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mardi 26 octobre 2021

Qu'il y a-t-il de bien et de mal au sujet d'Halloween ?

 Par Margaret Galitzin

« Décoration » d'Halloween pour la maison. Source

C'est un article de 2007 publié aux États-Unis sur le site catholique « Tradition in Action. » Pour des raisons évidentes (les États-Unis sont les agents mondiaux des pires modes promues par l'élite et Halloween est une fête populaire là-bas), la tournure inquiétante qu'à pris cette fête là-bas il y a déjà 14 ans, arrive à grand pas dans la France d'aujourd'hui. Ayant eu entre les mains, un magazine de sorcellerie donné avec le plus grand naturel par une connaissance, je réalise que le néo-paganisme est dorénavant répandu dans une grande partie de la population et j'estime que c'est un bien plus grand danger que l'Islam car celui-ci est d'importation étrangère alors que le paganisme, c'est ce que l'Européen retrouve lorsqu'il s'éloigne de Dieu.

Qu'il y a-t-il de bien et de mal au sujet d'Halloween ?

Par Margaret Galitzin

J'ai reçu récemment l'édition fantastique d'automne d'un catalogue assez luxueux présentant des « décors d'intérieur inspirés. » J'ai été choquée de voir que 33 pages – plus du tiers du magazine – étaient dédiées à la décoration d'Halloween : momies macabres, hordes de fantômes, colliers et sacs avec des crânes et des os, et bien plus encore.

Il y avait une toile d'araignée d'intérieur de 4 mètres de haut avec des araignées noires aux yeux de pierre précieuse, ainsi qu'une sorcière si richement détaillée que « vous vous attendriez à ce qu'elle s'envole sur son balai. » Toutes sortes de décoration extérieure était présentées : des « illuminations d'Halloween, » oranges, des vampires de taille réelle, la mort munie de sa faux et des fantômes, et même un corbillard gonflable complet avec des lumières, des effets sonores et un zombie debout (à un prix réellement effrayant). Pour la cheminée, des chandeliers noirs avec des chandelles scintillantes et un bandeau à cheminée noir avec des toiles d'araignées ou des motifs chauve-souris.

Pensez-vous vraiment que la sorcellerie ne se fait pas une place dans la culture dominante ? Il est temps de se réveiller. Ce catalogue de 2007 destiné à un public général présente des livres reliés en cuir pour vos potions et sortilèges préférés. On fait la publicité pour des appliques et des sculptures avec des gargouilles macabres et des fenêtres gothiques avec des crânes, non seulement pour Halloween, mais pour être exposées toute l'année.

L'ancienne fête païenne, connue aujourd'hui sous le nom d'Halloween, en est venue à être considérée comme une « fête » majeure, aussi importante que noël et Pâques dans l'esprit de nombreux enfants et adultes. Cela satisfait le but des néo-païens : de récupérer les fêtes païennes qui avaient faites journées saintes par l'Église catholique.

Sur un site Wicca, une sorcière jure de se venger des chrétiens qui « ont nous ont fait rendre gorge avec Noël tous les ans. » Elle a affirmé : « Nous ferons de même avec Halloween – vous faire adopter et accepter notre journée de fête, nos symboles et croyances, que vous aimiez ou non, que vous le sachiez ou not. » Une autre a exulté : « De plus en plus de gens soutiennent Halloween comme leur fête préférée ! Hourra pour Samhain (le nom païen d'Halloween) ! Hourra pour le triomphe du paganisme sur le christianisme. Votre soleil se couche, chrétiens, et le notre se lève. »

L'histoire de Samhain

Ce que nous connaissons sous le nom d'Halloween a débuté sous le nom de Samhain (prononcé Sa-Ouine), la plus populaire des huit fêtes païennes celtiques dans le cycle annuel. Nos trick-or-treat, sorcières, pagaille, déguisements et feux sont des vestiges de cette fête païenne. D'ailleurs, vous seriez surpris d'apprendre que les pays catholiques d'Europe et d'Amérique du Sud n'ont jamais célébré Halloween.*

Pour les païens celtiques, Samhain marquait la fin de l'année et de l’automne qui s'estompait au crépuscule du 31 octobre. L'essence de Samhain, c'est le chaos et la désintégration ; une période de trois jours appelée « Le temps où il n y a pas de temps, » lorsque l'ordre normal était suspendu. Ce chaos se manifestait non seulement dans un déchaînement du monde spirituel sur la terre, mais dans les rituels occultes obscurs et les orgies nocturnes dirigées par les druides et les sorcières. Le désordre régnait : les hommes s'habillaient en femmes et les femmes en hommes, les gens portaient des costumes de goules et de fantômes pour se mêler aux esprits malins ou pour se moquer d'eux pour qu'ils puissent passer sans incident.

Pendant les trois journées de Samhain, les druides rentraient en contact avec le monde spirituel, des proches disparus ou des esprits qui vivaient dans le monde souterrain qui donnaient une direction et de l'inspiration pour la nouvelle année païenne qui commençait. Pendant ces journées, on disait que le voile qui séparait ce monde et le monde souterrain était levé, et des voyages pouvaient être réalisés entre ce côté et l'autre. Comme dans les rituels vaudous, des familles déposaient de la nourriture et du vin pour les esprits des ancêtres pour se rafraîchir après le long voyage des enfers. Des friandises étaient placées pour apaiser les esprits errants. A ce moment là, il y avait les esprits malins incontrôlables qui descendaient des grottes pour dévaster la terre. Des druides déguisés défilaient tout en faisant de grands bruits pour mener les esprits importuns à la lisière de la ville. De nos jours, s'amuser des fantômes, des esprits et d'autres histoires aussi stupides est devenu à la mode, mais les païens prenaient cela très au sérieux.

Le moteur de Samhain, c'était l'obscurité, le monde spirituel, les divinations et le sacrifice sanglant. Encore une fois, comme dans le vaudou, les druides prédisaient l'avenir en lisant dans les entrailles et les mouvements des animaux abattus pour la grande fête, connue sous le nom de fête de la viande. Il y avait aussi des offrandes humaines aux dieux démoniaques, un élément fréquent et commun dans les rituels religieux qui étaient réalisés uniquement en la présence d'un druide. La veille de Samhain, les druides brulait les animaux sacrificiels sur d'énormes buchers au sommet de collines à la « fête du feu. » C'est pour cette raison qu'on se référait à la pleine lune d'octobre comme étant la la Lune Sanglante. Ils utilisaient les feux pour prédire l'avenir.

Aujourd'hui vous constaterez que les druides, sorcières et wiccans du mouvement néo-païen, nient avec véhémence, et cachent de façon précautionneuse les aspects démoniaques des cultes et rituels anciens qu'ils font revivre. Ils ne font pas mystère par contre, qu'ils adorent le dieu du monde souterrain et la déesse Crone à leurs fêtes de Samhain.


Esprit s'élevant sur le bûcher de Samhain


Halloween christianisé

Avec son bon sens et sa sagesse, l'Église catholique a repris ces fêtes païennes et les ont christianisé, les épurant de ce qu'il y avait de malfaisant et de démoniaque, conservant ce qui était sensé ou inoffensif, et ajoutant ce qui était sacré et bénéfique.

En conséquence, le pape Boniface IV au VIIe siècle, a introduit le jour de la Toussaint pour remplacer la fête païenne des morts observée en Occident le 13 mai. En 835, en partir pour stopper les pratiques druidiques dans les terres celtiques, le pape Grégoire IV a changé la date de la Toussaint pour le 1er novembre.

Les bûchers étaient toujours allumés dans les village celtiques la nuit du 31 octobre, mais pour désormais éclairer les soirées des fêtes et des jeux et éloigner les esprits des ténèbres. Par conséquent, Samhain est devenu la veille de la Toussaint (All Hallows Eve), la sainte veille avant le jour de la Toussaint, plus tard abrégé en Halloween. Au lieu d'assister à des rites occultes aux démons, les celtes assistaient à la sainte messe le 1er novembre, célébrant avec joie tous les saints au Paradis. Les familles visitaient les cimetières pour décorer les tombes avec des bougies et des fleurs et prier pour ceux qu'ils aimaient.

Le jour suivant, le 2 novembre, jour des Défunts, ils rejoignaient l'Église universelle en priant pour les âmes des proches et des amis décédés. Au lieu de laisser du vin et de la nourriture pour apaiser les esprits, les gens préparaient des petites pâtisseries appelées soul cakes (gâteaux d'âmes) qui étaient bénies et mangées aux rassemblements et distribuées aux pauvres. La fête païenne avait été christianisée.


Tombes illuminées pour la Toussaint

Le rétablissement du néo-paganisme

Le néo-paganisme et le satanisme sont partout en ascension aujourd'hui, et à ce n'est à aucun moment plus évident qu'à Halloween. Les sorcières et les sorciers pratiquent ouvertement leurs rites de Samhain offerts aux esprits démoniaques. Les néo-païens font souvent de la publicité pour leurs fêtes, acclimatant le public à la vénération du Diable en les introduisant dans leurs rituels moins alarmants.

Par exemple, le festival de Samhain au Circle Sanctuary Nature Preserve (à 40 kms à l'ouest de Madison dans le Wisconsin) convie le public à venir « explorer la vie d'après, se connecter avec les morts récents et les ancêtres, marcher dans le labyrinthe et tirer les cartes de tarot. » Il y a un programme spécial pour les enfants, avec des confections de masque et des jeux avec des sacs de Wicca. Le prétexte pour ce renouveau du paganisme, de la sorcellerie et du satanisme, c'est d'offrir de l'amusement aux enfants et de la diversion pour les adultes....

Voici un nouvel événement annoncé : le New York Witch Festival (festival de la sorcière de New York) qui affirme que l'édition de 2007 sera le plus grand et le meilleur de tous, avec des cercles sacrés, des liseurs de cartes de tarot, et un rituel de Samhain invitant les esprits des disparus de rejoindre les vivants. Ils ne cachent pas que le festival est « offert à la communauté en honneur de la déesse. » Le Diable ne serait-il pas cette déesse ?

Les signes de la montée et de l'acceptation du néo-paganisme sont partout. Quiconque visite une librairie va trouver un rayon spécial consacré à Halloween sur la magie, les potions, les sorts, les sorcières et les vampires. Il suffit d'aller pas plus loin que e-bay pour acheter un « mélange de Samhain » d' « herbes magiques, » spécialement mélangées pour les utiliser dans des sortilèges et des rituels de Samhain, » avec un livre électronique sur les herbes magiques pour apprendre les sortilèges et les utilisations.

Halloween est considérée comme une date importante dans le monde des magiciens et de la magie dans la série de livres Harry Potter. Le nom de Samhain apparaît comme titre de chanson de l'album Mythical and Magical du groupe de heavy metal Pagan Altar. Un article du New York Daily News montre une mère ex-catholique qui est devenue sorcière et célèbre « Samhain, pas Halloween. » Si on regarde autour de soi, on verra des signes qu'Halloween est de plus en plus tournée vers l'occulte.

Que le christianisme triomphe à nouveau

Alors que renait le paganisme, Halloween devient de moins en moins compatible avec la foi catholique. Il y a environ 20 ans, aucun adulte ou enfant n'auraient pris au sérieux les sorcières et les fantômes ; Halloween était juste une nuit pour sortir déguisé et avoir une poignée de bonbons.. Sans doute que c'était un manque de vigilance.

En tout cas, dans le climat présent, les sorcières et magiciens sont revenus avec une vengeance. Ils parlent ensemble avec sérieux et demandent à nos enfants de le faire aussi. Les païens prennent avantage des symboles d'Halloween pour insuffler de la vie à leur fête païenne de Samhain avec ces rites envers les démons du monde souterrain. Le monde souterrain, qui semble séduisant, devrait être dévoilé pour ce qu'il est vraiment : l'Enfer.

Dans ce contexte, il incombe aux catholiques de repenser les pratiques d'Halloween. Nous avons nos jours de fête catholiques, les jours saints établis par l'Église pour rendre honneur et gloire à Dieu, et pour célébrer les saints au Paradis et les pauvres âmes au Purgatoire. Faisons comme l'Église l'a toujours fait : écrasons les pratiques et les coutumes païennes, et mettons l'accent sur ce qui est salutaire et bon pour les âmes. Ne décorons pas nos foyers avec des sorcières, des toiles d'araignée et des chauve-souris. Au lieu de s'habiller en goule et en vampire, les enfants pourraient porter des costumes de leurs saints préférés pour commémorer l'approche des fêtes. Il n'est pas besoin d'éliminer Halloween, simplement se débarrasser des pratiques et des symboles païens, et faire ce qui devrait être fait, une « sainte veille » avant nos jours de fête catholiques.

Source : https://www.traditioninaction.org/religious/e015rp_Halloween_Galitzin.htm

* pourtant si, en Irlande


vendredi 22 octobre 2021

Halloween : un retour au paganisme

Par Marian T. Horvat, Ph.D

Halloween aux États-Unis. Source


Tous les ans à cette époque, les sorciers relèvent un défi contre les saints. Il n'est pas besoin d'avoir un esprit astucieux pour deviner quel bord tient le haut du pavé de nos jours.

Des squelettes, des sorcières, des fantômes, des araignées et des corbeaux d'Halloween, de même que des fenêtres et des parterres décorés de citrouilles avec quasiment la même régularité que les illuminations et les crèches de Noël. Les adultes et les enfants bavardent et préparent des costumes pour leurs fêtes et leurs Trick-or-Treat* joyeux. Les jeunes visitent des maisons hantées ; les chaînes de télévision sponsorisent des fêtes monstres mettant en scène toutes sortes de scènes d'horreur ; des véritables sorcières et sorciers donnent des interviews expliquant la signification et l'importance de leur fête spéciale.

Chaque année, au même moment, des églises, des écoles et des familles catholiques ripostent courageusement avec la fête des saints. Les enfants mettent des déguisements de leur saints patrons favoris pour célébrer la Toussaint, le 1er novembre, une fête et jour férié solennel d'obligation d'honorer tous ceux qui – connus et inconnus – sont déjà dans la gloire de Dieu. Le jour suivant, le 2 novembre, est le jour des Défunts, lorsque les catholiques prient pour le secours des âmes du Purgatoire, en particulier les membres de leurs familles.

Je me souviens des Sœurs de la Charité nous ordonnant de visiter une église pour prier six Notre Père, Je Vous Salue Marie, et le Gloire au Père pour les attentions du pape pour recevoir une indulgence plénière pour un âme du Purgatoire. On pouvait sortir et rentrer à nouveau dans l'église pour offrir les prières pour une autre âme. Ma mère m'expliquait les « compétitions saintes » qu'elle et ses amis faisaient dans la petite ville de St Mary, dans le Kansas, pour voir qui aurait obtenu le plus d'âmes sorties du Purgatoire. Au Mexique, el dia de los muertos, le jour des morts, était une fête majeure, avec des familles confectionnant des autels pour les maisons où ils offraient des prières spéciales pour les membres qui étaient décédés.

Ces bonnes pratiques et usages catholiques ont été largement oubliées et mises de côté avec le déclin grandissant du christianisme et la montée en parallèle du paganisme. Même les journées d'obligation ont été abrogées, et beaucoup de catholiques ne pensent plus à la signification religieuse d'Halloween, qui signifie veille sainte, du vieil anglais all hallow E'en. Il y a malheureusement des raisons à cette négligence. Dans les médias et les salles de classe, toute l'attention est consacrée aux citrouilles, aux monstres, au sang et au gore. Dans l'Église, ces saintes habitudes du temps passé sont ridiculisés comme étant des anachronismes d'avant Vatican II et les prêtres ne prêchent plus sur le sujet du Purgatoire.

Des origines païennes 

Les origines d'Halloween remontent à l'ancienne fête celtique de Samhain qui marquait la fin des moissons et le début de l'hiver, une époque de l'année associée avec la mort. Les celtes païens croyaient que cette nuit-là, la frontière entre le monde des vivants et le monde des morts était floue, et les esprits des morts retournaient sur terre. C'était une nuit de communication surnaturelle avec les morts, des formes diverses de divination et de prophétie, et des rituels sexuels.

Halloween à Derry, Irlande du Nord. Source

A partir du IXe siècle, l'influence de l'Église catholique a pénétré les terres celtiques. Au VIIe siècle, le pape Boniface IV avait déjà statué que le 1er novembre serait le Jour de Tous les Saints, un moment pour honorer les saints et les martyrs. Plus tard, l'Église allait faire du 2 novembre le Jour des Défunts, une journée pour honorer les morts. La veille de la Toussaint et des Défunts était célébrée avec des grands feux, des défilés et des déguisements en costumes de saints, d'anges et de diables.

C'était la manière prudente d'agir de l'Église missionnaire face aux fêtes païennes qu'elle a transformé. Elle a ordonné les coutumes et les habitudes qui existaient parmi les peuples de religion catholique.

Un processus inverse – le retour au paganisme

Comment peut-on interpréter l'important accent actuel sur les aspects macabres et occultes d'Halloween ? Est-ce simplement un processus de laïcisation ? Une nuit faite pour exploiter la crédulité des enfants et leur peur des esprits et des fantômes ? Je pense que c'est bien plus que cela.

A la place d'une Église qui institue avec sagesse des traditions judicieuses pour remplacer les coutumes païennes, nous sommes témoins aujourd'hui d'un processus inverse. Une société païenne balaye la mémoire-même de nos fêtes catholiques. Halloween, autrefois utilisée pour désigner la fête de la veille de la Fête de Tous les Saints, est devenue une fête strictement laïque dans l'esprit de la plupart des gens. La fête des Défunts est entièrement éradiquée des esprits de la société au sens large.

Les fêtes catholiques ont pour but de démontrer que l'âme juste qui croit en la Résurrection et une récompense éternelle ne doit pas craindre la mort. Cela commémore les morts et en agissant ainsi, elle invite le croyant à faire une méditation saine sur la mort. En exploitant les squelettes, les fantômes, les vampires et les démons, même dans les formes ridicules de costumes et de masques, le Halloween moderne fait plus qu'oblitérer la mémoire de la mort – c'est une sorte d'invitation aux enfants à être habitués aux pires côtés du paganisme, qui est sa familiarité avec l'horreur et le mal.

Le fait même que les catholiques ne soient plus dérangés par ce néo-paganisme rampant et l'effacement de nos fêtes religieuses est un signe que la vigilance catholique a été affaiblie. Au fil des années, de nombreux parents ont arrêté de transmettre les coutumes catholiques aux enfants, les religieuses et les prêtres dans les écoles catholiques ne transmettent plus l'héritage et les traditions catholiques. Le résultat, ce sont des générations d'enfants sans mémoire des fêtes et des traditions religieuses.

Qu'est-ce qui prend leur place ? Ce ne sont pas seulement des valeurs laïques et du matérialisme. Ce que nous voyons, c'est le retour aux rituels démoniaques du paganisme.

Par exemple, le Halloween actuel met l'accent sur l’agression, le macabre, le sang, la mort, les monstres et même des figures immorales. Quels horizons ouvrent ces figures sinistres et grotesques aux enfants et aux jeunes ? Non pas le merveilleux, mais l'horrible. Quel sorte d'émotion cela stimule ? Non pas le deuil de la mort des célébrations catholiques, mais la peur et l'excitation nerveuse de rituels païens. Le grotesque et le monstrueux deviennent co-naturels à l'esprit moderne, un produit typique du néo-paganisme.

Par conséquent, que devons faire par rapport à Halloween ?

En principe, ce qui est présenté à un enfant devrait tendre à le rendre plus mur si c'est sain dans son influence. L'Église, dans sa sagesse, stimulait la fête des Saints pour former l'enfant en stimulant son imagination ainsi que lui ouvrir son horizon aux valeurs élevées et vaillantes de ses héros et ses héroïnes de son histoire. Elle encourageait les prières et les célébrations pour les âmes des disparus fidèles pour que les enfants soient équilibrés et sereins, en lieu et place de la frénésie et de l'effrayant, face au spectre de la mort.

Face à cela, voici mon conseil : éviter d'entrer dans les commémorations néo-païennes d'Halloween. Instituez à nouveau les coutumes catholiques et célébrez des fêtes de Toussaints et des Défunts joyeuses.

Source :

https://www.traditioninaction.org/religious/e008rp_Halloween.htm

* "Trick or Treat" (une friandise ou un sort) est la formule qu'utilisent les enfants lorsqu'ils vont quémander des friandises chez les gens. 


lundi 20 janvier 2020

La Pachamama irlandaise (2)

Représentation néo-païenne de la déesse Eriu sur la colline de Uiesneach, Irlande. Source : Trip Advisor


Curieusement, le festival de la Déesse a été rebaptisé cette année, et on a donné à ce qui était un événement ouvertement païen, une métamorphose de relations publiques bien lisse. Le festival, qui se tient toujours vers Halloween, est dédié à la déesse celtique Morrigan, déjà mentionnée, mais a été transformée cette année en Festival de la Reine Maeb (prononcer Maeve), d'après la légendaire reine de la mythologie celtique. 

Alors que certains spécialistes de la mythologie croient que Maeb et Morrigan sont une et une seule personne (l'une des traductions pour le nom Morrigan, "Mor Riagann", signifiant littéralement "grande régente" ou "reine" en vieil irlandais et sont toutes liées à une grotte où se tiennent certaines des festivités ; comme Morrigan, on dit que Maeb était de mœurs légères et avait diverses grottes un peu partout en Irlande, nommées d'après sa vulve - l'imagerie de la Sile na Gig semble tout en retenue à côté), le personnage de la reine Maeb n'a pas les mêmes connotations macabres que Morrigan, qui est décrite explicitement par ses adeptes, de déesse de la guerre, de la mort et de la destruction. 

Alors que l'atténuation de l'aspect déesse de la mort du festival est clairement une tentative d'attirer une catégorie plus large de touristes, la perte du lien avec le vrai but du festival a dérangé certaines personnes, dont un membre important du parlement irlandais, Denis Naughten, qui a soulevé la question plus tôt cette année (2019) avec le ministre du Tourisme, Shane Ross et le directeur général du Bureau du tourisme irlandais (Fáilte Ireland), Paul Kelly.

Naugthen a expliqué qu'il "cherchait des réponses sur le fait que Rathcroghan, le site de la grotte d'Oweynagat, qui est dédié à la déesse a été effacé de notre histoire et de notre mythologie."


Une haleine si fétide

Le député Naughten a aussi publié une déclaration de presse critiquant le bureau du tourisme irlandais d'avoir "ignoré le fait que le festival mondial d'Halloween est originaire du comté de Roscommon. Alors que j'accueille favorablement la proposition de Fáilte Ireland de promouvoir l'Irlande comme le berceau d'Halloween, l'organisme de tourisme semble vouloir ignorer le fait que le festival est originaire de Rathcroghan dans le comté de Roscommon. Il est décevant que, après avoir lancé le concept touristique Ireland's Hidden Heartland (au coeur de l'Irlande secrète) récemment, l'une des premières actions de Fáilte Ireland est d'essayer de se débarrasser de l'un de nos joyaux secrets avec un plan marketing lisse."


Dans des notes envoyées aux journalistes avec sa sortie en presse, il a averti que "Halloween tire son origine du festival pré-chrétien de Samhain... Comme Samhain est la période de l'intervalle ou entre-deux naturel entre les saisons d'hiver et d'été, il n'est peut-être pas surprenant que ce festival fournit un accès aisé à travers les frontières de ce monde-ci à l'autre monde. A Samhain, ces frontières sont grandes ouvertes, et permettent aux esprits une liberté d'accès au domaine mortel, dont l'une des entrées est ici à Oweynagat.


C'est à Samhain que Nera (une guerrière mythologique) descend dans l'autre monde par une grotte après avoir été témoin qu'une armée de l'autre monde émerge et détruit le palais de la reine Maeb. C'est aussi de Uaim Cruachain (un autre nom pour le monde souterrain) que d'autres bêtes effrayantes de l'autre monde émergent pour ravager le paysage environnant et se tiennent prêts pour l'hiver, tel le Aillen Trechenn à trois têtes qui sème le chaos à travers l'Irlande, des cochons sauvages magiques, des chats prédateurs et des oiseaux à l'haleine si fétide qu'ils font faner les feuilles et les baies sur les arbres.


L'émergence de ces terribles bêtes et créatures ont inspiré aux gens de se vêtir et se déguiser à Halloween pour ne pas être pris et d'avoir le même sort que Nera... 



Oweynagat, la grotte des chats

" Oweynagat aurait été l'un des lieux les plus sacrés et les plus importants de toute l'île. C'est le foyer de Morrigan, déesse de la guerre. La littérature épique raconte les faits de plusieurs guerriers légendaires, qui ont fait face au jugement au main de cette déesse malveillante à Oweynagat... il avait le rôle d'un endroit test pour les jeunes guerriers. Pour pénétrer le foyer de Morrigan, à l'entrée de l'autre monde, dans les ténèbres, seuls dans un environnement étrange. Pour prouver à vous-même un rite de passage...


Des rites comme celui-ci se retrouvent dans toutes les cultures, régions et lieux, et sont communément associés avec l'arrivée de la majorité, l'arrivée au point auquel on est établi socialement et moralement responsable en tant qu'adulte. De faire partie d'une société. Littéralement, descendre dans la terre et en émerger né une seconde fois."


Cette effusion de révérence envers le surnaturel, qui fait écho à un discours similaire du premier ministre, Leo Varadkar (il appelle à ce que Halloween soit officiellement célébré depuis qu'il a été un conseiller municipal), se lit comme un sort venu de Harry Potter. Mais les observateurs les plus désintéressés ne peuvent s'empêcher de se demander qu'elles auraient les réactions des médias nationaux si des membres éminents du parlement aurait publié des déclarations publiques dithyrambiques similaires sur les mystères de la foi catholique, ou demandé que l'Irlande les célèbre ouvertement. 


Naughten n'est pas un membre ordinaire du parlement. En dépit qu'il soit un "indépendant", il a été ministre du gouvernement Varadkar de 2016 à 2018, une période capitale de l'histoire de l'Irlande allant du centenaire du soulèvement de 1916 au référendum de 2018 pour supprimer le droit à la vie de l'enfant à naître. 


Des guerriers légendaires

Sa déclaration sur le festival de la déesse est particulièrement intéressant, finissant comme il se doit avec un appel aux jeunes hommes à se prouver eux-mêmes comme guerriers, et un rappel sévère que nous devons une obligation à la société - cela implique que les valeurs païennes ne sont plus reléguées à l'histoire et aux ouvrages de mythologie mais sont essentiels pour quiconque vit en Irlande aujourd'hui, et que la jeunesse doit être préparée à combattre, comme des croisés, pour ces valeurs. Pour une jeunesse irlandaise éduquée avec Harry Potter et une version soigneusement publiée de l'histoire de l'Irlande, cela serait un appât patriotique et spirituel.


De telles expressions ouvertement respectueuses envers le paganisme sont devenues petit à petit courantes dans l'Irlande officielle ces cinq dernières années, et les célébrations païennes sont devenues particulièrement visibles depuis que l'Irlande a voté pour supprimer le droit à la vie pour l'enfant à naître (et même, personne n'a sourcillé quand il a été révélé que le ministre des Enfants, Katherine Zappone - un membre "indépendant" du gouvernement Varadkar - s'est impliquée dans la sorcellerie). Étant donné la toile de fond du référendum de 2018 qui a annoncé l'un des régimes d'avortement les plus libéraux du monde, il n y a rien de choquant du tout qu'un festival célèbre une déesse destructrice.


La croyance que toutes les femmes sont de façon innée "déesses" semble être derrière l'hubris exhibé si ardemment par l'ancienne présidente d'Irlande Mary McAleese, dont le mouvement "nous sommes Église" a comme but avoué l'émancipation des femmes dans l'Église. Il est même ironique qu'elles se plaignent du manque de pouvoir et de visibilité dans l'Église catholique qui révère la Mère de Dieu. Mais ceux qui vénèrent les vieilles déesses guerrières préfèrent des femmes vieilles, laides et manifestement immorales - comme la Sile na Gig.


La résurgence de l'imagerie de la déesse dans l'Église catholique ne peut tomber à moment plus approprié, étant donné la résurgence de la culture païenne - en particulier dans ses aspects les plus sauvages, comme l'avortement, le suicide, l'euthanasie et l'eugénisme. La Pachamama pourrait être la tête d'affiche de la culture de l'avortement, étant donné que traditionnellement, les Incas lui sacrifiaient des nouveaux-nés. 


Ceux qui disent qu'une idolâtrie si évidente au Vatican est précurseur de l'Apocalypse pourraient être rejetés en tant que farfelus, s'il n'y avait pas autant de preuves indiscutables et même flagrantes de la réalisation des prophéties de l'Apocalypse.  Les chrétiens sont persécutés comme jamais auparavant, dans le monde entier. Les instincts naturels les plus instinctifs, comme l'empressement d'une mère à protéger son enfant, sont balayés sans relâche, par les gouvernants laïcs de ce monde - même si en même temps, on nous somme de protéger d'urgence les autres espèces.


Le dogme de la politique identitaire a littéralement mis les concepts de nature elle-même sens dessus dessous - et quiconque ose défier la folie avec la logique ou la raison est persécuté. Il y a une telle inversion massive, persistante, organisée, mondialisée et institutionnalisée des valeurs les plus essentielles dans les domaines physiques, métaphysiques et spirituels que ce ne serait pas illogique de conclure que la Fin est proche.






Un incident récent (le 20 novembre) l'illustre bien. L'une des statues de Notre Dame de Fatima du centenaire du pèlerinage faisait la tournée des églises du pays, et, alors qu'elle était transportée par le cimetière de l'église Ste Anne à Shankill, une rafale de vent soudaine a renversé la statue. Heureusement sa chute a été amortie par l'un des sacristains qui en a gagné un crâne douloureux et une bénédiction, mais l'arrière de la tête de la statue était brisée. Une partie importante de la cérémonie a été abandonnée par le prêtre : celle du couronnement de Notre Dame.


Une femme qui a été témoin de la chute a expliqué : "c'est arrivé tellement soudainement. Il y a eu une rafale de vent et puis elle s'est renversée, est tombée et a touché le sacristain. Les grains de chapelet se sont envolés. Je ramassais les morceaux de sa tête sur le sol !"


Avec des tons chuchotés, quelques paroissiens choqués ont suggéré que c'était un signe que Notre Dame était en colère contre l'Irlande car elle avait voté pour que le droit à la vie des enfants soit supprimé - et de surcroît,  quelques uns des plus importants militants pour l'avortement sont des pratiquants réguliers en Irlande, y compris la ministre de la Culture Josepha Madigan et bien sûr l'ancienne présidente Mary McAleese. Pour que Notre Dame en perde littéralement la tête dans une église irlandaise dédiée à sa propre mère est, pour le moins, symbolique de l'Armageddon en cours dans notre pays.

Le prêtre a tiré un bilan positif de l'incident, l'utilisant comme un moment pédagogique pour l'assemblée qui incluait des enfants de deux écoles catholiques locales. " Dans cet échec, nous avons une Mère qui sait ce qu'est l'échec de la vie car elle a tant souffert et donc elle sait ce qu'est la lutte pour la vie et dans nos luttes, nous pouvons nous tourner totalement vers elle comme à notre Mère." Cependant, il y avait un sentiment de malaise dans l'église ce matin-là, et les messages apocalyptiques de Notre Dame à Fatima n'était pas mentionnés. Même lorsque l'autre sacristain a réparé la tête - et l'a fait avec une habileté artistique inconnue jusqu'alors dans un laps de temps qui pourrait tenir tête à un sculpteur professionnel - les paroissiens, et c'est compréhensible, ont préféré ne pas parler de l'incident.

Expiation

Il est significatif que le sacristain soit un menuisier de métier ; il a travaillé pendant la nuit sur sa tâche sacrée, sous l'œil de la statue de St Joseph lui-même. C'est comme si ce travail était un acte d'expiation pour les péchés des menuisiers qui ont produit les obscènes Pachamama qui, le mois précédent, était exhibée au Vatican. Père, pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu'ils font.  

Mais le Pape François était certainement au courant de ce qu'il faisait, alors qu'il fêtait une déesse de la fertilité en bois avec un degré de respect normalement réservé à Notre Dame. Il a même béni six des sculptures en bois, tout comme il avait béni six des statues centenaires de Notre Dame de Fatima deux ans auparavant. Le nombre six a clairement une signification pour le Pape François - encore l'Apocalypse !

Le clergé irlandais aussi, était pleinement au courant de la signification de l'arrivée de la statue bénie de Notre Dame de Fatima, mais le catholicisme irlandais officiel n'a pas pipé mot sur la présence de cette image bénie de Notre Dame dans l'ancienne Île des Saints et des Savants. Il n y a eu ni tapage ni pléthore de publicité comme on aurait pu s'y attendre. Alors qu'il était compréhensible que le clergé ait été prudent pour ne pas attirer une attention hostile dans un pays plongé dans l'anti-catholicisme, cette timidité a semblé donné plus de hardiesse aux ennemis de l'Église catholique.

De plus, alors que la statue de Notre Dame faisait le tour des églises irlandaises, une exposition de pièces "artistiques" insultant Notre Dame était organisée dans une galerie d'art de Dublin. "Quelque chose sur Marie" (Something About Mary) montrait des images sacrilèges et obscènes, dont un dessin grossier d'une femme nue sur la Croix et la photo d'une drag queen habillée comme Notre Dame, avec une statue en feu de la Vierge Bénie placée derrière lui. La conservatrice Rosita Sweetman a expliqué que les pièces, qui était exposées à la galerie Copper House le samedi 23 novembre, allaient être vendues aux enchères.

Et deux semaines auparavant, la chapelle d'un couvent a été profanée et sa communauté de religieuses âgées victimes d'intimidations. L'horrible incident, qui s'est passé à Malahide dans le comté de Dublin, n'était qu'un des nombreux incidents semblables à travers le pays. Le même schéma d'anti-catholicisme flagrant, laissé dans l'ombre par une timidité cléricale, est aussi présent en France, qui, comme Notre Dame, porte le nom de "Fille Aînée de l'Église." Notre Dame est seulement l'exemple le plus connu, mais tous les jours des églises en France sont profanées.

Cet anti-catholicisme à travers le monde, combiné avec l'idolâtrie d'adoration de la Nature de la part du pape, est une manifestation du satanisme - et même un présage de l'Apocalypse. Nous ne pouvons pas ignorer les signes plus longtemps.


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