jeudi 1 avril 2021

Analyse d'un livre : The Survival of the Wisest (La survie du plus sage) de Jonas Salk


Jonas Salk (1914/1995) était un virologue américain connu pour avoir développé le premier vaccin contre la polio. 

Il est moins connu pour ses théories et ses suggestions de solution à la surpopulation.

Il a écrit 4 livres, The Survival of the Wisest (La survie du plus sage) est le deuxième qu'il ait publié en 1973.

Cet ouvrage a été découvert par A.W. Finnegan qui en a tiré une vidéo et un article sur son site The Garden of Great Work.

Finnegan décrit Salk comme étant un "psychopathe", une personne infatuée, imbue de sa personne (He popped up himself), à l'égo démesuré (an over inflated ego) et son livre comme étant "perturbant" (disturbing). Finnegan pense que Salk était un communiste et probablement un agent double (the guy a communist, probably a double agent) le reste de son analyse a été consignée dans son article.




Ce qui suit est la traduction de l'article de Finnegan. Il est à noter que The Survival of the Wisest est très difficile à trouver. Il est noté comme indisponible dans les principaux libraires anglophones en ligne. Sur Amazon, on peut remarquer deux passages dans les commentaires sur le livre qui font froids dans le dos et ne font qu'appuyer l'analyse de Finnegan :

(...) the book suffers from many weaknesses: It ignores the possibility that the evolutionary destiny of humanity may be to procreate a superior entity, say spiritual machines, also at the cost of the extinction of the human species. The necessity of catastrophes in order to shock humanity to make necessary radical changes is also ignored.

"(...) Le livre souffre de nombreuses faiblesses : il ignore la possibilité qu'un destin d'évolution de l'humanité pourrait être de procréer une entité supérieure, disons des machines spirituelles, aussi avec le coût d'une extinction de l'espèce humaine. La nécessité de catastrophes pour choquer l'humanité pour rendre nécessaire des changements radicaux est aussi ignoré." Professeur Yehezkel Dror, Université hébraïque de Jérusalem. 10/09/2017

" Read it, if you dare, and contemplate the misery of subordinated hordes of people on the planet. Investigate the ramifications to populations of bacteria in a petri dish, when they reach the perimeter of the dish; and reflect on the aberrant behavior of rodents in overpopulated cages" 

" Lisez le, si vous osez, et contemplez la misère des hordes de gens inférieurs sur la planète. Enquêtez sur les ramifications avec les populations de bactéries dans un bouillon de culture, lorsqu'elles atteignent le pourtour du récipient ; et méditez sur le comportement aberrant de rongeurs dans des cages surpeuplées." David 12/06/2003

Des réflexions "bruts de décoffrage" sans l'aspect "vague et intellectualisant" de Salk, mais ne reflètent-t-elles pas au final la même idéologie ? C'est ce que Finnegan a découvert.


Analyse d'un livre : The Survival of the Wisest de Jonas Salk 

Par A.W. Finnegan

20.10.2020

C'est un synopsis du livre de Jonas Salk, The Survival of the Wisest. Pour ceux qui l'ignorent, Jonas Salk était l'inventeur du vaccin inactivé contre la poliomyélite (VPI). J'ai brièvement parlé de ce livre dans l'une de mes vidéos récentes, Depth Perception : The Substance of Core Principles Vs. Vaguery & Semantics. La raison pour laquelle j'évoque le livre de Salk dans cette vidéo, c'est de démontrer comment il est possible que des gens puissent utiliser l'intellectualisme, l'imprécision et la sémantique pour que des affirmations sans détour et inacceptable qui auraient autrement considérées avec dégoût et dédain. Par exemple, celui qui ferait ouvertement la promotion de l'idée de génocide comme moyen de juguler la soi-disante surpopulation, serait avec raison appelé un psychopathe et banni socialement.

Cependant, nombreux ceux qui se permettent d'exprimer essentiellement les mêmes idées, aussi longtemps qu'ils habillent le message avec un déguisement de flou intellectuel et de sémantiques. En d'autres mots, ils pourraient amener le même message, aussi longtemps qu'ils le mettraient en mots de façon a être suffisamment vague et intellectuellement modeste, comme pour l'exprimer, sans être trop blasphématoire dans la façon de le mettre en mots. Une grande partie de la nature du livre de Salk, The Survival of the Wisest, est un traité formulé de façon intellectuelle, de la mise en place du relativisme moral dans le développement durable. C'est le membre autoproclamé de la Classe Sacerdotale, proposant la réponse à la surpopulation, en utilisant des nouvelles formes de moralité et de façons d'observer le monde pour résoudre les problèmes de ce que de nombreux membres de l'élite de la société appellent « les bouches inutiles, » ou comme Jonas Salk aime le dire, « des pollueurs, qui souillent la planète. »

Une menace majeure envers les espèces est attribuée à l'augmentation de la population humaine qui, par conséquent, se voit attribuée des réussites en science et en technologie. Cette « explication » a évoqué une attaque contre la science et l'exploitation de la technologie, au développement duquel sont attribués beaucoup d'effets négatifs pour l'espèce humaine et pour d'autres formes de vie. Les « pollueurs » qui souillent la planète affectent la « qualité de vie » et sont considérés comme une menace pour l'équilibre présent et futur des espèces et de la planète. Ce qui se considèrent comme étant du côté de la Nature, et par conséquent de l'espèce humaine, voient les autres en opposition à la fois à la Nature et à l'Homme. Nous sommes concernés donc, non seulement par la relation de l'Homme avec la Nature mais aussi par la relation de l'Homme avec lui-même. (1)

Cette citation arrive avant même que le développement du récit, au premier chapitre, comme « une façon de percevoir.» Ces idées préliminaires forment le prétexte dans lequel sa solution, déguisée sous un discours intellectuel, va se refléter. Il affirme cela dès le début et dans le livre implique le contrôle de la surpopulation par une intervention directe. Une grande partie du livre trouve plus ou moins des façons d'avancer des paroles sans équivoque dans des termes simples ce qui pour n'importe qui d'autres serait très psychopathe, en suggérant de nouvelles conceptions sur la morale traditionnelle et l'évolution humaine. A un moment, Salk mentionne le génocide comme un fait nécessaire de l'évolution humaine, et dans ces termes l'inclut dans de nouvelles éthiques et moralité. 

« Ce qui était, et est anti-vie, exprimé en génocide, est autant un phénomène de l'évolution que ce qui est ici pensé comme une nouvelle éthique et une nouvelle moralité sur la base de laquelle la survie de l'homme du futur comme espèce et comme individu est dépendant. (2)

Plusieurs pages après, il développe les paramètres de cette « nouvelle moralité » :

« Si une nouvelle moralité doit émerger, et si les plus sages doivent endurer et leurs descendants doivent survivre, ce sera parce qu'ils auront trouvé une façon d'apprendre et d'enseigner leur sagesse dans un monde dont ils auront hérité et qui semble être le bon pour ce genre de métamorphose. Le nouveau monde que nous visualisons sera celui où les plus aptes, pour persister, seront aussi ceux qui correspondront le mieux à un modèle conçu pour s'adapter au but de la Nature pour la survie des espèces et la satisfaction d'individus constructifs. » (3)

Tel un prêtre médecin dans une classe sacerdotale fictive, Salk a élaboré le projet pour des dogmes futurs du développement durable en redéfinissant la moralité comme quelqu'un qui joue Dieu. La moralité redéfinie a été conçue pour tenter de rendre les mesures extrêmes plus éthiques. Ce sont les « sages » qui décident ce qu'est la nouvelle moralité, que Salk voit comme les contrôleurs de la destinée humaine dans la « Nature » définissant qui va être jugé en conséquence :

« La sagesse a au moins persisté au cours de l'histoire humaine. Désormais, nous disons que si la qualité de la vie humaine doit s'améliorer, un processus de sélection, à la fois naturel et humain, aura à choisir parmi les plus sages pour des positions d'influence et de pouvoir. Finalement, la lutte dans le domaine humain sera entre le sage et celui qui ne l'est pas. Cela implique que ceux qui dirigent les autres d'une façon qui est anti-évolution, ou qui sont à l’encontre du processus naturel du devenir de l'ÊTRE, seront, soit remplacés par d'autres qui possèdent la sagesse similaire à celle de la Nature, pour guider les hommes vers la survie avec une plus grande satisfaction et une plus grande plénitude, soit l'homme va au désastre. 


(John Salk est actuellement directeur et membre de l'Institut Salk d'Études biologiques à La Jolia, Californie. Il est aussi un professeur associé en sciences de la santé à l'Université de Californie de San Diego. Son premier livre, Man Unfolding, a été publié par Harper & Row en 1972)

Si nous pensons que la sagesse, c'est l'art d'utiliser de façon disciplinée l'imagination et le respect pour les alternatives, exercé au bon moment et dans la bonne mesure, il apparait que le jugement est demandé comme pour ce qui est « bon » au bon moment et à la bonne mesure. Cela pourrait bien dépendre d'un art inné, pour qui, au moins en partie, une science pourrait être développée pour servir de guide, et de base pour le jugement, pour ceux qui ne possèdent pas l'imagination, ou l'art, en eux. Ils pourraient par conséquent, être aidés pour fonctionner et pour apprécier de façons qui soient constructives, plutôt qu'inutilement destructrices, pour eux-mêmes et les autres, et de cette façon expérimenter une plus grande quantité de satisfaction et de plénitude dans la vie, plutôt que plus d'anxiété et de frustration. » (4)

Ce qui amène le sentiment sous-jacent de ce qu'il essaye de dire est mis en lumière plus près du début, lorsqu'il illustre comment les scientifiques peuvent encourager ou briser les gènes humains par une intervention directe avec des virus ARN :

« Les biologistes ont découvert de nombreuses façons pour la nature d'acquérir de telles informations et de produire de nouvelles combinaisons. Par exemple, la reproduction sexuelle, qui résulte de nouveaux mélanges d'information héréditaire, pourrait être considérée comme un producteur de « mutations » dans le sens insinué plus haut. Les « mutations », considérées ainsi, pourraient aussi être produites par l'introduction, de façon naturelle ou expérimentale, d'un virus dans un spermatozoïde ou un ovule, leur information génétique s'incorporerait alors soit dans l'ADN, soit dans l'ARN et transmis. De telles nouvelles informations pourraient être des avantages ou des désavantages. Néanmoins, cela pourrait être transmis de façon héréditaire, étant devenu une partie de l'organisme, dont la valeur de survie serait alors testée dans le processus de sélection naturelle. » (5)

Alors que je pourrais extraire un petit nombre d'autres citations, le but de cette analyse est de donner un bref résumé de ce à quoi il veut en venir, puisque une grosse partie du livre a épuisé les façons de justifier les citations mentionnées avec un langage modeste et édulcoré, de la sémantique, et un intellectualisme excessif comme fin en soi.

En tant que pionnier du premier vaccin anti polio, appelé le vaccin inactivé contre la polio (IPV), Salk a été dans une position unique, apte à faire ouvertement de telles déclarations et de publier le livre qu'il avait fait, considérant que le vaccin avait été aussi contaminé par un tel virus ARN qui pourrait faire exactement le même genre de dommage auquel Salk avait fait allusion dans son petit ouvrage. Sans mentionner le fait qu'un tel homme ait pu créer un tel vaccin, après avoir attiré l'attention du FBI pour ses sympathies communistes dans ses activités précédentes, révélé dans l'article Birth of a Cold War Vaccine (naissance d'un vaccin de la Guerre Froide), au sujet du vaccin oral contre la polio plus tardif, conçu par Albert B. Sabin, lorsqu'il furent invités tous les deux en Russie :

Même si lui et Salk avaient été invités, Sabin était seul. Des décennies plus tard, Peter, le fils de Salk, a dit à Oshinsky que son père avait décliné l'invitation des Russes car la femme de Salk, lassée des fréquentes absences de son mari, avait finalement « tapé du poing sur la table. » la chronique d'Oshinsky suggère une autre possibilité. Plus jeune, Salk avait été l'un des milliers d'Américains qui avait publiquement épousé les causes de gauche et ainsi avait éveillé l'attention du FBI. Salk avait sans doute craint qu'une visite en Union Soviétique aurait été mal interprétée. Il est plus probable que la « célébrité scientifique », dont le vaccin révolutionnaire l'avait rendu riche et célèbre, pensait qu'il avait peu à gagner d'un voyage soviétique. Il n'avait rien à prouver au contraire de Sabin. (6)


Auditions concernant la "tragédie du SV40" - les protocoles de sureté des vaccins aujourd'hui sont-ils efficaces ? (2003) Le vaccin SV40 a fait disparaître la polio mais a aussi déclenché des cancers.

Est-ce une consolation que le vaccin anti polio inactivé ait été contaminé par plusieurs carcinogénétiques de type C, des virus de polyome humain à ARN comme le SV40, le virus JC et le virus BK pendant cinq années entières et au delà après qu'il ait été mis en circulation ? (7) nous plaçons des individus dangereux en position de pouvoir, que ce pouvoir soit politique ou concernant notre santé, et le résultat n'est pas si surprenant.

Ce qui est surprenant cependant, c'est que ces gens continuent à être adulés comme des héros, écrivent des livres qui appuient des idéologies génocidaires et qui créent des nouvelles moralités pour justifier leur psychopathie. Cela devrait servir comme cas pour démontrer la dangerosité de l'ignorance et l'impossibilité de se rendre compte que des psychopathes avec beaucoup d'autorité existent vraiment et s'adonnent à la conspiration contre ceux ignorants de leurs intentions cruelles inavouées.

Notes : 

[1] Salk, Jonas Edward. The Survival of the Wisest. New York: Harper & Row, 1973, pp. 02


[2] Ibid. pp. 81


[3] Ibid. pp. 83


[4] Ibid. pp. 71-72


[5] Ibid. pp.43-44


[6] Swanson, William. “Birth of a Cold War Vaccine.” Scientific American, vol. 306, no. 4, 2012, pp. 66–69., doi:10.1038/scientificamerican0412-66.


[7] Shah, Keerti, and Neal Nathanson. “Human Exposure to Sv40: Review And Comment.” American Journal of Epidemiology, vol. 103, no. 1, 1976, pp. 1–12., doi:10.1093/oxfordjournals.aje.a112197, can alternatively be retrieved from: https://www.scribd.com/document/409584571/Human-Exposure-to-SV40-Review-and-Comment-Carcinogens-in-Vaccines

Source: https://www.gardenofgreatwork.org/post/book-review-the-survival-of-the-wisest-by-jonas-salk Rétroliens : https://jeune-nation.com/kultur/culture/note-de-lecture-the-survival-of-the-wisest-la-survie-du-plus-sage-jonas-salk
https://leblogdedanielmilan.wordpress.com/2021/04/09/note-de-lecture-the-survival-of-the-wisest-la-survie-du-plus-sage-jonas-salk-jeune-nation/

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