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vendredi 1 octobre 2021

Les sœurs carmélites de la Sainte Face d'Irlande





- Le but du mode de vie carmélite, c'est prendre les mots du catéchisme pour toute l'humanité. Pourquoi Dieu m'a-t-il crée ? Pour connaître l'amour et le servir. Le moine ou la religieuse font de ces mots sa vie toute entière, pour savoir aimer et servir Dieu, chercher Dieu. (…) La raison d'être de la carmélite est de chercher Dieu. Comment puis-je rentrer et chercher la face de Dieu ? Quand puis-je rentrer et voir la face de Dieu ?

C'est l'appel qu'elle ressent dans son cœur. Si vous préférez, c'est l'attrait qui la rend désireuse de se séparer, non pas parce qu'elle n'aime pas les gens mais parce qu'elle veut donner sa propre plénitude pour faire ce sacrifice d'elle-même et le vide de soi et pour se livrer tout comme le Christ s'est livré. Donc, en essence, c'est véritablement la vocation de la carmélite, c'est une vocation d'amour sacrificiel.

Ce n'est pas pour nous seules que nous cherchons l'union avec Dieu mais nous voulons amener toutes les âmes à lui et, pour cette raison, en nous donnant, nous voulons non seulement gagner le Christ pour nous-mêmes mais pour tout le monde pour que ses grâces retombent sur les âmes qui sinon, seraient perdues.

Notre dame a expliqué à Fatima que de nombreuses âmes iront en enfer car il n y a personne pour prier et faire des sacrifices pour elles. Et bien, nous voulons s'assurer que le nombre d'âmes allant en enfer soit moindre grâce à nous, et de faire tout ce que nous pouvons pour réduire le nombre d'âmes allant en enfer. Si nous ne croyons pas à l'enfer, ni au paradis ni à l'éternité, notre vie n'a pas de sens. Alors, en tout premier lieu, ceux qui sont appelés à ce genre de vie doivent avoir une foi forte.

- C'est aussi le cœur battant de l'Église. Nous avons une image de Notre Dame lorsque son fils divin est enlevé de la Croix. Il a été étendu dans ses bras. A présent, l'Église catholique, qui est le Corps mystique du Christ, vit sa passion. Elle est actuellement crucifiée et sera bientôt mise au tombeau. La religieuse carmélite ou le religieux contemplatif double la mère de Dieu comme l'image de la Pietà, la pitié divine où le Christ historique a été étendu dans les bras de sa mère bénie. Et donc, c'est la religieuse carmélite qui double la mère du Christ, qui double la mère de Dieu, elle le prend dans ses bras, le Corps mystique du Christ qui est à présent crucifié et sera mis au tombeau. Donc, nous en tant que carmélites, nous prenons dans notre cœur le Corps mystique du Christ et nous partageons sa passion et sa souffrance, nous la consolons, et nous demandons la miséricorde de Dieu sur elle, d'avoir la miséricorde sur tous les membres de l'Église.

« Que Dieu s'élève et que ses ennemis soient dispersés. Que ceux qui le haïssent s'enfuient à la vue de sa Face. » (citation de la fin de la vidéo)


Dans leur nouveau lieu de vie, les deux religieuses ont planté des fleurs. Chacune d'entre elles représente une personne qui a apporté son aide ou son soutien, sous forme de dons, de prières ou de coup de main aux travaux. Mon aide à distance à fort été modeste mais  néanmoins, je suis actuellement représentée par une fleur à plusieurs centaines de kilomètres de chez moi en Irlande dans un sanctuaire ! Je me suis interrogée sur la présence de deux crânes au pied de l'oratoire : c'est en référence à Sainte Thérèse d'Avila, une figure de l'Église que je connais encore très mal


La communauté des sœurs carmélites de la Sainte Face (Carmelites of the Holy Face of Jesus) qui vivent dans le comté de Cork en République d'Irlande, est une toute petite communauté car formée de deux religieuses : Irene et Anne-Marie.

Irene Gibson a longtemps fait son parcours spirituel seule dans le comté de Mayo à l'ouest de l'Irlande en espérant qu'on la rejoigne mais rare sont ceux qui, dans notre société matérialiste, ont une telle vocation : celle de vivre pour Dieu et lui seul et consacrer sa vie à la prière pour le salut de l'humanité.


Elle vit depuis quelques années dans le comté de Cork, en compagnie de Sœur Anne-Marie qui a quitté son pays, la Nouvelle-Zélande, pour la rejoindre. Elles veulent simplement vivre une vie de religieuse conforme au catholicisme traditionnel.

Suite à une campagne de calomnies et de dénonciations de la part d'une activiste politique, Fiona O'Leary, qui vit dans la même région. Elle est une sorte d'équivalent, en plus « borderline », de nos brigades laïques anti-sectes et anti-complotisme, les deux religieuses ont eu des ennuis judiciaires à cause de la présence de cabanes non déclarées sur leur terrain, elles se sont retrouvées expulsées et ont lancé un appel à l'aide pour trouver une autre propriété où elles pourraient enfin vivre tranquillement leur vocation.

On a aussi interdit aux deux sœurs de vendre des articles de médecine douce. On leur a aussi reproché d'avoir assisté à un exorcisme qui s'est déroulé l'hiver dernier devant le parlement d'Irlande à Dublin, en présence d'un prêtre traditionnaliste, le père Ballini, car cela avait enfreint les dispositions anti-covid.


Sœur Irene et Sœur Anne-Marie ont finalement pu déménager dans une autre propriété toujours dans la même région du sud de l'Irlande. Elles ont pu acquérir un nouveau terrain avec une maison qui a grandement besoin de réparation.... En attendant, elles vivent dans deux abris en bois.

Mais selon les nouvelles les plus récentes, les deux religieuses reçoivent de l'aide sous forme de dons ou d'aides aux travaux et la restauration de la maison avance bien.

Elles reçoivent aussi le soutien du mouvement politique catholique Irish Patriot, elles sont déjà intervenues à l'occasion de live vidéo et ont écrit des articles pour l'organe de presse du mouvement, Síol Na hÉireann. J'en ai traduit ici et ici.

Enfin, grâce au site internet de Fiona O'Leary, j'ai appris que, fort logiquement, elles sont en lien avec des prêtres traditionnalistes, qui font partie de la branche « dissidente » de la Fraternité Saint Pie X, ce groupe de prêtres qui ont suivi Mgr Richard Williamson. En France, le prêtre le plus connu de ce mouvement est certainement l'Abbé Matthieu Sallenave. La presse locale accuse ces prêtres de propager des idées antisémites.

Pour ma part, j'ai entendu parler d'elles grâce à un heureux concours de circonstances. Je leur ai fait des petits dons ainsi que des petits messages par mail. J'ai reçu de leur part quelques petits objets de piété qui me seront bien utiles et réconfortants à notre époque inquiétante.

Mais sans doute que le soutien le plus précieux pour elles est celui-ci :

Le 26 août dernier, ces religieuses ont reçu une lettre de soutien de la part de Mgr Carlo Maria Viganò.

Révérende-Mère Irene,

J'ai reçu votre lettre il y a quelques semaines, et m'excuse de vous répondre seulement aujourd'hui. Nous remercions le Seigneur qui nous donne de la force et nous assiste.

J'ai lu avec grand intérêt ce qui concerne votre vocation et votre expérience de vie d'ermite que vous avez établi en Irlande. J'ai été très impressionné par votre courage, votre fidélité sans faille et votre espoir inébranlable. Vous avez été vous aussi, durement touché par la furie idéologique et la haine sans pitié des modernistes qui, après des années d'infiltration lente et progressive, occupent désormais toutes les positions vitales de l'Église. Comme l'or dans le creuset, Notre Seigneur a voulu vous mettre à l'épreuve, vous faisant passer « par le feu et l'eau » (Ps 65), vous unissant encore plus intimement à Lui.

La Vierge de Carmel a daigné se montrer à l'endroit où, il y a des siècles, Saint Élie a proclamé devant les prêtres de Baal que le Dieu d'Israël est le vrai Dieu : « Dieu d'Abraham, d'Isaac et d'Israël ! que l'on sache aujourd'hui que tu es Dieu en Israël, que je suis ton serviteur, et que j'ai fait toutes ces choses par ta parole! Réponds-moi, Eternel, réponds-moi, afin que ce peuple reconnaisse que c'est toi, Eternel, qui es Dieu, et que c'est toi qui ramènes leur cœur! » (1 Rois 18:36-37). Même aujourd'hui, dans cette grande apostasie qui salit l'Église et le monde, nous nous retrouvons à invoquer Saint Élie que le Seigneur se manifeste dans toute sa puissance pour mettre en déroute nos ennemis et dévoiler leurs superstitions. Même aujourd'hui, nous voyons des faux prêtres « se faire des incisions » (Ibid.,28) et voulant imposer cela à toute l'humanité sous le prétexte d'une fausse pandémie. Même aujourd'hui, le peuple de Dieu questionne sa Royauté et se laissent charmer par les prophètes de Baal et Asera qui recommandent le vaccin comme un « devoir moral. » Mais cette Vitis Florigena (vigne chargée de fleurs), la Mère du Monde Incarné, nous invite à renouveler notre foi en Son Fils, dans la certitude qu'Il ne manquera pas de montrer aux nations qu'Il est le Seigneur Dieu et qu'Il convertit les cœurs de Son peuple. Mais pour que cela se produise, pour que ce tas de bois prêt pour l'holocauste soient avalé par les flammes dévorantes de la Charité, nous devons nous rendre digne d'intervention divine, et retourner à la vénération du Véritable Dieu Vivant, après des décennies d'infidélité et de prostitution avec des idoles. L'eau qui s'égoutte du bois symbolise en fait les fautes des hommes d'église et des fidèles, qui font que c'est humainement impossible d'y mettre le feu, mais devant lequel Dieu prodigue une façon supplémentaire de manifester son omnipotence, en dépit de nos faiblesses.

Que vos vies – la votre et celle de votre sœur, ainsi que celles de ceux qui souhaitent vous rejoindre sur le sentier de la perfection – soient animés par l'esprit de réparation et d'expiation des péchés et des infidélités, en particulier ceux des Ministres de l'Église. Que votre visage serein et souriant soit le miroir de votre âme, pendant que la pénitence et la rigueur du jeûne maîtrisent votre chair et votre esprit. Offrez-vous comme victime, sans réserve et de façon inconditionnelle, et vous serez accueillies et bénies par la Victime pure, sainte et immaculée qui s'offre chaque jour pour nous sur nos autels. Priez pour ceux qui vous persécutent, en particulier lorsqu'ils devraient être vos protecteurs et amis. Sur le Carmel, le Seigneur Dieu de l'hostie a triomphé, et avec Lui a triomphé notre Dame et Reine, que nous révérons sous le nom de Flos Carmeli (fleur de Carmel).

Je demande au Ciel de vous accorder des grâces spirituelles et matérielles, par dessus tout la grâce d'un aumônier. Il semble que ce soit quelque chose très difficile à obtenir en Irlande, en particulier dans le présent contexte de crise totale, tant dans la sphère ecclésiastique que dans la sphère sociale. De mon côté, je ferai au mieux pour vous aider au mieux de mes possibilités. Ce serait mieux, si vous le souhaitez, d'en discuter de vive voix au téléphone.

Enfin, n'hésitez pas à publier mes écrits sur votre site, dans l'espoir que cela contribue à la diffusion de la Lumière de la Vérité dans les cœurs et les esprits de ceux qui, nombreux, tâtonnent dans les ténèbres et la confusion.

« Ne demandez pas des croix légères, mais des dos robustes. » nous exhorte Sainte Thérèse. Prions par conséquent que le Seigneur daigne rendre nos dos fermes et robustes pour que nous soyons capables de supporter avec amour la croix qu'Il a préparé pour nous.

Je vous porte spirituellement avec moi au pied de l'autel chaque jour lorsque j'offre le Saint Sacrifice de la Messe. J'ai confiance en vous et votre sœur, Mère Révérend, pour que vous vous sentiez proches spirituellement de moi en particulier lorsque vous récitez les Heures Canoniales.

Avec tout mon cœur, Révérend Mère Irene, je vous offre à vous et votre sœur, mes bénédictions toutes entières, dans l'espérance de chaque don céleste.

Carlo Maria Viganò, Archevêque

Source : https://carmelitesholyface.com/support

Que Dieu les protège et les guide



vendredi 12 février 2021

Des carmélites de la Sainte Face en Irlande font face aux persécutions

 


Des religieuses catholiques carmélites persécutées dans le comté de Cork !


Entre Skellig Michael dans le comté de Kerry et Stella Maris, à Haïfa, il y a sept monastères. Ils forment une ligne droite et les distances entre elles sont également les mêmes. Le nom de St Michael signifie en hébreu « Qui est comme Dieu, mi-ka-el ? »

C'était la question rhétorique posée par l'archange à Satan qui refusait de se tourner vers Dieu dans la Vision Béatifique. Le but et la signification de la vie humaine est la Vision Béatifique. Nous en avons un aperçu le jour du Seigneur avec la messe et la sainte Eucharistie.

Le but de Satan est de garder l'homme enfermé au sixième jour. Il veut empêcher l'homme de communier avec Dieu le septième jour. Aujourd'hui, nous sommes dirigés par des oligarques qui pensent être des dieux.

Pendant des siècles, les vérités simples de la foi étaient connues des Irlandais instruits, même des pauvres et des gens semi-illettrés. Pendant des siècles, nos implantations monastiques ont été les proto-universités européennes. La contribution irlandaise à la Chrétienté est énorme. Saint-Thomas d'Aquin a eu un enseignant irlandais à Naples connu de nous sous le nom de Petrus Hibernicus, Pierre d'Irlande.

Quel rôle a l'Irlande aujourd'hui ? Nous avons transformé Skellig Michael en musée kitsch sur Star Wars. Nous nous sommes transformés en pays de consommateurs obèses, dénués de pensées, et intoxiqués aux stimulations de pacotille.

Qui est responsable ? Le clergé post-Vatican II est responsable. Le catholicisme a pris fin en Irlande en 1979 avec la visite de Jean-Paul II. A partir de ce moment-là, l'Église a consacré beaucoup trop de temps au « dialogue » avec le libéralisme, et bien trop peu à enseigner la vérité. Les hommes ont été les premiers à déplorer la profanation de la messe Novo Ordo avec son populisme bidon et sa spiritualité insipide.

Les sœurs du Mont Carmel de la Sainte Face sont un ordre catholique fermé traditionnel basé à Leap, dans le comté de Cork. Bien que leur nombre soit faible, elles ont l'intention d'accroître leur communauté. Elles essayent actuellement d'aider une religieuse nigériane à venir en Irlande pour rejoindre leur communauté. Ce sont les genres d'immigrants dont nous avons besoin dans ce pays ! Le catholicisme traditionnel est fort dans des parties de l'Afrique de l'Ouest car les prêtres catholiques traditionnels tel que le fondateur de la FSSPX, Marcel Lefebvre, était archevêque de la capitale du Sénégal, Dakar lorsque elle faisait partie de l'Afrique Occidentale française.

Les gens qui avaient visité ses paroisses ont expliqué qu'ils n'avaient jamais vu un tel progrès matériel et spirituel. L'Église catholique est bâtisseur de la civilisation. C'est la première et l'unique institution qui peut se revendiquer comme internationaliste. Le seul « mondialisme » légitime, c'est le mondialisme du Christ !

Les sœurs produisent beaucoup de sacrements et confectionnent des remèdes à base de plantes. Elles font actuellement l'expérience d'une persécution de la part de l'État irlandais et elles ont besoin de notre aide.

L'Église catholique traditionnelle s'accroît rapidement partout en Europe et aux États-Unis. En France, les églises de la FSSPX sont pleines le dimanche et il n y a ni masques stupides ni distanciation sociale. Les prêtres sont jeunes et les enfants sont aussi nombreux que les gens âgés.

Nos connexions avec la France sont profondes. Les séminaires français éduquaient nos prêtres pendant les lois pénales. Au XIXe siècle, l'abbaye de Mount Melleray dans le comté de Tipperary a été bâti par des « pèlerinages de travail » de locaux pour les prêtres irlandais qui avaient été expulsés de France à cause de la persécution franc-maçonne contre l'Église là-bas à cette époque. (1)

Dans Luc 18:8, Jésus demande : « Lorsque le Fils de l'homme viendra, trouvera-t-il de la foi sur terre ? » Les sœurs du Mont Carmel de la Sainte Face croient que la fin n'est pas loin – la période des tribulations et du Grand Châtiment.

Ce que nous avons expérimenté cette année est simplement un avertissement. Le récent confinement draconien était simplement le début. Lorsque viendra le vrai châtiment, ce sera trop tard pour beaucoup de gens.

Nous devons répéter les pèlerinages de nos ancêtres et aller à Leixlip pour raviver la Chrétienté en Irlande parce qu'il n'y a pas de salut sans une église et qu'il n y a pas de nation sans église non plus.

Gearóid Ó ColmáinThe Irish Patriot / Síol na hÉireann – nov/dec 2020


(1) en 1830 après la Révolution de Juillet




« O Dieu, relève nous ! Fais briller ta face, et nous serons sauvés ! » Psaumes 80:4

Chers amis et bienfaiteurs, il y a un an, on aurait difficilement imaginé que nous étions si prêts d'être témoins de la réalisation des prophéties ! Les choses ont évolué rapidement cependant, et nous expérimentons désormais le début du châtiment prédit par Notre Dame de Fatima. Presque toutes les nations souffrent sous une dictature communiste, puisque la Russie a répandu ses erreurs à travers le monde. Bien que ce ne soit pas encore si ouvertement tyrannique dans tous les pays comme cela l'a été depuis déjà une centaine d'années en Chine et en Corée du Nord par exemple, néanmoins, il reste peu de temps avant que nous nous trouvions nous-mêmes aussi sous restrictions comme le sont ces pauvres citoyens malchanceux, si rien ni personne n'intervient.

Nous avons certainement été affectés d'une façon ou d'une autre par les confinements et les restrictions paralysantes imposés sur des citoyens en bonne santé sous le prétexte d'un « dangereux virus » ; nous avons été bombardés de fausses informations ; pressés de croire tout ce qui se disait dans les médias ; exhortés de faire tout ce que des gouvernements sans dieu et des faux bergers ecclésiastiques nous demandaient pour notre bien et celui des autres, même si notre bon sens nous disait que ce n'était pas raisonnable. Est-ce une forme différente de la tyrannie qui existait au delà du Rideau de Fer et qui existe encore dans la Chine communiste et en Corée du Nord aujourd'hui ? Au moins, les événements récents ont rendu de plus en plus évident le fait que le vrai danger qui menace la société, c'est le communisme athée. La vérité est là bien en vue pour ceux qui veulent bien voir, mais malheureusement nombreux sont ceux qui préfèrent ne pas voir la réalité. »

« ...Ils n'ont pas ouvert leur cœur à l'amour de la vérité qui les eût sauvés. C'est pourquoi Dieu leur envoie une puissance d'égarement qui les fera croire au mensonge, afin qu'ils tombent sous son jugement tous ceux qui n'auront pas cru à la vérité, mais qui auront pris plaisir à l'injustice. »(2 Thessaloniciens 2:10-12)

C'est une grande grâce de voir la vérité sur ce qui arrive en cette époque ; et si nous avons reçu cette grâce, nous avons raison de remercier Dieu. Aussi horrible que le tableau général puisse être et aussi nombreux et puissant que semble être nos ennemis, c'est une bénédiction de savoir contre qui et quoi nous nous battons pour que nous nous armions et nous défendions en conséquence. Si nous sommes du côté de Dieu, nous n'avons pas de raison d'avoir peur. Nous savons qu'Il ne permettra pas aux malfaisants de réaliser leur victoire.

«  Car le succès de la guerre ne réside pas dans la multitude de l'armée, mais dans la force qui vient des Cieux. » (1 Maccabées 3:19)

Bien qu'il soit trop tard pour éviter le châtiment tout entier, puisque le temps de la justice est en cours, Dieu, dans Sa grande miséricorde, ne nous a pas laissé sans un bouclier dans cette bataille ; et une chance pour au moins atténuer la punition si grandement méritée par l'humanité qui s'est détournée de Dieu. La dévotion à Sa Sainte Face est le remède divin pour les maux qui affligent la société, et l'arme que les Cieux nous ont donné pour la défaite du communisme.

Tout comme la philosophie communiste a été préfigurée dans la rébellion de Satan contre Dieu, alors aussi la dévotion à la Sainte Face a existé dans une certaine forme depuis le début de l'existence de l'homme.

« Lorsque Dieu créa l'homme, il le fit à la ressemblance de Dieu. » (Genèse 5:1)

Nous avons été crées pour contempler le Visage de Dieu. Ce désir et ce besoin de Dieu peut seulement être pleinement réalisé par des âmes en état de grâce qui s'efforce d'accroître leur ressemblance à Dieu par des vies vertueuses pour qu'ils puissent un jour contempler Son glorieux Visage aux Cieux. Le communisme athée d'un autre côté, dénie l'existence de Dieu et la nécessité d'éviter le péché. Il cherche à établir un paradis sur terre – sans Dieu – et s'efforce de détruire Son image et la ressemblance dans les âmes. Par conséquent, c'est l'ennemi irréconciliable du chrétien qui professe qu'il n y a pas de possibilité de véritable bonheur sans Dieu.

«  Quel autre ai-je au ciel que toi ? Et sur la terre je ne prends plaisir qu'en toi. Ma chair et mon cœur peuvent se consumer, Dieu sera toujours le rocher de mon Cœur et de mon partage. » (Psaumes 73:25-26)



Dans les années 1840, au moment-même où Karl Marx (considéré généralement comme le fondateur du communisme) écrivait son tristement célèbre « Manifeste du Parti communiste », Notre Seigneur Jésus-Christ était au travail écrivant dans le cœur d'une humble carmélite déchaussée à Tours, ce que lui-même appelait « la plus belle œuvre sous le soleil. »

En mars 1847, avant même que le Manifeste du Parti communiste soit imprimé, et lorsque quasiment personne encore n'avait entendu parler de l'existence du communisme, Notre Seigneur Jésus a rendu manifeste à Son humble servante, Sœur Marie de St Pierre, non seulement les dangers du communisme menaçant la société dans son ensemble, mais aussi son remède. Elle a écrit son autobiographie avec une sainte obédience :

« Il (Notre Seigneur Jésus) m'a commandé de faire la guerre contre les communistes, m'expliquant qu'ils sont les ennemies de l'Église et du Christ. » (Autobiographie de Sœur Marie de St Pierre)

Notre Seigneur m'a donné d'autres instructions sur la façon de faire cela :

« Je vous donne les moyens de les combattre avec les armes de Ma Passion – Ma Croix pour laquelle ils sont nos ennemis, et les autres instruments de Mes tortures. » (Vie de Sœur Saint-Pierre par l'Abbé P. Janvier) Notre Seigneur a aussi fait connaître à Sœur Marie de St Pierre l'importance de faire réparation pour les péchés des « révolutionnaires » contre les trois premiers Commandements en particulier, et par conséquent, Il a demandé la dévotion à Sa Sainte Face pour Le consoler de ses crimes. Notre Seigneur lui a dit qu'en offrant Sa Sainte Face au Père Éternel, la justice de Dieu serait apaisée et de nombreux pécheurs seraient convertis.

Jamais auparavant le monde n'a été autant sous le pouvoir de ces « révolutionnaires » comme il l'est aujourd'hui ! Jamais auparavant dans l'histoire entière du monde il n y a eu une aussi grande corruption générale de la société ; et Dieu n'a jamais été autant méprisé et fait autant l'objet de blasphèmes par les hommes. Par conséquent, la Dévotion à la Sainte Face de Jésus a n'a jamais été autant nécessaire qu'à présent. En 1938, la Vierge Bénie Marie est apparue à une religieuse conceptioniste en Italie, Mère Maria Pierina, et lui a demandé qu'un scapulaire de la Sainte Face soit fabriqué et distribué. (C'est fréquemment un substitut de la Médaille de la Sainte Face à laquelle sont attribué les mêmes promesses). Notre Mère Bénie lui a demandé :

« Ce scapulaire est une arme de défense, un bouclier de puissance et un symbole d'amour et de miséricorde que Jésus souhaite donner au monde en ce temps présent de luxure et de haine contre Dieu et Son Église Les rets diaboliques sont répandus pour arracher la foi des cœurs ; les maux sont nombreux ; les vrais apôtres sont rares ; et le remède c'est la Sainte Face de Jésus » (mai 1938).

C'est réellement une véritable guerre dans laquelle le monde est engagé. C'est n'est plus une lutte pour la possession de territoires et de pays mais pour les âmes humaines. C'est n'est pas une bataille qui peut être gagnée par des armes physiques. Dieu dans sa miséricorde nous a donné des armes spirituelles, que notre Mère Bénie nous a demandé d'utiliser à maintes reprises. Et ainsi, peu nombreux sont ceux qui ont tenu compte de ses demandes. Est-ce surprenant que le monde est en passe d'être puni pour ses crimes ? La plus grande punition que Dieu pourrait nous infliger serait de nous laisser sans discipline et de détourner Sa Face de nous. Malheur à nous tous si nous pouvons entendre Dieu dire :

«Alors je les ai livrés aux penchants de leurs cœurs, et ils ont suivi leurs propres conseils. » Psaumes 81:13 



Quel grand amour notre Père Céleste a pour nous ! Pour notre rédemption éternelle, il n'a même pas épargné son propre fils, mais l'a livré pour nous tous. Romans 8:32. Son amour pour nous va bientôt être manifeste car Il ne va plus permettre Ses enfants rebelles de continuer sans contrôle. (voir Maccabées 6:13-16). Il est sur le point de nous le rappeler, sans exception, qu'Il est notre Sauveur. Nous allons être appelés à souffrir dans les temps à venir si nous l'aimons vraiment au dessus de tout. En aimant, honorant et contemplant Son Visage Souffrant, nous obtiendrons la grâce d'avoir la volonté d'endurer toutes les choses pour Lui pour que nous devenions comme Lui, et lui amener de la consolation. Comme Sainte Véronique, nous devons être prêts à sortir du rang, d'être moqués et méprisés par ceux qui sont autour de nous. Cependant, si nous gardons les yeux fixés sur la Sainte Face de Jésus comme elle l'a fait, nous serons récompensés encore plus largement qu'elle, en ayant Ses Traits Divins imprimés dans nos âmes. Chaque fois que nous prions le Chapelet de la Sainte Face, « pour le triomphe de l'Église et la chute de ses ennemis, » non seulement, nous essuierons la Face de Jésus – comme l'a fait Véronique – en réparation des blasphèmes et du sacrilège qui aura eu lieu, mais au même moment, le démon sera chassé comme de la fumée disparaissant devant le vent. Par conséquent, prenons courage ; car comme Saint Athanase le relate, les démons sont forcés de fuir dès que la Sainte Face est invoquée. Tout en attendant la victoire avec confiance, prions souvent ce verset des Saintes Écritures, qui est celui qu'ils redoutent le plus :

« Dieu se lève, ses ennemis se dispersent, et ses adversaires fuient devant sa face. » (Psaumes 68:2)

Carmelites of the Holy Face – Newsletter n°14 – février 2021

Site des carmélites de la Sainte Face de Leap, Cork, Irlande : https://carmelitesholyface.com

La vision lucide des religieuses sur l'actualité (en anglais) : https://www.purged.tv/l/1047805270/Exclusive-Live-Stream---Carmelite-Nuns-of-the-Holy-Face---12-1-21


vendredi 14 août 2020

Étais-tu sur le rocher ?


Were You at the Rock ? Étiez-vous sur le rocher ?


Par James Bemis


Les « Mass Rocks » (rochers de messe) et la survie de la foi en Irlande.


Did you go then to the grey rocks,
And behind a wind-swept crevice there,
Did you find Our Mary gently waiting,
Our Lady, sweet and fair?
Did the sun shine gently round her,
Making gold darts through her hair?
And will you stay silent as the day
When the wind has left the air?
— "Were You At the Rock?"


Es-tu allé alors aux rochers gris,

et derrière une fissure battue par les vents,

As-tu trouvé Notre Marie attendant gentiment,

Notre Dame, douce et bonne ?

Le soleil brillait-il gentiment autour d'elle, 

lui faisant des flèches dorées dans ses cheveux?

Et resteras-tu silencieux alors (…)

Quand le vent a quitté l'air ?

- étais-tu au rocher ?

(hymne gaélique traditionnel)


James Bemis donne une description belle et passionnante de la persécution farouche des Anglais contre les catholiques irlandais de 1536 à 1829, et comment les Irlandais ont lutté pour garder leur foi vivante. Parce que la foi catholique était interdite et fréquenter la messe était passible de peine de mort, des catholiques fidèles se rassemblaient à minuit dans un « mass rock » secret dans la campagne pour célébrer la messe du dimanche. Le courage et la foi des prêtres et des laïcs pendant cette époque était stupéfiante. Bemis explique comment la foi catholique a survécu en Irlande et a poussé ses lecteurs d'avoir de la gratitude envers ceux qui ont sacrifié leurs vies pour leur foi.


Keep the Faith, Inc., Ramsey, NJ, hiver 2005


Irlande, 1649. La foi catholique a été interdite par les envahisseurs anglais, les églises profanées, puis fermées. Une prime de dix livres – deux fois celle d'un loup – est placée sur la tête de chaque prêtre. Ceux qui sont capturés sont pendus jusqu'à l'approche de la mort, leurs ventres ouverts avec des couteaux tranchants, éviscérés vifs puis décapités. Finalement, leurs corps sont tranchés en quatre morceaux. Quiconque est surpris à abriter un prêtre est pendu immédiatement.


Néanmoins, c'est dimanche et vous devez l'obligation à Dieu qui est au dessus du gouvernement anglais. Se levant à minuit, votre femme prépare les enfants pour la longue et glacial marche à l'extérieur. Dans l'obscurité, la famille marche silencieusement par la porte de derrière, par le sentier herbu vers la montagne puis disparaît dans les arbres verts et épais.


Devant un rocher massif, des Irlandais, hommes, femmes et enfants s'agenouillent dans la bruyère de la colline. Des sentinelles se tiennent debout sur les sommets des montagnes environnantes en cas d'approche des troupes britanniques. Un rideau est tiré autour d'un autel fait de pierres branlantes mais des bruits viennent de l'intérieur alors qu'un homme et un garçon préparent les accessoires pour la Messe : livre, nappe, vin, eau, pain. Personne ne peut voir ceux qui sont derrière le rideau du sanctuaire – et ainsi ne peuvent être forcés à identifier ceux qui leur offrent le sacrement béni. Dans le calme obscur, les pleurs d'un bébé sont étouffés par une douce main maternelle. Puis, c'est le silence.

Introibo ad altare Dei, déclame la voix la plus âgée. Ad deum qui laetificat juventutem meam, répond une voix plus jeune. 


Après la consécration, une ligne se forme en silence derrière un rocher saillant près du rideau du sanctuaire. Chacun se succède pour s'agenouiller sur la roche froide, alors qu'une voix dit : « Corpus Domini Jesu Christi custodiat animam tuam in vitam aeternam. Amen. » une main se tend de derrière le rideau et place l'hostie de la communion sur chaque langue.


Après la lecture du dernier évangile, nombreux sont ceux qui s'éparpillent dans différentes directions pour échapper à la détection. Quelques uns restent en arrière pour se confesser. Ensuite, seuls un garçon et un homme demeurent, cachant chaque preuve de ce qui s'est passé. Avec la bénédiction de l'homme, le jeune s'élance dans les bois. Finalement, l'homme, ses affaires de prêtre rangées en sécurité sous son bras, se glisse dans la forêt, disparaissant comme un voleur dans la nuit.


Eparpillés à travers l'Irlande, se trouvant souvent profondément cachés à l'intérieur de grasses forêts vertes dans des montagnes isolées, on peut trouver encore ce qui semble être des anciens amphithéâtres de plein air creusés dans la montagne, et des voyageurs intrépides tombent dessus à l'occasion. Au centre de chacun d'eux, il y a une grande pile de pierres branlantes ressemblants à un autel improvisé. On trouve fréquemment à proximité, une structure à l'allure d'une petite boîte, ressemblant fort à un confessionnal. 


Ce ne sont pas des reliques rustiques ordinaires. Ce sont plutôt des « Mass Rocks », des rochers de messe, vestiges de la persécution des catholiques par les protestants anglais de 1536 à 1829. Là, alors que la foi était hors la loi et les prêtres pourchassés comme des criminels, la messe était célébrée en secret pour les fidèles. Lors de plusieurs périodes de l'histoire irlandaise, c'était à ces rochers de messe que la lumière de la foi continuait à briller faiblement, même dans l'obscurité des nuits.


Pour les catholiques, c'est un lieu sacré.


Sous le joug anglais


Pour comprendre la signification des rochers de messe, on doit comprendre l'histoire irlandaise. La relation longue et torturée avec l'Angleterre a commencé avec l'octroi de L'Irlande par le pape Adrien IV au roi Henri II en 1155 après la promesse du roi d'y réformer et de protéger l'Église. C'était la première mais pas la dernière promesse non tenue de la part de la monarchie britannique vis-à-vis de l'Irlande.


Des siècles plus tard, lorsque le roi Henri VIII a rompu avec Rome, une attaque diabolique a été lancée contre l'Église catholique. Le roi a nommé Thomas Cranmer comme archevêque de Canterbury en 1533. Cranmer était profondément influencé par les idées protestantes qui balayaient alors le continent, en particulier celles concernant le sacrifice de la messe. En 1534, le parlement anglais a voté l'Acte de suprématie, faisant d'Henri le chef de l'Église. Le parlement irlandais a voté une loi similaire en 1536, amenant la Réforme protestante en Irlande en faisant de Henri le chef suprême de l'Église. Bien que de nombreux chefs irlandais aient accepté la loi, ni le clergé ni de nombreux roturiers ne les ont suivi dans leur apostasie.


Après la mort d'Henri en 1547 et la succession au trône d'Edouard VI alors âgé de dix ans, Cranmer a commencé à réviser les livres liturgiques comme partie de sa révolution théologique. Pour que la Réforme s'installe, il a observé que deux éléments primordiaux de la foi catholique devaient être rejetés : « la doctrine de la transsubstantiation, de la présence réelle du corps et du sang du Christ à l'autel... et le sacrifice et l'oblation du Christ faite par le prêtre pour le salut des vivants et des morts. »


Par conséquent, si la rébellion sacrilège devait réussir, la Messe devait être éradiquée. Toutes les références à un sacrifice étaient éliminées de l'office. Les autels étaient démantelés et remplacés par des tables de communion. La croyance en la transsubstantiation était considérée comme une hérésie punissable de mort. Les attaques de Cranmer contre la sainte Eucharistie ont fourni le moteur pour des lois votées par les parlements pour exterminer la Messe d'Angleterre et plus tard d'Irlande.



Mais les plans de Cranmer ont été interrompus lorsque la fille d'Henri, Mary, est devenue reine en 1553. Elle a révoqué l'Acte de Suprématie en 1554 et a puni ceux qui répandaient la discorde nationale avec des enseignements hérétiques. Les catholiques ont espéré un répit dans les années de persécution brutale expérimentée sous le règne des deux derniers monarques.


Malheureusement, le court règne de Mary a pris fin en 1558. Sa sœur Elizabeth a repris ce que son père avait interrompu. En 1559, la reine Elizabeth a restauré l'Acte de Suprématie, se faisant gouverneur suprême de l'Église d'Angleterre. Alors que les efforts pour « protestantiser » l'Angleterre continuait rapidement, les tentatives de supplanter la culture et la religion irlandaises n'avaient pas été un succès.


Mais « Good Queen Bess » (bonne reine Bess) n'était pas du genre à reculer. Elle commanda que l'Irlande soit amenée entièrement sous son autorité et que la religion protestante supplante la catholique. Elle était préparée à utiliser des mesures fortes – c'est le moins qu'on puisse dire – pour renforcer ses directives. Comme l'a observé l'auteur protestant William Cobbett : « la religions protestante s'est établie par les gibets, les chevalets et les couteaux acérés. »


En 1560, un parlement de Dublin conciliant a voté les Actes de Suprématie (établissant Elizabeth comme chef de l'Église irlandaise) et d'Uniformité (abolissant la messe). Les déclarations du pape à la juridiction spirituelle ont été déclarées comme constituant une trahison et tout prêtre surpris à dire la Messe risquait une punition sévère. Les catholiques qui refusaient d'assister au nouvel office protestant encourraient des pénalités financières sévères.


Naturellement, la façon la plus sûre de mettre fin à la Messe était d'éliminer les prêtres mais les Anglais ont constaté que ces hommes courageux, bien qu'ils furent emprisonnés, affamés, torturés et exécutés, n'étais pas exterminés si facilement. Lorsque le porte fut fermée à la formation des prêtres en Irlande, une fenêtre en Europe s'ouvrit.


Des jeunes voulant se former à la prêtrise suivaient des séminaires en France, en Italie et en Espagne spécialement établis pour subvenir aux besoins des Irlandais catholiques persécutés. Avec grand courage, ces hommes sont revenus en Irlande sachant que leurs vies seraient continuellement en grave danger. Néanmoins, « un monde irlandais fort et enthousiaste a été ouvert à l'étranger », écrit l'historien Edmund Curtis, « et alors que grandissait l'idée d'une Contre-Réforme, les Irlandais de l'étranger, agissant avec des leaders au pays, étaient déterminés à faire une croisade pour rétablir l'Irlande dans la foi. La religion décontractée d'autrefois fut remplacée par du zèle, de la détermination et le savoir conscient des bases pour sa religion. »


Les premiers rochers de messe


Une fois rentré en Irlande, un réseau souterrain maintenait le clergé catholique. Nombreux furent ceux qui se lièrent d'amitié avec les prêtres, les cachant dans leurs maisons et s'occupant de leurs besoins matériels. Par la dissimulation et le subterfuge, les sacrements étaient proposés dans les maisons privées. Mais un lieu pour permettre des groupes plus grands pour les recevoir était nécessaire.


Par conséquent, vint l'idée des rochers de messe. A cause de la persécution, le Saint Sacrifice interdit devait être célébré à l'extérieur sur une montagne ou dans un champ isolé. On informait en secret les fidèles du lieu de rendez-vous où ils pourraient se confesser, entendre la messe et recevoir le Sacrement Béni. 


Chaque paroisse irlandaise avait virtuellement au moins un rocher de messe. Ces sites étaient courant en particulier en Irlande du Nord à cause du plan de Cromwell de remplacer les catholiques par des fermiers protestants. Les rochers de messe – le mot irlandais pour messe est An Aifrean – ont donnés leurs noms à des villes tel que Ardanaffrin, Mullachanafrin et Lugganafrin.


Comment ont pouvait s'y attendre, leurs emplacements variaient grandement. Loin des routes principales, certains étaient cachés dans les montagnes, certains dans de rudes vallées boisées, alors que d'autres se trouvaient proches les uns des autres pour que le prêtre et ses paroissiens puissent déplacer l'autel en cas de mauvais temps pour fournir un abri du vent et de la pluie. De nombreux emplacements étaient près des ruisseaux pour que les empreintes de pas ne puissent être tracés.


Les configurations variaient également. Bon nombre de sites les plus connus comme Croaghlin dans le Donegal ou Doneraile dans le comté de Limerick étaient cachés loin dans des grottes naturelles. Le rocher de messe bien conservé de Cappabane abrite un mur bas utilisé comme présentoir pour la communion et une boîte de pierre servait de confessionnal. Près de nombre d'entre eux, il y a des « puits sacrés » bénis par St Patrick et probablement utilisés pour les baptêmes.


La dominance protestante


Dès la fin du XVIe siècle, le protestantisme était devenue la religion de l'Angleterre. Cependant en Irlande, il était clair que les tentatives d'imposer une nouvelle religion était un échec, très largement à cause de la résistance locale. Comme l'écrit Edmund Curtis : « pour l'homme ordinaire de l'époque, Il n y a aucun doute que le pape et les théories religieuses étaient des choses bien éloignée, mais la vieille messe familière et les sacrements étaient ce qui le touchait au plus près, et lorsque l'office à St Patrick était en anglais et que l'autel était enlevé de l'est et une table de communion posée au centre, la majorité des Irlandais ont pensé que ce n'était pas la vieille religion dont ils croyaient qu'elle avait été fondée par le Christ et dédiée à Pierre. »


Elizabeth fut suivie sur le trône par Jacques VI d'Écosse, qui devint Jacques Ier d'Angleterre en 1603. Sous Jacques Ier et plus tard sous Charles Ier, en dépit des efforts de ce dernier pour chercher une tolérance envers les catholiques, peu d'amélioration n'a eu lieu pour les Irlandais.


Cependant, après avoir vaincu les Britanniques en 1646 à la bataille de Benburb, les Irlandais une fois encore ont goûté à la liberté religieuse. Des « maisons de messe » (le mot « église » était réservé aux sites protestants) étaient tolérées et les prêtres libres de faire leurs activités. Mais ce bref répit pris fin en 1649 lorsque les puritains fanatiques et haïssant les catholiques ont pris le contrôle du gouvernement anglais. Avec l'arrivée d'Oliver Cromwell à Dublin en août 1649, les attaques les plus furieuses jamais menées contre les catholiques irlandais ont commencé.


Il n y a eu aucune pitié sous le règne cromwellien. Les catholiques étaient massacrés et des villes entières rasées. Des étendues entières de terre ont été confisquées et données à des soldats et des protestants bons à rien. On a présenté aux propriétaires terriens irlandais le choix entre « l'enfer ou le Connacht. »


On ordonna au clergé catholique de quitter l'Irlande, et mis à mort s'ils refusaient. Ceux qui les cachaient risquaient la peine de mort. Comme l'indique l'Encyclopédie catholique : « La persécution est allée jusqu'à un tel point que les églises catholiques ont été rapidement en ruine, un millier de prêtres poussés à l'exil et pas un seul évêque demeura en Irlande sinon l'évêque de Kilmore, âgé et sans défense. »


L'utilisation des rochers de messe est devenue à nouveau courante. Selon l'écrivain Seamus MacManus : « Alors que le prêtre disait la messe, des sentinelles fidèles observaient des sommets des collines environnants pour donner les alertes opportunes à l'approche de chasseurs de prêtres et de sa garde de soldats britanniques. Mais quelques fois, les troupes arrivaient sur eux par surprise et le rocher de messe était éclaboussé avec son sang, les hommes, femmes et enfants pris en train d'adorer Dieu parmi les rochers étaient fréquemment massacrés dans la montagne. »


"La messe était célébrée ici à l'époque des Lois Pénales"


Les lois pénales


A la suite de la bataille de la Boyne en 1691, le Traité de Limerick garantissait aux catholiques la liberté d'exercer leur religion. Peu après cependant, l'Ascendancy protestante a cyniquement ignoré le traité. Ils ont persuadé le roi Guillaume d'Orange que faire voter un corps substantiel de législation anticatholique, connue sous le nom de Lois Pénales, était le seul moyen de soumettre les Irlandais autochtones. Edmund Curtis observe : « Le système majestueux et mondial de l'Église de Rome ne pouvait pas être tolérée comme une quelconque secte protestante cherchant une modeste tolérance ; La grandeur même de leur empire et l'aspect complet de leurs affirmations sur les âmes et les esprits des croyants la faisait considérer comme devant avoir une forme de persécution spéciale pour le nationalisme étroit protestant et anglais de l'époque. »


Sous les odieuses Lois Pénales, la foi catholique était interdite et les prêtres exilés. S'ils ne partaient pas, ils pouvaient être mis à mort. Les laïcs n'étaient pas mieux lotis. Les catholiques ne pouvaient enseigner ni fréquenter les écoles catholiques. Ils étaient exclus du Parlement, de l'armée et de la marine, des professions judiciaires et tous les fonctions administratives. Ils ne pouvaient ni voter, ni porter des armes, ni posséder un cheval dont la valeur dépassait cinq livres.


Aucun catholique ne pouvait servir comme tuteur ou se marier avec un protestant. Un catholique ne pouvait pas obtenir des terres ou obtenir un emprunt. Si la femme ou le fils d'un catholique devenait protestant, elle ou lui obtenait immédiatement un revenu séparé, lui fournissant une forte motivation pour apostasier.


Les rochers de messe de nouveau utilisés


De nouveau sous oppression, les catholiques se sont adaptés. Privés d'une éducation officielle, les jeunes irlandais apprenaient la littérature et la religion dans des « Hedge schools » (écoles clandestines), dont les enseignants étaient souvent des prêtres fugitifs. Dans le même temps, des sociétés agraires se sont formées pour protéger les paysans des propriétaires terriens protestants et de leurs loyers punitifs.


Aux ordinations, non seulement l'évêque mais aussi plusieurs autres ensembles avec lui apposaient leurs mains sur le prêtre pour que le membre de l'épiscopat ne puisse être identifié. Seumas MacManus observe : « les évêques et les archevêques, misérablement vêtus avec des tenues rudimentaires marchaient avec peine parmi leurs gens, et souvent demeuraient, mangeaient et dormaient dans des trous creusés dans le sol. Ainsi, dans les tourbières et les montagnes dénudées, qu'ils soient traqués par des chiens-loups ou des limiers, le clergé catholique abritait tout ce qu'il y a de noble, d'élevé et de saint en Irlande. »


Encore une fois, on recevait les sacrements et la foi maintenue aux autels improvisés des rochers de messe. Les messes étaient désormais confinées dans des endroits secrets, des vallées solitaires ou l'abri d'une colline, mais toujours avec un guetteur prêt à sonner l'alerte. La croyance de quelques âmes endurcies peut survivre pour des périodes étendues sans sacrements, mais pour beaucoup, l'accès à ces avenues de grâce était vitale. Ainsi, les rochers de messe prouvaient une fois encore qu'elles étaient essentielles en maintenant la Vieille Foi dans la Mère Patrie.


Un renouveau moderne


A partir de 1730, la persécution active des catholiques allait en s'amenuisant et il était devenu clair même chez les protestants les plus endurcis que les lois pour empêcher le développement de la « papisterie » avait été un échec retentissant. L'émancipation catholique arriva finalement en 1829 et les fidèles furent finalement autorisés à utiliser leurs maisons de messe en paix. Cependant, même après l'émancipation, la liturgie continua a être souvent célébrée aux rochers de messe à cause du refus des propriétaires terriens protestants de permettre la construction d'églises catholiques sur leur propriété.


Il est à noter qu'actuellement, les rochers de messe expérimentent un petit renouveau. Grâce à la conscience historique d'un certain nombre de prêtres, des messes sont occasionnellement tenues dans de nombreux sites célèbres tel que Doneraile, Tabernault, Ballyshannon et Croaghlin pour commémorer ceux qui – en particulier les prêtres – ont gardé vivante l'Église de notre Sainte Mère en Irlande durant les terribles années de persécution.


Notre Seigneur nous dit : « Aucun homme n'a un plus grand amour que cela, que de sacrifier sa vie pour ses amis. » C'est aussi vrai aujourd'hui que lorsqu'Il l'a dit il y a deux mille ans. Il est peut-être trop tard aujourd’hui pour remercier ceux qui ont sacrifié leur vie pour leur foi, mais il n'est jamais trop tard pour se souvenir d'eux.


Oh, my Mary, long we wait here 

While the hunter combs the mountain high, 

And the soft wind whispers "Guard her,"

Though as hunted we must die. 

Oh, the dawn is longtime coming, 

And the long night clings with care, 

But they shall not find with their chains to bind

My Mary, pure and fair. 

Were You At the Rock? 


Oh, ma Mary, longtemps nous attendons ici

Pendant que le chasseur passe au peigne fin la montagne,

Et le vent doux murmure «Garde-la»,

Bien que chassé, nous devons mourir.

Oh, l'aube arrive depuis longtemps,

Et la longue nuit s'accroche avec soin,

Mais ils ne trouveront pas avec leurs chaînes à lier

Ma Marie, pure et juste.

Étiez-vous au rocher ? 


Article source : https://www.catholicculture.org/culture/library/view.cfm?recnum=6414






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