mardi 30 avril 2019

Semaine sainte après l'incendie

Source : francetvinfo.fr


Samedi 13 avril 2019

Depuis mon dernier passage vers Noël sur cette route, les graffitis étaient restés en place, en particulier celui dénonçant la criminalité de l'élite. Il avait été peint sur une glissière en béton le long d'une route nationale menant à un col . 


"Mort aux bourreaux pédophiles"


Seul, un graffiti contre Macron avait été raturé, sans doute par un agent du pouvoir déguisé en rebelle, un de ceux qu'on appelait les antifas. Il avait bien sûr traité l'auteur du graffiti de fasciste par un petit message rageur inscrit à côté du graffiti raturé. Etre traité de "fasciste" était la condamnation suprême par le pouvoir et quand on est vilipendé par le pouvoir, c'est la consécration suprême. Heureux les persécutés !

Comme on était un samedi, quelques irréductibles Gilets Jaunes campaient toujours sur des ronds-points malgré la ruine du mouvement et sa récupération par l' "opposition officielle", celle qui soutient "l'écologie" et donc l'augmentation du prix du carburant... Et qui sert de combustible à la construction du gouvernement mondial.

Certains ronds-points étaient ornés de croix jaunes, en souvenir des victimes de la répression policière et d'accidents lors de la grande époque du mouvement pendant l'automne 2018. Ces croix démontraient aussi la survivance de la culture chrétienne chez ces activistes issus de la France profonde. 

Du 15 au 21 avril 2019

   L'Auvergne fait partie de cette France déchristianisée plus tardivement qu'ailleurs. Les prêtres réfractaires y étaient nombreux pendant la Révolution Française et dans les années 70, quand j'étais enfant et que j'y venais en vacances, la vie catholique avec les messes, les objets de piété dans les foyers et les célébrations, type pèlerinages et dévotions à la Vierge étaient encore nombreux dans la région surtout sa partie montagneuse, qui est, encore aujourd'hui jalonnée d'innombrables croix en granit. Dans le même temps, la région où je demeurais habituellement enfant et adolescente était plus largement déchristianisée, le village où je vivais était aux mains des communistes et j'avais assisté à des moqueries de la part d'adolescents envers le curé du village quand j'avais environ dix ans, alors qu'il était venu me défendre après que ces jeunes m'ait fait tomber de mon vélo, alors que je me rendais au catéchisme. Le curé avait le caractère vif et la colère lui avait fait perdre sa vigilance, il trébucha et tomba à terre. Les adolescents rirent de plus belle.

Mais lisons ce qu'en dit Emmanuel Todd :

"C'est en 1791 qu'apparut pour la première fois la carte qui allait structurer pendant près de deux siècles la vie politique française. L'historien américain Timothy Hackett a mis en forme cartographique le choix des prêtres qui acceptèrent ou refusèrent de prêter serment à la  Constitution civile du clergé votée par l'Assemblée constituante le 12 juillet 1790. Ce texte prévoit l'élection des curés et des évêques par les fidèles, éliminant ainsi le pouvoir du pape.
C'est alors que se manifeste l'opposition géographique entre une France déchristianisée où les curés acceptent la subordination de l'Eglise à la Révolution, et une France catholique appelée à devenir le bastion le plus stable de la droite française. La France déchristianisée est pour l'essentiel un bloc central, un Bassin parisien étiré le long d'un axe oblique allant des Ardennes à Bordeaux, auquel il faut ajouter la majeure partie de la façade méditerranéenne. La France fidèle à l'Eglise est constituée d'une constellation de provinces périphériques, à l'ouest, au nord, à l'est, dans le Massif Central et le Sud-Ouest. Il y aura quelques évolutions par la suite mais la sociologie religieuse, fondée par Gabriel Le Bras au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale , montre pour l'essentiel, la pratique religieuse ne s'est jamais relevée dans le Bassin parisien et sur la façade méditerranéenne de son effondrement du milieu du XVIIIe siècle. Elle a résisté avec efficacité dans les bastions périphériques jusqu'au début des années soixante. (...) 
Dans ces régions, le catholicisme, bien loin de s'effriter, s'est, en pratique, consolidé tout au long du XIXe siècle. Sa puissance retrouvée a fait peur et conduit les hommes de la République à réaliser en 1905 la séparation des Eglises et de l'Etat. (...)
Lors de l'élection du Front populaire en 1936, les pôles de résistance de la droite conservatrice dessinent toujours la même constellation périphérique. (...) La complémentarité géographique du catholicisme et du communisme est l'un des traits frappants de la géographie politique de la France durant les trois décennies qui suivent la Seconde Guerre Mondiale.
Cette belle structuration religieuse s'effondre par étapes à partir du concile Vatican II (1962-1965)... Le reflux n'est pas seulement français ; il définit à l'échelle de l'Occident, une crise terminale du catholicisme. (...)

Emmanuel Todd, Après la démocratie, pp. 22-24

De quoi comprendre longtemps après le gouffre culturel qui séparait ma région d'origine de ma région d'adoption et à fortiori, ma complicité avec des pays considérés comme des bastions catholiques comme l'Irlande, le Portugal ou la Pologne. Surtout l'Irlande. Tout cela sans avoir une conscience claire de cela jusqu'à mes 50 ans.

La propriétaire du gîte auvergnat où j'ai séjourné entre les Rameaux et le Vendredi Saint est catholique, elle fait partie de la vieille génération qui a été entraînée par les hérésies de Vatican II et qui lit la Vie, mais qui garde certaines valeurs comme celle de s'intéresser à ce qui se passe au delà de son univers quotidien, de bonnes manières et un certain goût pour les bonnes choses et la convivialité. Alors qu'on était encore un période de Carême, elle nous a proposé à mon conjoint et moi de la soupe de champagne, une sorte de cocktail que l'on ne connaissait pas. Je préférais du jus de fruit. Mon conjoint lui, accepta et trouva ça bon. La dame, avec des amis, cassait des noix pour en faire de l'huile qui allait être confectionnée dans un moulin artisanal et ce ne sont pas des mauvais snackings de supermarché que nous avons eu pour accompagner nos boissons mais des gougères. Les hypermarchés de la région, ou du moins le rayon traiteur, ressemblent quasiment à des épiceries fines en comparaison de ce qui a cours dans notre département de résidence. On peut par conséquent, imaginer les rayons des charcuteries situées en centre ville. Une débauche de produits goûteux. Dans les vitrines, des pâtés à la gelée, finement décorés, sont souvent exposés. Dans la petite ville où vivent mes parents, on trouve encore trois crèmeries, un type de magasin en voie de disparition dans d'autres endroits. Les prix y sont doux, les fromages succulents. Il y avait sans doute un lien avec l'analyse d'Emmanuel Todd.

Dans un ancien bastion du catholicisme où j'avais séjourné, à l'ouest de la France en 2013, j'y ai eu la surprise d'y trouver une boutique où l'on vendait des tenues de baptême traditionnels, j'ai pu voir une mère essayant une robe blanche en tulle avec un bonnet assorti à son bébé. C'est la première fois que je voyais cela depuis des décennies. Le dimanche, je vis des familles traditionnelles bien habillées se rendant à la messe. Dans cette petite ville, j'ai aussi trouvé un marché où j'achetais des légumes à la qualité et des prix dignes de mon enfance.

Sinon, comme partout ailleurs en France, la culture et les spiritualités alternatives avaient gagné une bonne place, autant en Auvergne qu'au bord de l'Atlantique. Peut-être plus qu'ailleurs. Quand on saute dans le train en marche après avoir été à la traîne, on est plus zélés que les autres !



 La dame du gîte avait été choquée par la débauche d'argent proposée par des oligarques pour la restauration de Notre Dame de Paris.

Le jour de l'événement, j'ai remarqué une affiche au bord d'une route : un spectacle proposé par une compagnie théâtrale locale appelée "Quasimodo". Je musardais ensuite sur l'incroyable popularité du roman de Victor Hugo campé à l'ombre d'une cathédrale dont j'ignorais qu'elle allait être la proie des flammes quelques heures plus tard, et sur le personnage de Quasimodo et ce que cela m'inspirait : que la laideur est une malédiction mais qu'elle peut cacher une âme belle comme ce personnage difforme qui, même sans espoir de retour, aime Esméralda. Aimer au vrai sens du terme. Ce n'est pas un sentiment, c'est avant tout se donner à l'autre gratuitement et sans condition. Savoir traduire en acte un amour qui n'est pas forcément payé de retour. Et cela chagrine nos grands esprits freudo-marxistes car ce n'est pas sexuel. Ou pas seulement. Ou pire pour eux : cela sublime le désir sexuel.

C'est aussi le christianisme qui nous le dit.

"Quasimodo, le bossu de Notre-Dame" film de Charles Laughton diffusé sur Arte deux jours après l'incendie

Plus tard dans l'après-midi, je me suis sentie assaillie d'une tristesse infinie : je devenais vieille. Mis à part avoir eu des enfants ce qui plait à Dieu, je n'avais rien fait d'intéressant jusque là et je serais désormais en grande difficulté pour vraiment agir. Je manquais d'argent pour visiter des lieux saints, trop timide pour évangéliser, trop vieille pour participer durablement à la lutte contre Satan. J'avais aussi l'impression que ma foi était juste du cinéma et que j'abusais avec de belles paroles des amis virtuels sur internet qui avaient l'air d'être persuadés que j'étais une personne sincèrement croyante, des gens visiblement aux belles âmes et sans esprit retors. Environ dix personnes que j'aurais aimé connaître plus, non pas par curiosité malsaine mais pour échanger des discussions in situ et sans l'aide d'internet. On pouvait ajouter quelques autres, non croyants, mais dont j'espérais la conversion.

Plus tard, alors que je m'étais arrêtée à un stade pour que mes enfants jouent un peu au ballon, il m'a semblé que je revenais de loin et je ne comprenais pas ce qui m'était arrivé.

J'ai des désirs étranges comme celui de devenir une héroïne ou une sainte, je trouve cela bien prétentieux et pourtant, c'est le vrai but de tout catholique digne de ce nom. J'en suis encore bien loin.

Ce lundi soir, Je vis la flèche de Viollet-le-duc enflammée, sans comprendre sur le coup ce qui se passait. Sur cette chaîne de télé, des journalistes au regard vide semblaient ne pas comprendre la portée de l'événement. L'incendie d'une cathédrale majeure ou d'un entrepôt, c'était du pareil au même. Il devait en être de même sur les autres chaînes. Et à la radio. Et dans les "grands journaux de référence".

Les jours suivants, de beaux messieurs libéraux, libertaires, aimant l'argent, la gloire, la vacuité, la célébrité, le clinquant et notre beau régime maçonnique et macronesque louaient Notre-Dame. Une cascade de mots d'amour factices, des larmes de crocodile qui m'avaient laissé pantoise, il semblait que la petite dame catholique, propriétaire du gîte, n'était pas dupe non plus. Il était possible que le "je suis Charlie" soit remplacé par le "je suis Notre-Dame" par des gens qui voulaient mettre la Dame, la Reine de France, au rebut tout en craignant son coup de talon qui aurait écrasé les serpents qu'ils étaient. Il se moquait mais avec une certaine crainte révérencieuse.

J'ai fini par me connecter à mon monde virtuel grâce à un smartphone. Y accéder tout en étant en Auvergne me procurait de la satisfaction. J'y restais peu et allais à l'essentiel car j'avais d'autres envie off the web. Plus rien ne me manquait. Notre-Dame était le grand sujet de discussion, de la moindre réflexion sans aucun sens aux articles les plus subtils. La caste, se sentant toute puissante, avait fait des négligences qui dessillaient les yeux de nombreux internautes.

Le jeudi saint, je me suis rendue dans un monastère bénédictin  moderne. A une époque où il était de bon ton de fonder des communautés hippies, des religieux avaient fondé ce monastère dont l'aspect extérieur en béton n'était pas engageant, mais on s'y sentait bien à l'intérieur. Dans la chapelle, on était happés par de l'orgue. La boutique regorgeait de livres sur le christianisme, de Léon Bloy au Pape François. Il y en avait pour tous les goûts. Il y avait aussi des "bondieuseries" mais toutes aussi jolies les unes que les autres. Je me suis surprise à en acheter ainsi qu'un petit livret de prière. Ma mère qui m'accompagnait se plaignit de ne pouvoir payer en chèque et en attribua la faute au fait que la communauté bénédictine qui occupait les lieux était"conservatrice"... Le curé moderniste de sa paroisse faisait son oeuvre. Elle ne fit aucun signe de croix, aucun moment de méditation, encore moins de prières dans ce lieu.




En fait, le monastère fait partie de l'Eglise catholique "officielle" mais ne verse pas dans le modernisme débridée. Sans doute la "branche" du catholicisme représentée par le cardinal Sarah et Benoît XVI. La communauté bénédictine des lieux est active dans la procédure de béatification du prêtre réfractaire auvergnat François Gaschon.

Les moines comme la plupart des gens en retraite sur place affichaient le regard typique de ceux qui n'ont pas l'esprit tordu et qui n'ont pas peur du prochain. Un vieil hameau à quelques centaines de mètres du monastère avait été transformé en lieu de résidence pour des gens cherchant un "séjour spirituel". On y reconnaissait facilement le milieu bourgeois catholique, qui ici, montrait son meilleur visage. Des gens polis voire spontanés et des enfants remuants et nombreux. Il y avait beaucoup de poussettes. Ils acheminaient des cagettes de victuailles et un container était entièrement rempli de bouteilles de bière belge vides... Heureusement que la gauche nous explique que les catholiques n'aiment pas le plaisir !

Il n'est pas impossible qu'à la fin des temps, les quelques uns qui suivront encore Jésus-Christ au lieu de l'Antéchrist écologique devront se réfugier dans des lieux comme celui que j'ai visité pour le Jeudi Saint : des nids d'aigle à l'abri du tumulte et du regard.




Ces familles m'avaient rappelé ma fascination initiale pour le catholicisme : un monde qui s'opposait à la stérilisation et au sexe sans procréation, tout cela avait personnalisé ma rébellion inconsciente contre la culture de mort. Il y avait sans doute un lien aussi avec la nourriture et la façon d'être avec les autres. Tout ce qui est organique et essentiel.




C'est une volonté de prier qui avait animé mon Vendredi Saint. Toutes les églises des environs étaient fermées. Seul la majestueuse abbatiale où ma mère suit la messe du dimanche était ouverte. Elle est d'ailleurs ouverte tous les jours car elle est sans cesse envahie de visiteurs venus eux, pour le patrimoine. L'un d'entre eux, une femme dans la cinquantaine, avait contemplé le regard vide la statue de la Vierge installée dans la crypte. Elle semblait ne pas en comprendre la signification. Face à elle,  La statue et la châsse de Saint Austremoine, abritées par d'épaisses vitres, ressemblaient à des fétiches figés. On avait pris soin d'éliminer ce qui rappelait la foi des anciens.  Le matin-même, J'avais lu un article expliquant la place et la signification de la culture dans notre monde contemporain. Comme cela s'était produit plusieurs fois avec d'autres articles du même auteur, des mots précis avaient remplacé mon mal-être et une compréhension diffuse des choses et je contemplais d'un oeil neuf ces curieux qui rentraient dans l'abbatiale parce qu'un office du tourisme leur avait conseillé de le faire. Mais je rêvais d'une chapelle perdue car dans cette abbatiale, quelqu'un en prière pouvait être pris pour un intervenant culturel mettant en scène le catholicisme du Moyen-Age. On pourrait même me prendre en photo.

Quelques années auparavant, la châsse qui contenait les restes de Saint Austremoine, le grand évangélisateur auvergnat, avait été volée et trimbalée sur la planète entière avant d'être restituée à l'abbatiale. Tout cela s'était passé dans une non-civilisation qui se gaussait du "trafic de reliques" du Moyen-Âge.



Les gens acceptent sans broncher le discours schizophrénique qui explique que le Moyen-Âge est une période noirâtre où la grande distraction était de brûler des sorcières ou de torturer des hérétiques. La pensée occidentale, éclipsée pendant dix siècles, allait miraculeusement resurgir à la Renaissance ! A se demander comment il avait été possible que les écrits des penseurs grecs et romains avaient-ils pu être cachés durant tout ce temps !

 Dans le même temps, il faut valider la thèse que les cathédrales, les châteaux, les monastères et les maisons anciennes étaient le fruit d'artisans très compétents et très organisés. Un grand raisonnement mathématique a été à l'origine du juste équilibre et de la solidité des cathédrales. Le gothique avait été un progrès technique par rapport au roman. Prière de ne pas voir de contradictions flagrantes entre les deux assertions ! Prière de croire que des barbares superstitieux obsédés par les flammes purificatrices, étaient des bâtisseurs plus compétents que Bouygues !

La Vierge de la crypte occupe le seul endroit de l'abbatiale qui semble fait pour les catholiques traditionnels avec sa chaise conçue pour s'agenouiller et le Je vous salue Marie inscrit sur un panneau de lave émaillé. De ce que j'en sais, les messes animées par le curé moderne qui officie en ce lieu n'incluent plus cette prière. Des petits panneaux en carton ont été installés sur le grand rideau qui cachent les travaux de rénovation d'un transept. Il y était inscrit paix et fraternité comme autant de mantras louant les valeurs des Droits de l'Homme.

Le samedi, sur le chemin du retour, les Gilets Jaunes étaient encore fidèles au poste. Leur visage révélait bien leur appartenance aux classes négligées par l'élite, ces gens simples qui aiment le football ou la moto. J'ai pris mon déjeuner dans une cafétéria que j'avais lié à "l'esprit Gilets Jaunes" après l'avoir découverte l'hiver dernier. Elle est située dans une petite ville ouvrière provençale. On y sert des menus généreux et ce jour là, veille de Pâques, on offrait un kir, une boisson populaire et conviviale inventée par un chanoine et qui devait représenter l'horreur absolue pour tous les bobos qui occupaient les villages alentours. Ces villages, souvent très beaux, étaient devenus la demeure d'artistes, de vacanciers cossus et de résidents venus des pays les plus riches d'Europe. Les premiers occupants étaient des gens de la contre-culture des années 70. Comme toujours, ils ouvraient la voie à l'argent, à la destitution de la culture paysanne et même de la population locale. La cafétéria aux assiettes copieusement garnies narguait les restaurants branchés des villages, dont le contenu des assiettes étaient moins généreux que les prix.

C'est ainsi qu'avec quelques heures d'avance, j'avais terminé le Carême.

Pour la première fois depuis ma conversion, je suis allée à la messe dans les environs de mon domicile pour le jour de Pâques. J'ignore ce qui m'en a empêché jusque là. Dans cette zone peu peuplée, les environs c'est 25 kilomètres plus loin. On y donnait une messe de "rite extraordinaire" dans la cathédrale romane. Il y avait assez peu de monde. Je n'ai pas pu savoir si l'incendie de Notre Dame a eu un effet sur la fréquentation des églises pour des raisons cultuelles. Il y avait un noyau de fidèles dont la foi m'a semblé sincère. Ils chantaient magnifiquement. L'un d'eux, un Africain, assistait le prêtre. Il y avait deux autres Africains et un Asiatique ce qui me fit penser que la thématique de l'immigration est bien plus complexe que ce que la France Insoumise ou le Rassemblement National en disent.

Il y avait trois enfants dont un petit garçon qui gardait les mains jointes et s'agenouillait. Il n y avait rien de prévu pour les fidèles traditionnalistes et les gens s'agenouillaient à même le sol.

Mon esprit parfois tordu me fit penser que cette sorte d'humiliation avait été peut-être prévue lors du grand chamboulement du catholicisme des années 1960 quand on avait installé des chaises ordinaires dans les églises.

Lundi 22 avril 2019

Une vision lui fit horreur : la photo de toutes jeunes filles en habit de communiante allongées sur des brancards, figées dans l'innocence et la pureté. Tuées par le mal absolu. Le lien avec l'incendie de Notre-Dame était évident. Si les gens ne sortaient pas de leur torpeur, Satan n'aurait aucun mal à établir son royaume.



source : Christianophobie.fr



dimanche 28 avril 2019

L'incendie rabbinique d'églises et la parrhésie du Christ : réflexions sur le Vendredi Saint



[Ludovic Marin/Agence France-Presse — Getty Images]


" Car les statuts des peuples ne sont que vanité. On coupe le bois dans la forêt; la main de l'ouvrier le travaille à la hache." Jérémie 10:3

Dans cet écrit, je veux suggérer que le Christ est un diseur de vérité révolutionnaire (parrhésiaste) dans un monde factice dirigé par les pharisiens dont le discours est caché et dont les esprits sont voilés de la vérité. Le Christ appelle l'apôtre André en premier parce qu'il a la virilité et la bravoure pour dire la vérité au pouvoir. Pour se confronter au Nouvel Ordre Mondial, nous devons devenir des diseurs de vérité, baptisés par le feu et prêts pour le martyre.

Les rabbins qui brûleraient bien nos églises

On a demandé à Shlomo Aviner, un rabbin israélien, comment les Juifs devaient réagir au récent incendie de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Il a expliqué que les Juifs n'étaient pas obligés de s'en réjouir pour le moment. Cependant en Israël, on demande de brûler des églises. Il a dit que beaucoup de Juifs refusent d'aller en Israël du fait que c'est un principe (mitzvah) de brûler des églises.

Alors qu'on lui a demandé si ses commentaires allaient offenser les chrétiens, le rabbin a répondu : "bien sûr mais nous devrions vraiment ne pas exprimer trop de sympathie." Il a expliqué qu'il est possible que l'incendie soit une punition des catholiques de la part de Dieu pour leur "idolâtrie". Il a expliqué que les musulmans ont la même opinion.

Aviner proclame que les chrétiens sont les ennemis numéro un des Juifs et devraient être punis. Il déclare que les chrétiens essayent de convertir les Juifs et sont responsables de l'Holocauste.

Ainsi, selon le rabbin Aviner, pour le moment les Juifs ne sont pas obligés de brûler des églises à moins qu'ils soient en Israël. Bien voyons, quelle bonne nouvelle ! La persécution des chrétiens en Israël est bien documentée. En fait, il est désormais prédit qu’il n' y aura bientôt plus de chrétiens en Israël à cause des persécutions. Les églises sont réduites en cendres par des Juifs extrémistes.

Baruch Marzel, le leader du parti israélien Otsma Yehudit, qui est en train de négocier avec Benjamin Nétanyahou pour former un gouvernement, a aussi applaudi l'incendie de Notre-Dame.

Marzel a dit que c'était une vengeance divine pour le Talmud brûlé devant la cathédrale en 1242.

Pendant des siècles, l'Église n'était pas au courant du contenu du Talmud. Avec le développement des connaissances cependant, cela a changé au XIe siècle. Lorsque Nicolas Donin, un Juif converti au christianisme a révélé les passages sur le Christ brûlant dans des excréments en enfer au pape Grégoire IX, celui- ci a été choqué et a exigé que les rabbins de Paris s'expliquent. On leur a demandé de réfuter ces allégations. Du fait qu'ils aient été incapables de le faire, 10.000 exemplaires du Talmud ont été brûlés devant Notre-Dame.

L'ancien architecte en chef de Notre-Dame, Benjamin Mouton, a expliqué que l'incendie n'a pas pu être causé par un circuit fermé. Il a expliqué que toute l'électricité de la structure en bois avait été enlevée ; le bâtiment était surveillé jour et nuit, et il aurait fallu une explosion massive pour mettre le feu au bois qui était extrêmement résistant au feu mais le chef de la Police a dit que c'était un circuit fermé, donc la question est réglée. Dans le monde pharisaïque, le pouvoir détermine la vérité.

Les francs-maçons français ont appelé à la "reconstruction du temple". La mosquée Al-Aqsa à Jérusalem a été incendiée au moment-même où Notre-Dame prenait feu aussi. Les sionistes appellent à la "reconstruction du temple". Ils n'ont pas caché leur désir de détruire la mosquée Al Aqsa. Le rabbin David Touitou a expliqué que : "l'Islam est le balai d’Israël ». Il est plus logique que le balai et celui qui est frappé par lui soient unis pour désarmer celui qui le manie, plutôt que de devenir son esclave en se combattant.

Panamza Info a révélé qu'un Israélien a été arrêté sur le site. Apparemment, il se comportait de manière suspecte pendant les heures qui ont précédé l'incendie. Beaucoup de gens ont remarqué que la réaction de la brigade des pompiers a été lente. Le chef de la brigade des pompiers, Philippe Boutinaud, a été entraîné en Israël. Il a supervisé une simulation d'attentat terroriste au Stade de France le 13 novembre 2015, quelques heures avant que débute l'attentat terroriste.

Les seules personnes qui ont été arrêtées après l'attentat du 11 septembre à New-York, Washington et en Pennsylvanie en 2001 étaient des Israéliens. Certains étaient en possession d'explosifs. D'autres célébraient les attentats. Ils ont été relâchés. Plus tard, Fox News a révélé que les Israéliens ont dirigé la plus large opération d'espionnage de l'histoire des États-Unis. Le reportage a été immédiatement censuré.

Une vidéo montrant quelqu'un sur le toit de Notre-Dame une heure et demi avant que l'incendie soit signalé, suivi d’un point lumineux, a été vérifiée par l'Agence France Presse. Ils disent que cela ne prouve rien. Bien sûr que non. Cela prouve seulement que quelqu'un était sur le toit et qu'il y avait un point lumineux !

Le fléau de la haine

Pour les chrétiens, le Vendredi Saint sert à réfléchir sur l’amour triomphant de la haine sur la croix. Un de mes amis qui est juif et qui s'est converti au catholicisme, m'a expliqué qu'il ne pouvait pas comprendre l'injonction : "Aimez vos ennemis". Il m'a expliqué que sa vie avait été un enfer sous le judaïsme. Il a expliqué que les membres de sa famille en Israël lui avaient dit que les Gentils sont des sous-hommes. La croyance que les Gentils sont des sous-hommes vient du Talmud, l'un des livres "sacrés" de la religion des pharisiens qui a été codifié plus de cent ans après la crucifixion.

La religion de l'Ancien Testament est, strictement parlant, hébraïque. Tel quel, elle a peu de sens et mène à la tyrannie sur les Juifs qui le suivent et sur les Gentils sur qui elle est imposée. Le chaos de l'Ancien Testament est résolu et surmonté par le logos pacifique du Nouveau.

Dans la Bible, le Christ est continuellement persécuté par les pharisiens. Il les décrit comme ceux qui disent être Juifs ou de Judée (Judaios en grec) mais ne le sont pas et sont la Synagogue de Satan.

Les pharisiens ne pouvaient pas accepter que Dieu leur ait envoyé un messie qui était si humble. Ils s'attendaient à un super-héros qui aurait fait des Juifs les suzerains de la terre. Le problème des pharisiens était leur orgueil. Dans le christianisme, l'orgueil (superbia en latin) est le péché suprême. C'était l'orgueil de Lucifer qui a causé sa chute du Paradis. L'orgueil est un obstacle à la connaissance, puisqu'il agit comme un voile sur le cœur. J'utilise ici le mot cœur dans son ancienne signification d'esprit. L'ancien monde croyait que le cœur était le siège de l'âme et de l'intellect. C'est pourquoi on se réfère au Christ en tant que logos incarné comme le Sacré Cœur. Une recherche récente en cardiologie semble suggérer qu'il y aurait une certaine validité à ces croyances. Le cardiologue Rollin McCraty proclame que le cœur a un système neurologique avancé qui envoie plus de signaux au cerveau que l'inverse.

L'enseignement chrétien sur les Juifs est simple. Les pharisiens, dont les fidèles d'aujourd'hui sont appelés Juifs, ont demandé aux Romains d'exécuter le Christ. D'un point de vue chrétien, cela veut dire que les Juifs sont coupables de déicide. Contrairement à la croyance populaire, la doctrine n'a jamais changé. Nostra Aetate, le document de Vatican II qui concerne les autres religions, a simplement clarifié la position de l'Église. Mais, comme tous les documents de Vatican II, il a été conçu pour saper la position chrétienne correcte sur la question des Juifs. En d'autres mots, il a été fait pour faire penser que l'Église avait changé sa position. Les documents affirment que "pas tous les Juifs" avaient tué le Christ mais l'Église n'avait jamais enseigné une telle absurdité. Cependant, les rabbins à travers le monde proclament que tous les chrétiens et tous les gentils sont responsables de l'Holocauste. Nous avons une dette collective et éternelle à payer.

L'Encyclique Papale Sicut Judaeis Non, écrite par Calixte II en 1120, a enseigné que les chrétiens devaient aimer et respecter les Juifs mais que les Juifs ne devaient pas être autorisés à opprimer les chrétiens. Depuis le contrôle sioniste de l'Église catholique ces dernières années, cette injonction est devenue plutôt : "les chrétiens devraient adorer et vénérer les Juifs et tout spécialement aimer être opprimés par eux."

Tuer un dieu

Ces dernières années, il y a eu beaucoup de controverse sur la Semaine Sainte car les élites juives proclament que c'est "antisémite". Il y a eu une tentative de rendre responsables les Romains pour la mort du Christ mais les autorités juives ne sont pas d'accord sur la question. Maimonides, le philosophe, juriste et rabbin juif affirme :

"(Jésus de Nazareth) a incité les gens à croire qu'il était un prophète envoyé par Dieu pour clarifier des perplexités dans la Torah et qu'il était le messie qui avait été prédit par chaque devin/visionnaire/ prophète. Il a interprété la Torah et ces préceptes d'une façon telle que cela menait à sa totale annulation, à l'abolition de tous ses commandements et à la violation de ses prohibitions. Les sages, de mémoire bénie, étant devenu conscients de ses plans avant que sa réputation se répande chez les gens, lui ont infligé le châtiment adéquat".

Maimonides, que les Juifs considèrent comme un "second Moïse", dit que les Juifs ont tué le Christ. L'historien juif Flavius Josèphe approuve. Dans son œuvre "Antiquités judaïques", il affirme ceci :

« En ce temps-là paraît Jésus, un homme sage, car c'était un faiseur de prodiges, un maître. Il entraîna beaucoup de Judéens et aussi beaucoup de gentils. Et quand Pilate, sur la dénonciation des premiers parmi nous le condamna à la croix, ceux qui l'avaient aimé précédemment ne cessèrent pas. Jusqu'à maintenant encore, le groupe des chrétiens, ainsi nommé après lui, n'a pas disparu. »

Christ a été crucifié "à la suggestion des hommes principaux parmi nous". Le 24 septembre 2003, Steven Bayme, Le directeur national américain du Département de la Vie Juive Contemporaine, a dit que "le passage suggère une volonté rabbinique de prendre la responsabilité de l'exécution de Jésus. Aucun effort n'est fait pour faire endosser sa mort par les Romains.

Ainsi, les autorités juives sont d'accord avec l'Église : les Juifs ont commandé aux Romains de crucifier Jésus. Cela montre que les Juifs avaient un pouvoir considérable dans l'Empire Romain. Ponce Pilate est clairement réticent à crucifier Notre Seigneur. Il plaide en sa faveur et cependant les Juifs crient plus fort "Crucifiez-le, crucifiez-le !" Pilate, pour maintenir la paix au Moyen-Orient, cède aux pressions juives. Ponce Pilate est le nom de tous les leaders gentils du monde aujourd'hui ; aucun d'entre eux ne va défier le pouvoir d'Israël, puisque ils appellent à la guerre, la guerre, et encore la guerre !

Pourquoi les Juifs se conduisent-ils de cette façon aujourd'hui ? Pourquoi haïssent-ils tant les Gentils ? L'interprétation catholique est qu'ils ont un voile sur leur cœurs (esprits). Ils sont aveuglés par leur orgueil et l'illusion d'être le "peuple élu par Dieu". Ils refusent de comprendre qu'Israël, c'est l'Église et que les élus, ce sont ceux qui croient au Christ ; le salut est ouvert à tous les hommes sans considération de leur race.

Beaucoup de Juifs puissants en France essayent de suggérer que l’incendie de Notre-Dame a été organisé par les musulmans. Meyer Habib, un député juif du parlement français et proche du premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, pense que les musulmans ont incendié Notre-Dame. Il a posté une vidéo sur Twitter qui montre un homme en habit islamique dans la cathédrale. Un incendie s'est aussi déclaré dans la mosquée Al Aqsa de Jérusalem. Les sionistes n'ont rien caché de leur désir de détruire la mosquée pour qu'ils puissent rebâtir le temple en préparation de leur messie qui va diriger le monde entier avec l'intermédiaire de la prêtrise juive.

Habib a posté des tweets qui pleurent l'incendie. Mais il n'a jamais posté de tweets qui condamne la persécution des chrétiens en Israël ni dans aucune partie du Moyen Orient où Israël fournit des armes et des entraînements aux tueurs en masse takfiristes. Habib aime-t-il vraiment ses ennemis ?

Le pouvoir du pardon

Les Juifs comprennent les chrétiens car ils nous étudient depuis deux mille ans. Nous devons leur montrer le même respect. Ils comprennent quelque chose de l'esprit et du cœur chrétien. Nous avons une capacité extraordinaire d'amour. Par exemple, dans le film "La liste de Schindler", Schindler apprend au psychopathe nazi Amon Goth comment se comporter en tant que chrétien. Il lui apprend à surmonter sa haine contre les Juifs en feignant l'amour. Goth apprend le Pouvoir que le pardon lui donne ; il apprend comment dire "je vous pardonne". En réalité cependant, Goth apprend à être plus rationnel et efficace dans sa haine. La frilosité concernant le pardon fait qu'il se sent supérieur à son ennemi mais en même temps accroît sa vulnérabilité à la tromperie.

Goth dit qu'il pardonne mais son cœur reste le même. Il ne peut pas pardonner car les Juifs n'ont pas commis de crimes et, même en auraient-ils fait, il n’a de toute façon aucun amour dans son cœur. Schindler ne peut pas lui enseigner comment aimer vraiment non plus car cela aurait demandé d'expliquer la signification de la Croix et La liste de Schindler est le texte dans lequel le génocide des Juifs devient un post-Testament, une fin de l'histoire ou Auschwitz masque le Golgotha. En réalité, c'est Schindler qui est incapable de pardonner ; c'est Schindler qui est incapable d'aimer ses ennemis. La morale de l'histoire n'est pas que nous devons aimer les Juifs mais qui nous devons aimer être haï par eux. Nous devons apprendre à révérer Auschwitz plus que le Golgotha ; nous devons apprendre à aimer notre assujettissement par les pharisiens, les imposteurs que le Christ appelait la "synagogue de Satan."

La clé pour surmonter le problème est de comprendre la différence entre la littérature juive et les écritures juives. Dans les Écritures, le Christ pardonne à ses ennemis. Alors qu'ils le clouent et se moquent de lui sur la croix, il demande à Dieu de leur pardonner parce qu'ils ne savent pas ce qu'ils font. Leur cœurs/esprits sont voilés. Nous devons prier pour que leurs cœurs soient réunis avec le Sacré Cœur de Jésus par la conversion à la seule véritable foi. Nous devons enseigner à Schindler comment vraiment aimer son ennemi par la Passion de la croix.

Le Vendredi Saint, les catholiques, dans leur vénération de la Croix, ont prié pour que le voile couvrant les cœurs/esprits des Juifs soit levé. Pendant la prière, les catholiques ne sont pas autorisés à s'agenouiller, puisque ceux qui se moquaient de la divinité du Christ, se sont agenouillé devant lui en entonnant "Roi des Juifs". Cette belle tradition d'aimer son ennemi en priant pour lui a été abandonné après les réformes de Vatican II. Les Juifs ont fait pression sur le Vatican avec succès pour changer la formulation de la prière.

Le rabbin Ignaz Maybaum a dit : "le Golgotha de l'homme moderne, c'est Auschwitz". Le pape Jean-Paul II a appelé l'Holocauste le "Golgotha du monde moderne". On n'a pas besoin d'un diplôme de théologie pour comprendre la scandaleuse hérésie de cette déclaration - parfois incluant des références à l'Holocauste - peut-être que nous devrions à la place prier pour que le Christ qui, selon le Talmud, est éternellement torturé en Enfer, soit pardonné par les Juifs pour avoir fait croire aux catholiques que sa mort était plus importante qu'Auschwitz !

Tous les Juifs que je connais et qui se sont convertis au christianisme ont parlé de la profonde anxiété qu'ils ont expérimenté lorsqu'ils étaient sous l'emprise du judaïsme. La haine des autres ne rendra jamais quelqu'un heureux. La haine est une maladie de l'âme dont le symptôme le plus courant est la peur et l'anxiété. Le prophète Isaïe dit :

"Les pécheurs seront effrayés dans Sion, et le tremblement saisira les hypocrites. Qui est-ce d'entre nous qui pourra séjourner avec le feu dévorant ? Qui d'entre nous pourra séjourner avec les ardeurs éternelles ?"

Le Christ était un diseur de vérité

Michel Foucault, dans ses dernières conférences sur la rhétorique grecque, a mis l'accent sur l'importance du concept de parrhésie (dire la vérité, ou parler de vérité au pouvoir) dans le développement de l'esprit occidental. La focalisation de Foucault est sur les Grecs mais c'est le Christ qui a été le premier véritable parrhésiaste.

Lorsque le Christ a été amené au Sanhédrin, les pharisiens l'ont accusé d'hérésie et de sorcellerie. Le Christ a dit :

" J'ai parlé ouvertement au monde; j'ai toujours enseigné dans la synagogue et dans le temple, où tous les Juifs s'assemblent, et je n'ai rien dit en secret." Jean 18:20

Ici, le Christ dénonce les sociétés secrètes et les confréries. Si nous avons quelque chose à dire, nous devons le dire. Nous devons parler ouvertement au monde. Les hommes rationnels et courageux disent ce qu'ils pensent ; se lèvent pour leurs croyances et leurs principes et n'ont peur de personne sinon de Dieu.

Beaucoup de tentatives ont été faites à travers l'histoire pour remplacer le christianisme par une autre croyance. De Julien l'Apostat à Hitler, elles ont toute échoué. Le culte de Vatican II est en ruine. La France est le théâtre de la dernière grande bataille entre le Christ et le Sanhédrin ; entre ceux qui disent la vérité publiquement et ceux qui répandent secrètement des mensonges. Si nous avions une presse ouverte et démocratique en Europe, les déclarations des rabbins seraient publiées et dénoncées. Nous devrions aussi être encouragés à étudier l'histoire et non pas la vénérer comme une religion. Pour les Juifs, le Christ nie l'Holocauste ; il nie l'Holocauste par la crucifixion. Car aucun nombre d'êtres humains ne peut égaler Dieu.

L'incendie qui ne brûle pas

(la crucifixion de Saint André par Charles Le Brun (1647)

Le bois utilisé pour la construction du toit de Notre-Dame était connu sous le nom de "la forêt', à cause de l'épaisseur du bois et la vaste quantité utilisée. Les arbres utilisés pour faire les poutres avaient déjà 400 ans, nous reliant à l'époque de Charlemagne, empereur de l'Europe. Beaucoup de témoins ont pleuré à la vue de tant de culture perdue à jamais. Mais c'est le chagrin des non-croyants qui est le plus important parce que cet événement les concerne.

Dans la modernité, la culture ou, ce que les Allemands appellent Bildung a en un sens remplacé la grâce. Dans son essai, « Le royaume de la culture et le royaume de la grâce », le philosophe espagnol Gustavo Bueno affirme que depuis le XVIIIe siècle, la culture est devenue une « idée apex ». Les triples valeurs de liberté, de fraternité et d'égalité ont cédé la place à la liberté, la solidarité et la culture. Dans le christianisme, la culture était acquise par l'apprentissage et les bonnes manières. Bueno explique que l'idée moderne de culture, c'est : 

"une sorte d'organisme supra-individuel (Frobenius appelait cela la paideuma), dont le sujet n'est plus seulement un sujet psychologique individuel mais plutôt un peuple. Et ainsi la culture pourrait être définie comme étant l'esprit du peuple, le Volkgeist, qui bien sûr rejoint l'individu, mais en le modelant et même en le personnalisant ("culture et personnalité") et l'élevant au dessus de sa simple condition animale ou naturelle. Par conséquent, la culture objective ne peux pas être réduite à la condition d'un fait - c'est aussi une valeur. La culture c'est l'esprit et irréductible à l' "âme" en psychologie. Ici est la contradiction béante désormais introduite par l'idée moderne de culture : la contradiction d'une entité objective et impersonnelle qui néanmoins modèle un sujet individuel."

L'homme moderne a transformé la culture en idole ; une idole dont l'État tire bien de son pouvoir sur l'individu. Quand les poutres en bois ont brûlé, le président français Emmanuel Macron a promis de reconstruire : une partie du grand idole de la "culture française" serait ressuscité. Si les leaders mondiaux sont en deuil, c'est parce qu'une idole est tombée. En ce sens, les rabbins ont raison. Nous sommes punis pour notre idolâtrie. Dieu a permis que le feu se produise pour nous rappeler que "les statuts des peuples ne sont que vanité". Nous sommes punis pour notre idolâtrie. Nos églises sont devenues des endroits où les élites écoutent de la musique classique et les touristes admirent les gloires de notre passé, cependant personne ne s'agenouille devant la Croix.

Mais les rabbins ont tort concernant la forme d'idolâtrie. Comme l'a expliqué Jean de Damas, les images dans le christianisme nous rappellent la réalité transcendante de l'incarnation. Nous n'adorons pas des statues, nous adorons ce qu'elles représentent. C'est la raison pour laquelle la civilisation occidentale a surpassé toutes les autres dans la perfection de l'art visuel. Des centaines d'années de réflexions sur l'incarnation a produit Michel-Ange dont les œuvres interpellaient les Cieux et le Caravage dont les œuvres sont le début du cinéma. Les rabbins sont corrects en nous appelant des idolâtres seulement dans le sens que leur infiltration dans notre culture a fait que nous vénérons leur faux dieux vindicatifs et c'est seulement le spectacle de notre ruine qui nous fait voir la Croix une fois encore. 

La Passion du Vendredi Saint est l'histoire de l'avenir de l'homme. Dans la cathédrale est suspendue une toile émouvante de Charles Le Brun représentant la crucifixion de St André. Presque tous les ans au XVIIe siècle, la corporation des orfèvres offrait une peinture ou un objet pour le 1er mai à la cathédrale Notre-Dame en honneur de la Vierge Bénie, Reine de France. Ils étaient connus sous le nom de "Grand mays".

André était le premier apôtre appelé par le Christ. Son nom en grec est Andros - homme. Il était connu pour être viril. Il était né dans une ville nommé Bethsaïde, ce qui signifie la demeure des chasseurs ou des pêcheurs. Le Christ nous appelle à être des hommes et les hommes n'ont pas peur de dire la vérité et d'en subir les conséquences. André a été crucifié sur une croix en forme de X et a continué à prêcher les Évangiles pendant deux jours alors qu'il souffrait sur la croix. Dans une époque où le sens même de masculinité est remis en question, la Passion nous appelle en tout premier lieu à être comme André : des vrais hommes qui disent ouvertement la vérité au pouvoir et sont prêts à mourir pour leurs idées ; les lâches se rencontrent en secret et conspirent contre les vrais hommes.

Le livre de Jérémie nous dit que les "coutumes des gens sont vanités". Nous vivons dans un monde artificiel conçu par l'homme - un monde d'illusion. C'est du bois coupé de la forêt, du bois mort. 

Le chêne carbonisé sur le sol de Notre-Dame est un souvenir des grands hommes qui ont bâti la Chrétienté ; Charlemagne, Saint Louis et les millions de gens qui étaient comme eux. Dans la mesure où c'est du bois mort, on doit le jeter au rebut ; mais dans la mesure où c'est une pile de rochers non consumés par le feu, nous sommes appelés à prendre la croix et, en suivant Saint Louis, défendre la Chrétienté avec l'épée. 

Dans la tradition orientale orthodoxe, Notre Dame est souvent désignée sous le nom de Buisson Ardent. Moïse a reçu la Loi sous la forme d'un buisson ardent. Notre Dame a reçu le Feu Divin mais n'a pas été consumée par lui. Les roches carbonisées gisent comme des croix de Saint André sur le sol de Notre Dame mais Notre Dame n'est pas consumée. Ceux qui croient au Christ ne seront pas consumés. André était le premier appelé. Est-ce le dernier appel ?






lundi 22 avril 2019

L'incendie de Notre-Dame de Paris et la guerre contre la beauté



Enguerrand Quarton. Pietà de Villeneuve-les-Avignon Huile sur bois, 163 cm x 219 cm. Musée du Louvre.



L’incendie de la cathédrale Notre Dame de Paris devrait être considéré comme un acte de guerre de la part de l’État contre l’Église. Nous n’avons pas besoin de preuve. 200 ans d’une guerre maçonnique contre l’Église est suffisant pour justifier notre suspicion.

Lorsque des faux drapeaux ont été agités il y a quelques années, tout le monde postait des mèmes sur les réseaux sociaux avec « Pray for Paris ». Ou sont les prières aujourd’hui ? Le grand théologien catholique Urs Von Balthasar a dit jadis que les hommes qui oublieraient le sens de la beauté, oublieraient comment prier et finalement oublieraient comment aimer. Notre-Dame était un témoignage à la vérité de l’église. Sa majesté ridiculisait le scepticisme de l’homme. Il était difficile, même pour un non-croyant, d’y pénétrer sans ressentir un sens de l’effroi, sans ressentir une certaine… révulsion pour l’orgueil humaniste. 

Nous vivons dans une époque de laideur et de mensonges. C’est une époque de toits plats et de grandes fenêtres ; de flous appelés art et de tapage appelé musique - une époque lâche et sans foi. Il n y a plus d’art car l’homme ne cherche plus la vérité désormais. Il n y a plus de bonté car l’homme est heureux dans son iniquité. 

Dans une époque d’anxiété, les hommes se cachent dans des carrés et des rectangles. Les arches et les voutes sont la demeure des hommes spirituels, confiants dans leur relation avec la nature mais humbles devant Dieu.

Après deux-cents ans de leur absurdité arrogante, les athées ne peuvent toujours pas expliquer pourquoi aucune civilisation libérale n’a jamais érigé un monument qui ferait que l’homme s’émerveillerait. Les Grecs pouvaient penser parce qu’ils pouvaient encore expérimenter l’émerveillement. Ils expérimentaient l’émerveillement parce qu’ils étaient émus par la beauté en tant que quelque chose de réel et d’objectif, quelque chose qui pourrait être étudié en tant que chemin vers la transcendance - vers la vérité. Athènes n’était pas grande parce qu’elle avait produit Socrate ; Athènes était grande parce qu’elle l’avait conduit à la mort pour avoir insulté les dieux ! Je suis bien sûr ironique et polémique. J’essaye d’articuler l’idée que la grandeur de la civilisation n’est pas mesurée par des individus, mais par une architecture de valeurs. Socrate était accusé de corrompre la jeunesse athénienne, menant la défaite d’Athènes contre les Spartiates. Être un grand philosophe ne faisait pas de Socrate quelqu’un de plus important que le Summum Bonum (souverain bien). 

Le 19 mars dernier, j’ai rejoint des catholiques partout dans Paris pour un pèlerinage à la cathédrale Notre-Dame pour célébrer la Saint-Joseph. C’était mon premier pèlerinage. Des milliers de Français marchaient à travers les rues de Paris en chantant des hymnes en français et en latin. Lorsque nous sommes arrivés par milliers à la cathédrale, nous avons écouté un sermon dit par l’évêque qui parlait comme un homme ayant des prémonitions sur la douleur en réserve en France.

Il y a une guerre civile dans l’Église catholique qui va directement vers le Saint Siège. C’est l’infiltration la plus profonde et la plus maligne que l’Église n’ait jamais connu. La guerre civile fermente dans les rues de Paris également. Tout le monde en parle. La classe ouvrière s’est levée ; la crise migratoire est hors de contrôle et les intellectuels du pays vont en prison pour avoir critiqué la religion d’état ; une religion dont bien des gens sont inconscients mais qui les dirige. Une religion dont les temples sont fermés au public; un culte d’arrogance, de superstition et de laideur : la secte diabolique de la franc-maçonnerie. Depuis son établissement au XVIIIe siècle, la franc-maçonnerie a été condamnée par plusieurs papes. Le pape Léon XIII a prévenu que, non seulement elle avait infiltré les élites européennes mais qu’elle grimpait les échelons de l’Église elle-même. 

Une révolution dans les rues

Il y a un règne de terreur contre quiconque qui parle de la religion d'État. Jusqu'à maintenant, les hérétiques ont été raillés. Jusqu'à maintenant, il a été possible de garder les hérétiques sous contrôle en les rejetant en tant que malade mentaux, d'intellectuellement contestés, de simples d'esprit, de naïfs et d'idiots. Mais le Clergé d'État craint les masses. Semaine après semaine, elles s'emparent des rues. Des serveurs de bar, des propriétaires de cafés, des chauffeurs de taxi, des travailleurs de toute races, croyances ou classes écoutent des programmes subversifs, partagent des articles de blogs subversifs, discutent sur des livres et des films subversifs. La semaine dernière, j'ai suis allé dans un café pour interviewer mon ami Iurie Rosca, l'ancien vice-Premier ministre de Moldavie. Il est en fuite aussi car il risque la prison pour des accusations fabriquées de toute pièce pour son opposition au Clergé d'État de l'Union Européenne.

Les serveurs nous connaissaient pour notre travail politique. Ils nous ont adressé des pouces levés en signe de solidarité. Sur la page de couverture du Monde alors que la cathédrale Notre-Dame de Paris était en flamme, il y avait un article sur la possible incarcération d'Alain Soral pour "négationnisme". Soral est le plus célèbre intellectuel dissident de France. Il y a eu plusieurs tentatives de perpétration d'attentats contre sa personne et il vit dans des lieux sécurisés. C'est la figure dominante de l'un des plus dangereux mouvement d'Europe, dangereux aux yeux du Clergé d’État.

La guerre contre l'Église en France

On compte jusqu'à trois églises par jour qui sont attaquées quotidiennement en France, et cependant, le public n'est pas informé par les médias. Plus de 1000 églises ont été attaquées l'an dernier. Les satanistes ont attaqué des hosties, ont répandu des excréments sur les murs, ont cassé des statues. Personne n'en parle. Personne même le sait. Mais les attaques augmentent semaine après semaine. Les ennemis de l'Église catholique romaine craignent la France plus que n'importe quel autre pays. La France est le seul pays à avoir eu un roi qui a été fait saint : Louis IX ou Saint-Louis au XIIIe siècle.








Le 21 octobre 1239, le pape Grégoire IX a écrit au roi Louis IX. Il a déclaré que le peuple de France est l'héritier de l'alliance que Dieu a fait avec l'ancienne tribu de Juda. "La tribu de Juda était la figure anticipée du Royaume de France" a-t-il écrit.

Pendant des siècles, la France a été la protectrice de Rome. En fait, les États Pontificaux ont été un cadeau de la France au Saint-Siège. Les missionnaires et les ordres religieux français ont fait plus que n'importe quel autre pays dans le monde pour répandre le message de l'Évangile. De 1309 à 1376, Avignon, dans le sud de la France, a été le siège de la papauté.

Ces dernières années, la prise de conscience de la signification de la France devient de plus en plus apparente. De plus en plus d'intellectuels écrivent et donnent des conférences sur le rôle que la France joue dans la fin des temps. Il y a eu plus d'apparition mariales approuvées par l'Église que dans les autres pays. La nation est dotée des plus belles églises du monde ; nombre d'entre elles sont là depuis plus de mille ans.

En France, la dissidence contre le Nouvel Ordre Mondial, c'est le catholicisme. Tout le reste n'est que stupidité. Lorsque Rome est tombée aux mains du culte de mort franc-maçon lors du concile de Vatican II de 1963, ce sont des théologiens français qui ont résisté. Ils avaient déjà un siècle et demi d'expérience de résistance au culte de mort maçonnique depuis que les occultistes avaient pris le pouvoir en 1789.

Monseigneur Marcel Lefebvre a dit en 1989 que la franc-maçonnerie dirigeait l'Église à Rome. Il a expliqué avoir écrit des preuves comme quoi ils voulaient un gouvernement mondial sous leur contrôle. Il a dit que s'il devait aller à Rome, il n'aurait pas à s'expliquer devant eux, c'est eux qui devraient s'expliquer devant lui, car il défendait simplement les doctrines de l’Église.

Lorsque la Mère Bénie sera déclarée Reine de France une fois encore, le mot "négationnisme" aura acquis une nouvelle signification !

La chute de Rome

La prise de contrôle de l'Église catholique par Satan a été annoncée au XVIe siècle par Notre Dame de Bon Succès. Elle a encore été prédite à Fatima en 1917. Rome perdra la foi a t-elle dit. Et bien, Rome n'a pas seulement perdu la foi, Rome est pourrie jusqu'à la moelle. Nous avons désormais un pape hérétique protégeant une cabale de satanistes violeurs d'enfants. Mais il a les médias de son côté, il a les Nations Unies de son côté, il a les imbéciles de petits bourgeois gauchistes de son côté, et quelle bande d'imbéciles ils sont !

Lorsque le cardinal Viganò a révélé que le pape protège des agresseurs d'enfants, le pape a dit aux journalistes qu'il ne dirait rien puisqu'il savait qu'ils le défendraient.

Les catholiques bourgeois qui suivent le pape François comme des moutons enivrés sont plus a blâmer que n'importe qui pour la chute de la civilisation chrétienne. L'Église a toujours défendu la raison contre le sentimentalisme. L'infaillibilité du pape était un concept théologique lié aux affaires de doctrine. Cela ne veut pas dire que l'on ne peut pas critiquer le pape ! Il est impératif cependant de maintenir l'unité et ne pas oublier que, puisque l'institution est divine et éternelle, les sacrements le sont aussi.

Avec ses manières, ses coutumes, sa viticulture, sa cuisine, ses paysages, ses monuments, sa culture, sa langue, sa philosophie et son art, aucun pays au monde n'a autant de grâce que la France mais la nation est en train de mourir sous un Gros Mensonge.

Qui aujourd'hui est si soumis à un lavage de cerveau, qui est si dénué de capacité critique pour ne pas voir dans la vacuité des droits de l'homme, de la déclaration de la fierté universelle et de l'amour-propre de l'homme, le catéchisme d'une bourgeoisie cupide et sans pitié ? 

Un temps pour la retenue et la réflexion

Les provocations contre l'Église en France proviennent de tous côtés. Récemment, le magazine Charlie Hebdo a publié un dessin de couverture du Christ avec des parties génitales couvrant son visage torturé sur la croix. Les chrétiens de France savaient que c'était de la provocation et n'ont pas réagi ; les musulmans devraient apprendre d’eux.

Ce mois-ci, le gouvernement célèbre les trente ans de la pyramide maçonnique en verre du Louvre. Le Clergé d'État ne perd jamais une occasion de se moquer des gens mais les pyramides égyptiennes, le temple légendaire de Salomon et autres obsessions du clergé d'état n'a jamais produit du grand art. Il y a une seule religion dans le monde où Dieu est venu sur terre en tant qu'homme, a fondé une institution mondiale faite pour durer jusqu'à la fin des temps, et aucune quantité de géolâtrie mystique ne va changer ce fait.

Les amoureux d'art viennent au Louvre pour méditer sur les représentations de la Passion, de la Nativité et les innombrables variations de la plus grande histoire jamais imaginée. Peut-être que l'une des œuvres les plus considérables du Louvre est aussi la plus humble. C'est une œuvre du XVe siècle d'un monastère chartreux de Villeneuve-lès-Avignon. Elle s'appelle "la Pietà d'Avignon" - la Pietà d'Avignon d'Enguerrand Quarton. Le travail a été achevé à une époque où la chrétienté était à genou, alors que l'islam s'avançait à l'intérieur de l'Europe. 

Bien que peint sur un panneau, l'oeuvre est presque une sculpture avec des personnages ressortant de la scène contre un ciel doré avec une architecture mauresque dans le fond, qui représente probablement Istanbul ou Jérusalem. Le Christ est allongé devant sa Mère et Marie-Madeleine par Joseph d'Arimathie. Il ôte la couronne d'épines de la tête du Christ. La couronne d'épines, un symbole de mortification de l'orgueil, a été conservée à Notre-Dame. Elle a été sauvée du feu avec un clou et un fragment de la croix. Dans la méditation de Quarton, Saint Jean, vêtu comme un prêtre, prie et contemple pieusement le lointain, son visage sobre est un réceptacle de la lumière orientale. le critique d'art René Huyghe écrit : 

" L'intense sobriété du geste et de l'expression appartient à la France, à son réalisme ému, à son sens de la vie morale, qui ressentant et communiquant avec une sincérité profonde les grands mouvements de l'âme, dispense d'en déployer extérieurement la mimique apparente."





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