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mercredi 27 avril 2022

« Moscou » (ou la Russie) et l'Irlande

 

Denis Fahey (au centre). Source

Denis Fahey était un prêtre et théologien irlandais, auteur de plusieurs ouvrages qui théorisent le projet de société le plus proche possible de la doctrine sociale de l'Église (Le Corps mystique du Christ et la réorganisation de la société) et qui dénoncent les forces du mal qui empêchent sa réalisation. Son pamphlet Les maîtres de la Russie bolchévique, paru en 1940, dénonce le communisme comme étant un projet juif de domination mondial. Dans ce petit ouvrage, Fahey dénonce aussi le capitalisme et le nazisme. Avec le communisme, ces trois idéologies se détournent du messie surnaturel, Notre Seigneur Jésus-Christ.

Dans la droite ligne des « erreurs de la Russie » qui se sont répandues dans le monde comme Notre-Dame de Fatima l'avait prédit, voici un exemple, celui de l'Irlande des années 1930. L'IRA (Irish Republican Army) avait été constituée à l'origine comme une force paramilitaire qui a lutté contre l'occupant britannique (1919/1922). Cette IRA « originelle » (old IRA) s'est scindée en deux à la suite de l’indépendance de la partie sud de l'île. Une faction avait accepté la partition de l'île et l'autre non. C'est cette deuxième faction (que Fahey appelle « la nouvelle IRA ») qui est à l'origine de L'organisation dont on a beaucoup entendu parler pendant la période des « Troubles » en Irlande du Nord (1968-1998) et qui avait été profondément influencée par le marxisme (voir par exemple ici). Alors que les armes se sont tu en Irlande, c'est la branche politique de l'IRA, le Sinn Féin, devenu le principal parti de gauche irlandais qui, tant dans le nord que dans le sud, fait régulièrement la une des médias. Son logiciel est devenu gauchiste. Ce parti est désormais mondialiste, pro-UE, pro-immigration, pro-LGBT, anti-catholique etc, toutes ces « causes » qu'affectionne le mondialisme, cet avatar monstrueux du communisme, mais aussi du capitalisme. Le Sinn Fein est en fait une sorte de France Insoumise à l'irlandaise, avec une histoire totalement différente mais on voit ici les ruses qu'a emprunté le projet judéo-maçonnique, utilisant les histoires et les cultures de chaque pays pour mieux les piéger et les soumettre. Le petit extrait qui suit résonne de manière très particulière aujourd'hui, dans l'optique du Great Reset en voie de réalisation.

«  Et donc, « Moscou » ou la Russie, est simplement un investissement gigantesque par lequel le contrôle sur de vastes ressources a été acquis par ceux qui préparent le Nouveau Messie. Ils ont « l'énorme avantage matériel de fonds tellement gigantesques qu'un despotisme peut prélever à volonté du labeur de plus de cinquante millions d'adultes, hommes et femmes travaillant sur son sol, permettant de produire des revenus pour un tiers de la population brute. Toute la valeur en surplus de ce labeur est disponible, et une très grande partie est en fait utilisé pour la propagande et en approvisionnement dans des pays en dehors de la Russie. » (1) Le nombre de membres de la nouvelle IRA, qui sont membres du parti communiste irlandais et qui ont pris part à la formation de la branche de Dublin du Left Book Club en 1936, semble prouver que la Russie est prête à utiliser les griefs de la partition en Irlande, pour préparer le chemin pour le Front Populaire et l'attaque contre la messe. (2) Nous ne devons pas oublier que la convention générale de la nouvelle IRA, le 8 janvier 1933 a publié un manifeste pour les Irlandais, qui déclarait sans équivoque que : « La réorganisation de la vie irlandaise exige la propriété publique des moyens de production, de distribution et d'échange dans un État basé sur les besoins de la masse de la population. » L'IRA a par conséquent accepté le point central du programme de « Moscou. » la nouvelle IRA devrait se souvenir comment une petite section des Basques ont été utilisés comme instruments de la Russie en Espagne. (3) Ils devraient aussi garder à l'esprit le destin qui les attend si « Moscou » triomphe. Ce sera aux autres de lire que « Ils ont disparu, » comme tant de maréchaux, de généraux, d'ambassadeurs, de professeurs, de techniciens et d'autres gens crédules, sans parler de citoyens ordinaires par milliers et par centaines de milliers. Le messie naturel n'est pas doux et humble de cœur comme l'est le messie surnaturel.

Les syndicats de travailleurs devraient observer attentivement leurs leaders, car tout programme socialiste qui sacrifie le personnel à la propriété commune opère sur le long terme vers la concentration de tout contrôle dans les mains d'une petite minorité et la réduction du reste de la population à des serfs sans propriétés. (4) C'est l'une des tragédies de la vie de James Connolly qui lui, qui croyait fermement au messie surnaturel, n'a jamais vu que le marxisme était simplement un moyen pour l'installation du règne du nouveau messie.

Les catholiques irlandais ne feront jamais assez preuve de vigilance en considérant la forme de syndicat qui pourrait être mis en place entre le nord et le sud de l'Irlande. Le syndicat pourrait être conçu pour sembler en surface être une concession au sentiment national irlandais alors qu'en réalité, il prépare la voie pour l'attaque directe contre la vie surnaturelle de notre pays. Nous savons comment malheureusement nos compatriotes catholiques dans les six comtés du Nord-est ont été réduits à la souffrance, privés qu'ils sont de leurs droits fondamentaux de citoyens sur leur propre terre, pour utiliser une expression récente de Son Eminence, le cardinal MacRory, et les évêques du nord. (5) Mais nous dans le sud, nous avons déjà lamentablement fait des compromis avec la Révolution française dans le domaine religieux dans la nouvelle constitution irlandaise et nous avons sans doute été amenés encore plus loin sur le chemin vers la dégradation. (6) La franc-maçonnerie et cette sous-maçonnerie, l'Ordre d'Orange, n'aura aucune difficulté à former un front commun avec le communisme contre l'Église catholique. »

Denis Fahey

1 H. Belloc in G. K.'s Weekly, 13 août 1936.

2 The Left Book Club est une création du Juif V. Gollancz.

3 Le programme soviétique d'action en Espagne en 1932 incluait « l'intensification du mouvement révolutionnaire national en Catalogne et de la Biscaye » (thèses du plénum XII du C.E.I.C.) Les lettres C.E.I.C. signifient Comité Exécutif de l'Internationale communiste)

4 Cf. Socialism Unmasked, by A. N. Field.

5 dans leur déclaration publique sur la question de la conscription

6 M. Anthony Eden, Secrétaire d'État pour les dominions, dans son émission à l'Amérique du 11 septembre 1939, a dit : «  Pouvons-nous finalement débarrasser l'Europe des barrières de caste, de croyances et de préjugés ?.... Notre nouvelle civilisation doit être construire avec un monde en guerre. Mais notre nouvelle civilisation sera construite néanmoins. » Prenez la mesure de ces paroles ; Il y a une résonance très maçonnique à leur sujet. Le journal The Times du 15 octobre 1938 a cité M. Eden en disant que les changements dans notre structure sociale et économique aussi ambitieux que ceux qui se sont produits dans quelques autres pays seraient nécessaires en tant que sous-produit d'une guerre pour libérer l'Europe des systèmes allemands et italiens. »

Les maîtres de la Russie bolchévique est publié en français aux éditions St Rémi

L'ouvrage en anglais (The Rulers of Russia) est consultable ici






mercredi 21 avril 2021

Síol Na hÉireann n° 6 : Catholicisme de France et d'Irlande, Jugement Dernier, combat spirituel et faux nationalisme

Je vous propose ici la traduction de quelques articles du journal nationaliste irlandais Síol Na hÉireann avec un texte qui symbolise bien le lien spirituel entre l'Irlande et la France, une réflexion catholique sur la vie après la mort et le Jugement Dernier, l'appel au combat spirituel de religieuses carmélites et l'arnaque du Sinn Féin, sans doute le parti politique irlandais le plus connu en France.

Manifestation contre l'interdiction des messes devant la cathédrale St Louis à Versailles. Source leparisien.fr

La renaissance catholique française

Par Gearóid Ó Colmáin

Pendant la Révolution française, des catholiques ont été massacrés partout en France. A Nantes, des familles catholiques ont été mises sur des bateaux qui ont été coulés. Tous pour avoir refusé de prêter un serment d'allégeance à l'État. En Vendée, les catholiques ont pris les armes pour se défendre contre le régime. Des milliers d'entre eux ont été massacrés.

Pendant des siècles, l'État français a nié le génocide vendéen. Mais les gens de la région ont préservé leur propre histoire. De nombreux livres ont documenté le génocide. Les prêtres en Vendée étaient proches des gens. Mais la hiérarchie de l'Église catholique était souvent corrompue. Les curés vivaient souvent dans la pauvreté alors que les évêques vivaient dans le luxe.

Les valeurs de liberté, d'égalité et de fraternité était la philosophie de la nouvelle classe dirigeante. Les rituels et les symboles de la franc-maçonnerie allaient devenir la religion secrète du nouvel état. Le but de la franc-maçonnerie est la destruction de l'Église. Aujourd'hui, le Vatican est dirigé par la franc-maçonnerie. Selon Juan Bautista Yofre, ancien journaliste et officier du renseignement argentin, Jorge Bergoglio (le pape François) est lui-même un franc-maçon.

La révolution dans l'Église s'est produite pendant le Concile vatican II dans les années 60 lorsque les modernistes se sont emparés de l'Église. St Pie X avait averti à ce sujet dans plusieurs encycliques. Il a passé de nombreuses années à codifier la loi canonique, car il était impératif pour le clergé de connaître les principes de l'Église. Un archevêque français, Marcel Lefebvre, avait compris la Loi canonique. Il savait que dans une situation de crise dans l'Église, il était permis et exigé d'intervenir pour consacrer des évêques. Lefebvre a dit avoir entendu les voix de tous les anciens papes le pressant d'agir pour sauver l'Église.

En 1970, Lefebvre a constitué la Fraternité Sacerdotale St Pie X (FSSPX) pour former des prêtres dans la tradition catholique. La messe en latin est la seule véritable messe. En fait, l'encyclique Quo Primum de 1570 du pape Pie V interdit tout changement à la messe tridentine.

Lefebvre a dénoncé les nombreuses hérésies du Concile Vatican II. Par exemple, le document Unitatis Reintegratio affirme que ceux qui sont hors de l'Église peuvent être sauvés. L'Église catholique enseigne extra ecclesiam nulla salus - il n y a pas de salut hors de l'Église.

La Fraternité Saint Pie X est devenu la colonne vertébrale du catholicisme français. Sa fidélité à la foi catholique a porté ses fruits : il y a de nombreuses vocations et ils ont éduqué leurs congrégations. Ils ont même leur propre université qui enseigne le grec, le latin, la philosophie et la théologie.

Ils ont des communautés catholiques de grandes familles soudées. Ils ont appris à survivre dans un état dirigé par une secte dont le but est de les détruire. Ils ont fondé leurs propres écoles et des plateformes médiatiques.

Ils savent que le Covid-19 ne représente pas de danger car ils écoutent des scientifiques plutôt que la propagande d'état. En tant que catholiques, ils aiment la vérité. Par conséquent, des scientifiques qui travaillent pour des lobbies et pour Big Pharma ne les trompent pas facilement. Ils comprennent que les grands médias sont une institution diabolique gérée par et pour des intérêts capitalistes. Ils savent toutes ces choses tout simplement parce qu'ils sont catholiques.

En Irlande, nous avons beaucoup à apprendre du catholicisme français. Il y a actuellement une renaissance catholique lente mais très significative en France. L'intelligentsia de demain est formée dans des écoles où l'on ne force pas les élèves à mettre un masque, malgré la tyrannie du gouvernement. On continue à donner la messe dans les églises de la FSSPX, en dépit des confinements. Comment cela est-il possible ? C'est parce qu'ils ont la véritable foi catholique ! Lex orandi, lex credendi - la loi de la prière, c'est la loi de la croyance.

L'Évangile selon St Luc nous dit que « rien n'est impossible avec Dieu. » St Patrick a appris sa théologie en Gaule. Nous devons faire pareil. Nous devrions faire revivre la messe en latin et éduquer une nouvelle génération de catholiques irlandais, pour construire l'avenir sur les éternels piliers de l'Église.


Jean Cousin le Jeune - Le Jugement Dernier

D'ici à l'éternité

(article non signé)

Si vous deviez tomber mort maintenant, que se passerait-il selon vous ? Ne vous inquiétez pas ami lecteur, Dieu veut que vous lisiez jusqu'à la fin de l'article. Et ensuite le relire encore et encore et le partager avec d'autres. Avec la volonté de Dieu, vous serez encore dans les parages. Le fait est que bien que chacun d'entre nous va faire face à la mort un jour ou l'autre, la question, c'est : et donc ? L'enseignement catholique sur le sujet fournit un certain nombre de renseignements. La mort va donner une réponse à la question séculaire sur la vie après la mort. La réponse sera définitivement oui. Ceux qui expliquent actuellement que nous sommes destinés au néant en seront quitte pour une mauvaise surprise.

Dans la tradition catholique, on dit que l'âme est donnée à son jugement éternel dans l'heure terrestre après que le corps ne soit plus en vie.

C'est une pensée qui donne à réfléchir. Quelque soit ce que nous aurons fait cinq minutes avant la mort est désormais totalement sans objet. Ce sera l'aube d'une réalité nouvelle et finale. Cette réalité là va impliquer notre compréhension du concept « d'éternité » et comment est-il lié à nous en tant qu'individu. Tant que nous sommes vivants, nous sommes dans un état connu sous le nom de « temps. » Au moment de la mort, nous allons vers « l'éternité. » où le temps tel que nous le connaissons n'existe plus. Durant la mort ici dans le « temps, » nous faisons des choix et des décisions pour nos existences. Dieu nous a donné la libre volonté pour le faire. Cependant, nos choix déterminent nos destins.

Une fois morts et partis vers « l'éternité, » nous n'avons plus la possibilité de faire des choix ou des décisions concernant notre existence. Si nous avions du vraiment faire quelque chose, alors nous aurions du le faire pendant que nous étions vivants. Une fois dans « l'éternité, », ce sera trop tard. Les conséquences de nos choix deviendront évidents à l'heure du Jugement. La tradition catholique soutient que nous serons debout lors du Jugement devant Dieu. Le diable sera présent pour accuser l'âme pour nos péchés, ce que l'on a fait et ce que l'on a manqué de faire. Si son jugement est réussi, il aura le droit d'emmener l'âme dans le feu de l'enfer pour une éternité de souffrance et de damnation. La bonne nouvelle, c'est que le diable ne peut pas interpréter ou d'accuser quiconque qui se sera auparavant confessé et aura été absout. Ainsi, c'est un rappel opportun pour nous tous que d'aller régulièrement aux confessions avec un examen de conscience minutieux.

Notre Dame sera aussi présente lors de notre jugement, et son rôle sera d'intercéder pour nous et invoquer des circonstances spéciales si nous sommes au bord de la damnation éternelle. Même si nous finissons dans les niveaux les plus bas du Purgatoire, nous sommes au moins en chemin vers le Paradis. Désormais, alors que vous êtes encore en vie, ami lecteur, ce serait un bon moment pour apprendre à prier le Rosaire et le réciter régulièrement. Nous sommes tous des pécheurs et nous sommes loin de la sainteté. Mais néanmoins, nous sommes destinés au Paradis. C'est notre propre héritage et Dieu veut que nous y soyons. C'est à nous d'essayer au moins de s'élever au dessus de notre nature faillible. Certains de nos plus grands saints sont aussi les pires des pécheurs : Marie-Madeleine, Saint Paul, Saint Augustin et Saint Ignace de Loyola pour n'en citer que quelques uns.

Pour finir, n'oublions pas les âmes du Purgatoire. Ceux qui nous appelons les « âmes saintes. » Ce sont des gens comme nous avec nos propres faiblesses. Ils sont engagés dans des péchés anciens de commérage et de dénigrement des autres, qui ont été amenés à un niveau inédit dans notre monde moderne de haute technologie. De tels péchés véniels peuvent néanmoins faire déposer l'âme dans le supplice du Purgatoire pour des siècles. Ils iront finalement au Paradis mais d'abord, ils doivent endurer la purification nécessaire. Nous pouvons aider ces pauvres gens pendant notre propre temps de vie sur terre. Nous pouvons prier pour eux, faire des sacrifices pour eux et, en particulier, faire des messes pour eux. En faisant ces actes, Dieu va adoucir leurs souffrances et leur temps passé au Purgatoire et en retour, nous aurons des intercesseurs spéciaux à qui nous pouvons prier et demander de l'aide dans nos propres vies. Alors que nous sommes toujours sur la terre des vivants, nous devrions être déterminés à utiliser n'importe quel moyen disponible pour que notre Jugement éternel soit heureux.

Donc, voilà ami lecteur. Comme il l'a été dit, le temps, c'est de la substance. Et si cet article vous aide à méditer et de mieux vous préparer à l'Éternité qui s'étend devant vous, alors lire cela aura été du temps bien dépensé.


Aux soldats du Christ

Par les carmélites de la Sainte-Face (Carmelites of the Holy Face of Jesus) de Leap, comté de Cork

Il y a une guerre pour votre âme et c'est la plus grande bataille que le monde n'ait jamais connu. Nous vous implorons soldats chrétiens, de prendre les armes et de défaire les forces de Satan, écrit une religieuse carmélite de la Sainte Face.

Dire que nous sommes en ce moment au milieu de la plus grande bataille qui n'ait jamais eu lieu dans notre pays est une déclaration que beaucoup de gens seraient tentés de contredire. Néanmoins, ceux dont les yeux ont été ouverts par la grâce de Dieu et la lumière de la foi affirmeraient que c'est la vérité.

L’Irlande, avec le monde entier, est désormais obligée, soit de combattre contre les pouvoirs des ténèbres, soit de renoncer à son identité, sa liberté et sa foi, car la guerre a été déclarée contre tous ce que les hommes autrefois tenaient pour sacré. Cependant, ce danger qui menace la société est souvent négligée parce que c'est une bataille qui n'est pas « contre la chair et le sang, mais contre les princes, contre les puissances, contre les dominateurs de ce monde de ténèbres, contre les esprits mauvais répandus dans les régions de l'air. » (Éphésiens 6:12)

Nombreux sont ceux qui reconnaissent le fait évident que le monde est chaotique, mais rares sont ceux qui sont capables de comprendre pourquoi. Sans doute ne veulent-ils pas découvrir, puisque ceux qui recherchent sincèrement la vérité vont inévitablement la trouver tôt ou tard. La vérité, c'est qu'en ayant mis d'autres choses en premier dans nos vies, nous avons refusé d'accepter la Royauté du Christ. Par conséquent, nous sommes livrés à nous-mêmes pour découvrir qu'il ne peut y avoir de véritable paix ou de liberté sans que le Christ ne règne dans nos cœurs, nos foyers et notre pays.

Lorsqu'on refuse la liberté des enfants de Dieu en manquant d'observer ses lois, on est forcés d'expérimenter la tyrannie de Satan. C'est la raison pour laquelle il y a tant de désordre dans la société aujourd'hui ; mais comment cela s'est-il produit ? Tout a commencé lorsque Satan a été chassé du Paradis, avec les anges rebelles. Il est jaloux du fait que nous avons eu la possibilité de récupérer ce que nous avons perdu, et ainsi, depuis le tout début de notre existence, il a fait de son mieux pour causer notre trésor le plus précieux : notre âme.

La franc-maçonnerie a fait beaucoup pour assister le diable en détruisant l'Église catholique, hors de laquelle il n y a pas de salut. C'est d'autant plus dangereux que cela passe généralement inaperçu. Cela a provoqué une révolution et des guerres successives, et finalement, une révolution dans l'Église, connue aussi sous le nom de Vatican II.

L'Église catholique a toujours mis l'accent principalement sur Dieu dans Son enseignement et Sa liturgie, mais Vatican II a promu l'idée que l'homme est au centre de toute chose. C'est la raison pour laquelle on a introduit la « nouvelle messe » dans laquelle le prêtre fait face aux gens – une indication visible que pour eux, l'homme est plus important. On a donné la deuxième place à Dieu et, parce qu'ils l'ont découronné, le chaos a suivi.

C'est seulement en retournant à la tradition, à la foi de nos ancêtres - et à la messe traditionnelle en latin qui en est son expression visible – que notre pays retournera aux jours où il était connu dans le monde sous le nom de « Île des Saints et des Savants. » Et c'est seulement lorsque cela arrivera que nous serons libérés du communisme dans toutes ses formes de tyrannie.

A l'époque où l'Irlande était opprimée par la dictature britannique, lorsque les Redcoats et les Black-and-Tans ont persécuté tous les ressortissants irlandais dans le pays, nous avions un ennemi visible à combattre. Bien que de nombreuses fois, nous avons été grandement en minorité, en prenant les armes et en combattant avec bravoure, nous avons regagné notre liberté. Cependant aujourd'hui, on ne peut pas réaliser grand chose en imitant les actions de nos courageux combattants pour la liberté.

Il est vrai que nous avons bien besoin de gens courageux comme Michael Collins ou Joseph Mary Plunkett pour élever leur voix en protestation contre les tentatives de notre gouvernement athée pour nous priver de notre foi et de notre liberté.

Mais cela seul ne suffira pas. Cela pourrait éveiller le courage de quelques personnes qui sinon aurait manqué à reconnaître l'ennemi, mais pour la plus grande part, cela ne réussira pas à ramener l'Irlande que nous aimons.

Alors que nous sommes engagés dans la guerre spirituelle également, nous devons nous armer avec les armes spirituelles de prière, de pénitence et de combattre courageusement pour Dieu et Son Église, notre foi, notre patrie, notre liberté et nos âmes.

Certains objecteront que les prières c'est très bien mais qu'elles seules ne peuvent pas faire fuir l'ennemi. C'est assez vrai ; mais c'est par la prière et la pénitence, par le Rosaire et le scapulaire, que Notre Dame a promis à St Dominique que cela sauverait le monde. A Fatima, elle a dit qu'elle seule peut nous aider. Lorsqu'arrivera la victoire, ce sera du aux interventions de Marie, et non au courage de nos hommes qui auront pris des armes physiques contre l'ennemi.

Et ainsi compagnons soldats du Christ, hommes et femmes, jeunes et vieux, qui ont tous été appelés à participer à la plus grande bataille de l'histoire, unissons-nous en esprit pour supplier Dieu de nous accorder la victoire, de mettre fin au règne tyrannique de Satan et d'établir notre propre royaume sur terre ; et, par la prière et la pénitence, lever nos armes !



Le Sinn Féin : de la liberté de l'Irlande au leurre racial

Par Andrew Joyce

Marxisme : Andrew Joyce explore les liens entre les révolutionnaires marxistes du mouvement Black Lives Matter et le parti soi-disant « nationaliste irlandais » Sinn Féin

S'adressant à Hibernia en 1979, Gerry Adams a rassuré son interviewer : « il n y a pas d'influence marxiste au sein du Sinn Féin. Ce n'est pas une organisation marxiste, tout simplement. Je ne connais personne au Sinn Féin qui soit marxiste ou qui aurait été influencé par le marxisme. » Revenons à l'été 2020, avec Paul Maskey, député de Belfast Ouest, qui annonce au monde une peinture murale de BLM avec une brève histoire de la contribution républicaine à la cause de gauche dure partout dans le monde. Maskey a expliqué aux reporters :

« La communauté de Belfast Ouest a une histoire fière et durable de résistance pour les droits des opprimés et de contestation dynamique contre les cancers du fascisme et du racisme dans notre société. Que ce soit nos hommes d'ici rejoignant les Brigades internationales pendant la Guerre civile espagnole pour combattre le fascisme, notre relation étroite avec le mouvement anti-apartheid en Afrique du Sud ou dans les rues de Belfast aujourd'hui alors que notre communauté se rassemble pour soutenir les réfugiés. »

« Je suis ravi que Fáilte Feirste Thiar et Féile An Phobail se sont joints à des artistes locaux pour réaliser une fresque murale qui exprime la solidarité continue de notre communauté avec le mouvement Black Live Matter et ceux qui font campagne pour les droits, l'inclusion économique et la fin à la répression aux États-Unis. »

Ce que nous voyons ici dans ces déclarations contradictoires, c'est la présence d'une sorte de parasitisme idéologique qui existe depuis longtemps au sein du nationalisme irlandais. D'un côté, l'histoire de l'Irlande démontre une impulsion authentique de la part des Irlandais pour récupérer leur territoire national, pour purifier et ré-établir leur culture, et de mettre fin à leur exploitation et répression de la part d'étrangers.

D'un autre côté, depuis le milieu du XIXe siècle, il a y a eu des groupes faibles en nombre mais influents, entichés des idées matérialistes étrangères de Marx et Engels, et qui dissolvent purement et simplement la lutte nationale irlandaise, et avec elle la nation irlandaise, dans une soupe internationale d'intérêts darwiniens conflictuels. Ce dernier groupe sait depuis longtemps que le support naturel des Irlandais manque à leur approche. Pour y compenser, ils ont absorbé les vrais instincts des gens tout en jouant un tour de passe-passe avec leurs véritables intentions.

Ils se cachent dans des groupes authentiquement nationalistes et parfois créent leurs propres organisations. Cependant, ils se révèlent toujours en proclamant une Irlande pour les Irlandais puis la minute suivante, se jetant la tête la première dans l'internationalisme. Ils ne peuvent pas s'en empêcher à cet égard, et c'est la caractéristique qui définit le « nouveau Sinn Féin » moderne. Observez de nouveau la déclaration de Maskey et essayez d'y trouver, partout dans ce torrent internationaliste d'absurdités, une référence aux intérêts spécifiques des Irlandais.

La tromperie idéologique et le désir de paraître « à la mode » au sein de la culture dégénérée du néolibéralisme global a mené à l'adoption de positions internationalistes de la part du Sinn Féin et de People Before Profit. Comme on le voit par son appui de la part des grandes entreprises, il est de bon ton et profitable à notre époque de soutenir les réfugiés, le mariage gay et l'internationalisation de la culture. Conscients de la nécessité de duper les instincts naturels des patriotes, ces partis doivent néanmoins s'engager dans une série de mensonges et de contradictions.


Par conséquent, nous assistons aujourd'hui à des partis travestis en « nationalistes » qui « soutiennent les familles irlandaises » en approuvant le mariage des homosexuels, qui « défendent le travailleur irlandais » en orchestrant l'importation massive de travailleurs étrangers, et qui construisent une « Irlande pour les Irlandais » en se jetant dans n'importe quelle aventure étrangère de la gauche radicale.

Un guide utile pour savoir comment ces menteurs considèrent véritablement les patriotes irlandais peut être trouvé sur site In Defence of Marxism,  en particulier un article titré Ireland: Republicanism and Revolution. Dans cet écrit, on peut s'apercevoir que le nationalisme véritable est tourné en dérision comme étant rien de moins que du « brouillard de verbiage patriote et de la rhétorique, » et « un écran de fumée de mysticisme et de démagogie. »

Ceux qui affirment qu'il y a une cause nationale, sont accusés de brouiller les « lignes de classe » et de faire la promotion d'une « unité d'intérêt imaginaire de tous les Irlandais. » La cause nationale est elle-même tournée en dérision comme étant « un mensonge et une tromperie. » Ce que ces Républicains marxistes promeuvent, c'est une lutte de classe irlandaise « non confinée par aucune frontière » - en d'autres termes, une lutte internationaliste pour le communisme qui ne peut pas être décrite comme étant authentiquement irlandaise. C'est la sorte de pensée qui est à l'œuvre au sein du Sinn Féin et de People Before Profit quand ils soutiennent les mouvements marxistes étrangers comme Black Lives Matter et les Antifas.

L'ironie suprême a été mise en lumière par Kevin Bean dans son livre de 2007 The New Politics of Sinn Féin.  Bean a expliqué que puisque toute leur rhétorique révolutionnaire, Sinn Féin a été absorbé dans le sytème mondialiste, « agissant comme des partenaires dans la stratégie communautaire de l'état, et même s'ils croyaient le déstabilisait, en pratique c'est l'état qui les déstabilisait et transformait leur stratégie révolutionnaire. »

Le communisme, et non le nationalisme, est le véritable « mensonges et tromperies. » La solidarité est inutile si elle n'est pas appliquée avant tout aux siens.


mardi 22 décembre 2020

Síol na hÉireann - Trump et Vigano, l'infiltration marxiste de l'IRA, une sainte et des puits sacrés



Avec beaucoup de retard (en partie parce que j'ai attendu un mois et demi avant de recevoir ce numéro...), voici la traduction de trois articles du numéro de septembre/octobre de Síol na hÉireann, un journal irlandais nationaliste et catholique (voir aussi ici


Make The Vatican Great Again! La lettre de Vigano à Trump


Par Gearóid Ó Colmáin



Que doit-on faire de Donald Trump ? N'est-ce pas étrange que désormais pour la première fois dans l'histoire moderne, dire quelque chose de positif sur le président américain en bonne compagnie est sujet à controverse ? Ne sommes-nous pas supposés détester ou haïr Trump ? Vous avez entendus toutes les accusations et les commentaires indignés sur son sujet. 

Sans aucun doute, vous avez entendu que Trump est raciste mais vous n'avez rien appris sur le fait que le chômage parmi les communautés noires aux États-Unis n'a jamais été aussi bas avant « qu'arrive le fléau venu de Chine. » comme Trump l'a relevé. Vous n'avez rien entendu non plus de la part des médias irlandais sur les milliers d'enseignants noirs qui apprécient le fait que Trump a sécurisé un financement décent pour leurs facultés.

L'un des plus grands scandales de l'histoire de l'Église s'est produit en 2018 lorsque l'ancien nonce apostolique des États-Unis, l'archevêque Carlo Maria Vigano a accusé le pape François de couvrir des abus d'enfants faits par des prélats au sein de l'Église.

Les accusations de Vigano contre le pape François ont été une bombe et auraient du être le centre d'attention de tous les organes d'information. Mais quand on l'a interrogé sur les allégations à une conférence de presse, le pape François a dit qu'il ne ferait aucun commentaire mais ferait confiance aux médias pour faire un travail professionnel sur le sujet. C'est ce qu'ils ont fait promptement : Vigano a été immédiatement accusé d'homophobie, de faire partie de l' « alt-right » et d'être indigne de considération.

Une grosse partie de la crise des abus sexuels dans l'Église est due au fait que des sodomites l'ont infiltré dans les années 1930 et 1940 dans le cadre du plan communiste de subversion de l'Église. Ce plan a été révélé plus tard par Bella Dodd, une activiste du Parti communiste américain. L'infiltration sodomite de l'Église a permis à des individus malsains comme le cardinal McCarrick de s'élever au sommet.

Les communistes ont utilisé la franc-maçonnerie pour infiltrer et corrompre l'Église. Des papes successifs, de Clément XII à Pie X, ont averti des dangers de la secte perfide de la franc-maçonnerie. Les catholiques d'aujourd'hui n'ont probablement jamais entendu parler du terme. C'est largement du au concile pastoral qui s'est tenu à Rome de 1962 à 1965, connu sous le nom de Vatican II. Ce que l'Église avait condamné depuis plus d'un siècle, à savoir le modernisme et le libéralisme, sont devenus la « nouvelle normalité » après Vatican II.

En conséquence, les vocations sont parties en fumée partout en Europe, et le nombre de pratiquants a décliné dramatiquement. L'Église est devenue de plus en plus laxiste et efféminée, alors que les standards éducatifs en philosophie, en théologie et en études de l'Histoire sainte dans les séminaires ont aussi décliné. Le latin, la langue choisie pour être le véhicule de la vérité de Dieu dans le monde, a été aussi supprimé des écoles – avec la pensée critique et l'argumentation logique.

Dans une lettre récente adressée à Trump, l'archevêque Vigano a déclaré son soutien au président américain. Vigano a expliqué que le monde est désormais divisé entre les enfants de la lumière et les enfants des ténèbres. Désormais, Les enfants des ténèbres ne cachent plus le fait que l'arnaque du coronavirus était simplement un outil pour faire tomber Trump. Mais lorsqu'ils ont échoué, ils se sont tournés vers la manipulation et Black Lives Matter a été mobilisé.

BLM a été créé par des agents du milliardaire gauchiste George Soros pour diviser comme outil de guerre raciale et de division sociale, un phénomène qui a toujours bénéficié au capitalisme.

BLM veut faire la promotion de la confusion de genre parmi la classe ouvrière noire. Ses membres fondateurs étaient des lesbiennes qui ont admis que leur but était de détruire la famille, la famille noire, le dernier rempart contre le nouvel asservissement des masses noires en Amérique.

Trump peut-il sauver l'Amérique ? La mère de Trump était une Écossaise de l'île de Lewis (Hébrides Extérieures – NDLT) dont la langue natale était le gaélique. Trump n'a jamais été un homme particulièrement religieux. On lui a une fois demandé s'il priait et il n'a pas été capable de faire croire que oui. Donald Trump, l'homme d'affaires, tient de son père allemand. On dit qu'il avait une relation orageuse avec sa mère, Mary McLeod. Les tantes de sa mère étaient des chrétiennes ferventes qui ont prié pour le renouveau du christianisme. Elles ont envoyé à Mary un exemplaire de la Bible en Amérique. Elle a appelé son second fils Donald d'après le pasteur local à Lewis qui y avait mené le renouveau du christianisme, le révérend Donald Campbell.

L'offensive vers la dictature du monde unifié et sous une religion mondiale est le fer de lance du pape François et de ses complices corrompus dans la hiérarchie. En tant que catholiques, nous devons montrer du respect pour le Saint Siège mais la doctrine de l'infaillibilité papale signifie simplement que les doctrines définies par le pape ex-cathedra ont autorité dans l'Église. Cela veut aussi dire que s'il publie des hérésies, nous devons nous demander s'il est ou non réellement le pape. Nous avons aujourd'hui deux papes : le pape Benoît XVI qui a démissionné mais affirme toujours qu'il est le pape « emeritus. »

« Make America Great Again » veut dire en fait « Make America Christian Again. » Nous ne devons pas avoir foi en Trump, puisque dans les derniers jours, même l'élu sera trompé par des faux porteurs de lumière et des charlatans. Mais, en tant que catholiques, nous devons reconnaître que Trump, un président ardemment pro-vie, est notre allié dans la guerre contre « l'ennemi invisible » à ce temps précis. 

En tant que catholiques, nous devons reconnaître la corruption au sein de l'Église. Il est de notre devoir sacré d'y riposter et de rejoindre une résistance de plus en plus forte au libéralisme au sein du Vatican.


Le marxisme et l'IRA : une union naturelle ou marxiste ?

Par Pádraic Mac Aodhagáin




Trahison. Comment le nationalisme irlandais a trahi le Vert pour le Rouge ? L'histoire secrète de l'infiltration marxiste dans l'IRA, par Pádraic Mac Aodhagáin

Cela pourrait surprendre de nombreux électeurs du Sinn Féin que les nationalistes irlandais considèrent Sinn Féin comme leur ennemi principal, mais c'est le cas en 2020. Sinn Féin et leurs alliés de l'IRA ont rejeté le terme de « nationaliste » pour « nationaliste progressiste. » Pourquoi ? Parce qu'ils ont adopté une idéologie marxiste, athée, internationaliste et d'extrême gauche. Ils sont désormais loyaux envers l'UE, des pro-avortement et des extrémistes des frontières ouvertes. 

Le républicanisme a toujours eu son aile gauche. Ils suffit de considérer les années 1930 lorsque les socialistes, menés par Frank Ryan, ont abandonné un IRA affaibli et largement conservateur pour former le Republican Congress (Congrès républicain). La division entre les socialistes et les nationalistes catholiques continuent de semer la discorde jusqu'à ce jour parmi les rangs des partis républicains les moins connus. Pour ceux qui savent, le Republican Sinn Féin et les organisations de 1916 (1) ont été déchirés par une scission idéologique d'origine ancienne.

En 1963, les corps de deux républicains irlandais ont été rapatriés d'Angleterre pour un enterrement républicain traditionnel. Jimmy Steele, un vétéran de la Border Campaign (campagne des frontières), a eu la tâche de prononcer l'oraison funèbre. Il a saisi l'opportunité pour tancer le nouveau leadership mené par Cathal Goulding et Sean Garland, tout en réitérant l'attitude républicaine vers la lutte armée, opposée aux politiques de gauche qui avaient consumé l'IRA.

La prise de contrôle de l'IRA de la part de Goulding a été un moment déterminant de son histoire. Son insistance sur les principes socialistes et l'agitation sociale mènerait finalement à une scission au sein de l'IRA alors que le Belfast catholique était en feu.

« The Defenders » (les défenseurs), ceux au sein de l'IRA qui avaient rompu avec le courant principal allaient continuer en former l'IRA provisoire (Provisional IRA - PIRA). C'est là où l'histoire devient un peu blasée. Le conseil armé de l'IRA provisoire, à sa formation, était composé d'hommes – largement du sud mais pas totalement – fermement anti socialistes.

Joe Cahill, commandant en second de Billy McKee, officier commandant du bataillon de Belfast et membre fondateur du Provisional Army Council (conseil militaire de l'IRA provisoire) a résumé sa pensée des années plus tard dans un interview avec le journaliste de la BBC Peter Taylor : « J'avais le sentiment que les politiques d'ultra gauche étaient neutralisées. En ce qui me concerne, le but principal de l'IRA et du Sinn Féin était de briser le lien avec la Grande Bretagne et de se débarrasser des Britanniques d'Irlande. »

John Kelly faisait partie du cercle interne du leadership de l'IRA provisoire en 1969. Interviewé par la chaîne de télévision PBS sur son rôle dans la formation de l'IRA provisoire, il n'a rien caché : « Et bien, comme beaucoup de gens sortant de prison, on essayait de faire notre vie, et donc on avait aucune opinion particulière je suppose. Et en y pensant puisque vous avez abordé le sujet, particulièrement lorsqu'est advenue l'année 69 (2), on a vu que la ligne militaire avait été négligée en faveur d'une approche plus socialiste et marxiste-léniniste avec laquelle bon nombre de républicains traditionnels était en désaccord, ce qui a amené à la rancœur au sein du mouvement républicain, la désaffection de bon nombre de traditionalistes au sein du mouvement. »

Le slogan « plutôt mort que rouge » est devenu une vision familière sur les murs de Derry et de Belfast alors que chaque faction rivalisait pour les cœurs, les esprits, et de doigts sur la gâchette envers la population catholique. 

L'IRA provisoire a pris avec elle bon nombre des opérateurs expérimentés, les membres les plus jeunes de l'IRA et son aile jeune Na Fianna Éireann. Donc, comment cela se fait-il qu'en moins d'une décennie, l'IRA provisoire et Sinn Féin allait passer sous l'influence des mêmes socialistes avec qui ils avaient rompu plusieurs années auparavant ?

La réponse se trouve dans le cessez-le-feu de 1975. Pendant que le cessez-le-feu de l'IRA provisoire contre le personnel de sécurité était suspendu, les loyalistes et les républicains se sont engagés dans des folies meurtrières en représailles, faisant de 1975 l'une des années les plus sanglantes du conflit. Sortis de prison en 1977, Gerry Adams et ses suiveurs ont prétendument commencé à sortir les membres les plus âgés et ceux venant du sud du Conseil militaire et du leadership du Sinn Féin. 

La campagne sectaire et le conflit avec l'IRA officielle ont été utilisés pour détrôner des nationalistes républicains comme Billy McKee de sa position. Les premiers signes de la prise de pouvoir peuvent être vus au Ard Fheis de 1979, lorsque la politique du Éire Nua a été abandonnée, et qu'un programme socialiste a été adopté. A partir de 1982, le Conseil militaire de l'IRA a été supposément sous le contrôle ferme de l'aile communiste de Gerry Adams. On suppose qu'Adams a été l'officier général pendant les grèves de la faim. L'autorité du Conseil militaire a été ralentie petit à petit et le pouvoir est passé aux comités nouvellement crées, tous supposément dirigés par Adams.

Ce qui restait des vieux membres nationalistes catholiques a été doucement poussé vers la sortie après le cessez-le-feu de 1998. La bête que nous voyons devant nous aujourd'hui est exclusivement une création d'Adams et de ses soutiens. Se draper dans le drapeau tricolore tout en faisant de la retape pour leur socialisme ne va jusqu'ici uniquement récupérer le ramassis d'imposteurs actuels. Mary Lou (3) peut bien être le prochain Taoiseach (4) en lice, mais l'Irlande du Sud va bientôt apprendre que, contrairement à Mao : « Ce n'est pas mieux de mâcher les mauvaises herbes du socialisme que les récoltes du capitalisme. »

Il est temps de faire revivre le véritable esprit du mouvement Fenian et reprendre le nationalisme irlandais. 

  1. 1916 a été l'année où a débuté la guerre d'indépendance irlandaise avec l'Insurrection de Pâques.

  2. 1969 a été l'année où a débuté la guerre civile nord-irlandaise (connue aussi sous le nom de  « Troubles »)

  3. Mary Lou McDonald, leader du parti Sinn Féin

  4. Premier ministre de la République d'Irlande


Noamh Adhrachta : une dévouée à Saint Patrick




Noamh Adhracht (Attracta) est la sainte patronne de la paroisse de Lough Gara et l'homonyme de la ville de Cill Athracht (Killaraght) où St Patrick a fondé un couvent pour elle.

Sa fête est le 11 août. On dit qu'elle a été une contemporaine de St Patrick qui l'a nommée première abbesse du couvent de Cill Adhracht. Elle a été dévouée à St Patrick et son couvent avait la réputation d'être hospitalier et charitable envers les pauvres.

Le couvent était en fait situé dans ce qui est aujourd'hui le vieux cimetière de Killaraght entre Monasteraden et Boyle. C'est dans la paroisse de Gurteen, dans le comté de Sligo, et il existe des références historiques à ce sujet du Ve siècle jusqu'en 1594. Tout comme le village de Killaraght, de nombreux autres endroits dans la région sont nommé d'après Attracta.

Un puit de guérison qui porte son nom survit à Clogher, Monasteraden qui a la réputation d'avoir des pouvoirs spéciaux contre les verrues et le rachitisme et un pattern (1) se tient à cet endroit chaque année pour le jour de sa fête, le 11 août. 

Une autre tradition est celle de son demi-frère l'évêque Conall qui avait une église à Drum (Drumconnell), près de Boyle. Il a refusé de la laisser s'installer près de lui car il s'était résolu à éviter la compagnie des femmes. On dit qu'en retour elle l'avait maudit avec des termes forts.

Tous les deux sont mentionnés dans le martyrologe irlandais. Tobar Adthracht, son puit sacré, a été utilisé comme rocher de messe à l'époque des Lois pénales et est utilisé aujourd'hui en souvenir de l'incroyable foi et de la détermination de nos ancêtres. A l'époque des lois pénales, il n y avait pas d'évêque à demeure et c'était les gens qui gardaient la foi par des pèlerinages et des « patterns » aux puits locaux comme celui de St Attracta, aussi bien qu'avec les messes à la maison, les confessions, les baptêmes, les mariages et les veillées. 

  1. Pattern (Pátrún en gaélique) est un terme typique du catholicisme irlandais : un moment de dévotion pour un saint dans la paroisse dont il est le patron. Cela peut être associé à la présence d'un puit sacré (Wikipédia)

Un lien sur les puits sacré d'Irlande (en anglais car en français, je n'ai trouvé que des sites fantaisistes et néo-païens...) :https://www.libraryireland.com/HealyEssays/Wells2.php



vendredi 9 octobre 2020

Síol na hÉireann - un journal antisystème

 

Rassemblement pro-vie du mouvement Síol na hÉireann  Source: youtube.com


Síol na hÉireann (graine de l'Irlande) est un mouvement politique nationaliste irlandais de sensibilité catholique. Pour sensibiliser le public à leurs idées et leur programme, ils ont eu l'idée de créer un journal qui est diffusé de manière participative : chaque personne achète un certain stocks d'exemplaires, entre 5 et 500 pour le distribuer à leurs amis, voisins, etc. ou glissés dans des boîtes aux lettres ; Une « bonne vieille méthode » qui leur permet d'éviter la censure en ligne. Ils ont néanmoins leur propre site internet. Le premier numéro est sorti l'hiver dernier. A l'heure où j'écris cet article, ils viennent de sortir le 4ème numéro. 


Contrairement aux médias « mainstream » locaux qui ressemblent à des copier-coller des notres, le ton est authentiquement local et une connaissance minimum de l'histoire du pays est recommandée pour le lecteur non-irlandais car les auteurs des articles s'y réfèrent énormément mais – mondialisme oblige – les problèmes auxquel fait face le pays ressemblent énormément aux notre : effondrement du catholicisme, immigration de masse, corruption, dictature du covid, mal-logement, chomâge etc etc


J'ai choisi de traduire 3 articles du n°2, un qui dénonce l'arnaque du faux nationalisme, le « grand remplacement » de la nation irlandaise, et la gauche qui trahit le peuple, toutes choses que l'on connait aussi que trop bien en France et bien ailleurs. 


Le mouvement libertarien irlandais. Source : spunout.ie


Ouvrez les yeux ! Les enthousiastes de la 

« libre expression » sont-ils vraiment nationalistes ?


« L'ennemi de mon ennemi n'est pas toujours mon ami » ce vieux proverbe judicieux fonctionne, et il nous vient à l'esprit quand on voit de sincères patriotes irlandais participer à des manifestations pour la « libre expression. »


Oui, nous aussi, nous nous opposons à la censure politiquement correcte ; nous aussi, nous alertons au sujet des termes en vogue de propagande tels que « racisme » et « islamophobie » pour mettre un terme à un débat indispensable sur l'assombrissement de l'Irlande. 


Nous comprenons pourquoi beaucoup de gens biens vont à ces manifestations, mais lorsqu'ils se trouvent exposés avec des portes-paroles qui sont ouvertement homosexuels, ils devraient penser qu'il y a aiguille sous roche.



Lorsqu'on cherche ce qu'il y a derrière bon nombre de ces protestations pour la « libre expression », on ne trouve pas de nationalistes concernés par l'avenir de l'Irlande et des Irlandais, mais des intellectuels libertariens, principalement motivés par le fait que les musulmans n'acceptent pas que l'homosexualité soit enseignée aux enfants.


Ces libertariens critiquent la corruption de l’État irlandais – et bien entendu la corruption est un vrai problème. Mais cherchez plus avant et vous trouverez que ces gens ne sont pas vraiment préoccupés par la corruption elle-même ; il s'emparent juste de ce problème pour avancer leur véritable agenda : une hostilité à l’État lui-même.


Ce poison intellectuel ne vient pas de nos traditions locales irlandaises, mais est importé des États-Unis, où l'hyper individualisme du gourou capitaliste Ayn Rand est utilisé par des sociétés cupides pour fournir un vernis intellectuel à leur frénésie de pillage pour une privatisation mondiale.


C'est là que les vrais nationalistes comme nous doivent prendre leurs distances avec les soutiens de la libre expression d'autant plus que les libertariens se font eux-même les tenants des « droits gays .»


Car en se faisant les chantres du rétrécissement de l’État et de la « liberté » du « big business », ils se démarquent comme les ennemis des millions d'Irlandais qui sont terrassés par l'austérité néo-libérale et la mondialisation.


Les libertariens sont dans une guerre idéologique avec les idéaux communalistes, sociaux et nationaux qui ont toujours été au cœur du véritable nationalisme irlandais. 

« La liberté nationale implique le contrôle des choses matérielles qui sont essentielles à la vie physique continue et la liberté de la nation, » écrit Pearse, continuant pour spécifier ce qu'il veut dire : « le sol et les ressources de la nation, toutes les richesses et tout ce qui produit des richesses à travers la nation. »


Plus tard, il qualifie cela en affirmant l'égale importance d'un peuple libre comme étant enraciné dans l'institution de la propriété privée dans la ferme familiale mais, au final, l’État est le garant de l'Irlande matérielle comme spirituelle.


L’État irlandais et non pas quelque société mondiale immonde ou une banque de Wall Street. Par conséquent, le nationalisme irlandais et l'individualisme libertarien sont dans un monde à part. 


Finalement, que penser de la « libre expression » ? Síol na hÉireann croit-il à la libre expression ? Non, nous n'y croyons pas.


Car la libre expression pour les pédophiles, cela signifie le « droit » d'enseigner le LGBTQ et la perversion aux enfants de six ans.


La libre expression pour les islamistes, cela signifie le « droit » de prêcher la haine et le meurtre de chrétiens.


Pour les militants athées, la libre expression signifie le « droit » de blasphémer et de saper les fondations morales d'une société décente.


La libre expression pour les avorteurs signifie le « droit » de répandre une propagande pour ceux qui font du commerce avec des membres de bébés massacrés.


De telles idées et activités posent un danger mortel à la nation irlandaise, elle ne méritent pas la liberté. Et elles ne méritent certainement pas le soutien des nationalistes. 


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Le retour du « An Spailpín »


L'économie néolibérale irlandaise actuelle ne sert pas le travailleur irlandais, elle bénéficie aux plus riches.


Pendant des siècles, les Irlandais sont partis à l'étranger pour gagner leur vie. Connus sous le nom de « Spailpini », les travailleurs migrants fuyaient la pauvreté pour trouver un travail temporaire à l'étranger, faisant des allers et retours comme travailleurs saisonniers.


Aujourd'hui, nous sommes le pays cible de travailleurs migrants cherchant un revenu plus élevé, mais « An Spailpín » est toujours forcé de fuir le pays.


Depuis la crise de 2008, plus de 384.900 travailleurs irlandais sont partis pour trouver du travail à l'étranger, quittant ce qui est supposé être une économie riche et vibrante pour trouver des conditions de travail décente.


Une moyenne de 39.200 travailleurs quittent le pays chaque année depuis 2010 avec seulement 23.700 qui reviennent année après année.


Chaque année, l'Irlande perd ses docteurs, infirmières, commerçants et entrepreneurs les plus productifs pour le marché étranger de cette façon.


Pourquoi vont-ils à l'étranger aujourd'hui ? Pour les mêmes raisons que dans le passé, mais la cause de leur fardeau est différent.


Selon des chiffres du CSO, un nombre stupéfiant de 491.639 travailleurs étrangers ont un emploi dans l’État Libre en 2018.


Avec la loi de l'offre et de la demande, le prix du travail baisse et plus importante est l'offre. Plus il y a de travailleurs, plus le salaire est bas, ainsi avec presque un demi million de travailleurs étrangers en Irlande, est-ce surprenant que des jeunes Irlandais soient forcés de partir à l'étranger pour trouver un emploi rémunéré ?


Selon des chiffre du CSO pour 2018, des jeunes Irlandais qui recherchent leur premier emploi se trouve en compétition avec 82.635 immigrants pour des emplois dans les secteur de l'hôtellerie et de la restauration, et 68.478 le commerce de gros et de détail.


Nos infirmières et médecins, hautement qualifiés et dont nous avons fortement besoin sont forcés d'être en compétition avec 33.724 immigrants employés dans le secteur de la santé et du social en 2018, menant en partie à des conditions de travail horribles et les salaires injustes dont ils souffrent.


Les maux séculaires de l'émigration auraient pu avoir un terme dans ce pays si ce n'est pour ce que la Banque centrale irlandaise appelle « l'effet modérateur du salaire » de l'immigration de masse.


L’État Libre a pris une position pro-marché, soutenant l'immigration de masse pour écraser les salaires irlandais, Síol na hÉireann croit en des emplois irlandais pour les travailleurs irlandais. 


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Source : amphoblacht.com


Tout ça pour ça ?


Est-ce que des générations de rebelles irlandais ont donné leurs vies pour « l'égalité » et les « droits » LGBT, ou pour la liberté nationale et l'identité irlandaise ? Se demande Keith Woods


Sinn Féin s'attend a ce que vous croyez que la campagne menée par l'IRA, les attentats à la bombe, les fusillades et les grèves de la faim ont été effectuées pour l'égalité. Ils nous disent que Bobby Sands s'est laissé mourir de faim pour que les gens puissent être plus égaux. Les sentiments ethno-nationalistes exprimés par les révolutionnaires sont discrètement glissés sous le tapis – il ne s'agissait pas d'être irlandais. Il s'agissait d'être égaux devant la loi.


Le problème avec le récit de Sinn Féin, c'est que tout le monde sait que c'est erroné. Personne ne s'est laissé mourir de faim pour l'égalité, la justice et les droits, mais l'histoire nous démontre que dans les moments les plus difficiles, c'est Dieu, le sang et le sol qui sont capables de conduire les hommes vers l'héroïsme le plus extrême.


C'est pourquoi Staline, faisant face à l'invasion de la Wehrmacht, a appelé le conflit la « Grande Guerre Patriotique », ce qui était attrayant pour le nationalisme des Russes de souche, et il a décrit la lutte comme faisant miroir à la lutte contre l'invasion napoléonienne un siècle auparavant. 


Tout fanatique qu'il était quant à sa vision du monde, Staline a néanmoins reconnu que ce n'était pas le communisme mais le nationalisme qui unirait son peuple et encouragerait le plus grand sacrifice de soi.


En ré-écrivant la lutte du nationalisme irlandais contre la Couronne britannique comme étant une lutte pour réaliser les valeurs universelles de justice et d'égalité, plutôt qu'une lutte ethno-nationaliste pour la liberté et le droit à l'auto-détermination pour les Irlandais. Non seulement Sinn Féin présente sous un faux jour la nature de la lutte, mais ils font une injustice à chaque Irlandais et Irlandaise qui a contribué à cette lutte.


Il doivent le faire car ils ont adopté des positions politiques internationalistes qui sont entièrement incompatibles avec le désir de la survie et la liberté de l'Irlande.


« Qui contrôle le passé, contrôle le futur » a écrit Orwell, et c'est pourquoi nos leaders ont l'intention d'abâtardir l'histoire et la nature du nationalisme irlandais pour en faire quelque chose que rares sont ceux qui l'ont propagé historiquement arriveraient même à le reconnaître.


Par conséquent, la question pour le Sinn Féin d'aujourd'hui, est : à quoi cela rime ? En voulait-on en arriver avec les attentats à la bombe, les assassinats, l'internement, les grèves de la faim, le souffrance d'innombrables Irlandais ? Est-ce quelqu'un peut sérieusement dire que le point culminant de cette lutte est l'Irlande d'aujourd'hui ?


Une Irlande dans laquelle les Irlandais sont réduits au silence par une loi draconienne contre les discours de haine que Sinn Féin a applaudi ? Une Irlande qui va assister au fait que les Irlandais vont devenir une minorité ce siècle-ci si les tendances actuelles continuent ? Une Irlande qui a abandonné ses traditions et a adopté l'évolution vers une autre vassalité sans identité du néo-libéralisme économique et de l'internationalisme ? Ce sont ces choses, de façon implicite ou explicite, que Sinn Féin applaudit. En faisant cela, il piétine les tombeaux de nos héros nationaux.


En septembre 1913, W.B. Yeats se lamentait sur la mort du nationalisme romantique irlandais : 


Was it for this the wild geese spread

The grey wing upon every tide...

Romantic Ireland's dead and gone,

It's with O'leary in the grave.


Était-ce pour cela que l'oie sauvage a étendu

Son aile grise sur chaque marée... 

L’Irlande romantique est morte et s'en est allée, 

C'est avec O'Leary dans le tombeau.


A différentes époques, l'Irlande a fait face à une quasi extinction d'un idéalisme national qui renaît toujours grâce à quelques idéalistes dévoués. Aujourd'hui, se lamenter sur la mort de l'Irlande Romantique est sûrement plus approprié qu'à l'époque de Yeats. 


Aussi bien qu'il a décrié l'attitude matérialiste et à courte vue des hommes de son temps, il n'auraient sûrement pas pu concevoir les maux d'un gouvernement indépendant irlandais – avec le soutien total de chaque parti politique important – qui non seulement permet, mais est activement participant dans le remplacement des Irlandais dans leur propre pays.


En tant que véhicule historique d'un authentique sentiment nationaliste, c'est Sinn Féin plus que quiconque, qui doit porter le fardeau de la honte pour cette tragédie.



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