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mardi 30 novembre 2021

Lettre du Chili : survivre dans la désolation post-conciliaire

 

Mgr Cristián Roncagliolo, évêque auxiliaire de Santiago, donne la messe pendant la Journée nationale de solidarité (photo de l'auteur)


Par Ignacio Gallardo

De mon point de vue, il semble que le catholicisme traditionnel est en plein boom en Europe et aux États-Unis.. Des messes, remplies de jeunes paroissiens (et de prêtres), sont données tous les dimanches dans de nombreux endroits et il y a même quelques évêques qui donnent la messe pré-conciliaire de temps en temps. L'avenir de l'Église semble lumineux (au moins à long terme) mais est-ce ainsi en dehors de ces pays ?

Hélas, non. Au Chili, cela ressemble à une totale dévastation. Même si de la sympathie pour la sainte tradition est présente chez certains jeunes prêtres, un manque de connaissance, d'intérêt et d'action sur le sujet a laissé la restauration de l'Église pratiquement morte partout. Pour vous donner un exemple chilien, j'ai discuté avec le prêtre de ma paroisse au sujet de la messe pré-conciliaire et même s'il aimait l'idée, il l'a évacué comme « quelque chose d'inadapté pour nous. » Il y a la crainte généralisée que, si on abandonne l'espagnol, les applaudissements, les guitares, les pianos et les percussions avec la musique des années 1960, l'Église périra. Mais la réalité dit tout autre chose. L'âge moyen des catholiques pratiquants (au moins où je vis) est de plus de 60 ans, et les églises sont presque toujours à 20 ou 30% de leurs capacités avec bon nombre de jeunes catholiques abandonnant la foi avant leur vingtième anniversaire. Le pourcentage de catholiques dans mon pays a diminué de 58% en 2018 à 45% en 2019. (1) pour rendre les choses encore pire, mon diocèse n'a pas de séminaristes et d'autres diocèses se retrouvent dans la même situation. L'Église est pratiquement morte et on pense toujours que les réformes du Concile Vatican II étaient fabuleuses et le seul chemin à suivre ! (« Le Concile est l'humanité ensemble pour un avenir meilleur ! » dit la vieille affiche de propagande).

En tant que catholique âgé de 20 ans, je n'ai pas d'attachement émotionnel au Concile ou ses réformes, et pour être honnête, je les trouve assez contreproductives. Le catholicisme post-conciliaire n'a jamais eu de sens pour moi, ni n'a de sens pour mes amis qui ont quitté l'Église il y a des années, et qui se moquent en permanence des chansons insupportables de style boomer qu'on nous obligeait à supporter ! La situation ici est si désespérée que la Fraternité St Pierre et l'Institut du Christ-Roi n'existent quasiment pas, ni la messe pré-conciliaire diocésaine. La Fraternité St Pie X, bien qu'elle existe (dans quelques grandes villes), est très petite, et par conséquent presque impossible à trouver, et ils sont injustement rejetés comme « secte schismatique. » Pour aggraver les choses, les gens obéissent aveuglement au pape, qu'ils approuvent ou non ce qu'il fait. Mais je pense que si les Latino-Américains étaient exposés à la beauté de la tradition, ils réagiraient très favorablement comme n'importe qui.

Même les adultes semblent commencer à se rendre compte que sans doute les réformes n'ont pas amené de « printemps, » un rajeunissement du Peuple de Dieu, une « nouvelle Pentecôte. » Nombreux sont ceux qui sont assez inquiets de l'état de l'Église (bien qu'ils n'accusent sous aucun prétexte le Concile ou ses réformes). Il semblerait que certains commencent à contempler leurs années d'adolescence ou d'enfance avant le Concile comme inspiration. Par exemple, dans ma paroisse, deux vieilles dames ont soudainement commencé à mettre des voiles, et il y a quelques semaines, il y a eu une tentative d'avoir un orgue (qui a malheureusement échoué). Un couple a commencé à s'agenouiller lorsque le prêtre a donné sa bénédiction à la fin de la messe. Sans le savoir, les gens ont faim de la Sainte Tradition ! Le problème c'est que même les prêtres ne semblent pas avoir conscience des différences théologiques et pratiques entre les messes d'avant et d'après le Concile, et l'idée générale, c'est que seuls la langue et la direction du prêtre ont changé. Par conséquent, rien n'est fait.

Mais le plus gros problème de tous, c'est que la majorité des fidèles sont toujours sous « l'esprit de Vatican II, » en particulier la hiérarchie qui agit comme si elle était toujours en 1972. Par exemple, en 2008, quelques prêtres de l'Institut du Bon Pasteur sont allés à Santiago (la capitale du Chili – ce qui se passe décide de ce qui se passe partout ailleurs) et ont tenté de rallumer les flammes de la Tradition. Mais le cardinal Francisco Javier Errázuriz Ossa, l'archevêque d'alors, leur a interdit de faire quoi que ce soit. (2) Il leur a donné six mois pour partir et ils ont de toute évidence quitté le pays pour ne jamais revenir. (3) Ensuite, la hiérarchie a commencé une persécution inquisitoriale contre tous les « lefébvristes » ou « crypto-lefébvristes » (oui, Summorum Pontificum a été « supprimé par les évêques pour des « raisons pastorales »). Tous les espoirs de la Tradition sont morts ce jour-là.

 Qu'importe ce que nous faisons, la hiérarchie nous écrase sans pitié. En guise de comparaison, tous les ans, les Juifs, les anglicans, les luthériens, les méthodistes et d'autres non-catholiques sont invités à un événement national dans la cathédrale métropolitaine de Santiago nommé « Te Deum Ecuménico » pour offrir leurs prières et faire leurs cérémonies religieuses. (4) L'évènement est si important qu'il est retransmis par toutes les chaînes de télévision et stations de radio mais l'occasion d'évangéliser manque toujours, l'évènement est toujours un spectacle honteux et insensé plein de « justice sociale » et de « miséricorde » et beaucoup de trucs bizarres.

La situation est similaire dans d'autres pays d'Amérique Latine. Par exemple, que la hiérarchie mexicaine persécute la Fraternité St Pierre qui essaye de s'établir au Mexique, n'est pas un secret. (5) Dans les Antilles, le Père Sixto Eduardo Varela Santamariá au Costa Rica a été suspendu et envoyé dans un hôpital psychiatrique par son évêque pour avoir tenté timidement la « réforme de la réforme » dans sa paroisse. (6) (La tradition est une maladie mentale pour la hiérarchie). Et cette persécution inquisitoriale s'est tout simplement aggravée après Traditionis Custodes, en particulier au Costa Rica où les traditionalistes ont droit à de la « miséricorde » à mort de la part de leurs évêques. Néanmoins, dans des endroits comme le Mexique, le Pérou et l'Argentine, la foi traditionnelle continue même sans la messe en latin – elle brûle jusqu'au fond du cœur de chaque mestizo (métis) par Notre Dame de Guadalupe, Impératrice des Amériques.

Mais pourquoi dites-vous que la tradition sauvera l'Église ? Est-ce vraiment si important ? Oui ça l'est, car « le dépôt de la foi tout entier a été confié à l'Église par Jésus-Christ Notre Seigneur – Écritures sacrées et Tradition divine – ont été préservées, gardées et interprétées. » (7) C'est pour cette raison que l'Église « qui négligera une recherche plus profonde dans le dépôt de la foi (Écritures et Tradition), se révélera stérile. (8) La foi n'est pas seulement contenue dans les Écritures comme l'affirment les protestants et les modernistes, mais dans les Écritures Saintes et la Sainte Tradition. Négliger l'une ou l'autre c'est rendre l'Église stérile. Le Corps mystique du Christ a besoin des deux pour œuvrer correctement, de la même façon que nous avons besoin de l'eau et du vin. C'est pourquoi l'Église dans ces lieux où la Sainte Tradition a été négligée est en train de périr, et dans ces endroits où elle est respectée, elle est florissante. La seule solution à la crise actuelle est un retour complet vers la Tradition. Après tout, les réformes se sont révélées être un échec important. Mais cela ne devrait surprendre quiconque. Pour citer le pape St Célestin Ier, « l'Église universelle est affectée par n'importe quelle nouveauté. » (9) « n'importe quelle nouveauté » incluent des changements mineurs, et si un changement mineur est dommageable à l'Église, il faudrait être un idiot pour ne pas se rendre compte que la nouvelle messe, les sacrements, le bréviaire, etc allaient provoquer une catastrophe. Pourquoi essayer d'être « moderne » puisque cela devient démodé année après année ? A la place, obéissons à St Paul l'Apôtre qui nous a commandé de « demeurez fermes, et retenez les enseignements que vous avez reçu, soit de vive voix, soit par notre lettre. » (10)

S'il vous plait, arrêtez avec les innovations.

La seule voie à suivre, c'est la tradition.


  1. Encuesta Nacional Bicentenario 2019: Religión.” Universidad Católica.

  2. Le cardinal Francisco Javier Errázuriz Ossa a été nommé par le pape François en 2013 au Conseil des cardinaux. Il a été forcé de démissionner en 2018 car il faisait l'objet d'une enquête pour dissimulation de violences sexuelles. Son successeur comme archevêque de Santiago, Ricardo Ezzati Andrello (qui a été fait cardinal par le pape François en 2014), a été aussi impliqué et forcé à la démission, et Juan Barros Madrid qui avait été fait évêque d'Osorno par le pape François, a du aussi démissionner pour son implication directe dans les violences sexuelles. En essayant de les protéger, le pape a personnellement rejeté comme faux les accusations lorsqu'il s'est rendu au Chili. Mais lorsque malheureusement ces accusations se révèlent être vraies, le caractère extrêmement proche de la collaboration du pape avec ces trois évêques nuit à la réputation de l'Église.

 (3) Secretum Meum Mihi. (February 23, 2008). De nuestro        buzón de correo: “Peligra apostolado del IBP en Chile.”

(4) Le « Te Deum » est une tradition chilienne depuis 1811  mais avant le Concile Vatican II, il consistait à une grand-messe solennelle pontificale, suivie par le chant de la prière du Te Deum et quelques Heures canoniques du Bréviaire romain (comme les laudes) ; après le concile, il est devenu un rassemblement œcuménique pour le dialogue et la fraternité. Mais ce n'est pas le seul événement œcuménique : lorsqu'un nouveau président commence son mandat, l'archevêque de Santiago conduit une cérémonie appelée « prière œcuménique pour le Chili et son nouveau gouvernement. »

(5)
Religión, la voz libre. (22 September 2021). Cardenal prohíbe apostolado a la FSSP (México).

(6) InfoCatólica. (22 Septembre 2021). Obispo de Costa Rica suspende a sacerdote por celebrar la misa «nueva» en latín y «ad orientem» como permite la Iglesia.

(7) Pape Pie XII. Humani Generis (1950), 18.
(8)
Ibid., 21.

(9) Pape St. Célestin Ier. Epître XXI adressée aux évêques de Gaule.

(10) 2 Thessaloniciens 2:15

Ignacio Gallardo, né en 2001, est un étudiant chilien en droit. Il a découvert les traditions de l'Église lorsqu'il était en Europe et les a aimé instantanément. Il aime lire et ses centres d'intérêt principaux sont la théologie et la Sainte liturgie.


Source : https://onepeterfive.com/a-letter-from-chile-surviving-the-post-conciliar-wasteland/







jeudi 6 février 2020

Minces socialistes et gros mondialistes


Minces socialistes et gros mondialistes*

Le cartel narco-socialiste : le Pape et le chaos en Bolivie - cinquième partie

Le maire de Mexico, Claudia Sheinbaum, a accordé l'asile politique à Evo Morales. Elle est le premier maire juif de Mexico et une amie proche de la femme d'Andres Manuel López Óbrador (AMLO). Selon l'ancien journaliste de gauche et co-fondateur de Morena, le parti du président, Alfredo Jalife Rahme, Elle est un atout de la fondation Rockefeller et du financier George Soros. Elle a aussi des liens étroits avec la riche dynastie juive Kabbaz.

Jalife a dit qu'il est absolument scandaleux qu'une telle femme puisse être considérée comme de gauche. Elvira Daniel Kabbaz, une milliardaire juive, est une partisane clé de AMLO. Une autre femme juive puissante est Yeidckol Polevnsky qui est présidente du parti au pouvoir Morena.

Pendant la durée de son exil au Mexique, Sheinbaum va assurer la protection de Morales avec une présence policière. La police de la ville de Mexico est formée par les Israéliens. L'étendue de la pénétration israélienne à Mexico est récemment devenue visible lorsqu'on a révélé que tous les officiels de la compagnie pétrolière Pemex étaient espionnés par la société de renseignement israélienne Black Cube.

Le meurtre de deux gangsters israéliens le 30 juillet dernier par des membres du cartel Jalisco Nueva Generación (JNGC) a aussi déclenché un contrôle public des activités criminelles israéliennes au Mexique. Les mots semblaient restés coincés dans la bouche du président mexicain AMLO lorsqu'un journaliste lui a posé des questions sur les opérations d'espionnage qu'Israël menait dans son pays.

Selon Jorge Santa Cruz, le sous-secrétaire d'état Ricardo Saucedo Peralta, l'homme en charge de la sécurité mexicaine, travaillait avec une société de renseignement israélien. Les rapports du renseignement mexicain démontrent que des anciens agents du Mossad ont été fortement impliqués dans l'entrainement des cartels de la drogue et des livraisons d'armes leur étant destinées.

L'universitaire John Ackerman, un membre de l'Open Society Foundation, est un soutien majeur de Morales au Mexico. Ces universitaires gauchistes liés à des intérêts juifs puissants, sont les architectes de l'image positive de la nouvelle gauche en Amérique latine.

Les activités controversées d'Israël au Mexique ont une longue histoire. En octobre 2001, deux Israéliens ont été arrêtés après être rentrés dans le Congrès mexicain déguisés en photographes. Les Israéliens étaient armés avec des grenades à main et des explosifs. L'histoire a  largement été couverte par la presse mexicaine à l'époque et dans la Pravda de Russie, mais elle n'a jamais fait pleinement l'objet d'une enquête. Plus tard, les deux Israéliens ont été relâchés.









La Voz de Atzlan a rapporté que l'ambassade d'Israël :

« utilisait des mesures musclées pour que les deux Israéliens soient relâchés. Des rencontres en urgence au plus haut niveau ont eu lieu entre le Secrétaire d'état aux Affaires Étrangères mexicain, Jorge Gutman, le général Macedo de la Concha et un envoyé de haut niveau d'Ariel Sharon qui était venu à Mexico spécialement dans ce but. Elías Luf de l'ambassade d’Israël travaillait nuit et jour et leur porte-parole officiel, Hila Engelhart, passait à la vitesse supérieure après des heures de silence complet. Personne ne sait ce qui s'est passé pendant ces rencontres au sommet, mais ils sont nombreux à Mexico à être incrédules face à ces remises en liberté. Les armes à feu et toutes catégories d'explosifs sont hautement illégaux pour les citoyens mexicains et le fait que ces deux Israéliens en avaient à l'intérieur du Congrès mexicain rend leur remise en liberté hautement suspecte. »

Le journal a suggéré que les liens du général Macedo de la Concha avec Israël aurait été décisifs dans la libération de ces hommes. Le parallèle avec les activités suspectes d'Israéliens – dont bon nombre d'entre eux ont été arrêtés pour soupçon de terrorisme – pendant l'attentat du 11 septembre 2001 aux États-Unis est significatif. 

On doit se demander ce que signifie l'anti sionisme lorsqu'au final, on dépend d'un pays dirigé par Israël pour sa protection. Le nouveau régime sioniste sollicite désormais l'aide d'Israël pour briser la rébellion pro-Morales. Rien ne semble avoir de sens ici.

Réduire l'opposition au silence









Peu d'officiels de haut rang au Mexique osent critiquer la complicité de l'état avec le trafic de drogue. Le 24 mai 1993, le cardinal Juan Jesús Posadas Ocampo a été abattu dans sa voiture à l'aéroport international de Guadalajara avec six autres personnes. L'explication officielle du gouvernement au sujet de sa mort, c'est qu'elle aurait été causée par des tirs croisés entre gangs de la drogue rivaux mais ses avocats n'ont trouvé aucune preuve de ces tirs croisés. Le cardinal Posadas critiquait sans détour l'accord de libre échange entre les États-Unis et le Mexique et la complicité du régime du président Carlos Salinas de Gortari dans le trafic de drogue.

Il avait apparemment reçu des menaces de mort avant son assassinat L'avocat Jesus Becerra a écrit un livre en 2014 affirmant que le régime de Salinas était derrière ce meurtre. Le procureur général Raphael Macedo de la Concha était chargé de l'enquête. Il a été accusé par le successeur de Posada, le cardinal Sandoval, de manquer de volonté politique pour enquêter sur ce dossier. Le cardinal Sandoval croit qu'il s'agit d'une conspiration du gouvernement. Raphael Macedo de la Concha est actuellement l'attaché militaire de l'ambassade du Mexique à Rome. Le pape François lui a-t-il posé des questions sur ce dossier ? J'en doute fortement.

AMLO est soutenu par Slim

Nombreux sont les gens de gauche qui ont acclamé la récente élection d'AMLO comme étant une « victoire du peuple » contre le néolibéralisme. C'est aussi ce qu'on pensé les néolibéraux ! L'un des soutiens principaux d'AMLO est Carlos Slim, la deuxième fortune du monde. Le nom d'origine de Slim est Salem. Il est d'origine libanaise.

Slim s'est enrichi dans les années 1980 pendant le désastreux régime néolibéral de Salinas qui est considéré avec raison comme l'un des leaders les plus corrompus de l'histoire moderne. Salinas avec son frère Raul ont dérobés des milliards de dollars aux Mexicains alors qu'ils bradaient les entreprises d'état pendant les années 1990. Raul a été plus tard emprisonné pour meurtre et Carlos s'est exilé à Dublin en 1994.

Un reportage récent de Telesur a révélé que le secret de la réussite de Slim, c'est le commerce de la cocaïne. Encore plus embarrassant pour les fans gauchistes d'AMLO est le fait que le frère de Slim était un officier du renseignement du Département fédéral à la sécurité pendant la sale guerre des années 1970 lorsque les gauchistes étaient kidnappés, torturés, assassinés et portés disparus.

En se basant sur des mails qui ont fuités d'agents du DEA (Drug Enforcement Administration), Telesur a expliqué que « une grosse partie de la fortune qui est attribué à Slim appartient en fait à l'un des plus grands bandits du Mexique, l'ancien président Carlos Salinas de Gortari. »

Donc, Slim est la figure de proue de Salinas de Gortari. Slim n'a pas caché son soutien à AMLO. Il n y a rien de mieux pour les affaires de Slim qu'un bon petit bourgeois socialiste qui veut légaliser les drogues !

Dans un panégyrique du leader mexicain, Andre Vltchek explique : "seul un génie peut briser, sans terribles pertes, l'étreinte mortelle avec les États-Unis et beaucoup pensent que le président élu Obrador est précisément un tel leader." Non, M.Vltchek, AMLO est une marionnette ; Salinas est le génie !





Salinas et Slim

Lorsque le journaliste mexicain Diego Enrique Osorno faisait des recherches pour sa récente biographie de Carlos Slim, tous les politiciens qu'il a interviewé ont dit qu'ils ne voulaient pas être cités par peur pour leurs vies. Slim est l'homme le plus craint d'Amérique latine.

Slim possède actuellement les plus importantes participations dans le New York Times ce qui a fait de lui l'ennemi numéro un de Donald Trump. Trump a admis que Slim est derrière de nombreux mensonges contre lui. Le gangster mexicain est proche des Clinton et a été impliqué, avec Soros, dans le trafic de migrants vers l'Europe et les États-Unis. Un contrôle effectif de la frontière américano-mexicaine serait coûteux pour les cartels et leur chef Slim.

Salinas et Slim fourniront la protection à Morales et les gauchistes latino-américains avec l'aide de leur vaste fortune, un réseau d'ONG et d'idiots utiles qui feront des ravages sur tout régime qui menacerait leurs intérêts.

Le nouveau régime de La Paz demande maintenant de l'aide aux Israéliens pour vaincre les gauchistes. Que ce soit du sionisme ou de l'antisionisme, il semble ici qu'il n y ait aucun échappatoire au judaïsme politique que ce soit dans une forme ou dans une autre.


Le cardinal Juan Sandoval a expliqué sans détour à Lifesite news ce qu'il croit savoir sur le but de la mafia mondialiste. Il a expliqué :

« Une élite anglo-sioniste qui est très dominante sur des organisations comme les Nations-Unies et d'autres, ont un plan pour arriver à un ordre nouveau. Et le nouvel ordre est un gouvernement mondial : une seule économie, une seule culture et une seule religion par laquelle ils élimineront la foi chrétienne. »

AMLO est d'accord avec lui. Le 31 décembre 2016, il a tweeté qu'il avait rencontré le leader du Parti travailliste britannique, Jeremy Corbyn pour discuter de la possibilité de mettre en place un gouvernement mondial. 

Lorsque les officiels du renseignement du Pape donnent l'alerte et que des cardinaux de premier plan confirment que la théorie conspirationniste du Nouvel Ordre Mondial est un fait conspirationniste, les sages en prennent note. Mais qu'en disent les idiots ?

Impérialistes de gauche

les 850 « intellectuels » qui ont publié un texte dans le Guardian dénonçant le putsch de novembre en Bolivie, dont John Pilger et Noam Chomsky, sont des complices du mondialisme.

Mais ce ne sont pas tous des idiots. Certains savent très bien ce qu'ils font. Parmi les signataires, on trouve l'anthropologue Stuart Rockefeller, directeur du Rockefeller Philanthropy Advisors et petit fils de l'oligarque Nelson Rockefeller. Rockefeller a fait une grande partie de ses recherches en Bolivie et est un soutien essentiel du “socialiste” déchu.


* Le titre d'origine est "Slim Socialists and Fat Globalists". "Slim" (mince) fait bien sûr référence au milliardaire du même nom, un jeu de mot impossible à rendre en français (NDLT)


jeudi 28 novembre 2019

Le cartel narco-socialiste : Morales, le Pape et le chaos en Bolivie

Par Gearóid Ó Colmáin



Dans cette série en trois parties, je vais dévoiler les crimes du régime de Morales en Bolivie et démontrer qu'il a été un atout de l'impérialisme, plutôt qu'un opposant.

Partie un : un écologiste narcotrafiquant menant une guerre contre la classe ouvrière

L'éviction du président bolivien Evo Morales le 10 novembre dernier par l'opposition de droite soutenue par les États-Unis, a été décrite comme étant un coup d'état classique de la CIA. Etant donné la reconnaissance immédiate du gouvernement par intérim de Jeanine Áñez Chávez, le changement de régime semble être une victoire pour l'administration Trump.

Lors d'un discours adressé au Forum de Sao Paulo, l'ancien premier ministre espagnol José Luis Rodriguez Zapatero l'a appelé golpe de Estado, coup d'état. Les grands médias sont divisés sur la question. Par exemple, certains journalistes du Washington Post disent que c'est un coup d'état et alertent sur les dangers d'un régime d'extrême droite s'emparant du pays. D'autres chroniqueurs ne sont pas d'accord mais est-ce vraiment un coup d'état ?

Evo Morales a démissionné en tant que président ; et, pour que sa démission soit légale, une majorité de sénateurs ont du accepter sa démission. Mais comme il avait ordonné aux autres membres du parti MAS (Mouvement pour le socialisme) de démissionner, cela veut dire que sa démission n'a pas été approuvée par le protocole requis.

Ainsi, Morales pourrait encore être décrit techniquement comme le président de la Bolivie. Étant donné les protestations de masse qu'il y a eu contre lui et les irrégularités aux élections dont il a admis l'existence, Morales aurait-il délibérément conspiré pour l'utiliser techniquement pour rester au pouvoir ?

Si Morales avait vraiment gagné l'élection, pourquoi a-t-il démissionné ? Il a dit avoir démissionné pour éviter un bain de sang mais est-ce vraiment crédible ? Morales demande maintenant le soutien de son ami le Pape François et des Nations-Unies pour faire la médiation dans la crise bolivienne. Comme nous le verrons dans la deuxième partie, le rôle du Vatican a été bien plus important que ce qui a pu être révélé au public anglophone.

Mais tout d'abord, tournons nous vers les circonstances qui ont mené au changement de régime et ensuite, nous observerons les aspects troublants de l'histoire ouvrière bolivienne jusqu'ici ignorés ou déformés par la presse bourgeoise de gauche, avant de discuter des crimes du régime de Morales.

Morales ne s'est pas opposé à l'accord sur le lithium avec une société allemande

Beaucoup de journalistes évoquent les vastes ressources de lithium du pays comme une raison possible du coup d'état. La Bolivie possède jusqu'à 70% des réserves mondiales de lithium dont on a besoin pour les batteries électriques. Les défenseurs de Morales affirment qu'il avait refusé de négocier avec des sociétés étrangères qui cherchaient à exploiter les réserves de lithium.

Mais le gouvernement avait déjà signé un accord avec la société allemande ACI, malgré d'importantes protestations de travailleurs, dont certains ont fait la grève de la faim pour protester au sujet du manque de bénéfice pour la communauté locale.

Morales a encore dit que c'était un complot ourdi par l'opposition pour le discréditer avant les élections. Morales voulait clairement brader les ressources du pays à l'ACI. Par conséquent, le fait que le nouveau régime soutenu par les Américains a donné le feu vert à l'ACI ne signifie pas grand chose.

Rencontres secrètes avant le coup d'état

Quelques mois avant le coup d'état, le chef de l'armée bolivienne, le général William Kalimans, a rencontré l'ambassadeur cubain en Bolivie, Carlos Raphael Zamora Rodríguez, que ses ennemis surnomment El Gallo, le coq. Quel était l'objet de cette rencontre ?

Zamora est considéré comme l'un des ambassadeurs cubains les plus éminents et les plus expérimentés. Ancien officiel de haut rang du directoire du renseignement cubain (DI), il a présenté ses références au président bolivien le 8 mars 2019. Il a servi une mission diplomatique cubaine pour les Nations-Unies à New York de 1974 à 1977 mais cette information est curieusement absente de son CV.


L'ambassadeur cubain Zamora "El Gallo"

Selon la journaliste Roxana Lizárraga, Zamora a eu des rencontres avec les syndicats de cocaleros (producteurs de coca) dans la province du Chapare quelques semaines avant le coup d'état, laissant à penser que c'était douteux. Le Chapare est la principale région productrice de coca. Alors qu'il était là-bas, il a aussi rencontré le directeur de l'Organisation des états américains, Luis Almagro. Almagro est considéré comme l'homme le plus influent d'Amérique latine. Beaucoup le suspectent d'être un opérateur de la CIA. Ancien Ministre des Affaires étrangères pour le gouvernement uruguayen (2010-2015), il a été un acteur clé du comité exécutif qui a légalisé les drogues en Uruguay en 2013. 



Luis Almagro


La légalisation des drogues est soutenue par le financier milliardaire versé dans l'ingénierie sociale, George Soros, et d'autres oligarques importants. Comme Almagro était un médiateur important dans l'amélioration des relations entre Washington et La Havane sous la présidence Obama, il connaît probablement bien Zamora mais il y a une forte présomption que les mondialistes, autrement dit les officiels liés à la haute finance et les Nations-Unies, mettent en avant un agenda pro-drogue. Cuba est accusé par l'opposition à Morales d'être impliqué dans le trafic de cocaïne.

Le général Kaliman était un participant clé dans le renversement de Morales. C'est un diplômé de la tristement célèbre École militaire des Amériques qui a crée de nombreux régimes militaires de droite en Amérique latine pendant la Guerre Froide. Selon Jep Sprague, jusqu'à huit militaires majeurs ont été formés là. Mais comment est-il possible qu'un gouvernement supposé être « anti-impérialiste » nomme au plus haut niveau des officiers qui ont été entraînés par les États-Unis ?

Il semblerait évident que les États-unis veulent renverser un président socialiste dans un pays d'Amérique latine. Le socialisme et la démocratie populaire menace les intérêts des entreprises américaines ; Washington a une longue histoire de renversements de gouvernements démocratiquement élus, remplacés par des dictatures militaires ou des régimes capitalistes impopulaires mais il y a un autre angle dans cette histoire qui a été complètement ignoré et qui concerne le passé nébuleux d'Evo Morales et ses liens avec des intérêts américano-israéliens.

Ce qui va suivre ne va pas plaire à de nombreux lecteurs. Ce n'est pas écrit pour ceux qui divisent le monde en gentils contre les méchants ; c'est plutôt une tentative de dévoiler la vérité sur un acteur crucial de ce qu'on appelle la « marée rose » en Amérique latine, des nouveaux régimes de gauche qui ont émergé dans les dernières décennies : le président Evo Morales Ayma.

Morales et les cocaleros





Lorsque Morales s'est emparé du Secrétariat Général du Syndicat des Cocaleros (producteurs de coca) du Chapare en 1984, il a commencé à saboter les efforts qui étaient en cours pour développer une agriculture alternative à celle de la production de coca. En fait, le gouvernement bolivien octroyait des fonds aux paysans pauvres pour produire d'autres récoltes qui auraient aussi aidé à nourrir la population locale.

Morales est devenu président des six Fédérations des tropiques de Cochabamba en 1996, et a gagné ainsi de l'influence sur les autres syndicats importants tel que la Confédération syndicale unifiée des travailleurs ruraux de Bolivie, Confederación Sindical Única de Trabajadores Campesinos de Bolivia (CSUTCB).

Morales a éloigné l'organisation de la lutte des classes pour la rapprocher des « droits indigènes » mais son principe/programme était de s'opposer aux efforts d'éradiquer la production de coca en affirmant que c'était une partie de la tradition et de la culture locales et par conséquent justifiée.

Les paysans qui avaient obtenu du gouvernement des fonds pour des cultures alternatives, ont reçu des menaces de mort de la part des hommes de main de Morales. Loin du héros de la lutte de classe comme les gauchistes aiment bien le voir, beaucoup de paysans du Chapare le considèrent comme un agent des intérêts du trafic de stupéfiants soutenus par l'aile libérale de gauche de l'élite américaine au pouvoir.

Selon le journaliste Jaime Bayly, Morales a augmenté la production de coca au Chapare après avoir pris le pouvoir en 2006. 94% du coca produit sur place est transformé en cocaïne. Morales a utilisé l'argent du contribuable pour construire des laboratoires de cocaïne. La cocaïne est ensuite vendue aux cartels mexicains, en particulier le cartel de Sinaloa du seigneur de la drogue notoire Joaquim Guzman Loeria alias El Chapo. Bayly affirme également que Morales a vendu de la drogue au Colombien Pablo Escobar dans les années 1980.

Dans son documentaire Dictatura Sindical, le journaliste d'investigation et prêtre catholique Ricard Romero Cossio interroge plusieurs leaders de syndicat de cocaleros de la région du Chapare. Ils évoquent des menaces de mort contre eux et leurs familles de la part de Morales. Ils disent qu'il a complètement aboli la liberté de parole dans les syndicats et les utilise uniquement pour obtenir du pouvoir et du prestige tout en masquant un programme de trafic de drogue.

Cossio a reçu des menaces de mort de la part du régime bolivien et de la CIA après la sortie de son film. Il dit que la CIA et la Communauté du renseignement des États-Unis sont pleinement derrière Morales.

Franklin Guttierez – le véritable leader des producteurs de coca


Franklin Guttierez


L'opposition des cocaleros au régime de Morales augmente depuis quelques années. Franklin Guttierez, le président de l'Association départementale des producteurs de coca (Adepcoca), s'est opposé à la légalisation par Morales des récoltes de feuilles de coca dans les zones qui avaient été auparavant utilisées par les narcotrafiquants. Lui, ainsi que plusieurs autres dizaines de personnes, ont été arrêtés en 2018 lorsque le gouvernement a envoyé les militaires occuper leurs quartiers généraux – un acte clairement illégal et non démocratique.

L'organe international de contrôle des stupéfiants (International Narcotics Control BoardINCB) a demandé récemment au gouvernement bolivien de fournir un rapport sur la production et le trafic de stupéfiants en Bolivie. Selon Guttierez, le gouvernement s'est emparé de l'Adepcoca pour lui faire porter la faute pour le trafic alors qu'en fait, il fournit uniquement le marché intérieur légal de feuilles de coca. 

En mai 2018, les cocaleros du Chapare ont décidé d'agir politiquement : Guttierez a annoncé qu'il dirigerait un nouveau parti populiste pour s'opposer à Morales aux élections de 2019. Son plan n'a pas duré longtemps.

En août 2018, un officier de police de l'Unité rurale de patrouille mobile (Umapar), responsable de l'éradication de la cocaïne, a été tué dans le Chapare. Guttierez et ses partisans ont été rendus responsables du meurtre. Guttierez est désormais en prison mais il a nié les accusations portées contre lui et affirme qu'il a été piégé et qu'il est un prisonnier politique.

Lorsque Unitel média a tenté de publier les dizaines d'interviews faits avec des leaders ouvriers qui dénonçaient Morales, leurs quartiers généraux à Yacuiba ont été bombardés. Des documents semblent révéler que le personnel à la sécurité de Morales a été impliqué. Un homme d'affaire local a affirmé que l'ambassade du Venezuela a été aussi impliquée dans l'attaque. Il serait aisé de rejeter de telles affirmations comme étant de la propagande anti socialiste si Morales avait été vraiment un vrai socialiste ou un opposant au mondialisme mais il y a de maigres preuves pour cela.

La guerre de Morales contre les coopératives

Les coopératives financières et industrielles ont eu un rôle majeur dans le développement de la province de Santa Cruz, la plus riche du pays. Le maintien de leur indépendance est un facteur clé qui mène à l'opposition au gouvernement dans cette région mais les coopératives à travers le pays avaient eu des conflits avec le régime de Morales.

Le gouvernement est entré en conflit avec les coopératives financières depuis la création de l'Autorité pour la surveillance du système financier (ASFI) en 2008. Cela s'est effectivement traduit par une prise de contrôle du système de coopératives de la part de l'état, privant les travailleurs de leur autonomie et de leurs droits de négociation des salaires. La corruption de l'ASFI s'est aussi traduite par la perte des économies des familles à bas revenus. Encore une fois, aucun intérêt n'a été montré de la part des leaders acclamés du socialisme du XXIe siècle envers tout cela.
En dépit du fait que dix fois plus de coopératives minières ont été créées durant les sept premières années du gouvernement Morales que les sept années qui ont précédé son élection en 2005, l'augmentation a été due largement à une augmentation significative du prix des minerais. Dans sa tentative de s'emparer des coopératives profitables, Morales a été sans pitié dans son écrasement des dissidents.

En août 2016, cinq mineurs ont été abattus par l'armée à Potosi après que le gouvernement ait tenté de s'emparer de la coopérative minière. Les mineurs ont kidnappé et assassiné le Ministre de l'Intérieur bolivien, Rodolfo Illanes.

« Les mineurs qui travaillent dans des coopératives plutôt que dans des compagnies privées ont été frappés par la récession des produits mondiaux et demandaient que le gouvernement soit plus souple dans les restrictions environnementales et augmente les subventions. »

Des restrictions environnementales et un manque de subventions gouvernementales : c'est l'essence de l'éco-socialisme soutenu par l'élite.

Les informations internationales ont fait une large couverture sur la mort du politicien mais ont ignoré les morts de mineurs pauvres et désespérés qui les avaient précédé.

Les conditions dans les mines de Potosi sont parmi les pires du monde et ridiculisent l'idée que la Bolivie est un état « socialiste ».

Vous pouvez avoir une idée de la nature anti-ouvrière du régime de Morales en regardant un reportage de septembre 2016 sur les meurtres de mineurs du libéral Real News Network. Ce qui est intéressant dans ce reportage, c'est que l'analyste américain du média Andean Information Network défend finalement les actions du gouvernement de Morales.
https://www.youtube.com/watch?v=A0bQPkVjKiI

La raison principale du conflit entre les mineurs et le gouvernement bolivien concernait les restrictions environnementales déraisonnables que la prise de contrôle du secteur imposait.

Pour faire plaisir à des milliardaires comme Al Gore et ses sbires, les travailleurs boliviens vont devoir réduire leur « empreinte carbone », par conséquent accepter d'avoir leurs revenus réduits pour le bien de la planète.

Pour détourner l'attention du fait qu'il est une marionnette des intérêts mondialistes, Morales utilise l'argument comme quoi c'était, non pas des coopératives, mais des entreprises privées. Il a ensuite suggéré que les opposants utilisaient le conflit minier pour organiser un coup d'état contre lui mais aucune preuve d'un tel coup n'a jamais été produite. La motivation principale pour le contrôle du secteur minier par l'état est sa conformité avec les régulations environnementales internationales. Cela n'a rien à voir avec l'amélioration des vies de la classe ouvrière.





En URSS pendant la période stalinienne, les mineurs gagnaient les salaires les plus élevés et étaient célébrés comme les héros de la révolution socialiste ; dans la Bolivie de Morales, ils sont abattus et travaillent dans des conditions qui sont bien pires que dans les autres pays capitalistes.

En URSS, les coopératives avaient le soutien total de l'état. Les machines étaient fournies gratuitement par l'état. C'est comme cela que l'URSS s'est industrialisée si vite. En Bolivie, l'état est une mafia qui vole les ouvriers de leur moyens de subsistance.

Si le régime de Morales aurait fait une offre que les ouvriers n'auraient pu refuser, il n'y aurait pas eu une opposition si violente. Les accusations comme quoi les coopératives de travailleurs sont privées et par conséquent anti-ouvrières, est une figure de style typiquement trotskiste utilisée pour masquer le caractère bourgeois du narco-état bolivien.

Mais les mineurs ne sont pas seulement une classe brutalement réprimée ; ils sont aussi asservis spirituellement par des croyances païennes : il est courant chez les mineurs de certaines régions de prier El Tío, le Diable pour les aider à survivre ! La signification de ce phénomène sera expliqué dans la partie 3.


L'opération Naked King

En septembre 2015, la Drug Enforcement Administration (Administration pour le contrôle des drogues – DEA) a déposé une inculpation contre Evo Morales et plusieurs officiels boliviens de haut niveau, incluant le père du vice-président Alvaro Garcia Linera. 

Une opération secrète contre le président bolivien dont le nom de code était « operation Naked King » (opération roi nu) a été mené par Carlos Toro, l'informateur qui avait assuré l'arrestation du leader du Cartel de Medelín Carlos Lehder dans les années 1980 et de l'ancien dictateur du Panama, Manuel Noriega.

Noriega avait travaillé pour la CIA. Les officiels de la DEA se sont souvent plaint que la CIA bloquait leurs enquêtes de façon persistante. Par exemple, pendant l'affaire des Contras, quand une organisation internationale secrète avec sa propre armée appelée « the Enterprise » (l'entreprise), utilisait de la cocaïne pour financer une guerre secrète au Nicaragua, les enquêtes de la DEA étaient souvent bloquées par la CIA.

Carlos Lehder lui-même a accusé les élites américaines d'être le véritable pouvoir derrière le marché mondial de la drogue.

L'ancien président colombien Andres Pastrana Arango a publiquement accusé Evo Morales d'être derrière l'approvisionnement de cocaïne en Colombie. Il a dit être « absolument sûr » de la culpabilité de Morales. Pastrana avait été un journaliste d'investigation spécialisé dans le commerce de la drogue avant de devenir président.

En 2011, Evo Morales a dit que la DEA a essayé de saper son gouvernement et l'a expulsé de son pays. Si Morales avait été mis au pouvoir par la trafiquante de stupéfiants CIA, c'est précisément ce qu'elle aurait voulu qu'il fasse.

Democracy Now! a interviewé Evo Morales à propos de l'accusation de la DEA. Sa réponse a été que les États-Unis utilisaient de la drogue comme prétexte pour le contrôle impérialiste de l'Amérique latine.

C'est bien sûr en partie vrai mais ce n'est pas convaincant de la part d'un homme dont les politiques ont aidé à perpétuer l'épidémie de drogue mondiale. Si Morales avait mentionné des sociétés secrètes comme le Skull and Bones, fondé à l'Université de Yale en 1832 par le trafiquant de drogue Russel Trust – l'un des clubs les plus puissants des États-Unis – il aurait été plus convaincant.

Tout le monde n'est pas complice du commerce de la drogue dans le complexe militaro-industriel américain. On doit prendre en compte les sociétés secrètes, les loges maçonniques et les banques corrompues qui font souvent l'objet d'une enquête de la part des agences fédérales américaines comme la DEA.

Connections israéliennes
















Formé à l'infiltration et au contre-renseignement à la notoire École militaire des Amériques, le sociologue et politicien Juan Ramón Quintana était l'un des hommes les plus importants du régime de Morales.

Quintana a été un officiel de haut rang au Ministère de la Défense des régimes néolibéraux de Hugo Banzar et Carlos Mesa. En 2008, il a été accusé de contrebande de stupéfiants lorsque 33 camions ont été arrêtés par des officiels dans le Département de Pando.

La contrebande a été dévoilée par le général Lopez qui demande désormais la mise en examen de Quintana. Le président Morales a refusé de commenter l'incident à l'époque. Cela a été ultérieurement révélé par un proche associé de Quintana et l'ancienne amante de Morales, Gabriela Zapata qui avait mis en place une organisation secrète qui utilisait les agences gouvernementales pour des extorsions, des lettres anonymes et d'autres activités criminelles. Zapata a apparemment eu un enfant avec Morales qui par la suite est décédé, bien que personne ne le sache avec certitude.

Alors qu'elle dormait avec « l'antisioniste » Morales, elle était une représentante de la société israélienne de centrales électriques Telemenia. Elle est actuellement en prison pour corruption mais on devrait se poser des questions sur son rôle d'intermédiaire pour des opérations de renseignement israéliens. Comme peut considérer « l'antisionisme » de Morales sérieusement si sa copine était une espionne israélienne ?

Pour avoir un vrai aperçu de l'énormité de la tromperie Morales, on doit examiner quelques uns des crimes majeurs commis pendant son mandat qui ont été ignorés ou déformés par les médias progressistes. 


2007 Les meurtres de Cochabamba

Lorsque Morales a pris le pouvoir en 2006, sa base de soutien était principalement dans la région andine de Al Alto. Les régions de la Media Luna de Beni, Pando, Santa Cruz et Tarija étaient opposées au nouveau régime. On doit ici clarifier que ces régions étaient surtout métis et non pas « blanches » comme les gauchistes aiment l'affirmer.

Dans la région du Pando, son parti MAS n'avait pas l'hégémonie. Le Pando et d'autres régions demandaient l'autonomie vis-à-vis du gouvernement central. Morales a expliqué que l'autonomie aboutirait au morcellement du pays. Le Pando avait obtenu un référendum sur l'autonomie et l'avait perdu mais Manfred Reyes, le préfet du Pando a affirmé que Morales avait manipulé la population en affirmant qu'elle aurait besoin d'un passeport pour voyager dans le pays. Il a appelé à une second référendum et a rassemblé un mouvement civique puissant.

Le 11 janvier 2007, le président Morales a mobilisé ses partisans qui sont entrés dans la ville, armés de bâtons et de pierres. Ils ont attaqué les officiels élus et ont brûlé les bâtiment gouvernementaux, blessant des centaines de gens.

Christian Urresti, un jeune-homme de 17 ans a été battu à mort par la foule pro-Morales. Sa mort, avec celle d'autres victimes, n'a jamais fait l'objet d'une enquête. Morales a appelé la foule armée des « protestataires pacifiques ».





Christian Urresti



La mort d'Urresti a été filmée par un témoin et la vidéo amenée à un bureau local du renseignement. Elle a disparu par la suite et il n y a pas eu d'enquête supplémentaire

L'un des mercenaires envoyé dans la ville, un paysan cocalero a été aussi abattu. Son cas fait l'objet d'une enquête et le meurtrier a été condamné à 14 ans de prison.

2008 le massacre de Porvenir

en 2008, la télévision bolivienne a publié des documents secrets signés par le général des forces armées Freddy Mackey Peralto qui prouvent que le gouvernement avait un plan militaire pour s'emparer de la région du Pando qui était hostile à Morales.

Le plan appelé « Marcha hace el Oriente – Marche vers l'Est », a été lancé. Le gouvernement devait mobiliser des bénévoles, des mercenaires et des mouvements sociaux pour conduire les opposants hors de la région. Le reportage a dit que le support international « respaldo international » était assuré. Les médias étatiques boliviens devaient couvrir l’événement et tous les autres médias devaient être empêchés d'entrer dans la région.

Dans un discours, plusieurs semaines avant l'opération, Juan Ramon Quintana avait dit que le gouvernement allait conduire la préfecture de Pando dans les plus bas niveaux de la terre – une déclaration de guerre limpide.

A 3 heures du matin le 11 septembre 2008, un groupe de mercenaires pro-Morales ont abattu un chauffeur de camion à l'extérieur de Porvenir. Gravement blessé, il est parvenu à rejoindre un hôpital local. Dès 6 heures, les habitants ont eu vent de la venue de milliers de mercenaires à Porvenir. Ils ont creusé des tranchées sur les routes pour stopper leur avance et ont tenté de les persuader de se retirer.

Quelques campesinos pro-Morales portaient des brassards verts pour que les militaires puissent les protéger pendant les altercations. Bien que les habitants aient réussi à freiner leur marche sur Porvenir à partir d'une direction, ils n'étaient pas préparés au mouvement en tenaille opéré par un autre groupe de mercenaires armés de gaz lacrymogènes et de fusils d'assaut.

Ce qui suivit a été un massacre, effectué par l'armée bolivienne et dont la responsabilité a été portée sur les victimes. Entre 12 et 20 civils ont été tués.

Il y a deux documentaires sur le massacre : Morir en Pando (mourir à Pando), une version des événements du gouvernement et Sunamente Pando par Ann TV, de loin l'enquête la plus objective. Wikipedia n'explique que la version officielle du massacre.

Le « soutien international » envers le régime de Morales n'a pas fait défaut : l'Union des nations sud-américaines (UNASUR) a donné son soutien total à la version des événements du gouvernement bolivien. En dépit des nombreuses preuves vidéo de campesinos attaquant des civils, des interviews avec des otages torturés, incluant une dame âgée, et la preuve du documentaire montrant que l'opération entière a été planifiée par le gouvernement, la version officielle reste celle que la préfecture du Pando et non le gouvernement bolivien, était responsable du massacre.

Le meurtre de Michael Dwyer





De nombreux organes de presse pro-Morales parlent d'un complot supposé contre Morales en 2009, dans lequel des fascistes croates et un Irlandais, Michael Dwyer, avaient tenté d'assassiner le président bolivien.

Dwyer a rencontré un Hongrois, Tibor Révész, un membre de la légion séparatiste hongroise de Roumanie alors qu'il travaillait en tant que vigile pour la firme privée Risk Security Services (I-RMS), qui protégeait la compagnie Shell dans le comté de Mayo en Irlande.

Il a rejoint certains d'entre eux lors d'un voyage en Bolivie en novembre 2008, pensant apparemment qu'il allait faire une formation de garde du corps. Il a été rejoint par trois collègues du I-RMS : Tibor Révész, Gábor Dudog et Ivan pistovcak. Il a été filmé là en train de s'exercer dans une séance de tir. On ne va pas se filmer soi-même dans un stand de tir dans un pays dont on veut assassiner le président. La preuve vidéo cependant, allait servir pour vendre cette version des faits.

A Santa Cruz, il a rejoint Eduardo Rósza-Flores, le fils d'un Juif hongrois qui avait vécu en Bolivie mais qui était parti après la dictature de Banzar, pour finalement s'installer en Europe.

Rósza-Flores avait été entraîné par le KGB pendant la Guerre Froide, avait servi dans le renseignement hongrois et avait travaillé comme journaliste avant de rejoindre les séparatistes croates dans la guerre des Balkans où il a atteint le rang de colonel. Il est fort possible que Rósza-Flores ait été connu par l'ambassadeur américain en Bolivie (2006-2008), Philip Goldberg qui avait auparavant servi dans les Balkans lorsque Rósza-Flores était colonel dans l'armée croate soutenue par l'OTAN. Goldberg avait été expulsé par Morales en septembre 2008 pour s'être prétendument mêlé d'affaires internes boliviennes.

Il était clair que Rósza-Flores n'était pas en Bolivie pour des vacances. Il avait admis sa volonté de s'engager dans la « défense » de Santa Cruz, si le régime de Morales avait utilisé les mêmes tactiques de foule pour empêcher leur autonomie. Cependant, aucune preuve n'a été fournie pour démontrer un complot pour assassiner Morales et la police militaire aurait pu facilement arrêter Rósza-Flores et Dwyer et les faire comparaître au tribunal.

Dwyer s'est vite rendu compte que la formation qu'il était supposé suivre n'allait pas avoir lieu. Alors qu'il demeurait à l'hôtel Las Americas à Santa Cruz, les Forces spéciales boliviennes sont entrées à 4 heures du matin le 16 avril et l'ont abattu, ainsi que Rósza-Flores et le Hongrois Árpád Magyarosi.

Son corps a été jeté à l'arrière d'un camion et a été exhibé devant les caméras des médias. Le jour suivant, les médias irlandais ont fait courir les histoires d'un « néo-nazi » qui avait tenté d'assassiner le président de Bolivie. Il n y avait pas de preuve que Dwyer faisait partie d'un complot visant à tuer Morales, ni qu'il ait fait partie d'un groupe néo-nazi.

Le gouvernement bolivien a affirmé qu'il y avait eu une fusillade entre Dwyer et les militaires à l'hôtel mais une équipe d'investigation irlandaise a démontré qu'il n y avait pas eu de fusillade. Dwyer avait été tout simplement assassiné. Le pathologiste de l'état irlandais a aussi prouvé que son autopsie en Bolivie avait été incorrecte.

Morales avait eu besoin d'un complot contre lui et il semblerait que Dwyer avait été piégé pour jouer le rôle de la « menace fasciste ».

Dans le documentaire de RTE, Death of a Son : The Killing of Michael Dwyer (Mort d'un fils : le meurtre de Michael Dwyer), la mère de la victime parle à la copine qu'il avait rencontré pendant son séjour en Bolivie. Apparemment, Dwyer aurait du normalement être avec elle la nuit où il avait été tué. Lorsque sa mère lui a demandé si cela avait été simplement une coïncidence qu'il n'avait pas été avec elle cette nuit-là, son langage corporel est, selon moi, étrange. 

Par exemple, elle pleure beaucoup mais on ne voit aucune larme. Elle sourit aussi lorsque Mme Dwyer lui parle de la coïncidence puis elle se couvre la bouche. Est-ce vraiment une coïncidence qu'elle n'ait pas été avec lui cette nuit-là ? 

Le documentaire de RTE échoue à enquêter sur un suspect clé dans le dossier : le Hongrois Tibor Révész. Il avait travaillé avec Dwyer pour IRMS en Irlande. IRMS faisait de la publicité pour des formations avancées de sécurité avec utilisation d'armes à feu. Révész avait utilisé des noms de code irlandais sur un site internet en Hongrie qui proposait les mêmes genres de cours alors qu'il travaillait à l'IRMS.

Révész semble avoir été l'organisateur de l'opération à Santa Cruz. Il a présenté Dwyer à Rósza-Flores, puis les a quitté et est retourné en Irlande pour finir son travail pour IRMS. La société a effacé de nombreuses références aux formations de sécurité après le meurtre de Dwyer. Révész a été engagé dans de nombreuses activités illégales pour la société avant l'affaire Dwyer. Des résidents du comté de Mayo se sont plaint d'avoir été filmés et harcelés par lui dans le village local.

Pourquoi le gouvernement bolivien ne demande-t-il pas une enquête sur l'IRMS ? Pourquoi n'a-t-il pas réussi à capturer Révész ? Est-ce que c'est parce que les opérateurs d'IRMS ont fait une faveur à Morales en lui fournissant le complot d'assassinat dont il avait besoin ?

Ces journalistes des médias soi-disant « alternatifs » qui ont simplement reproduit les mensonges des grands médias sur l'affaire Dwyer n'ont fait aucune recherche sérieuse. Le procureur bolivien en charge du dossier a démissionné après qu'il ait été révélé qu'on y ait incorporé des fausses preuves. La famille de Dwyer demande une enquête indépendante.

Le meurtre de Roger Pinto





En 2011, le sénateur Roger Pinto Molina a accusé Evo Morales, l'ancien chef anti-drogue René Sanabria, Juan Roman Quintana et le vice-président Alvaro Marcelo Garcia de trafic de stupéfiants.
Sanabria a été arrêté à l'aéroport de Panama quelques jours plus tard par la DEA. Il a admis sa culpabilité et a eu une peine réduite de 14 ans d'emprisonnement en échange d'une collaboration avec l'enquête de la DEA du président Morales.

Après avoir reçu des menaces de mort, Pinto a cherché refuge à l'ambassade du Brésil à La Paz. Ensuite, il s'est échappé en traversant la frontière avec le Brésil. Le 16 août 2017, Pinto a été tué dans un accident d'avion. Sa famille pense que ce n'était pas un accident.

Bien qu'il y ait une quantité substantielle d'articles couvrant cette histoire dans la presse latino-américaine, l'entrée sur Wikipedia pour Pinto ignore complètement l'histoire ! Il est bien connu que Wikipedia censure régulièrement l'information. Étant donné la gravité des accusations contre Morales, il semble que la censure soit à l'œuvre ici.

Wikipedia a été crée en l'an 2000 par deux Juifs américains, Jimmy Wales et Larry Sanger. Sa censure d'informations « sensibles » ayant un lien avec les activités criminelles du sionisme international est bien documentée, et, selon RT, Israël est l'un des centres internationaux les plus importants pour la contrebande de drogue.

Un article de la BBC sur l'affaire échoue aussi à mentionner ses accusations contre Morales. Le Ministre des Affaires étrangères brésilien Antonio Patriota a été forcé de démissionner à la suite de cette affaire. L'article de la BBC mentionne le fait que Pinto était recherché pour corruption en Bolivie. Il a aussi été accusé pour sa participation au massacre de Porvenir, dont nous avons montré qu'il avait été organisé par le régime de Morales.

Ainsi, nous somme amenés à croire qu'un ambassadeur brésilien aurait risqué sa carrière pour épargner un voyou insignifiant en fuite ? Le fait que les accusations de M. Pinto contre Morales ne sont pas mentionnées dans l'article de la BBC est hautement suspect.

Mais l'affaire contre Morales a empiré. En février 2011, l'ancien conseiller à la sécurité nationale de Morales, René Sanabria Oropeza a été arrêté au Panama pour vente de cocaïne. Il a été emprisonné à Miami. Il a dit à la presse espagnole qu'il avait le plein soutien du ministre de l'intérieur bolivien Llorenti Soliz.

La complicité de la gauche dans le narco-terrorisme


Le livre de Leonardo Coutinho publié en 2018, Hugo Chávez, O Espectro : Como o presidente venezuelano alimentou o narcotrafico, financiou o terrorismo et promoveu a desordem global » - L'illusion Chavez, comment le président venezuélien a alimenté le trafic de stupéfiants, a financé le terrorisme et a promu le désordre global, qui présente des preuves extrêmement troublantes que la « nouvelle gauche » du Venezuela, de la Bolivie et de bien d'autres pays d'Amérique latine était impliquée dans le trafic de drogues.
A ce jour, il n y a pas eu de réponses du gouvernement vénézuélien à ces allégations, pas de poursuites judiciaires pour diffamation et pas d'engagement non plus de la part des gauchistes chavistes dans la presse soi disant indépendante.

Le livre a causé de la fureur en Bolivie lorsqu'il a été publié. Beaucoup de preuves qui ont été réunies contre Morales par le Ministre de l'Intérieur par intérim Arturo Murillo, sont basées sur le livre de Coutinho.




L'ouvrage El impostor : Evo Morales, de la Pachamama al Narco-Estado – Evo Morales, de la Pachamama au narco-état du journaliste d'investigation argentin Nicolás Márquez n'a pas fait l'objet de contestation de la part des fans serviles du « premier président indigène » qui, nous le verrons plus tard, n'est ni bolivien ni indigène.

Aucun des défenseurs d'Evo Morales n'ont mené une enquête sur les graves accusations faites dans ces ouvrages. Et pourquoi ? Cela serait-il du au fait que ces accusations sont vraies ? Peut-être pensent-ils que s'ils ignorent les affirmations, elles vont disparaître d'elles-même ? Peut-être ne sont-ils pas au courant que de tels livres ont été publiés. Après tous, les livres ne semblent pas avoir été traduits en anglais et les médias américains n'en ont pas fait mention. C'est plus probablement du au fait que les seigneurs des seigneurs de la drogue sont propriétaires des médias américains. Le livre de Marquez est publié par l'Institut américain pour la démocratie (Inter-American Institute for Democracy), une fondation latino américaine d'élite conservatrice basée aux États-Unis. Cependant, si cela avait été financé par les oligarques, les livres auraient été des best-seller du New York Times mais beaucoup de gens n'en ont pas entendu parler.

Pourquoi aucun des journalistes de gauche qui couvrent la crise bolivienne n'ont enquêté sur les allégations de trafic de stupéfiants ? Est-ce parce que bon nombre d'entre eux sont en faveur de la légalisation des drogues, et consomment eux-mêmes de la drogue ? La cocaïne est la drogue de choix pour les élites riches dans les états occidentaux, des élites qui sont obsédées par l'environnement mais moins intéressées par la détresse de millions de familles pauvres dont les vies sont ruinées par les stupéfiants. A mon avis, cette hypocrisie et cette malhonnêteté est répandue dans toutes les écoles de gauchisme.

Nous avons vu dans cet article que, loin d'être un héros de la classe ouvrière, Evo Morales semble être un narcotrafiquant soutenu par les élites et travaillant pour des intérêts mondialistes. Mais qui sont ces mondialistes et pourquoi le gouvernement soutient-il le coup d'état si la CIA porte Morales à bout de bras ? Pour y répondre, nous devons regarder de plus près certains opérateurs des médias américains et le complexe des ONG.

Dans la deuxième partie, je vais discuter du rôle du Pape François dans cette affaire et dans la troisième partie, l'importance que les ONG internationales et des opérateurs de grande notoriété ont joué dans la fabrication de la tromperie Morales. Dans la quatrième partie,  j'expliquerai le but idéologique et stratégique que Morales a joué dans la mondialisation latino-américaine et la direction que le pays va probablement prendre si le nouveau régime arrive à se maintenir au pouvoir.
Source: https://www.gearoidocolmain.org/narco-socialist-cartel-morales-the-pope-and-the-chaos-in-bolivia/ 


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