dimanche 22 décembre 2019

La wiphala et la secte de la fierté arc-en-ciel


Le cartel narco-socialiste : Morales, le pape et le chaos en Bolivie - quatrième partie

Lorsque Luis Fernando Camacho, le "citoyen engagé" est rentré dans le Palacio Quemado le 11 novembre dernier, il a placé une Bible sur le sol et a expliqué qu'il chassait la déesse païenne Pachamama du palais. 

Bien que bon nombre de ses suiveurs avaient commencé à brûler le drapeau wiphala, qui est censé représenter les indigènes, Camacho a appelé de façon répétée à la tolérance et au respect du drapeau wiphala

Puisque l'impérialisme "de gauche" américain a contribué à créer l'idéologie de la wiphala, Camacho et ses copains ne vont probablement pas mettre en danger leur travail.

Camacho est-il une marionnette des États-Unis ? Il a des liens étroits avec les cercles gouvernementaux américains. Il a récemment fait un discours à l'Organisation des états américains mais on l'a empêché de parler à causes des singeries des activistes payés 15$ de l'heure de l'organisation financée par Soros, Code Pink. Comme je l'ai déjà expliqué, les deux factions impliquées dans la crise bolivienne sont soutenues par des intérêts impérialistes. 

Camacho est membre de la loge maçonnique Logia de los Caballeros de Santa Cruz, une loge élitiste de droite, composée de riches capitalistes et de latifundistas. Camacho est aussi accusé d'avoir des liens avec le commerce de la drogue et des comptes bancaires étrangers. Puisque les francs-maçons jurent sur la Bible, un christianisme de façade, est souvent utilisé pour tromper les masses car les véritables intérêts qu'ils servent sont les intérêts de Satan.

De nombreux groupes LGBT en Amérique latine utilisent le drapeau de la wiphala et l'acceptation supposée de la sodomie par les sauvages andins, qui a été utilisé par le régime de Morales pour justifier la loi sur l'identité de genre de 2016, considérée comme la loi la plus pro-transgenre du monde. Le drapeau arc-en-ciel est aussi promu par les rabbins qui font du lobbying aux Nations-Unies pour mettre en avant leur lois noachiques talmudiques sur l'humanité.

Mais le drapeau wiphala est une pure invention. Les peuples pré-colombiens n'avaient pas de drapeau. Selon de nombreux experts, dont l'anthropologue péruvien Ramon Pajuelo, le drapeau est une pure invention. Comme les peuples andins se battaient régulièrement les uns contres les autres jusqu'à ce que mort s'ensuive, l'idée qu'ils auraient eu un drapeau unificateur est ridicule. Cependant, la wiphala aurait une origine et un but occultiste.

La wiphala est un outil utilisé par l'impérialisme pour diviser les gens sur une base raciale. C'est une tentative de la part des faux anti-impérialistes de ré-écrire l'histoire de l'Amérique du sud pour diaboliser le rôle de l'Eglise catholique qui avait libéré ces peuples de régimes barbares qui avaient asservis et assassinés des millions de gens.

Des agents impérialistes comme Max Blumenthal et Medea Benjamin, ont aussi affirmé que Santa Cruz est un centre de "suprématie blanche". Une fois encore, les commentateurs qui ont affirmé cela ne connaissent visiblement rien de l'Amérique du sud. Santa Cruz est principalement métis. C'est en fait un exemple éclatant de la politique antiraciste de l'Empire espagnol qui encourageait le métissage entre les occupants espagnols et les Amérindiens.

Les historiens libéraux aiment ignorer des faits dérangeants tel que l'Espagne catholique inventant l'antiracisme moderne.

L'Empire espagnol a adopté les lois de Burgos en 1512 qui a aboli l'esclavage et rendu obligatoire un salaire juste pour les Indiens. Les lois de Burgos étaient basées sur le travail de nombreux théologiens, philosophes et juristes de l'Université de Salamanque et sont à l'origine de lois sur les droits de la personne.

Le philosophe bolivien aymara, Fernando Untoja, explique que la politique indigène de Morales reproduit un agenda colonialiste et raciste de division et de pouvoir. Pour Untoja, les populations blanches et métis sont simplement aussi indigènes que les Aymara, les Quéchua et les autres ethnies. Untoja explique que le drapeau wiphala est une pure invention qui sert cet agenda diviseur et rien de plus.


Fernando Untoja


Selon Untoja, le régime de Morales a imaginé la culture Aymara comme étant paisible, aimant la nature et gentille, une conceptualisation imaginaire et utopique.

Untoja développe le terme de rivalidad, rivalité,  pour désigner la sorte de compétitivité et de volonté combative qui est unique à la culture aymara. Cette rivalité communautaire signifie que, pendant que les hommes entrent en compétition les uns contre les autres, ils tentent aussi de stimuler et d'aider leurs rivaux.

Cela semble similaire au type d'esprit d'équipe que les Soviets essayaient de promouvoir dans les années 1930 où ils encourageaient les travailleurs à rivaliser les uns avec les autres pour améliorer la production, tout en maintenant en même temps un esprit de solidarité. Mais c'est l'antithèse du socialisme Pachamama de Morales.

Untoja veut ranimer et promouvoir l'ancien système aymara et quéchua appelé Ayllu - une société communautaire basée sur la parenté, la réciprocité et une morale forte de service public.

Le drapeau arc-en-ciel est utilisé par les rabbins pour faire la promotion des Lois noachiques. Les lois noachiques sont un ensemble de sept lois talmudiques dont les rabbins de pouvoir espèrent qu'elles formeront la base d'un système législatif mondial. Les lois créeront un système de caste qui asservira tous les Gentils et persécutera les chrétiens en particulier.

Dans la franc-maçonnerie, les initiés sont appelés Noachidae. Le syncrétisme ou assemblage de diverses religions, est la base de la religion mondiale en émergence. Contrairement à la propagande gauchiste, le drapeau de la wiphala est un symbole de haine, haine pour la culture chrétienne, et haine des métis et des gens d'origine européenne. Le "socialisme" de Morales financé par les Rockefeller, s'appuie fortement sur les indigènes comme base de soutien. L'antiracisme et l'antifascisme sont les maîtres-mots clés idéologiques de la mondialisation.

Ce que le système éducatif de Morales, soutenu par les Nations Unies, n'enseignera jamais aux indigènes, c'est que le racisme, l'exclusion élitiste et l'exploitation extrême ont été introduits, non par l'Église catholique ni par l'Empire espagnol, mais par les francs-maçons qui ont lutté pour "l'indépendance" avec le soutien de leur frères de l'élite impériale américaine qui depuis lors, ont dirigé l'Amérique latine. 

Après le Déluge, Dieu a envoyé un arc-en-ciel en signe de nouvelle alliance. Dans le monde d'aujourd'hui, c'est devenu un symbole d'orgueil humain, le péché suprême dans le christianisme. L'orgueil est le péché suprême car il empêche l'homme d'être ouvert à la vérité. Le drapeau arc-en-ciel de la fierté, les drapeaux de la Wiphala et du noachisme font tous partie de la tentative de laver le cerveau des masses pour accepter une nouvelle religion luciférienne mondiale basée sur une fausse diversité et les Droits de l'Homme. Ils devraient être tous brûlés pour avertir tous ceux qui les agitent, que les flammes de l'enfer les attendent.


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Rétroliens :











mardi 17 décembre 2019

ONG impériales, drogue et géopolitique cynique


Par Gearóid Ó Colmáin




Le cartel narco-socialiste : Morales, le pape et le chaos en Bolivie - troisième partie

" Entre octobre 2003 et juillet 2005, énormément de travailleurs urbains, employés en usine ou chômeurs et des paysans indiens, ont été tués dans la lutte pour la nationalisation du pétrole et du gaz, le secteur économique bolivien le plus lucratif. Deux présidents ont été renversés par des soulèvements de masse en l'espace de deux ans et demi pour se défendre contre la possession étrangère des ressources énergétiques. Evo Morales a participé à aucun de ces soulèvements ; en fait, il soutenait le président néolibéral installé à la hâte, Carlos Mesa, jusqu'à ce que lui aussi, ait été évincé du pouvoir." James Petras, Rulers and Ruled in the US Empire : Bankers, Zionists, Militants, p. 197

Quiconque a des connaissances sur le marxisme n'a jamais vraiment pris Morales au sérieux. Il a toujours été clair que c'était un faux socialiste. Actuellement cependant, depuis son éviction du pouvoir le 11 novembre dernier, il est soutenu comme un héros de la classe ouvrière.

Lorsqu'il a pris le pouvoir en 2006, Morales a échoué à changer les lois sur la flexibilité du travail qui avaient été imposées par les régimes néolibéraux précédents. En fait, il a laissé le National Business Council gérer le pays à sa place. Morales lui-même n'était pas un étudiant particulièrement brillant. Il a échoué à l'université et n'a jamais fait preuve d'un talent particulier, sinon le football et la démagogie. En fait, on a affirmé que c'est un analphabète fonctionnel.

Morales a accepté une baisse de son salaire pour justifier l'imposition d'une austérité économique. Pour un homme aussi riche, une baisse de salaire ne signifie rien. Les sociétés multinationales ont continué de piller l'économie sous son règne et le salaire minimum est demeuré pathétiquement bas. Alors qu'il y avait une opposition considérable à son régime de la part d'oligarques à Santa Cruz, comme l'homme d'affaire d'origine croate Branco Marinkovitch, Petras explique que Morales a souvent fabriqué des histoires comme quoi la CIA tentait de l'assassiner. Le ministre de l'Intérieur n'était pas au courant de ces complots.

Lorsque Morales a pris le pouvoir en 2006, le ministre de l'Eau, Mamami, a refusé de congédier la multinationale Aguas del Illimami du pays, alors que le ministre de l'Education, Félix Pazi a refusé de fournir les fonds pour la création d'une université pour enseignants à Al Alto.

En fait, Patzi était bien plus préoccupé à mettre de côté l'Église catholique de l'éducation. Grâce à ses efforts, l'Église catholique a perdu son statut de religion d'état en 2009. C'est un point important qu'on va développer dans un autre article.

Le complexe d'ONG

Kathryn Lebedur est la directrice du Andean Information Network (réseau d'information andin) qui a été crée en 1992 par un groupe d'Américains apparemment préoccupés par les effets de la "guerre américaine contre la drogue" dans la région bolivienne productrice de coca du Chapare. Il a eu une aide considérable de la part de l'ambassade américaine à La Paz ce qui a mené à un reportage de 
Human Right Watch qui condamne la guerre américaine contre la drogue dans la région.

Cela a crée des conditions favorables pour l'ascension de Morales dans les années 1990. La guerre américaine contre la drogue a eu quelques succès limités en Colombie ou l'on a mis fin au Cartel de Medellin, mais cela a favorisé des cartels au Mexique. A l'époque où a commencé le Andean Information Network, le gouvernement bolivien mettait en place des
 mesures pour réduire massivement la production de coca, pour la remplacer par des cultures alternatives. S'ils avaient réussi, la production de cocaïne aurait été grandement réduite. 

Mais les Droits de l'Homme sont venus au secours des cartels.

Morales a fait des voyages en Amérique du Nord dans les années 1990 où il a rencontré  des ONG et des activistes importants au service de l'impérialisme américain. C'est en grande partie grâce à l'aide de ces ONG qu'il a obtenu le pouvoir. Son "socialisme du XXIe siècle" a plus à voir avec les droits indigènes qu'avec la lutte de classe et il recevait un soutien considérable des organes de presse fondés par les élites tel que Democracy Now!

Lebedur est membre du Bolivia Working Group, une branche du Bureau de Washington sur l'Amérique Latine (Washington Office of Latin America - WOLA), Un think tank américain en affaires étrangères qui a été fondé par la Fondation Ford, l'Open Society Foundation, Atlantic Philanthropies, la Fondation Heinrich Böll, la W. K. Kellogg Foundation, Oxfam États-Unis et bien d'autres fondations libérales opulentes. C'est le réseau de pouvoir impérial derrière de nombreux leaders de gauche en Amérique latine.

Juan Gonzales est au comité du WOLA, vice-président associé au groupe Cohen. Le groupe Cohen, une firme de conseil en affaires avec 71 bureaux dans 30 pays à travers le monde, a été mis en place par l'ancien Conseiller à la Défense américain William Cohen en 2001 pour aider les multinationales à s'étendre à l'étranger.

Les employés principaux inclus James Mathis, l'ancien Secrétaire à la Défense et commandant du commandement central des États-Unis (United States Central Command), Mark Grossman, ancien Secrétaire d'Etat aux Affaires politiques et Joseph Ralston, ancien général de l'US Air Force, Commandant suprême des Forces Alliées de l'OTAN et vice-président des chefs d'états-majors. Voilà une jolie bande d'anticapitalistes d'extrême gauche !

On trouve également au comité le docteur Paz y Paz, directeur du Mexico and Central America programme (programme pour le Mexique et l'Amérique centrale), qui est dirigé par l'USAID - une organisation de façade de la CIA bien connue.  

La directrice du comité est Nancy Belden, directrice du Belsen Russonello Strategists LCC. Selon le site internet de la société :

"Belden Russonello Strategists LLC mène des enquêtes et de la recherche en groupes de discussion et fournit du développement de messages et de conseils en communication basés sur de la recherche.

Depuis 1982, BRS aide des campagnes politiques, des médias d'actualité à but non lucratif et d'autres clients à comprendre les relations entre des sujets et des motivations pour l'action - que ce soit  repenser la politique, attirer de nouveaux membres, ou changer des attitudes et des comportements." 

Belden Russonello Strategists est spécialisé dans des recherches qui poussent à faire croire au public que les catholiques veulent l'avortement. Ils ont conduit des études pour l'association fondée par Soros, Catholic for Choice.

Bien des statistiques mises en avant pour le public par les médias viennent de ces organisations qui sont spécialistes du coup de pouce pour "changer des attitudes et des comportements."

Comme l'instinct moutonnier des humains est fort, les gens sont habituellement influencés pour qu'ils soutiennent une cause si on leur dit que bien des gens la soutiennent également.

La vice-présidente de la direction est Marlene Johnson, ancienne PDG de NAFSA, une association internationale d'éducateurs. L'actuel PDG est Ester Brimmer, membre du Council on Foreign Relations et fille de l'ancien gouverneur de la Réserve Fédérale.

La personne la plus importante de la direction est l'homme dont le travail est de s'assurer que toute cette mobilisation d'extrême gauche ait des capitaux. Bob Varenik est le directeur des programmes de l'Open Society Justice Initiative - Soros encore lui !

C'est vraiment un tout petit monde dans l'industrie de développement de l'altermondialisme de gauche.

Etant donné l'opposition à l'avortement en Amérique latine, avoir ces spécialistes dans l'ingénierie sociale soutenant les régimes de gauche est extrêmement important.

Il serait difficile de trouver des organisations qui soient plus impitoyablement capitalistes et anti-classe ouvrière ! Vous lirez et apprendrez beaucoup sur l'impérialisme américain avec des médias cubains, vénézuéliens et boliviens mais vous ne comprendrez jamais qui sont les vrais impérialistes, ni comment ils opèrent : et il y a une explication très simple à cela !

la "gauche" de la politique étrangère américaine en Amérique latine est largement due aux efforts du Council on Hemispheric Affairs (COHA) qui a été crée par Orlando Letelier et Richard Barnett. Barnett était un membre du Council on Foreign Relations et a aidé à la fondation du Institute of Policy Studies en 1963 avec les fonds généreux des banquiers juifs Warburg et Samuel Rubin.

Rubin a aidé à la promotion d'intellectuels "de gauche" comme Noam Chomsky en Amérique et Susan George en France. C'était la naissance de ce qu'on appelle aujourd'hui l'altermondialisme ou alterglobalisme, c'est à dire du capitalisme déguisé en opposition au capitalisme au service du Gouvernement Mondial.











Larry Birns

Racket de gauche
Bien qu'on ait pas été en mesure de trouver des liens entre eux, la fonction sociale d'intellectuels comme Larry Birns et le tristement célèbre truand juif Shonder Birns ont des similitudes frappantes. 
Shonder Birns a été impliqué dans toutes sortes de rackets et d'activités frauduleuses des années 1920 jusqu'à sa mort en 1975 mais il avait également utilisé une partie de son argent qu'il avait gagné avec le crime pour des relations publiques et des bonnes actions.














Shonder Birns

Le gauchisme juif est une forme de racket intellectuel. Le verbe racket vient du français rechasser : relancer la balle. Lorsque vous suivez des faux gens de gauche, vous pensez frapper la balle en direction des impérialistes alors que ce sont les impérialistes qui frappent la balle vers vous.

Le Centre for Economic Policy Research (CEPR) est cité de façon répétitive par les médias faussement alternatifs comme étant une source crédible d'information sur l'Amérique latine. Le centre a été crée par par les économistes Dean Baker et Mark Weisbrot en 1999. le CEPR est financé par George Soros.

Un gouvernement mondial sous le contrôle d'économistes leur donnerait un pouvoir absolu. le "socialisme" est un moyen pour cette finalité. C'est pourquoi, pour quelqu'un comme Soros, il n y a pas vraiment de différence entre le socialisme et le capitalisme ; une forme d'économie politique peut être maîtrisée pour promouvoir l'autre, pour accroître le pouvoir de l'oligarchie. 

Si vous lisez des reportages de Mintnews écrits par Medea Benjamin, activiste de l'organisation Code Pink financée par Soros, vous remarquerez que ces gauchistes opèrent exactement comme les néoconservateurs : ils se réfèrent à eux-même et mentionnent leurs propres citations. C'est qu'on pourrait appeler une mentalité de ghetto. 








Comme les États-Unis font la promotion de l'indigénisme et de la perversion sexuelle en Amérique latine, il y a peu de chance que leur marionnette Luis Fernando Camacho change quoi que ce soit. Ce qui a vraiment changé dans l'orientation géopolitique bolivienne, c'est l'éloignement de Moscou et de Pékin et le rapprochement de Washington.











A partir de là, les lecteurs vont être surpris que quelqu'un qui défend la révolution bolivarienne depuis vingt ans semble soutenir un agenda impérialiste pro-américain en Amérique latine. Rien ne peut être plus éloigné de la réalité.

Il me semble plutôt, alors que les États-Unis s'opposent clairement et ouvertement aux gouvernements de gauche en Amérique latine et utilisent des mensonges et de la désinformation pour favoriser un agenda impérialiste, qu'il y a une structure de pouvoir plus profonde qui opère au dessus du paradigme gauche/droite ; c'est une structure de pouvoir qui, bien que mondiale, est cachée. C'est une structure que nous essayons ici de divulguer.

Le cercle d'amis de Sean Penn

On affirme désormais que Morales a des liens avec le seigneur de la drogue mexicain El Chapo. Morales est actuellement au Mexique où il a reçu l'asile politique. Selon le journaliste d'investigation Richard Marcelo Romero Cossio, Morales a été mis au pouvoir par la CIA pour favoriser un agenda indigéniste en Bolivie et épargner le commerce de la cocaïne de la destruction.
Le docteur Alberto Barcena Perez du centre d'études universitaire San Paulo de Madrid, explique que Morales a été approuvé par la loge maçonnique Rockefeller à New York pour répandre un agenda libéral de gauche et anti-catholique en Bolivie.

Que la CIA ait financé l'indigénisme en Amérique latine n'est pas un secret. Le National Endowment for Democracy (Fondation nationale pour la démocratie), l'une de ses organisations de façade de la CIA, a régulièrement des programmes pour les "droits indigènes."

L'acteur américain d'Hollywood Sean Penn est un ami de Morales. L'ancien président bolivien l'a même nommé ambassadeur en octobre 2012 pour des négociations avec le Chili au sujet de l'accès à l'océan Pacifique. Il a été également nommé ambassadeur pour la défense de la feuille de coca à mâcher.










Penn a déclenché une controverse en janvier 2009 lorsqu'il a interviewé El Chapo, le seigneur de la drogue du tristement célèbre cartel de Sinaloa au Mexique, pour un article publié dans le magazine Rolling Stone. Penn s'oppose à la guerre contre la drogue et affirme qu'il tentait d'ouvrir un "dialogue" sur la façon de gérer l'épidémie de drogue aux États-Unis.

La consommation de drogue aux États-Unis est plus élevée que jamais. Même le fils de Sean Penn a été arrêté pour possession de stupéfiants en avril 2018.










Jacob Ostreicher

Lorsque Morales est arrivé au pouvoir en 2006, il y a eu une augmentation de 93% des créations de compagnies off-shore au Panama.

L'un des bénéficiaires de ce plan d'évasion fiscale était l'homme d'affaire juif-américain Jacob Ostreicher. Il a été arrêté en juin 2011 pour blanchiment d'argent sur ordre du ministre bolivien de l'Intérieur. Ostreicher a été emprisonné à la prison de Palmasola.

 L'associé d'Ostreicher en Suisse était l'avocat André Zolty qui travaille pour l'actionnaire majoritaire pour Emaxon Finance International. Selon le journaliste d'investigation Keith Harmon Snow :

"Emaxon Finance International est une vraie pépite, l'une de ces pieuvres d'exploitation minière enchevêtrée avec des sociétés et des intermédiaires verrouillées ensemble, basées sur des "paradis fiscaux" offshore géographiquement vastes qui travaillent à faire barrage aux poursuites judiciaires contre des gens qui sont responsables de blanchiment d'argent, d'opérations d'armes et de drogue, d'assassinats et autres actes de terrorisme.... Emaxon a inscrit comme adresse un bureau à Montréal au Canada, mais l'actionnaire principal est enregistré sous le nom de FTS Worldwide, une société mondiale nébuleuse, dont l'adresse commerciale est celle d'un cabinet d'avocats, Mossack Fonseca & Company à Panama City. FTS Worldwide est enregistrée avec la Commission d'échanges de sécurité américaine à l'avocat André Zolty de Genève en Suisse". 

Harmon-Snow montre que le client de Zolty, Emaxon Finance International, est lié à l'un des plus riches oligarques d'Israël et des États-Unis, mais aussi à la communauté du renseignement et de l'armée israélienne. Elle est contrôlée pour les milliardaires Dan Gertler et Chaim Leibovitz. Leibovitz est un ami proche du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou et de l'ancien ministre de la Défense d'extrême droite Avigdor Lieberman, qui a dit une fois qu'il n y avait pas de gens innocents à Gaza.

Mais, attendez une minute, Morales n'est-ils pas un farouche antisioniste ? Comment est-il possible qu'un état socialiste de gauche invitait des sociétés israéliennes liées à des criminels de guerre qui devraient faire l'objet d'une enquête ?

Avant que le dossier Ostreicher fasse proprement l'objet d'une enquête, les médias institutionnels américains se sont interposés et, au lieu de mettre à disposition des téléspectateurs l'importante information ci-dessus, ils ont plaidé pour l'innocence de Ostreicher.


Ostreicher partageait un ami important avec le président bolivien : Sean Penn. L'acteur hollywoodien a promptement contacté Morales lui demandant que le citoyen américain soit relâché, accusant le ministre de l'Intérieur bolivien de corruption. Morales a agi avec célérité et a renvoyé les ministres responsables de l'arrestation d'Ostreicher. Il s'est ensuite enfui pour les États-Unis avec l'assistance probable de Penn, Morales et des agences gouvernementales américaines.














Si Ostreicher avait été reconnu coupable, les projecteurs se seraient tournés vers tout le complexe de l'armée, de l'industrie, des médias et du renseignement et cela aurait été antisémite !
Les officiels du gouvernement bolivien responsables de l'arrestation d'Ostreicher n'avait pas réalisé à qui ils avaient affaire. Le 3 mai 2012, un rassemblement s'est tenu devant l'ambassade de Bolivie à New York avec des milliers de Juifs. Le rassemblement était organisé par le sénateur d'ultra-droite Dov Hikind. Certains brandissaient des banderoles disant : "Nous sommes tous Jacob Ostreicher !" 

Selon l'écrivain juif Stephen Lendman, Israël est un centre majeur de trafic mondial de cocaïne et de blanchiment d'argent. Comment est-il possible pour un gauchiste comme Penn, d'être si amical avec un homme défendu par des ultra-sionistes ? Hikind a même essayé de faire interdire le film de Mel Gibson, La Passion du Christ, pour antisémitisme. Cependant, c'est vrai : Hikind croit que Dieu est antisémite ! Il s'oppose à la censure en ligne - de Juifs également. Il a porté plainte contre Ocasio-Cortez pour l'avoir bloqué sur Twitter !

Pourrait-il y avoir des raisons ethniques pour Penn de défendre Ostreicher ? Le père de Penn était juif. Les gauchistes juifs en Amérique tel que Noam Chomsky et Amy Goodman ont été des soutiens fervents majeurs de Morales. Ils sont rejoints par de nombreux gauchistes juifs en Europe qui salivent à l'idée qu'un innocent "homme du peuple", Morales, se heurte à l'hostilité de "fascistes chrétiens" - ignorant le fait que l'opposition à Morales, qui brandit la Bible, est en fait, largement judéo-protestante - et soutenue par Israël.

Qui a donné à Sean Penn le droit d'interférer avec les procédures légales d'un autre état souverain ? Qu'est-ce que Penn essayait de réaliser au Mexique en interviewant El Chapo ? La production de cocaïne en Bolivie est montée en flèche depuis que Morales a pris le pouvoir. Est-ce surprenant qu'une probable taupe de la CIA qui utilise "l'antiracisme" pour saboter la guerre contre la drogue aille chercher refuge au Mexique, où le président Andres Manuel Obrador Lopez (AMLO) est soupçonné d'envisager de légaliser les drogues ?

J'ai déjà démontré ailleurs que les gouvernements européens coopèrent désormais étroitement avec des sociétés impliquées dans le commerce de drogue mondial. Cela vous surprend-il cher lecteur ? Cela vous surprend-il que ces gouvernements qui veulent que nos enfants choisissent leur genre et soit divertis par des travestis, soient aussi encouragés à expérimenter la drogue ? N'est-ce pas le cas  de leaders comme Barack Obama, Emmanuel Macron, Leo Varadkar et d'autres - tous ambigus sexuellement - qui ont admis avoir consommé de la drogue dure ? Ne sont-ils pas présentés comme des parangons de la vertu par la presse bourgeoise ?

Les gauchistes parangons de vertu












Jean Wenner en 1977. Photo de Jean Pigozzi

Depuis son lancement, le magazine Rolling Stone est à l'avant-poste de l'ingénierie sociale financée par l'élite aux Etats-Unis. Dans les années 1960, des journalistes comme Hunter Thomson ont glorifié l'utilisation des drogues et ont promu sa légalisation totale. Vous remarquerez que dans de nombreux reportages de médias libéraux sur El Chapo, il est comparé à Robin des Bois. On nous explique que c'est un héros populaire dans les zones qu'il contrôle, qu'il crée des emplois et investit dans "l'éducation." L'idée est d'implanter dans l'esprit des gens que nous devons, pour reprendre les mots de Penn, "ouvrir un dialogue" sur les drogues. Penn a-t-il ouvert un dialogue avec son propre fils sur la drogue ?

l y a de très bonnes raisons pour laquelle le magazine Rolling Stones voudrait "ouvrir un dialogue" sur la drogue. Selon le New York Post, pendant les années 1960 "les employés vendaient même de la drogue au bureau". Parmi les principaux participants, il y avait Jann (Wenner, le rédacteur en chef), qui snifait de la coke et consommait de la vodka au bureau."

On pense que Penn lui-même a eu un sérieux problème de toxicomanie, et, selon le Daily Beast, il a battu sa femme Madonna presque à mort. Est-ce l'homme que Morales a nommé comme "ambassadeur spécial" ? Voici comment le Daily Beast décrit Penn en plein dialogue avec Madonna tout en étant sous l'emprise de la drogue. 

"Penn était extrêmement violent envers son ex-femme Madonna lorsqu'ils étaient mariés tous les deux dans les années 1980. Une fois, en juin 1987, il a apparemment causé l'hospitalisation de la superstar de la pop après l'avoir frappé sur la tête avec une batte de baseball. Mais Madonna, qui était restée protectrice envers son mari, a refusé d'appuyer des accusations puisque Penn faisait déjà face à une condamnation de 60 jours de prison pour avoir agressé un figurant. Les choses sont devenues encore plus sinistres le 28 décembre 1989. Selon un rapport de police déposé par Madonna, Penn a escaladé leur maison de Malibu cet après-midi là, a trouvé Madonna seule dans sa salle de bain et lui a dit qu'elle lui appartenait "en bloc."
Selon des rapports, "Lorsqu'elle lui a dit qu'elle quittait la maison, il a essayé de lier ses mains avec un câble et une lampe électrique. Hurlante et terrorisée, Madonna s'est enfuie de la chambre. Ce qui a suivi a été un calvaire qui a duré neuf heures et qui l'a laissée profondément ébranlée. Penn l'a poursuivi dans le séjour, l'a attrapée et l'a ligotée à une chaise avec une corde solide. Puis, il l'a menacée de lui couper ses cheveux."

Il aurait "giflé et craché" sur Madonna alors qu'elle était attachée sur une chaise, puis est sorti pendant quelques heures pour acheter plus d'alcool, laissant celle qui était alors sa femme, ligotée et bâillonnée - pour revenir uniquement pour continuer à la terroriser. Il a daigné la détacher après qu'elle "ait été d'accord pour faire un acte sexuel dégradant sur lui" et ensuite, elle a quitté la maison, est montée dans sa voiture, et s'est précipitée au poste de police - et finalement y chanceler."

Charmant garçon ce Sean Penn !

La drogue ruine les existences de la classe ouvrière américaine. Une politique authentiquement révolutionnaire en Bolivie aurait fait brûler toute la coca et aurait mis en place une réforme agricole radicale pour promouvoir une alternative viable. Au contraire, Morales a transformé le pays en une usine à drogue.

La géopolitique du régionalisme et la formation de blocs

La géopolitique de Morales a certainement dérangé Washington. Il a forgé des contacts avec les puissances en compétition que sont la Russie, la Chine et l'Iran, renforçant ainsi les alliances géopolitiques du pays. Ses opposants de droite, cependant, semblent en faveur d'un retour à une plus grande subordination à Washington. En tant que contrepoids à l'indigénisme de gauche, la CIA a favorisé des églises évangéliques cinglées partout en Amérique latine. Elles forment désormais la base de la faction anti-Morales au pouvoir. Une opération de la CIA a été remplacée par une autre. 

Washington est sans aucun doute derrière le changement de régime récent en Bolivie et il est maintenant probable que l'agitation va submerger la nation. Il y a ici une contradiction géopolitique qui est assez curieuse. Comme je l'ai démontré auparavant, la Russie semble favorable à la régionalisation de la péninsule européenne, puisque Moscou et Pékin veulent promouvoir l'Union Eurasienne dont la future capitale administrative sera Astana au Kazakstan. Mais la Russie et la Chine sont un facteur de stabilité de la souveraineté nationale dans d'autres pays, à savoir l'Amérique latine.

La dégénérescence morale est couplée avec la souveraineté nationale et de bonnes relations avec Moscou et Pékin. D'un autre côté, une position plus traditionnelle, bien que cynique, sur la moralité de la part des évangélistes de droite soutenus par les États-Unis, promeut des politiques qui pourraient mener à la balkanisation des états latino-américains.

Par exemple, il y a un fort courant séparatiste dans l'état riche de Santa Cruz. En d'autres mots, l'Europe, jusqu'à présent une colonie des États-Unis, se morcelle et se dissout lentement dans l'Union Eurasienne alors que la puissance chinoise s'étend dans tout ce que Halford Mackinder appelle 'l'Île Monde" (World Island).

En Amérique latine, une restructuration géopolitique inverse se met en place. Washington réaffirme la Doctrine Monroe et des régimes d'extrême droite réagissent lentement à des décennies de régimes de fausse gauche soutenus par l'élite. Washington semble favoriser la balkanisation des états latino-américains.

Que ce soit la droite pro-américaine ou la gauche anti-américaine au pouvoir en Amérique latine, le contrôle reste dans les mains des élites financières et institutionnelles. On ne sera jamais capable d'aborder les vrais problèmes auquel le monde fait face tant qu'on ne rejette pas le paradigme artificiel et infantile de la gauche et de la droite. Aussi longtemps que le choix est entre la dégénérescence sociale de la gauche et l'irresponsabilité sociale de la droite, le Talon d'Acier continuera à broyer le travailleur. 






vendredi 13 décembre 2019

Les "fake news" de droite et de gauche dans la crise politique bolivienne

Le cartel narco-socialiste : le pape et le chaos en Bolivie - deuxième partie


Les "fake news" de gauche et de droite

Depuis le coup d'état post-élection ou changement de régime du 11 novembre dernier en Bolivie, il y a quelques déclarations qui circulent largement sur les réseaux sociaux et qui sont relayées sans recul critique par certains commentateurs. Par exemple, on affirme que la présidente par intérim Jeanine Áñez aurait dit que les cultures indigènes sont satanistes.













Les partisans de Morales ont affirmé qu'Áñez a écrit le tweet ci-dessus dans lequel elle explique : "Je rêve d'une Bolivie libérée des rites indigènes satanistes. La ville n'est pas un endroit pour les Indiens. Ils devraient retourner dans les plaines du Chaco." Divers médias ainsi que la présidente par intérim elle-même ont dit que ce sont des mensonges. Je n'ai vu aucune preuve du contraire, cependant les activistes pro-Morales continuent de relayer cette histoire non corroborée. 

Le tweet a beaucoup contribué à alimenter de la violence contre le régime "raciste" par intérim. Si c'était un faux, quel aurait pu être son but ? 

On a rapporté que la CIA a crée des milliers de faux comptes Twitter anti-Morales avant le coup d'état. S'ils avaient été au courant du plan de Morales pour partir en exil au Mexique pour échapper à des poursuites judiciaires pour trafic de drogue, ils auraient pu introduire le tweet pour déstabiliser le pays.

Après tout, une partie de la stratégie impériale de la CIA dans bon nombre de pays est de soutenir ouvertement un camp, tout en soutenant secrètement le camp adverse. Les faux médias alternatifs ont fait largement cas du tweet raciste. L'opposition contrôlée au coup d'état serait un atout important pour une guerre civile de basse intensité ou personne ne sort gagnant sauf l'oligarchie.

Cependant, les gauchistes et les féministes ont ignoré un autre tweet misogyne éhonté d'un député du MAS, Raul Sanchez Barrales, qui avait retouché de façon pornographique une image de la présidente Áñez.

On devrait mettre l'accent sur le fait que Áñez est la présidente par intérim. Sa mission est d'organiser des élections. Comme elle était la suivante dans l'échelon de la hiérarchie, elle n'avait pas d'autres choix que de reprendre les manettes du pouvoir une fois que Morales ait eu démissionné.

Cependant, on pourrait dire que l'on récolte ce que l'on sème. Jeanine Áñez a semble-t-il été une pourvoyeuse de fausses nouvelles concernant la gauche latino-américaine. Elle a posté il y a quelques mois un tweet d'une image retouchée du président uruguayen José Mujica, faisant du shopping avec un sac Channel à New York. L'image avait été retouchée.














Mais les fausses nouvelles ne se sont pas arrêtées là. L'ancienne présidente du sénat, Adriana Salvatierra, affirme qu'elle a été violemment empêchée de rentrer dans le Sénat par la police. Comme preuve, elle a montré son chemisier déchiré. Cependant, une vidéo en ligne semble montrer que le chemisier avait été déchiré avant qu'elle n'approche de la police. Du fait qu'elle avait démissionné en tant que présidente du sénat, elle n'avait pas le droit de pénétrer dans un bâtiment du gouvernement. Les actions de la police étaient en parfaite conformité avec la loi. Depuis quand une police d'un état socialiste se transforme en une nuit en des voyous fasciste ? Les médias de gauche parlent de la police bolivienne comme si c'était une force d'occupation étrangère.











Telesur a publié une vidéo montrant une altercation avec la police mais le policier de la vidéo se défend clairement lui-même et n'attaque personne. La vidéo ne montre pas ce que disent les journalistes. Toute cette fake news a été gobée sans recul critique par des organes de presse de gauche qui devraient en savoir plus.

Salvatierra a aussi posté des extraits d'interviews avec le politicien de droite Arturo Murillo, qui déforment complètement ce qu'il a dit sur les femmes pour décrire son opposition à l'avortement comme de la misogynie.

D'un autre côté, les activistes de droite sur les réseaux sociaux, partagent une photo du président Morales avec les seigneurs de la drogue Pablo Escobar et El Chapo. La photo est falsifiée.










Une photo postée en ligne montre des journalistes en train organiser de la violence policière contre des manifestants. On ne sait pas pour quelle chaîne de télévision travaillent ces journalistes. Beaucoup d'activistes sur les réseaux sociaux ont dit que ce sont des Argentins. Encore une fois, la photo suggère fortement que les journalistes sont en train d'organiser l'oppression policière. 

















Il y a eu des confrontations violentes impliquant des cocaleros contre la police et l'armée boliviennes. Plusieurs cocaleros ont été tués. Des commentateurs pro-Morales ont dit qu'il s'agissait de protestataires pacifistes massacrés par la police "fasciste". Cependant, il y a beaucoup de vidéos en ligne qui montrent des cocaleros armés appelant à une guerre civile. 

Des protestataires pro-Morales dans la région d'El Alto ont défilé avec des matraques et des armes sous le slogan "Ahora Si, Guerra civil", guerre civile, oui, maintenant !

Un activiste sur les réseaux sociaux en a publié une preuve ici : 

De nombreux activistes sociaux et des protestataires anti-Morales affirment que le Venezuela et le Mexique tentent de fomenter une guerre civile en Bolivie. Il y aussi des suspicions comme quoi l'influent forum de gauche de Sao Paulo pourrait être impliqué.

Les médias de gauche tentent de nous faire croire que les médias occidentaux soutiennent la version des événements du gouvernement par intérim. Jetons un œil sur les unes de la presse institutionnelle depuis la prise de pouvoir du régime par intérim.

Le Monde explique : Bolivie : le président Morales dénonce un "coup d'Etat" en cours.

Le Guardian explique : Nombreux sont ceux qui veulent le départ de Morales mais ce qui est arrivé en Bolivie est un coup d'état militaire - les mêmes gros titres dans Libération, Le Monde diplomatique, Democracy Now!

Même le leader du Parti travailliste britannique Jeremy Corbyn a soutenu publiquement Morales. Ainsi, ces organes de presse notoirement mensongers, qui ont utilisé une couverture de gauche pour soutenir et couvrir les crimes de guerre les plus flagrants et l'agenda impérialiste ne sont-ils plus des menteurs de grands médias mais des chercheurs de vérité anti-impérialistes ? Je ne le pense pas.

Une partie considérable des grands médias "de gauche" soutient Morales. Pour être précis, il y a plus de soutien pour le gouvernement par intérim de la part des États-Unis mais c'est simplement parce qu'ils sont probablement, pour une grande part, des marionnettes des États-Unis. Les organes de presse qui comptent le plus, les "gauchistes radicaux" qui font des guerres humanitaires, font la promotion de l'éclatement de la famille, de l'avortement, de l'euthanasie, des drogues et du fanatisme écologique, sont plus en faveur de Morales. En fait, il y a un équilibre remarquable entre les pro et les anti Morales dans les grands médias.

Le faux massacre de Senkata

"L'aile gauche" des médias impérialistes occidentaux répand l'idée qu'il y a eu un un massacre à l'usine gazière de Senkata en Bolivie où plusieurs protestataires ont été tués. Ce qu'ils ne vous disent pas, c'est que de nombreux protestataires étaient armés de grenades et de dynamite. Ils ont ravagé l'usine et les forces de sécurité n'avaient pas d'autre choix que d'ouvrir le feu.

Même les officiels de haut rang ont admis que les protestataires étaient armés. Lorsqu'on l'a questionné au sujet de l'attaque dans la station de gaz sur Unitel TV, le président par intérim du parti MAS, Eva copa, a expliqué qu'elle condamnait la violence sous toutes ses formes. Elle n'a pas essayé d'affirmer que c'était un massacre car elle était assez intelligente pour savoir que Unitel avait probablement un grand choix d'enregistrements disponibles de protestataires avec des grenades et de la dynamite. Non, le récit du massacre est le travail des faiseurs d'opinion des médias de gauche.


Evo Morales montre des "fake news" au Mexique 

Lors d'une conférence au Mexique sur la "répression" en Bolivie que Morales appelle maintenant un "génocide", le leader déchu a montré une vidéo d'officiers de la police mexicaine battant des protestataires en 2013.
Bien que la tromperie a été largement révélée par des journalistes en Bolivie, il n y a pas eu de tweet à ce sujet venant de son fan club de gauche. Mintpress, Grayzone Project et autres organes de presse de gauche sont-ils intéressés par la mise à disposition d'un journalisme sérieux et objectif ou ne font-ils que réciter tout ce leur disent leurs contacts dans les ONG ou les "activistes" en Bolivie ?

Grayzone Project, le journal de Max Blumenthal, a publié plusieurs articles et reportages sur la Bolivie. Max est le fils de Sidney Blumenthal, un rédacteur de discours et conseiller de la Fondation Clinton. Sidney Blumenthal bénéficie de la Fondation Clinton, l'une  des organisations les plus corrompues au monde. Blumenthal a été impliqué dans tous les scandales louches de l'ère Clinton.

Durant la guerre de Libye de 2011, il a géré sa propre société de renseignement et a conseillé Clinton pendant qu'elle 
dirigeait des psychopathes coupeurs de tête pour s'emparer du pays. Blumenthal était si corrompu que même le régime d'Obama voulait prendre ses distances avec lui. Son fils Max était pleinement engagé pendant la guerre en Libye. Mais pour marcher dans les pas de Papa, Max avait besoin d'être un journaliste "radical" et il n'y avait guère plus de gauche radicale dans Democracy Now! et d'autres grands médias de gauche, et donc, il a du sauter sur le navire et compter sur la Chutzpah pour rester à flot ! 

Max est désormais un "dissident" qui affirme avoir été récemment arrêté au Venezuela à cause d'un complot de l'opposition sur place. N'a-t-il pas appelé Papa ? L'idée que Juan Guaido, un franc-maçon et une marionnette des États-Unis allait se battre contre un oligarque clintonien, c'est vraiment du grand guignol ! Mais Blumenthal, comme son père, est un bon scénariste et c'est ce dont on a besoin pour garder les gens dans la zone grise. 

Tout le reportage de Grayzone Project sur la crise n'a été rien d'autre que de la relation publique pour Morales et son cartel. On pourrait dire la même chose de MintPress qui fait de la désinformation avec les reportages de Medea Benjamin. Benjamin gère Code Pink et Global Exchange, qui 
sont toutes deux financées par George Soros, le "révolutionnaire radical" et, euh, capitaliste en fonds spéculatifs. 

George Soros est-il le pape ? Le cardinal Athanasius Schneider pense que oui. Sans mentionner son nom, le cardinal a expliqué à 
Il Giornale le 27 août 2018 que l'Église est utilisée comme plateforme morale pour les puissances internationales qui font la promotion de la destruction du christianisme. 

Dans une conférence de 2016 au Fatima Centre, Elizabeth Yore a dit avoir été choquée lorsqu'elle a assisté à un congrès à l'Académie pontificale du Vatican où l'agent de Soros néolibéral de droite Jeffrey Sachs et l'agent de Soros néolibéral de gauche Melanie Klein étaient plus nombreux que les intellectuels catholiques. Bien que le "pape" ne soit mentionné dans aucun article de cette série sur la Bolivie, le Père Impie est toujours avec nous et n'a pas abandonné son troupeau. 

Si George Soros est derrière les nouveaux régimes de gauche en Amérique latine, quels NGO et think tanks sont impliqués ? Nous nous tournerons vers cette question importante dans la troisième partie. 


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