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mardi 3 septembre 2019

Le problème chinois


Par Gearóid Ó Colmáin





Quelle est l'importance du mouvement de protestation de Hong Kong et comment doit-on comprendre le rôle de la Chine dans l'ordre mondial en émergence ? Quels intérêts géopolitiques sont en jeu à Hong Kong ?

Le totalitarisme chinois est de retour dans l'actualité. La République Populaire de Chine n'avait pas été le sujet d'un examen aussi minutieux et d'une telle condamnation pour sa « répression » sur des manifestants « pacifiques » depuis le soulèvement de la place Tian'anmen en 1989.

Ah oui, nous adorons entendre parler de répressions brutales contre des manifestants pacifiques lorsqu'ils ne portent pas de gilets jaunes et ne protestent pas contre nos propres leaders !

Les récentes protestations à Hong Kong ont commencé lorsque la chef de l'exécutif, Carrie Lam, a proposé d'amender la loi pour permettre l'extradition de criminels vers le sol chinois après qu'une jeune Chinoise ait été brutalement assassinée par son petit ami de Hong Kong. Le meurtrier a été mis en prison par le gouvernement de Hong Kong pour d'autres crimes et doit être libéré en Octobre. C'est une situation intolérable pour la famille de la jeune fille assassinée et c'est aussi intolérable pour Pékin.

Est-ce que le gouvernement britannique accepterait que si un citoyen britannique était assassiné à Gibraltar, le meurtrier ne soit pas extradé en Grande-Bretagne pour le procès ? Est-ce que les États-Unis tolérerait une situation similaire à Puerto Rico ? La proposition d'extradition est parfaitement normale et raisonnable mais pas aux yeux de la politique étrangère américaine. 

Oncle Sam est promptement intervenu pour protéger le meurtrier sous prétexte que Pékin utilisait l'incident pour conquérir un contrôle totalitaire sur Hong Kong. Quand les Etats-Unis se sont-ils vraiment préoccupé des libertés individuelles des citoyens ou qu'ils soient ? Aux États-Unis, un excès de vitesse ou un vol de biscuit peuvent vous valoir la prison à vie et il y a bien plus de prisonniers par habitant aux Etats-Unis qu'en Chine. En fait, le taux de criminalité à Hong Kong a atteint le palier le plus bas depuis 36 ans en 2015. Cela veut dire que les citoyens de Hong Kong n'ont pas besoin de craindre d'être violés, agressés, volés ou assassinés comme bien des citoyens dans des villes américaines comme Los Angeles ou Baltimore. Il y a aussi beaucoup de choses qui ne vous valent aucune poursuite si vous les dites en Chine. On peut critiquer la politique d'immigration des Nations Unies en Chine. Les Chinois comprennent pourquoi Trump veut construire un mur : la Chine a justement été fondée sur un mur ! 

Donc, que se passe-t-il vraiment à Hong Kong ? Pourquoi la ville est-elle devenue le point de focalisation de l'attention des médias internationaux et quel est l'agenda qui mène vraiment le mouvement de protestation ? 

La Révolution des Parapluies de 2014

Le mouvement de protestation de Hong Kong a démarré en 2014 et a été nommé la « Révolution des Parapluies » parce que des milliers de manifestants avaient des parapluies. Le litige était la pré-sélection des candidats décidée par Pékin pour l'élection du chef de l'exécutif prévue pour 2017.

Les autorités chinoises ont accusé les États-Unis d'inciter les manifestations pour des raisons géopolitiques. Le conseiller en chef et stratège pour la Chine, Michael Hillbury, a confirmé à Fox News que la Fondation nationale pour la démocratie (National Endowment for Democracy - NED) était derrière le mouvement de protestation. Le NED est une organisation paravent de la CIA.

Michael Hillbury a contribué à lancer la Fondation nationale pour la démocratie en 1983. Parlant le mandarin couramment, Hillbury est l'architecte de la politique américaine actuelle envers la République Populaire de Chine. Les Américains ont cinq stratégies géopolitiques principales en Chine qui sont essentielles à souligner si l'on doit comprendre pourquoi il y a en ce moment un mouvement de protestation majeur là-bas.

1. Soutien au séparatisme tibétain.

Le Dalaï-lama est un agent de la CIA depuis de nombreuses années et les Etats-Unis ont soutenu des soulèvements violents au Tibet contre le gouvernement chinois. Les médias américains et européens font une guerre de l'information sur le Tibet mais en ignorant le fait que : 

a) le Tibet lamaïque était le régime le plus despotique et le plus tyrannique que le monde n'ait jamais connu, où une grosse partie de la population étaient des serfs.

b) La politique du Parti Communiste Chinois (PCC) de la « terre à ceux qui la travaillent » dans les années 1950 a signifié que des milliers de serfs parmi les plus pauvres ont obtenu le droit de labourer leur propre terre pour la première fois.

c) Le PCC a mis fin à la torture au Tibet qui avait été largement utilisée avant la libération par l'Armée Populaire de Libération en 1952. L'une des formes de torture les plus courantes était d'écorcher les gens vif. Il y a de larges indices historiques qui le prouvent.

d) Le Tibet fait partie de la Chine depuis plus de mille ans et jouit de certains privilèges en comparaison avec d'autres régions de Chine. Par exemple, la politique de l'enfant unique ne s'y s'applique pas parce que la Chine cherche à accroître la population qui y est très faible. 

e) la vraie raison du soutien occidental aux séparatistes tibétains est de couper l'accès de la Chine à l'eau. La Chine tire 80% de son eau du Tibet. Un Tibet « indépendant » aurait besoin de l'OTAN pour sa sécurité. Cela donnerait à l'alliance militaire occidentale un pied à terre en Chine et un accès à ses riches ressources. Le Dalaï Lama est et a toujours été un laquais de l'impérialisme occidental.

2. Soutien à l'indépendance ouïgoure

La Province du Xinjiang ou Turkestan de l'Est à l'Ouest de la Chine est peuplée d'Ouïgours, un peuple turc. Une minorité de Ouïgours veulent l'indépendance vis-à-vis de la Chine. Nombre d'entre eux sont des djihadistes radicalisés qui ont combattu dans la guerre en Syrie et ailleurs. En 2010, ils ont organisé un violent soulèvement contre l'état chinois. Les médias occidentaux ont qualifié ce soulèvement de « pacifique » en ignorant le fait que les djihadistes terrorisaient la population locale. Depuis lors, la province du Xinjiang est le sujet de l'attention de bien des médias occidentaux. Des déclarations violentes, dénuées de tout fondement et absurdes ont été faites contre les autorités chinoises – avec l'absence de vérification habituelle. Ils ont été accusés de forcer délibérément les musulmans à manger du porc, etc. 

Les militaires chinois ont pris les choses en main avec un haut degré de professionnalisme et ont réussi jusqu'ici à réprimer le Djihad ouïgour. Le Congrès Mondial Ouïgour est basé en Allemagne. Son leader, Rebiya Kadeer a publiquement déclaré que les Chinois Han sont une race inférieure aux Ouïgours. Elle a le soutien total de l'Union Européenne et des États-Unis. Un Xinjiang indépendant dépend de l'Occident pour sa sécurité. C'est pour cela qu'aucune objectivité n'est jamais demandée aux médias occidentaux lorsqu'ils font des reportages sur place. 

3. Soutien à l'indépendance taïwanaise

Au XIXe siècle, la Chine est passée sous le contrôle des puissances occidentales. Les Britanniques, les Portugais (qui étaient arrivés bien avant), les Allemands, les Russes et les Français ont tous dominé l'Empire du Milieu. Pendant la Seconde Guerre Mondiale, les États-Unis se sont opposés aux forces communistes de Mao et ont soutenu le Kuomintang nationaliste.

Lorsque les communistes ont pris le pouvoir en 1948, les nationalistes se sont enfuis à Formose (Taïwan) où ils ont établi une dictature militaire sous contrôle américain. Alors que les États-Unis imposaient un blocus contre la Chine de Mao, le pays déchiré par la guerre devait compter sur l'URSS pour son développement d'après-guerre. Avec la mort (meurtre ?) de Joseph Staline en 1953 cependant, les révisionnistes soviétiques sous Nikita Khrouchtchev, ont négocié avec la Chine sur une base capitaliste ce qui a conduit à un refroidissement des échanges avec l'URSS.














La République Populaire de Chine se retrouva obligée de se développer par elle-même. Il y a eu beaucoup de catastrophes dues au mauvaises conditions météo et à de l'incompétence, ce qui a amené à la mort de millions de personnes à cause de la famine. Mao a déclaré que le parti avait pour but de développer le capitalisme en Chine et que le pays devait passer par du développement capitaliste pendant longtemps avant de faire sa transition vers la production socialiste. 

Mais le pays était tiré en arrière car il mettait trop l'accent sur la démocratie ce qui a résulté dans la Grande Révolution Culturelle Prolétarienne. Comme l'a bien démontré de façon judicieuse le leader albanais Enver Hoxha, la révolution n'était ni grande, ni culturelle, ni prolétarienne ; c'était une tentative de la part de Mao et de la bourgeoisie compradore de se maintenir au pouvoir contre d'avantage d'éléments nationalistes dans le parti comme Liu Shaoqi. 

Dans le même temps, Taïwan s'est industrialisé grâce à des ateliers de misère et une main d'œuvre asservie. Dès le milieu des années 80, Taïwan a cependant produit une classe moyenne nombreuse mais l'autoritarisme du régime militaire a été considéré par Washington comme un obstacle au capitalisme financier. 

Par conséquent, la CIA a lancé une opération de changement de régime sous l'apparence d'un mouvement pro-démocratie. Le mouvement a conduit à un soulèvement estudiantin en 1986. Les États-Unis voulaient lever les droits de douane aux importations et libéraliser les codes moraux pour encourager le consumérisme. Des mouvements féministes et de révolution sexuelle on joué un rôle clé dans la déstabilisation qui avait été modelée après l'opération de changement de régime américain qui avait été achevée avec succès aux Philippines. 

Aujourd'hui, Taïwan est lourdement armé par les Etats-Unis et est considéré comme un parangon de démocratie et de droits humains. Le pays a récemment approuvé le mariage gay et héberge les défilés LGBT les plus importants d'Asie. Taïwan est une Chine à l'image américaine mais la Chine du continent est difficile à changer.

4. La militarisation du sud de la mer de Chine

Les États-Unis ont des bases militaires tout autour de la Chine. Le but de la politique étrangère américaine est d'empêcher la souveraineté de la Chine. Les États-Unis proclame que la Chine cherche à devenir une thalassocratie mondiale mais la réalité est que l'expansion chinoise se fait réellement dans le but de protéger la souveraineté du pays contre le militarisme américain dans la région. 

5. Les protestations de Hong Kong

En 1989, les États-Unis ont tenté de renverser le gouvernement chinois par un soulèvement mené par des étudiants. 

Les protestataires chinois voulaient une société de marché libre consumériste comme les États-Unis et avaient des sacs remplis de dollars venant de l'ambassade et d'agences américaines pour les aider à réussir leurs buts. Les émeutes de 1989 furent extrêmement violentes ; des soldats ont été enflammés et pendus à des bus

L'image iconique d'un étudiant faisant face à une rangée de tanks militaires était de la pure propagande de la CIA. Ce qui se mettait en place en fait, c'était une opération de changement de régime de la part de la CIA. Le consultant de la CIA, Gene Sharp, l'architecte des mouvements de protestation « people power » (pouvoir du peuple, NDT), était à Pékin et dirigeait le mouvement. 

Le gouvernement chinois a été forcé d'envoyer des tanks pour mater l'insurrection soutenue par des étrangers. Si les insurgés avaient réussi, il y avait eu peu de chance que la Chine devienne la puissance qu'elle est aujourd'hui. La clé du succès de la Chine a été la capacité de l'état bureaucratique de contrôler les leviers de commande de l'économie et de faire capoter chaque tentative pathétique faite par des croisés américains de la « démocratie » de saboter leur développement.

Les émeutes de Hong Kong font partie des mêmes outils de soft-power pour un changement de régime que les États-Unis ont utilisé à travers le monde depuis des décennies désormais. Les États-Unis est dans une guerre commerciale avec la Chine. Les Américains se rendent compte qu'ils ont fait une grosse erreur en permettant à la Chine de se développer aussi rapidement en devenant le créditeur des États-Unis et fournisseur de biens bon marché. Désormais, les États-Unis devient un état tributaire de la Chine.

L'administration Trump essaye de renverser le déclin des États-Unis en élevant les droits de douane sur les importations chinoises et en contrôlant le marché mondial du pétrole, pour ainsi compliquer l'approvisionnement en pétrole, en gaz et en ressources naturelles. Bien des guerres secrètes qui sont menées actuellement contre la Chine se déroulent en Afrique. A chaque fois que vous entendez parler d'un dictateur africain assassinant son propre peuple, cherchez s'il ne fait pas beaucoup d'affaires avec la Chine et la Russie. Les nations africaines ont de bonnes raisons de préférer la Chine : ils payent plus pour les ressources naturelles ; ils construisent des infrastructures et ne cherchent pas à promouvoir la décadence morale. 

Le réalisateur de films et ancien stratège en chef à la Maison Blanche, Steve Bannon, dit que la Chine a trompé le monde avec un plan sinistre pour le gouvernement mondial et est de mèche avec ce qu'il appelle les élites de Davos. Est-ce une accusation plausible ?

Steve Bannon est un penseur brillant qui a produit des films qui frappent fort et qui contiennent beaucoup de vérité. Bannon dit que le président de la Chine Xi Jinping s'est éloigné de l'ouverture vers l'Occident du président Deng mais les États-Unis ont tenté de renverser le régime de Deng aussi. Il est difficile de dire jusqu'à quel point Bannon est impliqué dans ce projet de déstabilisation américain à Hong Kong, mais un proche associé de Trump et Bannon, Kyle Bass, directeur d'un fond spéculatif,  encourage les investisseurs à se procurer des dollars américains là-bas. 

Bannon est apparu avec Bass à la CNBC pestant contre la collaboration de la Chine avec Wall Street contre Trump mais le National Endowment for Democracy a toujours encouragé les intérêts de Wall Street et Bannon est totalement derrière ces protestations de Hong Kong soutenues par la Fondation nationale pour la démocratie.

Bannon et le président Trump ont peu de chance d'avoir une réelle sympathie pour les protestataires étant donné le fait qu'ils ont des liens forts avec le Parti Démocrate américain et ont sollicité l'aide du pédophile Joe Biden mais dans la politique étrangère américaine, rien ne change vraiment ; l'establishment impérial continue sa route en pilotage automatique. 

Il est aussi possible cependant que Trump veut mettre la pression sur le président Xi Jinping pour qu'il coopère avec les États-Unis et tente donc de se mettre à distance avec le soulèvement de Hong Kong, qu'il a correctement décrit comme étant des émeutes

Trump semble se réjouir de narguer les libéraux. Par exemple, sa suggestion que les États-Unis devrait suivre la Chine en permettant au président d'être réélu indéfiniment a dérangé les libéraux mais la couverture toute entière des médias occidentaux sur les protestations est une fausse nouvelle et l'administration Trump partage le même lit que CNN, le New York Times et tous les pourvoyeurs habituels de la propagande impériale. 

Bannon a appelé le mouvement de protestation de Hong Kong "l'une des plus grandes démonstrations de liberté et de patriotisme que j'ai jamais vu." Il a dit aussi "que la bataille pour le capitalisme de libre marché se déroule désormais en Extrême Orient." Mais n'est-ce pas ce que le gouvernement chinois prêche désormais, le libre marché et le libre échange ? Le problème pour Bannon et son label de "nationalisme économique" est que les Chinois sont également des nationalistes économiques. 

Ainsi, ce qui se passe à Pékin est-il un grand jeu d'échec géopolitique, impliquant comme d'habitude une jeunesse de la classe moyenne aisée et pauvrement éduquée, heureuse de collaborer avec les intérêts impérialistes américains contre Pékin ? Bannon croit que si les protestataires de Hong Kong utilisent la même force contre le PCC comme ils l'ont fait à Tiananmen en 1989, le PCC va s'effondrer. Les États-Unis s'étaient trompés en 1986 et se trompent encore aujourd'hui. Le gouvernement chinois devrait projeter le film de Bannon Occupy Unmasked et montrer comment ils sont manipulés par les même forces qui ont manipulé Occupy Wall Street aux Etats-Unis. 

La Chine a beaucoup de défis devant elle. Les protestataires de Hong Kong mettent en lumière le système de surveillance totalitaire du crédit social. En un sens, Bannon est correct au sujet de la Chine : c'est un état totalitaire et mercantile avec une vision matérialiste de l'avenir étouffante, mais c'est ainsi que sont les États-Unis !

Le dragon vert


La Chine ne prenait pas la théorie du réchauffement climatique au sérieux jusqu'à l'Accord de Paris sur le climat de 2016. En fait, il y avait plusieurs ouvrages de bonne facture en chinois qui débusquait la pseudo-science et qui déclarait que le but était de garder la Chine et l'Afrique éloignés du développement. Ils n'avaient pas tort bien sûr. Alors pourquoi la Chine a changé d'avis ? Avec l'Accord de Paris sur le climat, la Chine s'est rendue compte que les élites occidentales voulaient démanteler la civilisation occidentale pour créer les conditions d'un Régime Vert mondial. Les classes dirigeantes occidentales ont proposé à la Chine une offre qu'elle ne pouvait pas refuser : la Chine allait continuer à produire autant de CO2 qu'elle voulait, à condition qu'elle fabrique toute la technologie "d'énergie verte" toxique dont l'Occident avait besoin pour leur transition énergétique. Les Chinois ont compris qu'ils n'avaient pas d'autres choix que de s'exécuter. Le marché vert est désormais le seul vrai marché qui existe et la Chine continue sa croissance tout en aidant l'Occident à se suicider. L'arrivée de Trump a perturbé les plans des mondialistes verts mais la décision de la Chine de participer à la révolution verte va détruire la santé de la classe ouvrière. L'image ci-dessus est extraite d'un reportage du Daily Mail sur la ville de Baotou en Chine où des champs de blé ont été transformés en lacs toxiques alors que la ville fabrique des éoliennes pour l'Occident. 
Dans le passé, la Chine a payé le prix pour sa coopération avec la politique étrangère américaine. Par exemple, dans les années 1980, la Chine a vendu des armes aux Moudjahidines d'Afghanistan pour plaire en soutenant l'invasion djihadiste de ce pays dont le but était d'affaiblir l'Union Soviétique. Hillbury, déjà cité, était une figure centrale dans l'implication de la Chine. Désormais la Chine fait face à une insurrection au Xinjiang soutenue par l'Occident. 
Sous bien des aspects, la Chine résiste à l'agenda du Nouvel Ordre Mondial. Les Chinois croient que les hommes et les femmes sont différents ; la pornographie est illégale et l'idée d'immigration de masse de gens de cultures et de races différentes en Chine déclencherait des éclats de rire chez le citoyen moyen chinois. A l'inverse des pays occidentaux qui inondent l'Afrique d'ONG et de faux idéal humanitaire qui souvent s'accompagne de bombardements massifs d'Africains, pour ensuite les amener clandestinement dans les pays européens pour qu'ils soient utilisés comme armes d'ingénierie sociale par des kakistocrates mondialistes, la Chine construit des infrastructures en Afrique et forme des élites africaines dans ses universités. 
Les catholiques traditionnels ont de bonne raison de dénoncer la récente capitulation honteuse du Vatican face à Pékin concernant la nomination d'évêques mais ils seraient bien inspirés de se focaliser sur les évêques financés par Soros en Afrique, qui utilisent la fausse théologie de la libération pour faire les exécutants géopolitique de l'Occident dans ses myriades de guerres par procuration contre la Chine, au détriment des Africains pauvres.
La Chine a réussi à maintenir son équilibre social et sa grande civilisation par une censure robuste contre la souillure et  la décadence occidentale mais désormais, c'est la capacité de la Chine de contrôler et de censurer qui est ironiquement ce que les mondialistes verts recherchent. Ainsi, la Chine du XXIe siècle ne représente pas un modèle alternatif pour le développement humain mais illustre plutôt l'étrange paradoxe de la mondialisation. Les remarques de Fulton Sheen sur la différence entre l'URSS et les Etats-Unis pendant la Guerre Froide pourrait être transposées aujourd'hui à la guerre États-Unis/Chine : les communistes chinois veulent la Croix sans le Christ alors que les États-Unis veulent le Christ sans la Croix. L'humanité a besoin des deux !
Ce qui se passe à Hong Kong est une guerre hybride menée par une superpuissance contre une autre dans le but du profit et du pouvoir. L'administration Trump affirme s'opposer au mondialisme mais cependant appuie le mondialisme en Chine. La Chine affirme maintenir le socialisme mais cependant s'acoquine avec les éléments les plus dégénérés du capital financier occidental et ses activistes verts. Ce qui se passe à Hong Kong est une lutte acharnée entre différentes factions de l'élite mondialiste. Cela n'a rien à voir avec les intérêts du travailleur de base et c'est vraiment quelque chose que nous devons savoir sur ce sujet. 

mardi 18 juin 2019

La crise Etats-Unis/Iran à la lumière du Soleil Levant







Nous l'avons prédit depuis longtemps : les États-Unis allait finalement fabriquer de toute pièce une crise massive internationale pour provoquer une guerre contre l'Iran. La série entière de guerres qui ont découlé du 11 septembre et les révolutions factices pendant les deux dernières décennies sont de simples préludes à la destruction à venir de l'Iran.

Désormais, le Japon se retrouve au centre d'une crise internationale qui s'amplifie après que les Américains ont accusé l'Iran de l'attaque de deux pétroliers dans le Golfe d'Oman, l'un étant propriété de la Norvège et l'autre du Japon.

La Norvège a été un médiateur important dans les négociations entre l'Iran et l'Occident et Oslo, bien qu'étant membre de l'OTAN, poursuit souvent  des politiques étrangères indépendantes. Mais dans cet article, je veux me focaliser sur l'engagement du Japon dans cette crise. Quel rôle peut jouer le Japon dans la guerre des États-Unis contre l'Iran ?

Mike Pompeo - " nous avons menti - nous avons triché - nous avons volé " 
Le secrétaire américain Mike Pompeo a dit à CBS News hier que les États-Unis sont certains que l'Iran est derrière les attaques. C'est le même homme qui a récemment admis qu'en tant que directeur de la CIA, il a menti de façon répétée. N'importe qui, avec un minimum de connaissance dans les relations internationales, sait que la CIA est une machine à fabriquer des mensonges, qu'elle a vendu des guerres d'agression sur une base mensongère et que son but tout entier est de contrôler la perception des masses pour protéger son élite de bailleurs de fonds. La CIA a toujours haï les citoyens américains autant que leur faux ennemis étrangers.

Mais alors, qu'est-ce que les États-Unis sont en train de planifier maintenant ? En premier, considérons le nouvel échiquier géopolitique et ses "impératifs stratégiques" pour emprunter une expression de feu Zbigniew Brzezinski. Les États-Unis ne contrôlent plus le Moyen-Orient, Ils ne contrôlent plus l'Amérique Latine. Les États-Unis ont perdu le contrôle de leur propre économie et essayent désespérément sous la présidence Trump de reprendre contrôle sur sa propre industrie alors que la Chine continue d'étendre son influence à travers le monde. Le gouvernement américain sous la présidence de Trump ne contrôle même pas l'Amérique.

L'Iran, fauteur de trouble dans le monde entier ?

Donc, revenons à Pompeo. Que dit-il maintenant ? Il dit que les États-Unis "savent" que l'Iran est derrière les attaques dans le Golfe Persique et que les États-Unis n'ont pas besoin d'autorisation pour utiliser la force. C'est ce qu'il a dit dans son interview avec CBS : les États-Unis peuvent bombarder et détruire n'importe quel pays dans le monde si ses intérêts sont menacés ; ses intérêts étant les intérêts de la cabale financière qui contrôle son gouvernement et dirige sa politique. On appelle cela la cabale d'Israël. Ce que dit Pompeo, c'est que les Etats-Unis et Israël sont au dessus de la loi. Israël est sa propre loi et attaquera n'importe qui, n'importe où, n'importe quand à n'importe quel coût. Nous devons au moins être reconnaissant à Pompeo de rendre les choses officielles.

Pompeo a dit aussi : "c'est un régime qui cause beaucoup d'ennui dans le monde entier". Considérons maintenant cette affirmation pendant un moment.

Est-ce que l'Iran a attaqué les Américains le 11 septembre 2001 ? Est-ce que l'Iran a envahi et occupé l'Afghanistan ? Est-ce que l'Iran a envahi et occupé l'Irak ? Est-ce que l'Iran a déclenché la guerre en Libye ? Est-ce que l'Iran a déclenché la guerre en Syrie ? Est-ce que l'Iran a déclenché la guerre factice contre le terrorisme ? Est-ce que l'Iran a envahi et bombardé plus de 50 pays depuis la Deuxième Guerre Mondiale, dont la majorité étaient des démocraties, en les remplaçant par des régimes dictatoriaux ? Non. Alors, à quoi se réfère Pompeo ? Il se réfère aux États-Unis d'Amérique !

Les Japs sont de retour !

Nous avons tous vu des films sur la Seconde Guerre Mondiale qui décrivent les Japonais comme étant cruels, des tyrans sans coeur qui réduisaient en esclavage les peuples d'Asie. Bien que réelle sous bien des aspects, c'est néanmoins une vision partiale et basée sur des préjugés au sujet des objectifs géopolitiques complexes du Japon pendant la Seconde Guerre Mondiale.

Depuis leur défaite militaire, les Japonais ont été assujettis à la puissance américaine. Ils n'ont que rarement, sinon jamais, été en désaccord avec la politique américaine en Asie, mais ces dernières années, la troisième puissance économique mondiale tend ses muscles. Le Japon se remilitarise et révise son histoire, en particulier, son rôle pendant la Seconde Guerre Mondiale. Le Japon se voit comme un libérateur de l'Asie de l'influence pernicieuse du colonialisme britannique. Selon la vision japonaise, l'Asie a été largement colonisée par la Grande-Bretagne et la France à cause de la faiblesse des nations asiatiques. Le Japon se présentait comme un défenseur de la race mongoloïde contre la dominance des Caucasiens. Je ne cherche pas à défendre l'impérialisme japonais mais il est important de comprendre que tous les pays qui ont participé dans les deux guerres mondiales ont ce qu'on peut considérer des raisons légitimes pour leurs actions, et les nations vaincues ne peuvent jamais écrire leur propre histoire.

Ce nouveau rôle affirmé du Japon dans la région cause des problèmes multiples avec la Chine.

Tant que le Japon en reste au révisionnisme historique pour menacer la Chine, les États-Unis ne sont pas concernés, mais permettre au Japon de s'armer de nouveau et ne pas sanctionner la résurgence de son nationalisme, signifie qu'il y a toujours un risque que le Japon échappe aux griffes des États-Unis.

Dans de récents conflits, la diplomatie japonaise, de plus en plus indépendante, est revenue au premier plan.

Pendant la déstabilisation du Myanmar en 2017, lorsque des groupes islamistes aidés par les oligarques de l'Arabie Saoudite et de l'Occident, on lancé une campagne de terreur dans le nord de l'état de Rakhine - des attaques dont les médias internationaux ont fait porter la responsabilité aux victimes - les Japonais ont refusé de condamner et isoler Naypyidaw. Au contraire, ils ont discrètement rejoint la Russie et la Chine en soutenant le gouvernement birman dans sa tentative d'éteindre la crise.

Pendant la Seconde Guerre Mondiale, la Birmanie a été une cible stratégique clé des tentatives de l'Empire du Japon d'expulser les Britanniques d'Asie. Les relations du Japon avec les Birmans sont restées cordiales, en dépit de l'hostilité américaine et européenne.

Ces dernières années, le Japon a organisé des conférences avec des nations africaines et n'a pas caché son ambition de rivaliser avec les investissements chinois sur le continent.

La visite récente de Shinzo Abe à Téhéran a été une tentative de la part de Tokyo de faire la médiation dans le conflit entre l'Iran et les Etats-Unis. Depuis la direction du premier ministre Yukio Hatoyama (2009 - 2010), le Japon cherche à focaliser à nouveau sa politique loin du centrisme américain et vers de plus en plus de liens avec les nations asiatiques. Le gouvernement de Hatoyama a fait des gestes importants dans le but d'avoir de meilleures relations avec la Chine. Bien que le nationalisme renaissant de Shinzo Abe a sans aucune doute aggravé les relations avec la Chine, cela pose aussi des problèmes pour les États-Unis parce que cela ne cible pas seulement la Chine. 

La contradiction dans la politique étrangère japonaise a été mise en relief il y a quelques années par l'ancien ministre des finances Shoichi Nakagawa, qui était un proche de Abe. Il était profondément suspicieux envers la Chine et radicalement pro-Taïwan mais il était autant suspicieux envers les États-Unis. Il a aussi suggéré que le Japon devait acquérir des armes nucléaires. Nakagawa était l'un des quelques officiels japonais importants à avoir publiquement condamné les bombardements atomiques sur Nagasaki et Hiroshima par les États-Unis à la fin de la Seconde Guerre Mondiale.




Les États-Unis est le seul pays à avoir utilisé des armes nucléaires pour assassiner une population civile. Le lancement de bombes atomiques au Japon a été justifié sur la base que c'était le seul moyen d'arrêter la guerre mais les Japonais tentaient de négocier la paix avec les Etats-Unis depuis 1943 sans succès. Les États-Unis étaient déterminés à utiliser les bombes atomiques pour montrer aux Soviétiques qui étaient vraiment les nouveaux maîtres du monde.

La délocalisation de l'industrie américaine en Asie a signifié que le Japon, bien qu'en déclin, a néanmoins gagné en stature. Avec une base industrielle forte et une population largement homogène, le Japon a encore le potentiel pour jouer un rôle dominant dans l'intégration asiatique à condition qu'il maintienne de bonnes relations avec les nations exportatrices de pétrole et de gaz.

Le 12 mars 2017, le roi saoudien Salman Ben Abdoulaziz Al Saoud a visité Tokyo, la première visite d'un chef d'état saoudien depuis cinq décennies. Les deux pays ont signé plusieurs accords de haut niveau qui ont ouvert l'économie saoudienne à l'investissement high-tech japonais en échange d'accords d'exportations lucratifs vers le Japon.

En 2017, le roi Salman d'Arabie Saoudite a visité Tokyo où le Joint Vision 2030 a été inauguré. Alors que l'Arabie Saoudite soutiens un vaste programme de privatisation, le Japon est gagnant en devenant un partenaire majeur dans la diversification de l'économie saoudienne.

Bien que les Saoudiens ont été accusés d'être de possibles suspects dans l'attaque du Golfe d'Oman, les responsables sont bien plus sûrement les États-Unis et Israël. L'éminent clerc chiite irakien Moqtada Ben Sadr a visité Jeddah en Arabie Saoudite en avril 2017 où il a rencontré le prince Mohammed Ben Salman avec un projet pour améliorer les relations saoudiennes avec l'Irak et l'Iran chiites. Cela suggère que les saoudiens cherchent probablement à apaiser les tensions avec l'Iran.

Depuis le désastre de Fukushima en 2011, le Japon est devenu de plus en plus précaire en matière de sécurité énergétique. Le désastre de Fukushima a accentué la dépendance du Japon au pétrole moyen-oriental, les forçant ainsi à plus se conformer avec les politiques américaines envers les pays de cette région.

George Friedman, le directeur de Stratfor, un think tank américain proche de la CIA, croit que le Japon va finalement s'échapper du contrôle américain et pourrait même devenir un ennemi des États-Unis. En tant que puissance maritime majeure, le Japon est central pour le contrôle américain sur la région du Pacifique. La nécessité du Japon d'accroître les investissements dans les économies en développement rentre en conflit avec l'économie de guerre permanente des États-Unis et d'Israël. Le Japon ne veut clairement pas d'une autre guerre majeure au Moyen Orient car elle pourrait avoir un impact dévastateur sur le coût énergétique et la sécurité.

La culture de paix et de résistance de l'Iran

Lorsque je filmais mon documentaire The Culture of Resistance pour Press TV en 2017, j'ai visité le Musée de la Paix à Téhéran où j'ai interviewé une femme japonaise qui s'est installée à Téhéran après avoir expérimenté les horreurs des bombes nucléaires américaines dans son pays. Elle s'est mariée à un Iranien et est resté en Iran toute sa vie. Le Japon a une petite idée de ce que sont les bombes nucléaires, les gens qui les fabriquent et pourquoi elles sont utilisées. Le Musée de la Paix de Téhéran est dédié au victimes des guerres soutenues par les États-Unis contre l'Iran où des armes chimiques ont été utilisées, fournies par l'Allemagne et la France avec le soutien total des États-Unis. Les États-Unis n'hésiteraient pas à larguer encore des bombes.

L'ancien conseiller en sécurité national américain Zbigniew Brzezinski a dit au Comité des affaires étrangères du Sénat des États-Unis en 2007 qu'une guerre pourrait être déclenchée, "par des provocations en Irak ou un acte terroriste attribué à l'Iran qui plonge une Amérique isolée dans un bourbier s'étendant et s'accentuant et finalement parcourant l'Irak, l'Afghanistan et le Pakistan."

Patrick Clawson a dit au Washington Institute en septembre 2012 que si l'Iran refusait de céder à la pression américaine, une opération sous faux drapeau pourrait être envisagée pour déclencher une guerre.

Personne ne croit les mensonges de Mike Pompeo sur les attaques contre les pétroliers mais ce que la guerre en Irak a prouvé, c'est que les néoconservateurs ne se préoccupent plus de savoir si le public les croit ou non. Ils ont seulement besoin d'un article en couverture. Le gouvernement japonais a dit ne pas être convaincu que l'Iran est derrière les attaques contre les pétroliers. Les provocations américaines pourraient provoquer un embrasement si la Chine et le Japon resserrent les liens avec l'Iran. S'il y a une chose sur laquelle la Chine, le Japon et l'Iran s'accordent, c'est que les États-Unis n'ont pas le droit de bombarder n'importe quel pays quand cela leur chante. Le Président Trump adore les frontières. L'armée américaine devrait se concentrer sur la protection de ses propres frontières et laisser le reste du monde tranquille. 




vendredi 3 mai 2019

Les attentats contre les églises du Sri Lanka : le terrorisme géostratégique et la drogue dans l’Empire du chaos



Les catholiques du Sri Lanka mènent la lutte contre la mondialisation. C'est dans ce contexte que l'on doit considérer les récentes attaques terroristes.

Les attentats à la bombe qui ont tué 290 personnes et ont blessé des centaines d'autres marquent l'intensification de la guerre mondiale contre le christianisme. Le jour de Pâques, neuf détonations ont secoué les villes de Negombo, Colombo, Kandy, Nuwara Eliya et Batticaloa. Quatre églises catholiques et une église protestante ont été visées, ainsi que trois hôtels.

Les catholiques constituent plus de 6% de la population du Sri Lanka. Negombo est une ville extrêmement pieuse. On se réfère souvent à elle en tant que "Petite Rome".

C'est la première fois que la minorité chrétienne du Sri Lanka, qui constitue 7% de la population, a été visée par le terrorisme.

Qui mène cette guerre et pourquoi ? Dans les dernières années, le Sri Lanka - un atout stratégique clé pour les Etats-Unis en Asie - a expérimenté une vague massive d'immigration musulmane. Le pays est principalement bouddhiste et beaucoup de bouddhistes se sont plaint qu’il y ait un accord concerté par les Nations Unies pour subvertir la culture dominante du pays par l'immigration massive pour le rendre plus malléable aux intérêts américains et mondialistes.

Le problème du nationalisme

Les empires ne peuvent régner que sur des peuples divisés. Les empires décadents aux ambitions irréalistes de former un gouvernement global centralisé sont les plus prédateurs. Les nationalistes bouddhistes du Sri Lanka sont injustement diabolisés pour simplement défendre leur patrie contre le néocolonialisme américain. L'organisation du Bodu Bala Sena (BBS) est traitée de "fascistes" de façon routinière par la presse internationale. Même les soi-disants "anti-impérialistes", c'est à dire, des marxistes ratés du siècle dernier rejoignent le chorus de harcèlement et de diabolisation.

L'organisation du BBS est plus probablement manipulée par les renseignements indiens, selon des analystes du Sri Lanka mais ils n'ont pas de grief légitime : des musulmans attaquent de façon routinière des temples bouddhistes et attaquent des moines bouddhistes. Nombreux sont ceux qui ont été tués et hospitalisés. Comme les bouddhistes du Rakhine au Myanmar, ils sont les victimes d'une conspiration internationale.

Les bouddhistes se sont aussi plaint de l'influence de l'Église catholique au Sri Lanka. Ils disent que la mission globale du catholicisme du pays se fait au détriment de leur culture. il n y a pas d'allusion ici à une quelconque responsabilité de la part de bouddhistes extrémistes derrière les attaques d'aujourd'hui. Le BBS n'est pas une organisation terroriste et ils ont condamné ces attaques.

Les musulmans ont-ils mené ces attaques ? Treize musulmans ont été arrêtés. Les gens qui sont novices quant au terrorisme doivent comprendre de quoi il s'agit et ce qui se passe. Pendant des siècles, les élites financières ont cherché à avoir le pouvoir central mondialisé. Au siècle dernier, ils ont centralisé leur pouvoir plus que jamais auparavant. Ces élites financières gèrent la presse internationale. La presse internationale est un moyen par lequel ils communiquent avec le public.

Samuel Huntington, un universitaire américain, a écrit un livre appelé "Le choc des civilisations" dans lequel il affirme que l'islam et l'occident sont incompatibles et que cela mènerait à un conflit, résultant en une mondialisation de la guerre. C'est ce qui s'est passé.

Mais les gouvernements occidentaux veulent-ils arrêter ces musulmans coupeurs de têtes ? Non. L'OTAN et Israël les entrainent, puis les envoient dans des pays cibles pour des opérations secrètes. Les fous hirsutes et lanceurs de fatwas que vous voyez à la télévision ne sont rien d'autres que des marionnettes du complexe militaro-industriel, des médias et du renseignement.

Depuis que l'ancien conseiller en sécurité américain, Zbigniew Brzezinski, a crée le Moudjahidine islamiste en Afghanistan dans les années 80, pour, comme il l'a souligné, "donner à l'Union Soviétique son propre Vietnam", le terrorisme djihadiste est un outil de l'impérialisme américano-israélien.

Bien des attentats terroristes dans le monde sont coordonnés avec attention avec des opérations hautement complexes qui impliquent des centaines de personnes et de la technologie sophistiquée. En Europe, pendant les années 70 et 80, des milliers d'attentats terroristes ont été menés par un groupe secret travaillant pour les agences de renseignement européennes et américaines. Les cellules "stay-behind" avaient été mises en place après la Deuxième Guerre Mondiale comme une résistance souterraine possible contre une invasion soviétique de l'Europe occidentale. Les terroristes ont infiltré les groupes d'extrême droite et d'extrême gauche. La loge P2 était une loge maçonnique en Italie où de nombreuses atrocités se sont produites. Elle était composée de membres des médias, de la politique et de la finance.

Les attentats terroristes sous faux drapeau sont une partie de l'initiative militaire américaine appelée "stratégie de la tension". Le but de la campagne terroriste était de forcer les citoyens d'Europe à rechercher la protection de l'Etat, par conséquent renforcer son pouvoir. La conspiration a été révélée par l'ancien président italien Francesco Cossiga et a été soumise à enquête par le parlement européen.

Daniele Ganser était le premier universitaire d'Europe à écrire une thèse de doctorat sur cette affaire. Il a été surpris de constater qu'aucun universitaire d'Europe n'était au courant de l'Opération Gladio. Cela donne une idée du degré d'information qu'ont nos si estimés professeurs !

La politique étrangère façon combat de coq d’Israël

En 1983, les Tigres de libération de l’Îlam tamoul (LTTE) a initié une guerre civile au Sri Lanka pour avoir leur indépendance. Le gouvernement cinghalais a fait venir 50 officiers du Mossad pour entraîner les militaires pour une contre-insurrection. En 1984 et 1985, les Israéliens ont entrainés les deux côtés dans la guerre civile dans des bases militaires près de Tel-Aviv. Le Mossad a utilisé le renseignement indien, le Research and Analysis Wing (RAW) comme intermédiaire. L’argent était acheminé via la tristement célèbre banque BCCI - une source majeure de financement du terrorisme international. Le trafic de drogue international était une source clé de financement de la guerre civile dans un pays en développement organisé par les puissances mondiales.

La compagnie maritime ZIM, propriété d’Israël - l’une des plus importantes du monde - était un instrument de transit maritime d’armes aux terroristes.

Comme je l’ai expliqué dans mon précédent article l’an dernier, le Sri Lanka est un atout stratégique clé pour les États-Unis pour son pivot vers l’Asie.

Maintenir une stratégie de la tension est essentiel car la seule façon pour les États-Unis, controlés par les Israéliens, de dominer l’Asie, c’est par les musulmans - les côtes peuplées des pays du sud et du sud-est de l’Asie, le Myanmar, le sud de la Thaïlande, le sud des Philippines, l’Indonésie, la Malaisie et la province chinoise du Xinjiang sont toutes des zones ciblées pour la déstabilisation islamiste, la balkanisation et le prétexte toujours récurrent pour l’ 
« intervention humanitaire » mondialiste.

Les États-Unis d’Israël essayent d’encercler et de contrôler la Chine. Le Sri Lanka est l’élément clé dans cette stratégie. Cependant Israël joue sur tous les tableaux - contrôler la perception et la sécurité américaine tout en vendant de la technologie volée aux États- Unis à la Chine. Israël fonctionne comme une colle de la mondialisation - un état international opérant par tous les états du monde.

Donc, est-ce que les musulmans ont mené cet attentat ? Nous devons tout d’abord comprendre ce point important : bien des victimes du terrorisme dans le monde sont des musulmans décents, paisibles, honnêtes et travailleurs et une grosse partie du terrorisme vient de l’Occident sous la forme de guerres génocidaires déguisées en « intervention humanitaire » ou des pigeons musulmans au service de l’impérialisme.

Ainsi, posons-nous encore la question : est-ce que les musulmans ont mené ces attentats ? Nous devons, je le répète, nous rendre compte qu’une branche de l’islam, entièrement soutenue par les États-Unis et les États-Unis, le wahhabisme pour ne pas le nommer, est un ardent défenseur de ce genre de terrorisme et ses quartiers généraux européens sont désormais à Londres et à Dublin.

Faux drapeaux et guerre de la drogue



(REUTERS/DINUKA LIYANAWATTE)

Il a été rapporté que la police Sri lankaise a été informée d’une attaque imminente le 11 avril. Le premier ministre Ranil Wickremesinghe a dit qu’il n’avait pas été informé. Wrickremesinghe est connu comme étant un proche collaborateurs avec les intérêts américains au Sri Lanka.

Une agence de renseignement dont le nom n’a pas été révélé a informé la police. Certains font des spéculations comme quoi cela pourrait être les Services secrets australiens (ASIS), qui collaborent étroitement avec le MI6 et la CIA. Pourraient-ils aussi les avoir informé sur l'agence de renseignement qui est derrière ces attentats ? En 2007, le Corriere della Sera a interviewé l’ancien président italien Francesco Cossiga sur les attentats du 11 septembre aux États-Unis. Il a expliqué :

« (Ben Laden est supposé s’être confessé) à (l’attaque) de septembre à El Qaïda des deux tours de New-York (proclamant être) l’auteur de l’attaque du 11, alors que (les services de renseignement) d’Amérique et d’Europe... Désormais savent bien que la désastreuse attaque a été planifiée et réalisée par la CIA américaine et le Mossad avec l’aide du monde sioniste pour mettre en accusation les pays arabes et pour pousser les puissances occidentales pour prendre part... en Irak (et) en Afghanistan. »

Beaucoup d’officiers du renseignement dans le monde entier savent qui sont les vrais terroristes. Il est possible qu’Israël soit attentivement observé par des officiels de haut niveau.

Bon nombre d'officiers du renseignement à travers le monde savent qui sont les véritables terroristes. Il est possible qu'Israël soit surveillé de près par d'autres officiels de haut niveau. Mais il est impossible de dire qui exactement a informé la police du Sri Lanka. Cela aurait pu être aussi le fait du Mossad. Après tout, la meilleure façon d'attaquer un pays et de se poser comme protecteur. Après l'attaque d'hier, Israël était en première ligne pour apporter son aide à l' "enquête". Un groupe lié à ISIS (DAESH) appelé le Thowheed Jamaath National (NJT) a été accusé des attaques. L'organe de presse fondé aux Etats-Unis Groundviews avance l'idée que le président Maithripala Sirisena a échoué à réagir de façon adéquate au renseignement qu'il était censé avoir eu avant les attentats. 

Dans mon analyse précédente sur le Sri Lanka, J'ai montré comment Sirisena a été aussi accusé d'incompétence dans la protection des musulmans de la violence bouddhiste. Nous devons garder à l'esprit certaines informations qui pourraient être importantes. L'implication du Mossad au Sri Lanka a été lourdement financée par le trafic de drogue international.

Les leaders qui combattent la drogue reçoivent rarement des félicitations des agences mondialistes. Thaksin Shinawatra de Thaïlande et Duterte des Philippines sont accusés de mesures lourdes dans leur guerre contre la drogue.

Le 24 février dernier, la plus grosse livraison de drogue illicite de l'histoire du pays a été saisie par la police du Sri Lanka. Le 25 mars, 107 kilos de drogue ont été saisis par les militaires. Le 1er avril, 769 kilos de drogue illicite ont été saisis à Colombo. Le président Sirisena a lancé une guerre contre la drogue et son modèle est le philippin Duterte. Le 3 avril, le Bakmaha Divuruma, la campagne nationale anti drogue a été lancée. Sirisena regarde des pays comme Singapour comme modèle parmi ceux qui ont complètement éradiqué la drogue.

Depuis la guerre britannique de l'opium, le trafic de drogue est une caractéristique majeure de l'impérialisme occidental. L'opium a drogué la moitié de la Chine et a enrichi les oligarques britanniques. En fait, beaucoup d'universités prestigieuses aux Etats-Unis ont été construites avec l'argent du trafic de drogue.

Dans son article The Opium War's Secret History (l'histoire secrète de la guerre de l'opium), Karl E. Meyer a écrit :


" Parallèlement au trafic d'esclaves, le trafic d'opium était la face cachée infâme d'une économie d'échange en évolution. En Amérique comme en Europe, pratiquement tout avait sa juste valeur dans la poursuite du profit."

Pourquoi devrions nous penser que les choses soient différentes aujourd'hui ?

James Petras a démontré que l'argent de la drogue était une source majeure de liquidité pour les banques américaines depuis la crise de 2008. Si nous avons une épidémie de drogue dans le monde c'est parce que des gens puissants ont un intérêt dans sa perpétuation. Depuis l'invasion américaine de l'Afghanistan en 2001, la production d'héroïne a été multipliée par 40. Il écrit :

"Le blanchiment de l'argent de la drogue est l'une des sources les plus lucratives de profit pour Wall Street ; les banques facturent des lourdes commissions sur le transfert des profits de la drogue, qui ensuite les prêtent à des institutions d'emprunt à des taux d'intérêt bien plus haut que ce qu'ils auraient payé à des déposants de trafiquants de drogue. Inondés en profits épurés de la drogue, ces titans américains du monde de la finance peuvent facilement acheter leur propres officiels élus pour perpétuer le système."

Sirisena est un ancien communiste qui a exprimé de l'admiration pour le président Poutine de Russie. Il a aussi émis le souhait de rendre le Sri Lanka autosuffisant en nourriture. L'Inde pense qu'il un est agent chinois. Cela pourrait aussi faire de lui une cible de la part de la déstabilisation occidentale.

La guerre civile catholique






On pourrait être tentés de voir une connexion entre l'incendie de la cathédrale Notre-Dame à Paris et les attaques au Sri Lanka. Y a t il un lien ? Il n y a pas de lien direct autre que le fait que historiquement, Francis Xavier, le grand jésuite espagnol, a évangélisé Goa alors portugais en Inde et l'évangélisation de Goa a amené à l'expansion du christianisme au Sri Lanka. Francis Xavier a été éduqué à Paris, la Fille Aînée de l'Église. Le catholicisme au Sri Lanka est traditionnel.

L'archevêque de Colombo, Malcolm Ranjith, est un critique des réformes de Vatican II. Il défend un retour à la messe en latin et le retour de la tradition liturgique et sacramentelle

C'est aussi un cardinal. Il a été l'un des cardinaux préférés pour succéder au pape Benoît XVI.

Le culte homosexualiste et sorosien a mis en place le pape François et les éco-fascistes New Age haïssent des gens comme le cardinal Ranjith. Ils veulent détruire l'Église. Le fait que les catholiques du Sri Lanka sont traditionalistes auraient fait d'eux la cible du Nouvel Ordre Mondial. Le cardinal Ranjith est non seulement un champion de la tradition catholique mais aussi un anti-capitaliste convaincu. Il a été largement impliqué dans des programmes anti pauvreté. Le cardinal Ranjith est aussi profondément impliqué dans la guerre contre la drogue de Sirisena. Il a soutenu des mouvements pour imposer la peine de mort pour la revente de drogues - déclenchant de la critique de la part d'organisations mondiales comme Amnesty International.

Le cardinal Ranjith a mené des marches anti drogue à Colombo et est un allié clé du président Sirisena dans la guerre contre la drogue. Le clergé Sri lankais a monté une association caritative Seth Sarana en 1986. Ils ont construit plusieurs milliers de maisons de qualité pour les pauvres du pays. Ranjith est aussi le leader du dialogue inter- religion au Sri Lanka.

Le cardinal Ranjith est attaqué par le lobby LGBTQP pour son opposition au mariage gay - un élément clé de la subversion impérialiste américaine à travers le monde.

Ceux qui soutiennent le pape François aimeraient que des clercs comme Ranjith soient mis hors jeu pour qu'ils puissent remplacer l'Eglise catholique par un culte de la terre basé sur des anciennes religions occultes.

Le cardinal Ranjith ne croit pas aux Droits de l'Homme. Il a appelé les Droits de l'Homme la "nouvelle religion des nations occidentales".

Il dit que l'Occident essaye d'imposer les droits humains pour contrôler les pays en voie de développement et que les pays qui suivent des principes religieux n'ont pas besoin des Droits de l'Homme. Les idées du cardinal Ranjith sont extrêmement hérétiques dans le cadre du culte occulte mondial en émergence.

Le cardinal Ranjith a dit que la liturgie et l'amour des pauvres sont la boussole de sa vie. Cela contraste de façon remarquable avec le pape François, dont les critiques du capitalisme servent seulement à renforcer les arguments pour un gouvernement mondial et dont le populisme factice comprend la subversion de la doctrine de l'Eglise.

Le terrorisme est un état international

Au XVIIIe siècle, l'Empire britannique s'est allié avec Abdoul Al Wahab, un clerc extrémiste dans la péninsule arabique, les extrémités sud de l'ancien Empire ottoman. Al Wahab était le fils d'un Juif converti à l'islam. Il a crée un culte extrémiste qui cherchait à renverser l'empire. Le plan a échoué et Al-Wahab et ses suiveurs ont été écrasés par l'armée ottomane.

Ibn Saoud a été installé en Arabie saoudite par les Britanniques. La Grande Bretagne, et par conséquent les Américains, sont devenus les protecteurs du clan wahhabite Al-Saoud. Le culte de mort wahhabite a été ravivé par les Américains pendant la Guerre Froide pour saper les régimes laïcs indépendants comme l'Egypte de Nasser.

Le roi Abdoul Aziz Ibn-Saoud, le premier monarque du royaume d'Arabie saoudite descendait de Mordechaï bin Ibrahim bin Moische, un marchant juif de Bassorah.

Le régime Saoud est un allié clé d'Israël car il sert à empêcher l'unité arabe et le progrès.

Les escouades de la mort wahhabites sont l'armée secrète des Américains et des Israéliens depuis la création de l'état. Ils ont commis un génocide en Libye, un génocide en Syrie, un génocide au Yémen, des attentats terroristes en Iran, des attentats terroristes au Liban - tous les pays que les élites mondialistes veulent déstabiliser.

Ainsi, la question est que si les musulmans ont organisé les attaques d'aujourd'hui, cela revient à demander à des briqueteurs irlandais s’ils ont conçu l'Empire State Building : les réseaux derrière le terrorisme djihadiste global sont intrinsèquement lié au forces d'état.

Nous sommes rentrés dans une période particulièrement fratricide de guerre de religion. Lorsque la cathédrale Notre-Dame à Paris a été incendiée, la mosquée Al Aqsa à Jérusalem a été incendiée au même moment. Dans les heures qui ont suivies l'incendie à Paris, l'élite franc-maçonne a appelé à "reconstruire le temple". Le public, ignorant de l'histoire et au cerveaux lavés par des mensonges outranciers et des déclarations à l'emporte pièce de la part de médias à sensations insignifiants, n'ont aucune idée de ceux qui dirigent vraiment le monde. Ils ont été poussés dans une guerre mondiale orchestrée par des malfaisants, et ils se tournent vers les mêmes malfaisants pour leur "protection".

Les attaques terroristes peuvent renforcer des éléments anti populaires dans l'armée Sri lankaise et la faction autour du premier ministre Wickremesinghe tout en affaiblissant la conduite du pays pour se débarrasser de la drogue, de la pauvreté et des conflits civils.

Il y a un état dans le monde qui entoure chaque pays de ses tentacules, un état international qui n'a pas caché son désir de diriger le monde. C'est un état dont on ne peut pas mentionner le nom. Comprendre pourquoi et comment cet état international a gagné tant de pouvoir est l'objet d'une grande partie de mon travail. J'ai trouvé ses tentacules dans chaque état du monde qui a expérimenté le terrorisme "djihadiste". Comprendre ce qu'est cet état, pourquoi il a gagné autant de pouvoir et pourquoi nous ne sommes pas autorisés à en parler est la clé qui met fin à la fausse "guerre contre le terrorisme".

Article source : http://www.gearoidocolmain.org/sri-lankas-church-bombings-geostrategic-terrorism-and-drugs-in-the-empire-of-chaos/

Rétrolien :

https://reseauinternational.net/les-attentats-contre-les-eglises-du-sri-lanka-le-terrorisme-geostrategique-et-la-drogue-dans-lempire-du-chaos/

https://philippehua.com/2019/05/04/les-attentats-contre-les-eglises-du-sri-lanka-le-terrorisme-geostrategique-et-la-drogue-dans-lempire-du-chaos/

http://www.w41k.com/155806

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