mardi 29 octobre 2019

Le pape post-chrétien et les idoles Pachamama


source : Pan-Amazon Synod Watch

Par George Neumayr - The American Spectator

27 octobre 2019

J'ai perdu le fil du nombre de fois ou le pape François a fait un doigt levé aux catholiques orthodoxes – cela va de dire aux parents de grandes familles de ne pas se comporter comme des « lapins » ou de se moquer d'un enfant de choeur parce qu'il avait joint ses mains pieusement (il a taquiné le garçon estomaqué : « sont-elles collées ensemble ? »), jusqu'à traiter les prêtres qui adhérent à la tradition de « névrosés ». Avec Jorge Bergoglio, le monde a été témoin de son premier pape post-chrétien – un relativisme religieux qui aime toutes les religions sauf la sienne.

Le synode sur l'Amazonie, hérétique de façon criante - et ses organisateurs en chef, favorisent les femmes prêtres, l'abolition du célibat des prêtres, et les droits des LGBT parmi d'autres positions – est lui-même un majeur dressé aux catholiques. Jour après jour pendant le synode, la foi est malmenée, alors que les conférences catholiques sur les vertus du syncrétisme, un multiculturalisme insignifiant qui fait étalage d'une femme amazonienne qui allaite des animaux, verse désormais dans le paganisme le plus catégorique. Dans un dernier scandale, le pape François a obtenu de la police qu'elle repêche les idoles pachamama du Tibre qu'un catholique anonyme avait enlevé d'une église située près de la Place St Pierre et les avait jeté dans le fleuve.

Les rédacteurs de l'Onion*doivent se gratter la tête pour trouver comment satiriser ceci. Leurs faux gros titres ne peuvent pas battre les vraies, comme celui ci : « le pape François demande le pardon après que les statues amazoniennes volées, aient été jetées dans le fleuve. »

Son pardon était digne du politiquement correct le plus servile qui soit : « en tant que évêque du diocèse, je demande pardon aux personnes qui ont été offensées par cela. »

Le pape post-chrétien rend Rome à nouveau païenne rapidement. On se demande si ses excuses vont aussi concerner les descendants des anciens Romains qui adoraient les dieux et les déesses. Peut-être que François va ordonner que les temples païens qui avaient été transformés en églises, reprennent leur forme ancienne. Après tout, si une déesse de la nature comme Pachamama mérite le « respect » catholique sur lequel François insiste, Zeus et Minerve méritent certainement un signe d'approbation renouvelé. 

Sous le règne d'un pape post-chrétien, le Vatican a perdu à la fois son esprit et son âme et ainsi n'a ni la rationalité ni la foi pour faire la distinction entre le bien et le mal dans la culture et la religion. Le relativisme implicite dans le refus de faire des jugement sur la culture et le mélange à tort et à travers de religions est comme un acide qui brûle tout ce qu'il touche ; l'Église s'est amoindrie proportionnellement à son exposition à cela. Incapable de prendre position pour quoi que ce soit, les relativistes se prosternent devant n'importe quoi, y compris le paganisme amazonien.

Ce qu'on présente comme étant un « respect culturel » est en fait un mépris pour la culture - la condescendance désinvolte de libéraux qui réduisent tout de la Piéta à la Pachamama au même niveau insignifiant. Il est interdit de porter des jugements sur la culture amazonienne, les multiculturalistes doivent tout considérer comme étant similaire, ce qui signifie qu'ils n'apprécient jamais vraiment ce qui y est valable.

Seul un jésuite moderne, fonctionnant en dilettante comme François, aurait pu avoir le culot de présenter ce synode, qui est un acte monumental de manipulation et de condescendance, comme étant un coup porté au « colonialisme occidental ». En vérité, c'est simplement une forme nouvelle et bien plus malsaine de cela : la croix a été remplacée par le drapeau des Nations Unies. Dans son ombre, une alliance de canailles de l'ONU et d'officiels hérétiques du Vatican laisseront les Amazoniens jouer avec leurs petites idoles Pachamama aussi longtemps qu'ils abandonneront leur politique à des bureaucrates du Nouvel Ordre Mondial. La dernière chose qu'ils veulent pour les Amazoniens, c'est de gérer leurs propres affaires. Et, contrairement aux missionnaires catholiques d'autrefois, les nouveaux colonialistes de l'ONU ne chercheront pas à libérer les primitifs de perversions telles que l'infanticide mais les introduiront dans des nouvelles – programmes d'éducation sexuelle du Planning familial, des toilettes non genrées, l'avortement à la demande, l'eugénisme, l'euthanasie, la pornographie omniprésente, et d’innombrables autres formes modernes de dégradation.

Ce synode ne porte pas sur la sainteté mais sur le pouvoir – une tentative de la part des Nations Unies et du Vatican de tailler des croupières à l'Amérique Latine avec une région qui pourra faire l'objet d'une micro gestion selon leurs prédilections totalitaires. Et pour un pape post-chrétien, le synode a l'avantage supplémentaire de servir de prétexte pour un ajustement disciplinaire et théologique, tout en scellant la direction syncrétique de l'Église depuis Vatican II. Tout en prétextant aider les Amazoniens, il les utilisent tout simplement comme une excuse pour diluer la doctrine, affaiblir la discipline et politiser l'Église.

Il y a deux semaines, la controverse au Vatican portait sur ce qu'avait dit le pape à son intervieweur préféré, qu'il ne croyait pas à la divinité de Jésus-Christ sur terre. (Le pape n'a toujours pas de façon personnelle et directe dénié ce récit). Désormais la controverse, c'est le fait qu'il ramène les idoles païennes sur la place St Pierre, dont l'homonyme a été crucifié pour avoir refusé de s'incliner devant les idoles romaines. Mais toutes ces controverses en fait n'en font qu'une – le scandale ahurissant d'un pape post-chrétien.

* équivalent américain du Gorafi




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