboration avec
l'enquête de la DEA du président Morales.
Après
avoir reçu des menaces de mort, Pinto a cherché refuge à
l'ambassade du Brésil à La Paz. Ensuite, il s'est échappé en
traversant la frontière avec le Brésil. Le 16 août 2017, Pinto a
été tué dans un accident d'avion. Sa famille pense que ce n'était
pas un accident.
Bien
qu'il y ait une quantité substantielle d'articles couvrant cette
histoire dans la presse latino-américaine, l'entrée sur Wikipedia
pour Pinto ignore complètement l'histoire ! Il est bien connu
que Wikipedia censure régulièrement l'information. Étant donné la
gravité des accusations contre Morales, il semble que la censure
soit à l'œuvre ici.
Wikipedia
a été crée en l'an 2000 par deux Juifs américains, Jimmy Wales et Larry Sanger. Sa censure d'informations « sensibles »
ayant un lien avec les activités criminelles du sionisme
international est bien documentée, et, selon RT, Israël est l'un
des centres internationaux les plus importants pour la contrebande de
drogue.
Un
article de la BBC sur l'affaire échoue aussi à mentionner ses
accusations contre Morales. Le Ministre des Affaires étrangères
brésilien Antonio Patriota a été forcé de démissionner à la
suite de cette affaire. L'article de la BBC mentionne le fait que
Pinto était recherché pour corruption en Bolivie. Il a aussi été
accusé pour sa participation au massacre de Porvenir, dont nous
avons montré qu'il avait été organisé par le régime de Morales.
Ainsi,
nous somme amenés à croire qu'un ambassadeur brésilien aurait
risqué sa carrière pour épargner un voyou insignifiant en fuite ?
Le fait que les accusations de M. Pinto contre Morales ne sont pas
mentionnées dans l'article de la BBC est hautement suspect.
Mais
l'affaire contre Morales a empiré. En février 2011, l'ancien
conseiller à la sécurité nationale de Morales, René Sanabria
Oropeza a été arrêté au Panama pour vente de cocaïne. Il a été
emprisonné à Miami. Il a dit à la presse espagnole qu'il avait le
plein soutien du ministre de l'intérieur bolivien Llorenti Soliz.
La
complicité de la gauche dans le narco-terrorisme
Le
livre de Leonardo Coutinho publié en 2018, Hugo
Chávez, O Espectro : Como o presidente venezuelano alimentou o
narcotrafico, financiou o terrorismo et promoveu
a desordem global »
- L'illusion Chavez, comment le président venezuélien a alimenté
le traficde
stupéfiants, a financé le terrorisme et a promu le désordre
global, qui présente des preuves extrêmement troublantes que la
« nouvelle gauche » du Venezuela, de la Bolivie et de
bien d'autres pays d'Amérique latine était impliquée dans le
trafic de drogues.
A
ce jour, il n y a pas eu de réponses du gouvernement vénézuélien à
ces allégations, pas de poursuites judiciaires pour diffamation et
pas d'engagement non plus de la part des gauchistes chavistes dans la
presse soi disant indépendante.
Le
livre a causé de la fureur en Bolivie lorsqu'il a été publié.
Beaucoup de preuves qui ont été réunies contre Morales par le
Ministre de l'Intérieur par intérim Arturo Murillo, sont basées
sur le livre de Coutinho.
L'ouvrage El
impostor : Evo Morales, de la Pachamama al Narco-Estado –
Evo Morales, de la Pachamama au narco-état du journaliste
d'investigation argentin Nicolás Márquez n'a pas fait l'objet
de contestation de la part des fans serviles du « premier
président indigène » qui, nous le verrons plus tard, n'est ni
bolivien ni indigène. Aucun
des défenseurs d'Evo Morales n'ont mené une enquête sur les graves
accusations faites dans ces ouvrages. Et pourquoi ? Cela
serait-il du au fait que ces accusations sont vraies ? Peut-être
pensent-ils que s'ils ignorent les affirmations, elles vont
disparaître d'elles-même ? Peut-être ne sont-ils pas au
courant que de tels livres ont été publiés. Après tous, les
livres ne semblent pas avoir été traduits en anglais et les médias
américains n'en ont pas fait mention. C'est plus probablement du au
fait que les seigneurs des seigneurs de la drogue sont propriétaires
des médias américains. Le livre de Marquez est publié
par l'Institut
américain pour la démocratie (Inter-American
Institute for Democracy),
une fondation latino américaine d'élite conservatrice basée aux
États-Unis. Cependant, si cela avait été financé par les
oligarques, les livres auraient été des best-seller du New York
Times mais beaucoup de gens n'en ont pas entendu parler. Pourquoi
aucun des journalistes de gauche qui couvrent la crise bolivienne
n'ont enquêté sur les allégations de trafic de stupéfiants ?
Est-ce parce que bon nombre d'entre eux sont en faveur de la
légalisation des drogues, et consomment eux-mêmes de la drogue ?
La cocaïne est la drogue de choix pour les élites riches dans les
états occidentaux, des élites qui sont obsédées par
l'environnement mais moins intéressées par la détresse de millions
de familles pauvres dont les vies sont ruinées par les stupéfiants.
A mon avis, cette hypocrisie et cette malhonnêteté est répandue
dans toutes les écoles de gauchisme.
Nous
avons vu dans cet article que, loin d'être un héros de la classe
ouvrière, Evo Morales semble être un narcotrafiquant soutenu par
les élites et travaillant pour des intérêts mondialistes. Mais qui
sont ces mondialistes et pourquoi le gouvernement soutient-il le coup
d'état si la CIA porte Morales à bout de bras ? Pour y
répondre, nous devons regarder de plus près certains opérateurs
des médias américains et le complexe des ONG.
Dans
la deuxième partie, je vais discuter du rôle du Pape François dans cette affaire et dans la troisième partie, l'importance que les ONG
internationales et des opérateurs de grande notoriété ont joué
dans la fabrication de la tromperie Morales. Dans la quatrième partie, j'expliquerai le but idéologique et stratégique que Morales
a joué dans la mondialisation latino-américaine et la direction que
le pays va probablement prendre si le nouveau régime arrive à se
maintenir au pouvoir.