samedi 21 août 2021

La fable des "viols collectifs" et la destruction des nations

 Les rapports d'Amnesty International au sujet de "viols collectifs" et de "génocide" précèdent toujours des sanctions impérialistes occidentales et la guerre contre les états qui ne suivent pas leurs ordres.


Deux décennies se sont écoulées depuis que l'Afghanistan a été envahi par la "coalition des volontaires." Désormais, il semblerait sur le point de tomber à nouveau aux mains des Talibans qui ont occupé une grande partie du pays. Le projet de changement de régime de l'OTAN a échoué. Après les attentats du 11 septembre aux États-Unis, le tristement célèbre régime des Talibans en Afghanistan a été en partie accusé des attentats pour ses liens supposés avec Oussama Ben Laden, le principal suspect.

Le régime des Talibans et Ben Laden ont réfuté toute implication dans les attentats. En fait, dans une interview pour la presse pakistanaise peu après les attentats, il les a condamné et les a qualifié de criminels, les attribuant à une conspiration sioniste internationale, mais les grands médias ont ignoré toute preuve qui contredirait leur version des évènements digne d'un film de science fiction.

Pendant ce temps, les sionistes étaient occupées à remplir chaque minute de programme médiatique avec des récits d'horreurs commises par les Talibans et des "camps terroristes" de Ben Laden dans les montagnes afghanes. Pour faire diverger du fait que les Talibans n'avaient rien à voir avec les attentats du 11 septembre, le monde a été envahi par toutes sortes de propagande occidentale avec des récits de viols collectifs, de torture et d'asservissement de femmes.

Cela a suffit pour rameuter le soutien public en vue d'une "croisade", comme l'a dit le président Bush, pour "libérer" l'Afghanistan du régime des Talibans que l'Occident avait contribué à créer.

Après la révolution de Saur en 1978 qui avait amené au pouvoir un régime marxiste soutenu par Moscou, les femmes avaient commencé à fréquenter les nouvelles écoles techniques et les universités qui avaient été ouvertes à l'époque. 

Mais la "brigade des droits humains" de l'Occident allait bien vite mettre fin à ces nouvelles libertés. Le Conseiller américain en sécurité nationale, Zbigniew Brzezinski, avait un plan nommé le Piège Afghan. Il allait donner à l'URSS son propre Vietnam en les forçant à envahir l'Afghanistan. Alors que les factions moudjahidines, soutenues par les États-Unis, intensifiaient leurs attaques contre le gouvernement laïc de Kaboul, menaçant les frontières avec l'URSS, Moscou est tombé dans le piège de Brzezinki, envahissant le pays en 1979.

Le soutien américain aux Moudjahidines allaient mener finalement à la défaite du régime laïc afghan, faisant sombrer le pays dans le chaos. Mais ces catastrophes sociales et politiques ne dérangeaient pas Brzezinski. Son plan avait fonctionné. En 1998, il a déclaré au magazine français Le Nouvel Observateur que le soutien américain aux Moudhahidines avait contribué à la création d'Al-Qaïda, mais que cela avait été nécessaire pour la guerre géopolitique et idéologique contre l'Union Soviétique.

Une composante essentielle de la propagande de guerre contre le gouvernement afghan de l'époque étaient les "droits de l'homme." Amnesty International a publié de nombreux reportages affirmant que le régime de Kaboul violaient les droits humains, tout en ignorant les massacres quotidiens fomentés par les terroristes moudjahidines entraînés par la CIA.

Brzezinski était si impressionné par la propagande de guerre d'Amnesty International qu'il décida de joindre son comité de direction. Depuis lors, l'organisation est un facteur essentiel pour obtenir le soutien aux guerres impérialistes. Depuis l'ex-Yougoslavie en passant par la Libye et la Syrie, les rapports d'Amnesty International sur des "viols collectifs" et des "génocides" ont toujours précédé les sanctions et les guerres impérialistes occidentales contre les états qui ne suivent pas leurs ordres.

Et, dans la majorité des cas, les rapports fallacieux avec d'innombrables pages de "des sources expliquent" ou "des activistes expliquent," étaient pleines d'affirmations qui sont presque toutes impossibles à vérifier. Par conséquent, il est donc très peu surprenant si nous lisons cette semaine des reportage sensationnalistes dans la presse occidentale sur les violations des droits humains en Éthiopie et en Érythrée. 

Amnesty a affirmé que des soldats érythréens et éthiopiens mènent une campagne de "viols collectifs" contre des femmes tigréennes. Il n y a bien sûr aucune preuve pour prouver chacune de leurs allégations. Mais cela n'a pas d'importance. Puisque désormais les Talibans semblent sur le point de s'emparer d'un Afghanistan ruiné par plus de 40 ans de guerres fomentées par les États-Unis, l'alliance militaire occidentale tourne son attention vers la Corne de l'Afrique : ils veulent fragmenter l'Éthiopie en micro-états plus faciles à diriger, et dans le même temps, évincer l'influence chinoise. Ils veulent aussi détruire l'Érythrée. Ce petit état a eu le culot de complètement rejeter les ONG occidentales, les groupes de droits humains et d'autres groupes néo-coloniaux, afin qu'ils n'interviennent pas sur son territoire.

C'est pourquoi elle est désignée comme une "dictature brutale." Le président Isaias Afwerki veut que son pays soit indépendant et autosuffisant, ce qui est un crime pour les impérialistes. La campagne de calomnie et de mensonges contre l'Érythrée est incessante. Bon nombre de fake news concerne les "réfugiés" en partance pour l'Europe. Nombreux sont les jeunes hommes venant de la Corne de l'Afrique qui migrent pour l'Europe. Bon nombre d'entre eux voient les bénéfices de et les avantages d'y vivre. Ce sont des migrants économiques et non des réfugiés mais les médias les présentent comme étant des victimes de l'oppression, victimes en particulier du régime érythréen. En fait, pour obtenir de l'argent et un logement gratuit en Europe, il suffit aux migrants éthiopiens de dire qu'ils fuient le "régime" érythréen. les Européens ont besoin de tests PCR et de vaccins pour voyager mais les "réfugiés" ne semblent pas avoir de problèmes car ils sont complètement dépendants du système et il y a peu de chance qu'ils remettent en cause la sagesse de leurs dirigeants. 

Dans bien des cas, ces jeunes hommes ne fuient pas l'oppression ; dans le cas de l'Érythrée, ils fuient la conscription militaire dans un pays ciblé par des sanctions et la déstabilisation constante de la part des États-Unis et de leurs alliés.

Ces migrants sont utilisés par l'impérialisme pour déstabiliser et exercer un contrôle social sur les pays européens. C'est une politique du diviser et conquérir : sanctionner et envahir tout pays tentant d'être indépendant, pour faire du trafic de ses jeunes en direction de l'Europe pour diviser et conquérir les nations européennes.

La presse occidentale joue un rôle essentiel dans ce processus. Par exemple, le Irish Times a publié un article en septembre 2019 titré Scars and Trauma run deep for Eritrean refugees (des stigmates et des traumatismes profonds pour les réfugiés érythréens). Il présente un jeune homme nommé Yoshi qui, selon le journaliste du Irish Times, a 16 ans. En fait, il suffit simplement de jeter un coup d'œil rapide sur lui pour s'apercevoir qu'il a au moins 25 ans voire plus, et qu'il ne peut pas avoir 16 ans !

En fait, cela a été la conclusion des autorités du Luxembourg lorsque Yoshi a tenté de rentrer dans cet état et c'est le problème que le journaliste du Irish Times tente de mettre en lumière : le gouvernement luxembourgeois n'avait aucun droit de soupçonner Yoshi de mentir sur son âge ! Après tout, le pauvre gars "fuit le régime." Et nous avons tous l'obligation morale de ne poser aucune question sur les gens qui fuient des pays que les organisations impérialistes de droits humains appellent des "régimes" et des "dictatures." 

A l'heure où nous parlons, le régime de l'Union Européenne tente de vacciner en masse ses peuples contre leur volonté avec des vaccins expérimentaux, mais c'est une forme de "viol collectif" dont vous ne lirez rien dans la presse occidentale. Il semble qu'en Érythrée, personne n'est forcé d'avoir l'injection. Peut-être que le gouvernement érythréen pourrait faire un deal avec l'Occident : vous nous donnez vos dissidents et nous vous donnons les nôtres et cela aidera à résoudre le problème des "viols collectifs" !

Les quatre décennies d'intervention impérialiste catastrophique en Afghanistan - ce qui a retardé le développement du pays et privé sa jeunesse d'avenir - n'a appris aucune leçon à l'alliance militaire occidentale. Ils sont trop occupés à provoquer plus de guerres, de famines et de génocides ailleurs.




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